dimanche 26 août 2018

Transgresser les Règles par Cathy Pegau

dimanche 26 août 2018

Résumé : La première règle criminelle de Liv Braxton : Ne pas s’impliquer sentimentalement.
Le vol par effraction ne prête pas à se montrer amical envers les victimes, et de toute manière Liv n’a jamais rencontré qui que ce soit qui en vaille la peine dans la colonie minière du Nevarro. Il est donc facile pour elle de suivre ses règles. 
Jusqu’à ce que son ex, Tonio, débarque et lui propose une opportunité qu'elle ne peut pas refuser.
Jusqu’à ce que Zia Talbot, la femme qu’elle est censée séduire et arnaquer, bouleverse ses attentes comme aucune autre.
Jusqu’à ce que les secrets de la société minière Exeter deviennent mortels.
Mais pour que ça marche avec Zia, Liv ne devra pas seulement enfreindre ses règles. Ce qui est en jeu est bien plus important qu’un cœur brisé...

Titre : Transgresser les Règles
Auteur : Cathy Pegau

Editions : MxM Bookmark


Ma lecture remonte à quelques mois. Je vais donc faire appel à ma mémoire pour vous en parler, me maudire de l’absence de notes et garder l’ebook à portée de main en cas de doutes !

Plonger dans Transgresser les règles fut un vrai plaisir. J’ai aimé suivre Liv, qui se retrouve embarquée dans un contrat avec son ex, qui doit gérer sa mère et d’autres complications. Elle ne s’ennuie pas une seconde, et nous non plus. Elle apprend même qu’elle ferait une excellente assistance. En tout cas, Zia, qu’elle doit séduire, l’apprécie beaucoup dans ce rôle. Ensemble, elles vont former un duo plaisant à découvrir au fil des pages. Néanmoins, je regrette que la romance ne débute pas plus tôt, et qu’elle soit autant en retrait en vue de l’alchimie évidente entre Zia et Liv.

En fait, je n’ai pas eu l’impression de lire une romance teintée de science-fiction (qui est elle aussi en retrait), mais l’histoire de Liv. Heureusement, ce n’est pas inintéressant. C’est même addictif grâce à la personnalité de l’héroïne qui n’est pas une coquille vide. Elle est entourée d’une galerie d’individus hauts en couleur, qu’ils jouent un rôle de soutien ou d’antagonistes dans le contrat qu’elle a accepté. Mention spéciale pour son ex, Tonio, avec qui Liv entretient une relation complexe. Cette dernière évolue au fil du roman tout comme celle que la jeune femme a avec sa mère. Les liens se tissent, se défont et se refont au fil de l’intrigue qui n’est pas dénuée de rebondissements.(et la fin... cette fin... chut, je ne peux en dire plus !)

Côté personnages, si j’ai aimé Zia, j’ai eu l’impression que Tonio lui volait plus d’une fois la vedette. J’aurais tellement voulu voir Zia prendre plus de place, notamment sur la fin du livre. Je regrette d’ailleurs que ce soit un one-shot car une suite aurait été intéressante pour savoir comment nos deux héroïnes gèrent le passif entre elles. (Eh oui ! Liv séduit quand même Zia pour obtenir quelque chose à la base, pas pour en tomber amoureuse… et les conséquences sont loin d’être anodines.)

Bref même si la romance se fait voler la vedette par le policier, que l’histoire se centre surtout sur Liv, ce livre a réussi à m'offrir un bon moment.


Je conseille

 

mercredi 9 mai 2018

Outrage par Maryssa Rachel

mercredi 9 mai 2018
Résumé : Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.
Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.
Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit  » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…
Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

Titre : Outrage
Auteur : Maryssa Rachel

Editions : Hugo Roman

J’ai voulu me faire ma propre opinion sur Outrage.

Au début, je trouvais l’idée intéressante. Le potentiel était là pour que le roman marque dans le bon sens. Après tout une héroïne peut sombrer dans une addiction au sexe après une enfance difficile et une relation malsaine avec un homme. Honnêtement, j’étais prise aux tripes pendant une partie du livre. La description des sentiments de la jeune femme était d’une grande justesse. Le côté toxique de l’individu était bien retranscrit.

Sa descente aux enfers aurait pu me toucher autant. Sauf que la plume de l’autrice est venue tout gâcher à mes yeux. Ses petits élans poétiques ont desservi l’intrigue et m’ont carrément fait perdre le fil de la narration. L’écriture n’est-elle pas censée être un allié de l’histoire ? J’adore les envolées lyriques mais je préfère quand même la simplicité pour que je comprenne ce qui se passe…

En plus, certaines situations tombaient dans le trash inutile. Je les ai trouvées plus repoussantes qu’autre chose. A-t-on besoin de décrire tous les détail pour en saisir en l’horreur ? Non. Parfois, il est même plus efficace de ne pas nous montrer, de laisser l’imagination du lecteur faire le reste. En général, nous sommes très douées pour visualiser le pire des scénarios.

Du coup, je suis ressortie de ce roman frustrée. Ce livre aurait pu me remuer pour me faire réfléchir. Là, non. Le potentiel est gâché parce que la plume de l’autrice ne sert pas l’intrigue. Ses images rendent la narration confuse tandis que les scènes de violence vont beaucoup trop loin et achèvent de ruiner l’histoire.


Je ne conseille pas

mardi 8 mai 2018

[Manga] Le mari de mon frère par Gengoroh Tagame

mardi 8 mai 2018

Résumé : Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l'arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n'est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l'homme qu'il aimait. Yaichi n'a pas alors d'autre choix que d'accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

Titre : Le Mari de mon frère vol. 1 à 4

Auteur : Gengoroh Tagame

Editions : Ataka

Le mari de mon frère est une lecture qui remonte à plusieurs mois. Ma mémoire devrait avoir oublié des choses sauf que je l’ai relu trois ou quatre fois depuis, sans compte celles où je me contente de redécouvrir un passage précis. Il va sans dire que cela donne une idée de mon verdict final sur cet ouvrage…

Ce manga, je l’ai adoré. C’est un coup de cœur. Je l’ai dévoré la première fois que je l’ai eu entre les mains. J’ai été conquise par l’histoire de Yaichi, Kana et Mike. Ce sont des chroniques de vie, ou plutôt d’un voyage, celui que Mike effectue pour rencontrer la famille de son défunt mari. Ce n’est pas facile pour lui de se faire accepter, car Yaichi est mal à l’aise. Il ne sait pas comment se comporter avec lui. Heureusement, Kana, sa fille, est là pour l’aider à changer dans le bon sens. À la différence de son père, elle va considérer Mike comme son oncle sans se poser de questions. Il est de sa famille et puis c’est tout.
En suivant l’évolution de Yaichi, on découvre comment l’homosexualité est perçue au Japon. J’ai beaucoup aimé une discussion entre Yaichi et Natsuki où cette dernière explique à son ex-mari, que ce n’est pas parce qu’on n’entend pas parler des discriminations qu’elles n’existent pas. Elle est là, on le découvre au fil des volumes. Elle ne se traduit pas par des insultes, mais par des conversations où les choses sont dites à demi-mot ou un coming-out impossible à envisager. Est-ce normal de devoir dîner loin de son quartier pour éviter les rumeurs ?

Ces évènements vont pousser Yaichi à réfléchir sur sa relation avec son frère, Ryôji. A-t-il si aussi bien réagi qu’il le pensait ? Et si c’était le cas, pourquoi son jumeau ne lui a-t-il plus donné de nouvelles depuis son départ à l’étranger ?

En quatre tomes, le mari de mon frère parvient à offrir une leçon de vie touchante portée par des personnages justes et attachants. Quand vient la fin, la tristesse de les quitter est bien présente. Du coup, j’essaie de les retrouver en lisant, relisant leur histoire et en imaginant que l’avenir ne les séparera pas et qu’ils resteront une famille unie.



Verdict : Je conseille


lundi 7 mai 2018

Je râle #5 : La description

lundi 7 mai 2018
Aujourd’hui, je ne vais pas râler sur la longueur des descriptions même si certaines le méritent. Je ne vais pas non plus me plaindre des récits où elles sont plus présentes que l’action. Non, non, je préfère parler de celle qui me tape sur les nerfs :

La description des personnages féminins…

Par les écrivains.



Non pas les autrices. Cela ne veut pas dire que leurs descriptions sont parfaites, mais je ne tique pas autant quand je les découvre. D’ailleurs sur quoi vais-je tiquer chez leurs confrères masculins ? Je vais prendre deux exemples.

J’ai lu deux extraits récemment : Amalia par Daryl Delight et Personaé par Elijaah Lebaron. Dans les deux, je me suis retrouvée à râler sur la manière dont leurs héroïnes étaient décrites. Honnêtement, ça m’a coupé l’envie de poursuivre.

Dans Amalia, le personnage donne l’impression de n’être qu’une chevelure dotée d’une poitrine imposante et d’une paire de fesses. Le reste ne semblait pas d’importance. En même temps, elle est venue séduire ou provoquer son mari. Alors quel intérêt de connaître la couleur de ses yeux ? De savoir sa taille ? Non. Mieux vaut se concentrer sur les parties sexualisées de son corps, car les hommes ne regardent que cela…*soupir*

Sauf que s’identifier à un objet sexuel, ou un fantasme, ce n’est jamais agréable pour une lectrice.

Dans Personaé, les descriptions ne sont pas meilleures. En fait, les trois personnages féminins présentés sont tous des canons. Bon, que la déesse le soit, pourquoi pas ? Maintenant il existe des mythologies où ce n’est pas le cas. Mais les autres, avaient-elles besoin de l’être aussi ? (Spoiler : non) La première donne des envies malsaines à un des proches de son entourage, sans doute à cause de ses courbes voluptueuses… La seconde ? C’est encore pire. Cette combattante aux lèvres charnues a un charme irrésistible. Résultat, plusieurs hommes tombent la chemise pour coucher avec elle. Le plus drôle — non — c’est qu’elle se sent obligée de le faire. Ben oui, il ne faudrait pas reculer devant ses responsabilités.

(Oui, oui, c’est ce qui est écrit. Elle couche par responsabilité. Pas parce qu’elle a envie ou qu’elle ait consentante. Non. Ben non. Non, elle doit juste le faire. Je vous laisse deviner ma tête lors de ce passage malsain au possible. Je rappelle que la contrainte rentre dans la définition juridique du viol… Donc dans cette histoire, on a un personnage féminin qui le risque, nous en avons un second qui subit un rapport sexuel. Je n’ose imaginer la suite. Je pourrais faire un autre « je râle » sur ce début de roman.)

Pour en revenir à la description, nous avons deux auteurs qui représentent des femmes en sexualisant leurs corps. Elles ne sont que courbes, poitrines ou lèvres charnues. Elles ressemblent à ses gravures de mode lisses que l’on trouve dans les magazines qui nous rendent la vie impossible. En fait, les femmes ne sont montrer que sous l’angle de la beauté et souvent sur le même modèle…

Sauf que l’apparence des femmes ne se définit pas que par sa beauté. Son but n’est pas d’attirer le mâle ou de lui donner du plaisir. Non, nos corps peuvent se décrire au travers de notre existence. Nos coupes peuvent coller à nos emplois. Nos ongles se raccourcissent pour les tâches qu’il nous faut accomplir. Nos mains s’abîment si notre travail est physique. Nos mèches peuvent blanchir au milieu de la vingtaine aussi, avant que les rides ne soient venues enrichir une peau trop lisse. Des vergetures, de la cellulite et des cicatrices s’installent sur notre épiderme même lorsqu’on tente de ressembler à ces filles trop minces sur les couvertures. Nos corps ne rentrent pas tous dans les 34 ou 36… Quant aux culottes aux dentelles, elles n’ont rien de confortable.

Et ma liste n’est pas exhaustive. Les femmes ne possèdent pas qu’un physique. Elles en possèdent des milliers, sauf qu’il n’y en a qu’un qui plaise aux hommes. En même temps, la cicatrice ne peut pas être attirante chez une femme… Ses poils sont sales alors que ceux du mâle non. Quant aux apparences atypiques, elles sont charismatiques au masculin. Pas au féminin. 

Pourquoi ? Pourquoi même les livres nous interdisent-ils ce droit ? Pourquoi continuer à sexualiser certaines parties de nos corps ? Pourquoi ne pas représenter ce à quoi nous ressemblons vraiment ?

Si la beauté n’est pas celle que l’on voit dans les magazines, pourquoi est-elle la norme dans le cinéma, la télévision ou la littérature ?

J’en ai assez de ne pas pouvoir m’identifier à ces demoiselles aux courbes impossibles, toujours séduisantes, toujours attirantes. Ne pourrait-on pas avoir un personnage féminin à l’apparence banale, qui ne soit pas forcément au centre de l’attention masculine et qui existe sans donner envie aux hommes de la sauter ? Elle pourrait avoir un autre rôle que celui de l’intérêt romantique. Ou de l’intérêt sexuel. Elle pourrait remplir une mission sans tomber amoureuse du premier venu. Non parce que si les héros le font, les héroïnes aussi peuvent le faire.

Si quelques auteurs passent par là, je voudrais qu’ils songent à diversifier le physique féminin, qu’ils cessent de le décrire comme un objet sexuel et qu’ils lui offrent la même richesse que ceux de leurs homologues masculins.

Bref apprenez à représenter les femmes en tant qu’être humain et non en tant que fantasme.

dimanche 6 mai 2018

Personnage féminin #5 : Claire Randall

dimanche 6 mai 2018
Claire, je l’aime. 

Elle débarque à une autre époque, mais ne se laisse pas démonter. Elle utilise les quelques connaissances acquises par le biais de son époux pour s’en sortir. Elle jure comme un charretier. Elle prend une cuite la veille de son mariage forcé. Elle se retrouve mariée à deux hommes. Elle porte ses deux alliances au même doigt et refuse d’en retirer une. Enfin, elle n’hésite pas à en découdre physiquement avec Jamie lorsque ce dernier ose l’accuser injustement. 

Ce sont ces moments qui me font apprécier Claire parce qu’elle ne va pas se laisser marcher sur les pieds. Oh bien sûr, il va lui arriver de céder face à Jamie, qui mérite quand même des claques, mais elle sait lui tenir tête. Elle l’initie même le jour de leur nuit de noces.

Claire n’est pas une petite chose fragile. Claire est une meneuse. Je dois avouer que je préfère celle des romans. Pourquoi ? Parce que certaines scènes me manquent dans l’adaptation télévisuelle. J’ai cette impression étrange que l’on favorise Jamie au détriment de Claire. D’ailleurs ce que j’aime dans les livres aussi, c’est les changements de point de vue.

Parfois le « je » de Claire laisse place au « il » de Jamie ou à celui de Roger. Il est possible alors de la découvrir sous un autre jour, de voir les failles que son « je » peut nous cacher. Je pense à certaines scènes du sixième ou septième tome — suivant le découpage de l’éditeur — où la fragilité de Claire transparaît, où l’on prend conscience de toute la souffrance qu’elle éprouve à la suite du calvaire qu’elle a vécu.

Finalement, c’est Claire qui me pousse à poursuivre Outlander, Claire qui réussit à ne pas devenir une caricature d’elle-même alors que son autrice ne cesse de l’accabler de malheurs. D’ailleurs, je l’avoue, je rêve que la saga se termine. D’un, elle tire sur la corde. De deux, le viol y est bien trop présent à mon goût.

Et ma plus grande peur reste celle de voir Claire passer du statut de grande dame à celui d’ombre qu’elle ne mérite pas. Ce n’est pas encore le cas et rien ne m’empêche donc de vous inviter à faire sa connaissance en lisant Outlander. Laissez-la-vous séduire et vous démontrez que si elle est la narratrice, ce n’est pas pour rien. Elle porte l’histoire sur ses épaules. N’en déplaise à Jamie que j’ai adoré au départ avant de voir mon avis se nuancer. 


samedi 28 avril 2018

Conspiration, tome 1 : La Colonie par Sam Carda

samedi 28 avril 2018
Résumé : Lorsque vous avez trente ans, un fiancé que vous aimez, un mariage à préparer, une carrière montante, rien ne laisse présager que le malheur peut s’abattre sur votre vie bien réglée.
Responsable d’une section spéciale d’inspecteurs de police, Olivia Bouquet sera amenée à enquêter sur la mort suspecte de Manon Monta, la fille du grand et redoutable Bastien Fillermans, géant financier le plus riche et puissant du pays.
Cependant, l’enquête prendra des proportions angoissantes lorsqu’elle se rendra compte que Noah Garnier, son fiancé, est lié de près ou de loin à la mort de Manon.

Olivia Bouquet sera confrontée, malgré elle, à la plus grande conspiration jamais imaginée. Intègre et juste, elle devra se fier à son instinct pour découvrir les véritables intentions de chacun. Car dans ce monde égoïste et sans cœur, seules sa force de caractère et sa volonté pourront la sauver…



Titre : Conspiration, tome 1 : la Colonie

Auteur : Sam Carda

Édition : Auto Edition



Si je devais résumer Conspiration, je dirais que c’est un Secrets Mortels 2.0 en moins bien relu. Je veux bien être indulgente, mais à un moment donné c’est agaçant de payer pour un livre où les fautes vont nous stopper régulièrement durant la lecture. Certaines phrases n’avaient aucun sens. D’ailleurs, je ne savais pas que les larmes montaient au visage. Je croyais qu’elles montaient aux yeux plutôt. Après c’est peut-être une expression que je ne connais pas… mais je ne l’ai pas trouvée quand je l’ai cherchée.

Malgré tout, je me suis accrochée pour lire une histoire qui m’a donné envie de m’arracher les cheveux. Sauf que ce n’est pas dans le bon sens du terme. Je pensais lire un thriller psychologique digne d’un Shutter Islands ou d’un Shining, je suis tombée sur une intrigue digne des Feux de l’Amour. Il y a même un passage qui m’a fait penser à Dallas où le méchant se fait tirer dessus. Si je me souviens, J.R devait mourir sauf qu’il survit et on découvre que c’est son épouse qui a tenté de le tuer. C’est un peu la même chose ici. En moins prenant.

Conspiration possède son lot de rebondissements. Sauf que les rebondissements ne dynamisent pas l’intrigue, ils la ralentissent. Alors oui, je suis d’accord, les fausses pistes, c’est bien sauf qu’ici on n’y croit pas une seconde. Je veux dire les personnages sont tellement inconstants, passent tellement de temps à se trahir les uns les autres que ça en devient ridicule. Ce n’est pas crédible. D’ailleurs le coup de l’ambulance qui passe juste à côté du pont où se suicide un personnage… Okay avec du second degré. Sans, non. En plus la chronologie laisse assez perplexe. En une journée et une nuit, il se passe beaucoup de choses… et on se dit que la journée de la policière a été bien trop courte pour cela. Je ne parlerai pas non plus du temps pris pour avertir l’épouse de l’homme ayant sauté du pont alors qu’ils étaient juste à côté.

Je pourrais aussi évoquer la psychologie des personnages. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi inconstant sauf peut être Victor Newman lorsqu’il décide de quitter Nikki pour Ashley, pour finalement revenir vers Nikki, puis décider que Diane est mieux avant de lui préférer Nikki jusqu’au moment Ashley réapparaît. Oui je parle bien des Feux de l’Amour où la psychologie des personnages peut changer du jour au lendemain. Oh! Bien sûr, des fois on l’explique par un jumeau machiavélique ou une mystérieuse maladie. Ben Conspiration, c’est un peu pareil. L’auteur annonce une chose, puis annonce que ce n’est pas ça, puis revient dire que ce n’est pas tout à fait ça non plus et au final, ça ne veut plus rien dire et ce n’est même plus crédible.

Un bon thriller psychologique repose sur des fausses pistes crédibles, des personnages crédibles et ne multiplie pas forcément les rebondissements. Oui il va faire douter le spectateur, mais sans en rajouter des tonnes. Conspiration se revendique thriller sauf qu’il ne l’est pas, qu’il risque de dérouter les amateurs du genre et c’est dommage. S’il était vendu avec une étiquette Soap, un peu plus de second degré, il pourrait rencontrer des lecteurs qu’il rate totalement à l’heure actuelle…

Enfin pour que la rencontre soit réussie, il faudrait sans doute que l’auteur retravaille son livre, qui manque clairement de relecture et qui participe à faire perdurer l’idée que les livres auto édités sont bourrés de fautes.


Verdict : Je ne conseille pas

mercredi 14 février 2018

[SP] La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin par Lydie A. Wallon

mercredi 14 février 2018
Résumé : En 3602, la Terre n’est plus qu’une planète à l’abandon. Trois races distinctes, issues des humains, ont colonisé de nouveaux systèmes.
Kendalh, une scientifique « homogène » — l’espèce dite supérieure — rejoint sa planète après une mission de plus d’un an. Sa vie extrêmement réglée prend un virage inattendu lorsque son vaisseau s’écrase sur un territoire hostile, envahi de créatures monstrueuses.
Quel choix lui reste-t-il quand celui qui lui sauve la vie est un de ces détestables humains, et qu’il tire des pouvoirs étranges de cristaux que tous pensaient disparus ?



Titre : La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin


Auteur : Lydie A. Wallon


Édition : Auto Edition


Aujourd’hui, je vais vous parler de la Nébuleuse d’Héra et de son premier tome : La toile du Destin écrit par Lydie A.Wallon. Je tiens d’ailleurs à remercier cette dernière de m’avoir proposé son livre en service presse, mais aussi de sa patience. Oui, je vais être honnête, niveau délai, je n’ai vraiment pas assuré. Bref, revenons à son roman de science-fiction. 

Un, j’étais contente que ce soit de la science-fiction. C’est mon genre préféré, j’aime voyager dans le futur, et notamment dans l’espace. J’ai aimé le fait qu’on sorte de la dystopie ou encore du post-apocalyptique, deux sous-genres que j’adore, pour plonger dans du space opera. Je crois que ça faisait un moment que je n’en avais pas lu, et ça m’a fait du bien.

Deux, ce livre a un univers solide. Comme l’autrice maîtrise son sujet, son futur est cohérent, ce qui est une excellente chose. Je ne me suis pas sentie noyée par les moments explicatifs parce qu’ils n’étaient ni trop longs, ni trop compliqués. En plus ils s’intégraient bien à l’histoire.

Trois, le thème de ce livre est d’actualité. Dans la Nébuleuse d’Héra, il est question de discrimination. Elle ne touche pas la couleur ou le genre de l’individu, mais ses gènes. Les humains détestent les homogènes qu’ils qualifient d’humains éprouvette. Du coup les tensions sont nombreuses et rien n’est forcément fait pour arranger les choses puisque les « mélanges » sont interdits. Eh oui, un humain et un homogène n’ont pas le droit de s’aimer. Il ne faudrait pas abîmer le capital génétique du second. J’ai apprécié la manière dont le sujet était traité, le fait que les mentalités ne soient pas forcément figées dans le marbre et que certaines évoluent. Le chemin vers une cohabitation apaisée n’en demeure pas moins long comme le laisse penser la fin de ce premier tome.

Quatre, les femmes. Ce livre possède plusieurs héroïnes, qui ne sont pas de simples plantes vertes. Même la jeune Cassandre réussit à tirer son épingle du jeu avec sa candeur, sa fragilité, mais surtout sa volonté d’essayer de s’en sortir. J’ai aimé cette petite. Très fort. Riah aussi a su me plaire avec son caractère bien trempé. La demoiselle ne se laisse pas faire, mais parvient à être attachante alors qu’elle pourrait être agaçante. Elle l’est parfois sauf que je ne veux pas la voir changer pour devenir plus douce. Par contre, j’ai hâte de savoir quelle voie elle va prendre. J’espère qu’elle saura faire les bons choix, car je trouve qu’un grand avenir l’attend. Elle a tout pour devenir une grande héroïne, une figure importante susceptible de marquer l’histoire avec un grand H de la saga. À l’inverse, je dois avouer que je n’ai pas été aussi attachée à Kendalh. Je l’apprécie, mais il lui manque un petit quelque chose. Elle est un peu trop parfaite à mes yeux. J’aurais aimé qu’elle sorte davantage de sa zone de confort, mais nous n’en sommes qu’au premier tome. Il faut sans doute garder quelques munitions pour la suite… et du coup j’en attends beaucoup. Je pourrais aussi évoquer Abigail, que j’aurais aimé voir plus développer, car elle a un potentiel de malade et qu’elle faisait un peu trop guerrière plante verte. Il y a aussi Nandini… que je voudrais comme patronne, chef ou présidente tous les jours. Bref, j’ai aimé cette galerie de femmes. Même Lady Maryse.

Cinq, et si on évoquait nos petits mâles ? Là je suis plus mitigé. J’ai beaucoup Meh Boh, qui est un personnage attachant. J’ai aimé le fait qu’il soit mi-loup, mais pas guerrier pour autant. Il est maladroit tout en étant touchant. J’ai eu une fois envie de le secouer pour son propre bien. Juste une. À côté, j’aimais ce personnage, le fait qu’il soit paisible et qu’il démontre qu’un homme peut être doux et pas ennuyeux. Quant à Rajan, il porte bien son nom. Je l’ai trouvé rageant par moment. Dans son ensemble, il s’en tire bien, mais comme Kendalh, il lui manquait quelque chose. Je dois d’ailleurs avouer que je n’ai pas adhéré à leur relation. Qu’on la voie arriver à des kilomètres, ce n’était pas gênant. Par contre, je n’ai senti aucune alchimie entre les deux, cela sonnait trop souvent faux. Du coup, je suis passée à côté. (et c’est peut-être pour ça que j’ai eu du mal avec ces deux personnages) Maintenant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le voyage.

Et le reste du casting masculin m’a paru un peu trop stéréotypé par moment. En tout cas, je n’ai pas eu la sensation qu’ils tiraient leur épingle du jeu. J’aurais aimé qu’ils soient un peu plus solides pour vraiment jouer à armes égales avec les personnages féminins, que cela mette ces dernières encore plus en valeur. Néanmoins, je ne vais pas non plus crier au scandale parce qu’il est trop rare d’avoir ce genre de situations où les personnages féminins s’avèrent plus solides que les personnages masculins. Cela change quand même des trop nombreuses fois où la demoiselle sert juste d’intérêt amoureux ou de plante verte pour le décor.

Six. L’intrigue. Je l’ai trouvée intéressante. Plusieurs histoires se dévoilent sous nos yeux. Elles finissent par se retrouver pour aboutir à une dernière ligne droite haletante ou presque. Je dirais qu’il y a un petit problème de rythme dans l’exécution du scénario. La mise en place est un peu longue. J’ai eu un peu de mal à me mettre dedans. Sans doute que le résumé en disant trop. Ensuite, je me suis laissé porter jusqu’à un drame se produise… Je ne vais pas l’énoncer, car ce serait gâcher la surprise. Du coup, ce drame sonnait pour moi comme l’annonce de l’épilogue. Sauf que non. Ils se passent encore des choses et j’ai trouvé qu’elles mettaient un moment à se résoudre. En fait, ça ne m’aurait pas dérangé qu’on termine sur le drame, puis qu’on le résolve dans le tome suivant. D’ailleurs, j’avoue trouver la résolution un peu facile, voire dommageable pour le personnage. Maintenant, je n’en suis pas morte, j’ai toujours envie de savoir la suite… et c’est l’essentiel.

En conclusion, ce premier tome n’est pas exempt de défauts, mais ils ne sont pas suffisants pour qu’on passe à côté. Cette entrée dans la Nébuleuse d’Héra donne envie d’en savoir plus. Elle fait la part belle aux femmes, et Dieu sait que ça fait du bien, car les héros sont trop souvent masculins. En plus l’univers est solide, le thème intéressant, l’intrigue réussie malgré quelques soucis de rythmes… Bref ce serait vraiment dommage de passer à côté !


Je conseille. 





mercredi 31 janvier 2018

Lettre aux auteurs et aux autrices

mercredi 31 janvier 2018
Chers auteurs et chères autrices,

Je vais parler en tant que chroniqueuse, qui va peut-être lancer un énième pavé dans la mare ou voir son thread sombrer dans l’oubli. Dans tous les cas, je tiens quand même à prendre la parole pour dire que… Oui vous avez le droit de critiquer nos commentaires, mais vous n’avez pas le droit de critiquer notre personne sans la connaître.

Oui, vous avez le droit de rejeter notre avis. Oui, vous avez le droit d’aller chercher du réconfort auprès de vos proches. Mais avez-vous besoin d’afficher publiquement le blogueur ? De le jeter en pâture à votre fan base qui vous défendrait parfois corps et âmes sans réfléchir ? Non.

Plusieurs fois, j’ai vu des blogueuses ou des blogueurs hésiter à donner un avis négatif parce que d’autres ont subi un revers difficile. Depuis quand un avis négatif donne le droit à un auteur de jeter le blogueur en pâture à la foule ?

J’exagère ? Je ne pense pas. Nous utilisons les réseaux sociaux. Nous savons que le harcèlement y est présent, pire y est banalisé.

Vous avez le droit de partager les avis négatifs, mais il y a la façon de le faire. J’ai vu des auteurs le faire en mode bureau des plaintes, cherchant du réconfort auprès de leur fanbase dont les agissements m’ont parfois choquée. A quel moment va-t-on regarder et critiquer les achats d’une commentatrice ? A quel moment s’en sert-on pour se moquer d’elle ? Le pire étant que cela s’est fait avec l’aval de l’auteur. Que personne n’a vu le problème et que quand je l’ai souligné, je suis passée pour une rabat-joie.

A d’autres moments, j’ai vu des auteurs partagés des chroniques en sortant une phrase de son contexte. Or nous savons tous ce qui se passe lorsque nous sortons une phrase hors contexte. Elle est mal interprétée. Certaines personnes vont s’arrêter à cette phrase et ne pas aller lire la suite. D’autres iront lire, mais seront influencés par la phrase hors contexte (et le commentaire laissé par l’auteur s’il y en a un). Et là on verra les fans s’en prendre à nouveau à la blogueuse… et pas forcément à son commentaire.

Vous n’êtes pas d’accord avec la critique ? Vous avez le droit. Pourquoi ne pas aller directement en parler à la blogueuse ? Pourquoi faire le choix de la balancer à vos lecteurs pour qu’ils répondent à votre place ?

Vous nous demandez des avis argumentés. Nous essayons de vous les offrir. Ne sommes nous pas en droit de vous réclamer la même chose ? Pourquoi ne pas nous répondre manière argumentée au lieu d’aller pleurer dans les jupons de vos lecteurs ? Pourquoi ne pas finalement nous ignorer si cela ne vous plaît pas ? Vous avez aussi ce droit de ne pas répondre, de nous maudire en secret avec vos proches.

Mais vous n’avez pas plus droit que nous d’attaquer la personne. Tout comme nous, vous devez vous en prendre au commentaire avec respect. Et si par malheur, vos mots dépassent votre pensée, vous avez le droit de vous excuser et de remettre un peu en place votre communauté pour leur rappeler gentiment que la lapidation en public, c’est non.
Encore un Chapitre © 2014