samedi 30 mai 2015

Sovok par Cédric Ferrand

samedi 30 mai 2015
Résumé : Moscou, dans un futur en retard sur le nôtre. Manya et Vinkenti sont deux urgentistes de nuit qui circulent à bord de leur ambulance volante de classe Jigouli. La Russie a subi un brusque infarctus politique, entraînant le pays tout entier dans une lente agonie économique et une mort clinique quasi certaine. Le duo d’ambulanciers est donc le témoin privilégié de la dégradation des conditions de vie des Russes. Surtout que leurs propres emplois sont menacés par une compagnie européenne qui s’implante à Moscou sans vergogne.
Et puis un soir, on leur attribue un stagiaire, Méhoudar, qui n’est même pas vraiment russe, selon leurs standards. Ils vont quand même devoir lui apprendre les ficelles du métier.

Titre : Sovok

Auteur : Cédric Ferrand

Édition : Les Moutons Electriques


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Aujourd'hui, je vais vous parler du premier livre que je finis du côté de la maison d'éditions Les Moutons Electriques. Leurs ouvrages m'ont souvent donnée envie. Je n'avais jamais cédé à leur appel jusqu'au jour où j'étais tombé sur l'un d'eux en librairie (et je ne parlerais pas de mon passage au Salon du Livre où j'aurais bien embarqué tout le stand). Je vais donc vous parler de l'un de leurs ouvrages : Sovok par Cédric Ferrand.

J'adore les tranches de vie. J'aime pénétrer dans le monde de quelqu'un durant quelques instants, découvrir son existence et son quotidien même si c'est toujours déchirant de devoir en ressortir. Sovok, c'est exactement ça. Je suis entrée dans l'univers d'ambulanciers, qui parcourt un Moscou dont les rues sont riches en histoire. Il est question de politiques, de miliciens, de simples personnes qui s'efforcent de survivre dans un univers où rien est facile. Il faut batailler pour avoir le droit à des soins convenables, il faut piocher dans ses fonds pour obtenir des faveurs ou encore vendre le patient à l'hôpital le plus offrant. Ce n'est clairement pas l'histoire d'une Russie rayonnante, mais celle qui sombre dans la déchéance.

Et on s'attache aux personnages que l'on suit. On veut en apprendre plus sur Méhoudar, qui est le mec qui nous fait entrer dans le quotidien de Manya et de Vinkenti, deux ambulanciers qui travaillent essentiellement de nuit. Ce sont des êtres humains que l'on apprend à connaître, qui possèdent de sacrés travers, mais aussi de qualités. Du lundi au vendredi, nous allons les suivre durant la période d'essai de Méhoudar, qui s'efforce de survivre, de faire sa place et d'obtenir de quoi vivre un peu dans cet univers sans concession. Alors quand le moment de les quitter arrive, des pistes s'ouvrent vers leur avenir. Certaines ne laissent place à aucune surprise, d'autres se révèlent nettement plus incertaines. Cela frustre un peu, il faut bien l'envoyer… et l'épilogue m'a arraché un sourire en coin à la vue du personnage mis en scène.

Au final, Sovok a été un voyage que je ne regrette absolument pas. Il a réussi à me plonger dans le quotidien d'un Moscou décadent avec des personnages complexes sans que je m'ennuie une seule seconde. Mon seul regret a été de voir les abandonner là, de ne pas savoir vraiment ce que certains sont devenus, mais ce n'est pas grave. On ne sait pas toujours ce que devienne ceux que l'on suit le temps d'un documentaire. J'en recommande sa lecture, et maintenant j'ai encore plus hâte de découvrir les autres ouvrages de cet auteur et les autres des Moutons Électriques.








Verdict : ♥ ♥ ♥ ♥

1 commentaire:

  1. Contente que tu aies aimé ! Il m'avait aussi beaucoup plu.

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