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dimanche 9 août 2020

[Rediffusion] Six, Les Moissonneurs Stellaires, tome 1 par Khalysta Farall

dimanche 9 août 2020
Résumé : « Ils sont arrivés un jour et ont détruit notre planète …».C’est en entendant répéter cette phrase que Cowl, un jeune pilote, a grandi sur une flotte spatiale. Fuyant un ennemi que nul ne semble avoir vu depuis longtemps, les derniers humains avancent inlassablement dans les espaces inconnus et inexplorés sans jamais se fixer nulle part. Mais un jour, alors qu’il explore une nouvelle planète, Cowl trouve une jeune fille étrange et partiellement amnésique. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Et surtout, comment se fait-il qu’elle sache autant de choses sur la Terre et ce qui s’y est passé des siècles auparavant ?

Titre : Six, Les Moissonneurs Stellaires, tome 1


Auteur : Khalysta Farall
Editions : Auto Edition

Cette chronique a été précédemment publiée sur les Indéchaînés. 




J’ai apprécié :

Six : J’aime Six. Pour plusieurs raisons. Un, son autrice a pris le temps de la décrire comme une personne, et non comme un objet sexuel. Le must ? C’est que son narrateur est un jeune pilote, qui aurait pu avoir les hormones en feu… sauf que ce n’est pas le cas. En plus, il la rejette au départ car elle est différente de lui. Il s’en méfie. Et c’est super. (Dans le sens où il n'en tombe pas amoureux et qu'il est plus réaliste qu'il s'en méfie.)
Ensuite, Six souffre de séquelles à cause de son passé. Je ne peux pas le révéler, mais j’ai apprécié le fait que la jeune femme doive gérer ça. Cela la rend plus réaliste que d’autres héros, qui semblent se moquer des traumatismes passés ou présents. Point bonus ? Six n’a pas été victime de la malédiction du viol pour justifier un passé sombre.
Enfin, Six est une personne avec des qualités et des défauts. Par moment, elle est attachante, à d’autres, elle peut agacer et cela la rend crédible. Personnellement, je l’ai aimé de bout en bout.

Trixy : Dès le départ j’ai trouvé ce personnage intéressant. Pourtant ce n’est qu’une simple I.A qui obéit aux ordres du narrateur Cowl. Sauf que… dès le départ sa petite voix a « un je ne sais quoi » qui tend à s’affirmer par la suite. Son potentiel était là. Il a commencé à être exploité et je suis curieuse de voir la suite.

Le duo : Je suis quelqu’un qui apprécie les bons duos, ceux où deux personnages n’ont rien en commun à la base et sont forcés de collaborer. Là, j’ai quand même été servie parce que Cowl et Six ne se ressemblent vraiment pas au départ. Ils vont néanmoins apprendre à se connaître et se respecter mutuellement. Voire peut-être un plus du côté de Cowl. D’ailleurs j’aurais aimé mettre ce dernier dans les points positifs sauf qu’il est trop tôt. J’aurais pu le mettre dans les regrets sauf que son évolution ne me le permet pas. C’est un personnage avec du potentiel qu’il serait injuste de juger sur un seul tome. Et je ne le ferai pas… Mais j’en attends énormément.

L’histoire : En tant que fan de science-fiction, cette histoire m’a satisfait. Elle traite de sujets classiques, mais elle le fait correctement. Je suis notamment très curieuse sur la question de l’intelligence artificielle. Mon esprit se demande comment cela va évoluer par la suite. Après l’histoire est accessible, ce qui est appréciable parce que tout le monde n’a pas envie de se faire des nœuds au cerveau.


De la diversité : Six est métisse, et elle n’est pas la seule personne de couleur. Et ça c’est une bonne chose. Par contre, ce qui l’est moins c’est que je sois carrément obligée d’en faire la remarque… je ne devrais pas avoir à la faire.

J’ai regretté :


Des longueurs. Au sein du roman, certains passages sont un peu plus long que d’autres. Je pense notamment à un passage vers la dernière moitié du roman où on suit Cowl et où j’aurais préféré suivre Six. J’ai rien contre la diplomatie, mais j’aurais pas dit non à de l’action…


Quelques personnages fades. Je ne peux pas révéler leurs noms sans prendre le risque de dévoiler l’intrigue. Néanmoins, j’ai regretté que certains personnages soient éclipsés parce qu’ils avaient du potentiel. Maintenant nous sommes dans un premier tome, et ce défaut peut parfaitement disparaître dans les suivants.

   
Je conseille

dimanche 18 septembre 2016

Rivage des Intouchables par Francis Berthelot

dimanche 18 septembre 2016
Résumé : Sur Erda-Rann, planète où la mer a sa volonté propre et, sous le nom de Loumka, fait figure d'inconscient collectif, il y a plusieurs façons d'être intouchable. Être un Gurde, par exemple, un natif du désert au corps couvert d'écailles. Et rencontrer un Yrvène, habitant des eaux à la muqueuse pigmentée. Car la guerre entre les races a beau être finie, la Loi d'Instinct interdit tout contact.

Devenir transvers alors ? S'exposer à l'opprobre universel en favorisant, au fil de nouvelles rencontres, l'osmose entre écailles et pigments ? C'est alors risquer une autre façon d'être intouchable : tomber malade, donner voie aux pulsions de mort que l'on se cache à soi-même, mais qui n'échappent pas à la Loumka...

Titre : Rivage des intouchables
Auteur: Francis Berthelot

Édition : Folio SF



Pour commencer cette chronique, je tiens à remercier Cindy Van Wilder, l’auteur des Outrepasseurs, qui a conseillé la lecture de ce roman. Sans elle, je serais passée à côté de cette perle…

Car oui, ce livre est une petite perle. Rivage des intouchables est un hymne à la tolérance. Il est aussi une métaphore de notre société actuelle. Il raconte l’histoire de deux peuples, qui se sont déchirés lors d’une guerre avant que la paix ne surgisse. Pourtant cela ne suffit pas à les réunir. Les discriminations demeurent. Le contact est interdit. Il ne faut pas se toucher. Sous aucun prétexte…

Certains vont faire le choix de transgresser la règle. Ils vont se toucher. Ils iront même plus loin apprenant à se connaître par-delà des apparences, n’hésitant pas à mêler les cultures pour en faire une nouvelle. Oh bien sûr, ça ne se fera pas sans mal puisqu’une épreuve va les attendre au détour du chemin. La maladie va s’inviter dans la danse, mais suffira-t-elle à les inciter à faire amende honorable auprès d’une opinion générale qui les montre du doigt ? Renonceront-ils à s’unir malgré leurs différences ?

Dans ce livre, l’auteur rend hommage à l’amitié, l’amour, mais aussi la tolérance. Avec justesse, il dévoile le combat difficile que les personnes vont mener, les sacrifices qu’ils vont devoir faire pour parvenir à s’aimer et se toucher. C’est dur, terriblement dur dans la dernière partie du roman, quand la maladie entre en scène. Puis vient la fin, une superbe fin. J’ai été séduite par la plume de l’auteur, la poésie dans ses mots et son écriture très visuelle. J’ai adoré le personnage de Léonore, j’ai aimé ceux d’Arthur et Cassiãn. Je retiens également le chemin parcouru par la mère d’Arthur au fil du roman. Pour tout ça, pour sa profondeur, je pardonne les quelques longueurs présentes.

Ce livre me rappelle pourquoi j'ai une préférence particulière pour la science-fiction. Elle ne s'utilise pas uniquement à imaginer notre futur. Elle permet aussi de transposer les problèmes actuels de notre société dans d’autres univers afin de mieux les dénoncer. Ici, l’auteur s’en sert pour parler de l’homosexualité et du SIDA. Néanmoins, cette histoire peut également trouver écho dans les combats que l’on mène contre différentes discriminations.

Pour conclure, je dirais que Rivage des intouchables est un roman profond, juste et qui ne devrait pas laisser indifférent. Pour moi, il rentre dans la catégorie de ces livres que l’on devrait lire une fois dans notre vie. Alors si vous en avez l’occasion, prenez le temps de le découvrir. 


Verdict : Indispensable 


Ce livre rentre dans le challenge :

Encore un Chapitre © 2014