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lundi 11 avril 2016

Snowblind par Christopher Golden

lundi 11 avril 2016
Résumé : Lors d’une terrible nuit d’hiver, la petite ville de Coventry fut frappée par une tempête de neige d’une rare violence, qui fit de nombreuses victimes et disparus, laissant une marque indélébile sur l’esprit des survivants. Douze ans après, alors que la vie a repris son cours à Coventry, se produit une série d’événements étranges : les disparus de cette fameuse nuit maudite semblent être de retour… et une nouvelle tempête s’annonce, cette fois-ci prête à tout dévaster sur son passage. 

Titre : Snowblind 

Auteur : Christopher Golden 

Édition :Bragelonne


 ***

A la recherche de frissons et d’une histoire sombre j’ai jeté mon dévolu sur Snowblind de Christopher Golden en furetant dans ma pal.
« Ce livre vous glacera les os et le cœur », dit Stephen King et George R.R. Martin de rajouter « La terreur revient en force, et c’est en grande partie grâce à des écrivains comme Christopher Golden ».

Si j’ai été comblée par le côté sombre et oppressant, le côté frisson fait par contre cruellement défaut à ce roman. Il s’agit plutôt à mon sens d’un thriller fantastique que d’un roman d’horreur. Mis à part ce petite bémol, j’ai beaucoup aimé Snowblind.

Tout d’abord car l’intrigue est très prenante. De nombreuses personnes ont perdu la vie durant une redoutable tempête de neige qui s’est abattue sur la petite ville de Coventry. Celle-ci a marqué à jamais les mémoires de ses habitants. Quand douze ans plus tard, une tempête encore plus destructrice se prépare, c’est la peur au ventre que les citoyens de la petite ville se préparent à revivre un cauchemar blanc. Mais cette nouvelle tempête n’arrive pas seule. L’esprit des habitants morts il y a douze ans l’accompagnent.
Tant de questions se bousculent dans la tête du lecteur : Comment une telle chose peut-elle se produire ? Pourquoi sont-ils revenus ? Quel danger menace les habitants de Coventry ?

Ensuite, difficile de ne pas éprouver de la compassion pour toutes ces familles endeuillées qui ont perdu un mari, une mère, un père ou encore un fils. Chacun tente à sa façon de reprendre une vie normale après cette tragédie. Pendant que certains tentent d’oublier cette nuit horrible en partant le plus loin possible de l’endroit qui leur a volé un être cher, d’autres tentent tant bien que mal de remonter la pente.
Comment réagir lorsque la vie décide de donner une seconde chance de pouvoir interagir avec le défunt ?

Finalement, le style de Christopher Golden est très plaisant. Pas de longues phrases qui alourdissent le récit. Le vocabulaire est simple et bien choisi. Le rythme que l’auteur donne à son récit est également soutenu et à aucun moment je ne me suis ennuyée.

Snowblind est donc un très bon thriller fantastique avec ce qu’il faut de mystère mais qui ne vous glacera pas le sang. 

dimanche 6 mars 2016

Le Chant de l'Oiseau de Nuit tome 1 : Le Procès de la Sorcière par Robert McCammon

dimanche 6 mars 2016
Résumé : « Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. »
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissent pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes- ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
A moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…





Titre : Le Chant de l'Oiseau de Nuit tome 1 : Le Procès de la Sorcière
Auteur : Robert McCammon

Édition :Bragelonne
***
Ce premier tome de la série en deux parties intitulée « Le chant de l’oiseau de nuit » ayant été publié dans la collection « L’Ombre » de Bragelonne, je m’attendais à une histoire plus sombre, plus effrayante.
De plus, Robert McCammon étant référencé comme l’un des auteurs majeurs dans les domaines du thriller, de l’épouvante et du mystère, ces ingrédients m’ont cruellement manqué.
Au final, il ne se passe pas grand-chose dans ce premier tome. L’auteur place surtout les bases de son récit.

Robert McCammon nous décrit l’atmosphère sombre, lourde et morose de Fount Royal, petite bourgade de Nouvelle Angleterre, entourée de marais et où la pluie et un climat humide semblent avoir élu domicile. Pour couronner le tout, la ville est la proie de phénomènes étranges dont chaque habitant s’accordent à dire qu’ils sont l’œuvre de Rachel Howarth, veuve dont le mari a trouvé la mort dans d’atroces circonstances. Le procès de Salem étant encore frais dans les mémoires, il n’en faut pas plus pour que la jeune femme soit accusée de sorcellerie.

Mais justement, dans ce premier tome, on en apprendra bien peu concernant Rachel, même si le voile de mystère l’entourant se déchire peu à peu dans les derniers chapitres.

Dans cet univers où l’ensemble des citoyens de Fount Royal, stéréotypes des villageois étroit d’esprits et fervents croyants, ainsi que le juge Woodward, personnage sans surprise et fade si ce n’est le passé dont il revit de douloureux passages dans son sommeil mais au sujet desquels il refuse de se confier, semblent persuadés de la culpabilité de Rachel. Seul Mattheuw, le clerc du juge, ne semble pas partager cette certitude et apporte un soupçon de curiosité et d’originalité au récit autant par son sens critique que par son humour.

Il est d’ailleurs l’une des principales raisons pour laquelle je lirai tout de même le second tome intitulé « Le Visage du mal ». En effet, parviendra-t-il à changer l’opinion public et à éviter le bûcher à Rachel ? En apprendrons-nous davantage sur cette dernière et les questions restées sans réponse dans ce premier tome seront-elles résolues ? En tout cas, je l’espère. 

dimanche 7 février 2016

Celui dont le nom n'est plus par René Manzor

dimanche 7 février 2016
Résumé : « Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. »
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissent pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes- ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
A moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…





Titre : Celui dont le nom n'est plus
Auteur : René Manzor

Édition :Pocket
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René Manzor, réalisateur et scénariste à la base, écrivain à ses heures, signe avec ce roman intitulé « Celui dont le nom n’est plus » un thriller parfait, sensationnel, dont je ne suis pas prête d’oublier le nom !

Tout d’abord, j’ai trouvé l’intrigue proposée par l’auteur plus qu’originale et tout à fait passionnante. 
En effet, Londres est secouée par une série de meurtres atroces.  La scène de crime est à chaque fois la même : un cadavre dépouillé de ses organes, une mise en scène suivant le rite funéraire de la religion pratiquée par la victime et cette étrange signature en lettres de sang « Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. » 
Les assassins, n’ayant de prime abord rien en commun et ne se connaissant pas, présentent cependant un comportement similaire : ils ne nient aucunement avoir perpétré le meurtre de la personne qu’ils chérissaient le plus au monde mais ne parviennent pas à se rappeler l’avoir commis.
Et que deviennent les organes prélevés ? Dans quel but le sont-ils ? 
C’est face à une véritable épidémie d’homicides que doit faire face le Détective Chief Inspecteur McKenna, vieux roublard de Scotland Yard et la jeune criminologue américaine Dahlia Rhymes.

René Manzor ne ménage pas ses personnages à qui la vie n’a pas fait de cadeaux ! 
McKenna, sous ses apparences bourrues et ses fréquentes crises de colère, se voue corps et âme à son travail pour tenter d’échapper à un épouvantable drame personnel l’ayant marqué à jamais au fer rouge. 
Dahlia quant à elle, s’est forgée une carapace totalement hermétique au moindre sentiment affectif, douloureux héritage d’une enfance humiliante et traumatisante. Son périple londonien mettra cependant ses certitudes à rude épreuve. Est-elle prête à aimer à nouveau ? 
Et tous ces meurtriers qui s’apparentent plus à des victimes qu’à de sanguinaires assassins ? Comment vivre avec le fardeau de la mort d’un être proche que l’on a tué de ses propres mains ? Sont-ils coupables ou de simples pantins à la merci d’un psychopathe agissant dans l’ombre ? 

Entre compassion, impuissance, tristesse, horreur et malaise, l’auteur ne ménage pas non plus ses lecteurs qu’il entraine à toute allure aux fil des pages qui défilent à une vitesse affolante tant il est primordial, sinon vital, de connaître la suite de cette enquête aux frontières de la conscience et de la volonté humaine.

« Celui dont le nom n’est plus » est un thriller captivant, noir à souhait, et un véritable coup de cœur ! 

vendredi 15 janvier 2016

Prendre Gloria par Marie Neuser

vendredi 15 janvier 2016
Résumé : Le 12 septembre 1993, dans la petite commune italienne de P., Gloria Prats quitte son amie Elena pour un rendez-vous furtif. Elle franchit le perron de l’église de la Miséricorde.

Mais les minutes deviennent des heures, et Gloria ne ressort pas. Une fugue ? Un enlèvement ? Pire encore ?

Tous les regards se tournent vers Damiano, étrange jeune homme aux déviances notoires, connu pour collectionner les mèches de cheveux des jeunes filles...

Une enquête s’ouvre, sans corps, sans explication. Dans la petite communauté municipale, la colère et l’indignation grondent. L’ombre des magistrats menace.

Chaque pierre se met bientôt à vibrer du silence de la disparue. L’histoire retiendra que ce 12 septembre 1993, à P., les minutes sont devenues des heures. Et le temps, un bourreau.

Titre : Prendre Gloria

Auteur : Marie Neuser

Édition : Fleuve Editions
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La disparition d’un être cher est une expérience traumatisante, horriblecomme si un gouffre s’ouvrait soudainement sous vos pieds et vous aspirait inexorablement.Vous vous sentez démuni et vous tournez alors naturellement vers la police etla justice afin que ceux-ci mettent tout en œuvre afin de retrouver le membrede votre famille et fasse toute la lumière sur l’affaire.

Mais lorsque d’importantes instances tels que l’Eglise ou encore laMafia sont impliquées et que celles-ci mettent tout en œuvre pour protégerleurs intérêts, quitte à corrompre ou faire disparaitre des preuves voir destémoins, afin que la vérité n’éclate jamais au grand jour, les abysses du désespoiret de la colère deviennent votre quotidien.

C’est dans cet enfer pavé de questions sans réponses et d’ignorancequant au sort de Gloria que la famille Prats va errer durant des années. Carmême si l’identité du coupable ne semble faire aucun doute, les preuves, elles,restent hélas introuvables car au cœur de cette petite ville italienne la loidu silence règne.

« Prendre Gloria » est le premier roman de Marie Neuser que jedécouvre et ce fut un réel plaisir.

Tout d’abord, j’ai beaucoup apprécié la crédibilité des événementsrelatés par l’auteur ainsi que la tournure de l’enquête.

L’addiction débute dès la première page. Le voile du mystère se dissipepour tantôt mieux s’épaissir au fil des chapitres. Chacun d’eux nous donne laversion des faits d’une personne étant mêlée de près ou de loin à l’enquête. J’aieu l’impression d’être l’un des jurés au cœur d’un procès que chacun desprotagonistes tente de convaincre et de rallier à sa cause.

Ensuite, l’auteur a mis un soin tout particulier au travail de lapsychologie des divers personnages présentés dans ce roman. Chaque protagonistea sa part d’ombre et de lumière, ce qui les rends d’autant plus crédibles. J’ai enfin également beaucoup apprécié la combativité dont l’auteur a doté lafamille de Gloria, notamment sa maman Giuseppina et son frère Aldo, qui, bienqu’abattus par la disparition de leur fille et sœur ne sont pas présentés commedes victimes éplorées. Au contraire, c’est à la fureur d’une mère indignée parle manque de réactivité des autorités que nous avons affaire. Une femme blesséequi n’hésite pas à taper du poing sur la table pour que justice lui soitrendue. Un frère qui remue ciel et terre pour retrouver la trace de sa petite sœuret qui n’hésite pas à mener sa propre enquête. Ce sont les personnages qui m’ontpersonnellement le plus marqué.

« Prendre Gloria »est un thriller que je recommande chaudement aux amateurs du genre. Il s’agitdu second volet d’un diptyque dont le premier volume s’intitule « Prendre Lily ».Cependant, nul besoin d’avoir lu ce premier tome pour apprécier « PrendreGloria » qui peut parfaitement être vu comme un préquel.

dimanche 10 janvier 2016

Les Voies d'Anubis par Tim Powers

dimanche 10 janvier 2016

Résumé : Lorsque le professeur Brendan Doyle accepte de donner une conférence sur le poète anglais Coleridge, il est loin d'imaginer qu'il ne va pas tarder à le rencontrer en personne… en 1810 ! Car après avoir accepté l'offre d'un millionnaire ayant percé les mystères du voyage dans le temps, le voilà plongé dans une aventure rocambolesque, traversant un Londres peuplé de bohémiens, de mendiants douteux et de sorciers terrifiants, tel ce clown macabre qui règne sur le monde souterrain. Et pour couronner le tout, Doyle ne peut revenir à son époque, à moins de déjouer les plans malfaisants de mages égyptiens qui veulent ramener leurs anciens dieux à la vie. Mais osera-t-il prendre le risque de changer le cours de l'Histoire ?






Titre : Les Voies d'Anubis

Auteur : Tim Powers

Édition : Bragelonne
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Cela fait quelques années que j’arpente les sentiers de la littérature  fantastique et jusqu’à présent, je n’avais encore rien lu de tel ! Ce roman est tout bonnement stupéfiant à bien des égards et dans le meilleur sens du terme.
L’un des thèmes cher au genre Steampunk est sans conteste le voyage temporels. Cependant, si celui-ci est mal exploité par l’auteur, on en arrive vite à une intrigue sans queue ni tête où le lecteur en perd son latin ! Mais Tim Powers s’avère être un virtuose du maniement des voyages dans le temps qu’il aborde d’une manière plutôt originale.
En effet, dans ce récit Tim Powers entraine le lecteur à la suite de Brendan Doyle, professeur de lettres américain qui, après avoir accepté l’invitation du mystérieux milliardaire J. Cochran Darrow afin de donner une conférence sur le poète Samuel Taylor Coleridge, se retrouvera propulsé du Londres de 1983 à celui de 1810. Ce voyage temporel a pu être réalisé car Darrow a découvert des brèches temporelles créés en 1802 par des sorciers égyptiens à la suite d’un rituel ancestral ayant pour but de ramener à la vie d’anciennes divinités égyptiennes qui a mal tourné. Hélas, Brendan Doyle sera enlevé par l’un de ces mages et ratera donc la brèche de retour lui permettant de retrouver son époque. C’est le début d’une succession d’aventures plus troublantes les unes que les autres au cours desquels sa vie sera menacée à de nombreuses reprises. L’une d’elle le mènera notamment en 1684 où il devra empêcher l’altération de l’histoire de l’humanité.
Un autre aspect très plaisant de ce récit est la multitude de détails fournis par Tim Powers sur la ville de Londres ainsi que la vie des anglais à l’époque. Les amateurs inconditionnels de cette ville visualiseront sans problème la configuration de la ville au 19ème siècle.
L’érudition de Tim Powers qui a notamment étudié la littérature anglaise, transparait dans ce roman de par la mixité plus que réussie des personnages historiques et fictifs. Rien d’étonnant à ce que notre ami Doyle côtoie des sommités de la poésie anglaise tels que Colrigde ou Lord Byron. 
Finalement, mention spéciale également au traducteur de ce chef-d’œuvre de la littérature fantastique pour le choix du vocabulaire utilisé. Il est malheureusement de plus en plus rare de lire des livres avec une écriture de qualité.
Bref vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre qui est un véritable coup de cœur. Ce roman est certainement à mettre dans les mains de tout un chacun qui souhaite passer un excellent moment de lecture !  
Encore un Chapitre © 2014