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jeudi 17 septembre 2020

Tout en nuances : Alexa par Erika Boyer

jeudi 17 septembre 2020
Résumé : Ancienne militaire, Alexa a rencontré Eden en Syrie lors d’une mission. Elles se sont retrouvées à Paris, l’une infirmière, l’autre patiente, et ne se sont alors plus jamais quittées.

L’amour qui unit ces deux femmes est sans limite, mais les secrets et les mystères qui entourent la vie de famille d’Alexa l’empêchent d’être pleinement heureuse, et il arrive un moment où elle ne peut plus se cacher ni prétendre.

Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et à entendre ? Ressortira-t-elle indemne de cette chasse au passé ?

- Inspirés des plus grandes divinités gréco-romaines, les personnages de la saga Tout en nuances vous emmèneront dans un univers où la diversité est le maître-mot. -

Trigger warning (attention, spoilers potentiels) : #religion #judaisme #homosexualitefeminine #agressionsexuelle #armee #guerre

Titre : Tout en nuances, tome 2 : Alexa

Autrice : Erika Boyer

Auto Edition

Aujourd’hui, je vous propose ma version écrite de mon avis sur Alexa écrit par Erika Boyer. Premier point à retenir, c’est un second tome, mais un tome indépendant. Je n’ai donc pas lu le précédent et cela ne m’a pas gêné dans ma lecture. Néanmoins, j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnages du premier ce qui m’a donné envie d’en apprendre plus sur eux. Je vais donc sans doute m’y plonger prochainement.

En attendant, je vais vous parler d’Alexa qui n’est pas une romance entre deux femmes. Il n’est pas question de voir un couple se former sous nos yeux, mais de le voir évoluer au travers des obstacles que la vie a décidé de leur offrir. Alexa est bien sûr au cœur de l’intrigue avec sa famille qui a ses particularités, mais aussi ses secrets. Il y a ce père, qui ne semble avoir joué que le rôle de géniteur, ce frère dont elle se passerait bien par moment et cette mère dont elle est si proche… mais à qui elle n’ose parler d’Eden.

Pourquoi ? Eh bien, ce n’est pas l’homophobie. La raison est tout autre. Au départ, je n’étais pas spécialement convaincue par cette dernière, mais lorsque les fils se dénouent, j’ai compris. Cette quête de compréhension permet aussi à Alexa de se rapprocher un peu des hommes de sa famille tout en bénéficiant du soutien d’Eden. D’ailleurs, celle-ci vit aussi ses propres drames puisqu’elle est touchée par un événement traumatisant au début du roman. 

À l’inverse d’Alexa, Eden ne cache pas son couple à sa famille, mais tout n’est pas parfait. Tout n’est tellement pas parfait que je veux un tome sur le frère d’Eden, car je veux savoir s’il aura droit au bonheur lui aussi. Je trouve d’ailleurs qu’Eden est à l’image de la plume de l’autrice : douce et bienveillante. Oui, il y a des thèmes durs dans cette histoire, il y a des choses qui écœurent, mais il y a aussi de l’espoir et du respect. Je n’ai pas l’habitude de me tourner vers des histoires écrites avec ce ton, et là je le regrette parce que cela met clairement du baume à l’âme. Parce oui, on peut raconter des choses dures, mais on peut aussi s’autoriser à espérer que malgré les blessures, les choses parviennent à s’arranger et qu’on se comprenne enfin.

Pour être honnête, j’avais déjà essayé de lire Erika Boyer, mais ma première expérience s’était soldée par un abandon. J’ai pensé que ce n’était pas pour moi. J’ai quand même voulu retenter l’expérience avec un résumé qui me parlait davantage, et je ne le regrette absolument pas. Je pense que c’est important de redonner une chance à un auteur, car, à moins d’être allergique à son style, il est possible qu’un de ses livres parvienne à toucher. Là je sais que je vais sans doute lire les autres tomes de cette série, car j’ai senti une affinité claire et j’en suis ravie.

Pour conclure, Alexa est une histoire à lire qui est tout en nuances avec de la diversité bien représentée.


Je conseille.

jeudi 27 août 2020

Partir c'est mourir un peu par Alexandre Page

jeudi 27 août 2020
Résumé : 1910, Igor Kleinenberg, jeune professeur d’allemand d’origine estonienne, devient précepteur à la Cour impériale de Russie. Côtoyant au plus près le pouvoir jusqu’à sa chute, il assiste aux aléas du pays, aux manigances de l’aristocratie pétersbourgeoise, au cheminement inévitable vers la révolution nationale en pleine conflagration mondiale. Témoin des traîtrises et du mépris envers l’empereur Nicolas II et sa famille, il l’est aussi du courage et de la détermination d’hommes et de femmes qui dans les plus grandes épreuves ne les abandonneront pas.



De Saint-Pétersbourg aux poussiéreuses villes d’Extrême-Orient, du soleil de Crimée aux neiges de Sibérie, Igor Kleinenberg raconte presque une décennie de la Russie dans ce qu’elle eut de tumultueux, de tragique et d’éminemment fascinant.



Dans ces mémoires fictifs foisonnants, construits à partir de témoignages du temps, s’entremêlent le portrait intime et vrai de la dernière famille régnante de Russie et l’histoire troublée d’un pays au tournant de son destin.

Titre : Partir c’est mourir un peu

Auteur : Alexandre Page

Auto édition

Avant de commencer ma chronique, je tiens à préciser que je n’ai pas acheté ce livre. J’ai emprunté l’e-book grâce à Prime Reading.

Partir c’est mourir un peu est un roman historique. Pour rappel, ce genre de roman prend des faits historiques pour toile de fond et peut mettre en scène des personnalités de l’époque. Pourquoi fais-je ce rappel ? Disons que pendant ma lecture je me suis demandé si je lisais un roman ou une biographie, voire carrément une liste d’anecdotes historiques autour du tsar et de sa famille.

Si je suis sûre d’une chose, c’est que l’auteur a fait des recherches. Alors, c’est une bonne chose sauf quand la volonté de montrer son savoir passe avant tout le reste. Dans le cas présent, l’auteur n’a pas su les utiliser pour servir les intrigues. Il n’a pas su les insérer d’une manière naturelle. Les anecdotes pleuvent au point qu’elle noie l’action du présent. Un chapitre peut débuter sur Igor, sur ce qu’il est en train de faire, puis une anecdote surgit suivie d’une seconde, puis d’une troisième jusqu’à la fin du chapitre où l’action première a été oubliée.
Du coup, le lecteur se perd dans une écriture trop foisonnante, qui en plus se répète. Si j’ai bien saisi une chose, c’est que la grande-duchesse Anastasia était sans doute la plus malicieuse de toutes. Alors peut-être que l’auteur était conscient de noyer le lecteur sous un trop plein d’informations, et a donc tenu à rappeler certains faits au risque d’alourdir encore plus son écrit…

Après ce n’est pas le seul souci. Qu’un roman ne soit pas neutre, c’est courant, mais là le parti pris est trop visible. Je lis le résumé, je m’attends à découvrir une histoire où j’aurais l’occasion de croiser le tsar et sa famille durant les dernières années de leur existence sauf que je n’avais pas prévu que ce serait si pro Nicolas II. J’aime l’histoire, j’aime aussi les nuances de gris qui existent dans la vraie vie.

Ici, le tsar et la famille rayonnent dans le blanc. Alors, son épouse et ses filles sont présentées sous leur plus beau jour, mais au bout d’un moment, les défauts apparaissent même s’ils sont grandement minimisés. Pour le tsar, il n’a que des qualités. Même ses défauts sont des qualités, car c’est juste l’époque qui est incapable de comprendre sa sagesse. Il est présenté comme un saint, ce qui est le cas dans l’Église orthodoxe… Enfin, les saints ont des défauts, même les prophètes, dont Jésus, ont des défauts. D’ailleurs, la Bible ne les masque pas forcément.

Clairement cette absence de nuances, en plus du trop-plein d’anecdotes, m’a fait lâcher le roman. J’ai été vérifiée sur la fin si le tsar obtenait des nuances de gris, qui me l’aurait rendu plus humain, car la perfection n’existe pas. Il s’est avéré que non, que le personnage principal continue d’être en adoration devant lui comme d’autres. Si ce tsar était si parfait, pourquoi a-t-il été tué ? Parce qu’il était trop sage pour l’époque ? Ou parce qu’il était simplement incapable de régner et sans doute un peu lâche ?

Au passage, je remercie mes amis russes, qui ont pris le temps de répondre à mes interrogations concernant leur pays.

Après si vous aimez les anecdotes, ce livre est fait pour vous. Par contre si vous aimez les romans historiques, passez votre chemin. J’adore l’Histoire, pas la propagande pro russe à l’écriture non maîtrisée.


Verdict : Je déconseille

dimanche 16 août 2020

[Rediffusion] Les Légendes de Djaïd, tome 1 : Tristan et Izabeau par Ysaline Fearfaol

dimanche 16 août 2020
Résumé : Quand parle le Sang de la Forêt...



Beau, riche et arrogant, Tristan de Beaumont fait depuis toujours la loi au sein de la communauté des fils et filles de planteurs. Il est d’autant plus irrité par l’attitude d’Izabeau de Clairage, la seule à oser lui tenir tête avec succès, bien qu'il fasse tout pour l'ostraciser.

Issue d’une lignée de femmes-félins, et possédant de puissants pouvoirs propres à celles de sa race, Izabeau sait que son avenir est irrévocablement lié au destin de celui qu’elle méprise.

Mais ce qui semble un sort funeste va frapper Tristan de plein fouet et le mettre à la merci de ses ennemis. Contraint de plier, lui qui a toujours dominé, il ignore que de son côté Izabeau arrive elle aussi à un tournant de son existence, qui pourrait les priver tous les deux de la possibilité de choisir leur avenir...



AVERTISSEMENT : malgré les apparences, il ne s'agit pas d'un roman historique. Si l'auteur s'est bien inspirée de réalités de l'Histoire, elle les a cependant détournées pour créer son propre univers.



NOTE : chaque tome des Légendes de Djaïd se déroule dans un monde différent. La fin d'un tome est donc une vraie fin, et les tomes suivants porteront sur des personnages complètement différents.

Titre : Les Légendes de Djaïd, tome 1 : Tristan et Izabeau

Autrice : Ysaline Fearfaol

Editeur : Auto édition

Cette chronique a été précédemment publiée sur les Indéchaînés.

J’ai apprécié


Izabeau. Je suis tombée amoureuse de cette héroïne, qui est une femme forte. Elle a du caractère. Elle est indépendante. Elle ne se laisse pas faire. Du coup, elle déplaît à certaines personnes. Tant pis pour eux, Izabeau ne va pas s’adoucir pour leur faire plaisir. Et c’est très bien !


L’évolution de Tristan. Pour moi, il est imbuvable au départ. Sa relation avec son frère ne suffisait pas à le sauver à mes yeux. Puis un coup du sort le frappe. Il aurait pu sombrer, mais non. Tristan va tenir le coup, mûrir aussi et prendre du plomb dans la cervelle. J’ai apprécié le fait qu’il évolue sans forcément changer totalement. Il reste lui-même comme le prouve la manière dont il prendra sa revanche sur ceux qui l’ont piégé.

Le thème de l’esclavage. J’ai aimé le fait que ce ne soit pas qu’un simple prétexte ou une simple toile de fond. Une réflexion est présente sans que pour autant elle ne pèse sur la romance entre Tristan et Izabeau. En fait, elle enrichit leur histoire, ce qui est une très bonne chose.

Les personnages. Dans l’ensemble, je les ai trouvés tous réussi. Bon le méchant est un poil caricatural, mais il est trop insignifiant pour casser le casting des personnages. Mention très bien pour le frère de Tristan ainsi qu’à son âme sœur !

Les petits textes à la fin. Eh oui, une fois l’histoire finie, il est possible de découvrir d’autres textes autour du roman. C’est un petit bonus appréciable et à souligner !



J’ai regretté


L’aspect fantastique. C’est le gros bémol de l’histoire. Les pouvoirs d’Izabeau ne sont pas assez expliqués. Du coup un flou les entoure. Ce ne serait pas gênant s’ils ne créaient pas des incohérences dans l’histoire. En tout cas pour moi, c’est une incohérence de voir Izabeau se faire agresser par surprise alors que ses pouvoirs sont présentés comme grands et capables de l’alerter. Ils auraient permis de lui éviter l’agression et de se sauver toute seule, ce qui l’aurait rendue encore plus géniale ! Ce n’est malheureusement pas le cas et Izabeau se retrouve dans la position de la demoiselle en détresse… Et ça m’a rendu triste cette fausse note dans la romance. Pourquoi ? (à prononcer avec une voix désespérée)


Verdict : Je conseille.




mercredi 12 août 2020

[Rediffusion]PERSONAE : l’éducation du scribe par Elijaah Lebaron

mercredi 12 août 2020
Résumé : La magie est de retour dans les terres d’Esper et de nouveau les luttes de pouvoir vont s'accélérer entre les Hommes et les Dieux.



Suivez les aventures de Devalin, un jeune Scribe pouvant invoquer avec son grimoire les sorts magiques les plus puissants. Sophyan, une femme forte et sans pitié portée par sa foi dans la poursuite de sa mission au sein des Chevaliers Saints. Enguerrand, le grand maître des Bardes-Guerriers du Premier Ordre engagé dans une lutte acharnée avec les Dieux. Marilian, une Alchimiste amoureuse de l’homme le plus recherché d’Esper. Humbeco, le gardien de la culture et de l’histoire qui se bat pour sauver une humanité mise en danger d’extinction par Personaé, la plus traîtresse des déesses.

Et si “Game of Thrones” était une oeuvre de Science Fiction ?



Découvrez un monde Médiéval Fantastique à Vapeur complexe, où les dieux marchent parmi les Hommes. Une nouvelle mythologie inédite. Un roman décrivant des jeux de pouvoir entre magie, religion et politique dans leurs conséquences les plus extrêmes. Une histoire parfaitement en équilibre entre Fantasy et Science-Fiction qui cache bien des secrets.

Titre : PERSONAE : l’éducation du scribe

Auteur : Elijaah Lebaron

Cette chronique a été précédemment publiée sur les Indéchaînés. 


J’ai apprécié :

Les thèmes. S’ils sont classiques, bien traités, ils peuvent offrir un bon moment de lecture et de réflexion.

La mythologie. Honnêtement, j’aime bien ce que l’auteur a fait autour des “dieux” dans PERSONAE. Les idées sont bonnes même si la mise en pratique laisse à désirer. D’ailleurs… 
 

J’ai regretté :

Les maladresses de style de l’auteur. Les phrases contiennent trop d’informations ou sont trop longues. Du coup la mythologie perd en clarté, ce qui est dommage.

Trop de références, tuent les références. J’aurais aimé que l’auteur se les approprie davantage au lieu d’en faire un étalage.

Le spoiler sur le genre principal de Personaé. Si je n’avais pas su que c’était de la science-fiction, j’aurais apprécié le rebondissement-clé de l’ouvrage à sa juste valeur.

Le traitement des personnages féminins.  Je veux bien tolérer le fait que la déesse soit canon bien que la mythologie de certaines civilisations possèdent de moches divinités. Par contre, les deux autres personnages féminins avaient-elles besoin de l’être ?

Prenons Marilian, tout va bien au début de sa description jusqu’au passage sur ses courbes voluptueuses et rondeurs. Je suis désolée, là on sent que c’est un homme qui écrit. D’un coup, elle est devenue un objet de désir. Okay, elle l’est pour Devalin. Sauf qu’elle fait aussi tourner de Valdur, qui la prendrait bien de force. Après heureusement, elle a un rôle. Elle est alchimiste… sauf qu’elle est spécialisée dans les fleurs. Là, d’un coup, je repense à Top Chef où les fleurs rendent l’assiette féminine. Alors si je résume Marilian, elle est belle, elle est féminine et elle attire le regard des hommes.

Sur trois personnages féminins, deux attirent le regard des hommes. Pouvons-nous espérer que Sophyan évite ce travers ? Nous pourrions, mais nous serions déçus. Sophyan sonne comme l’antithèse de Marilian, ce qui aurait été une bonne chose si elle n’avait eu un charme dévastateur et des lèvres charnues. D’ailleurs six hommes tombent l’armure pour coucher avec elle. Elle va le faire. Non pas plaisir. Par devoir. Car elle ne fuit pas devant ses responsabilités. Je vous laisse donc méditer sur ce principe qui cautionne le sexe dans la contrainte. Femme tu dois coucher si un homme tombe l’armure pour toi.

En plus d’être présentées de manière sexiste, les trois héroïnes de l’ouvrage sont ratées. Marilian est incapable de s’émanciper de son amour pour Devalin et prend des décisions plus stupides les unes que les autres (alors qu’elle est censée être intelligente.) Personaé voit son potentiel de méchante gâché par son attitude de petite fille capricieuse. Quant à Sophyan, elle disparaît trop vite du paysage et souffre d’incohérences dans son caractère. 
 
La transparence des personnages masculins. Ce sont juste des pions, qui font avancer l’intrigue. D’ailleurs je n’ai retenu que le prénom de Devalin.

La sensation d’un livre non abouti. Pour moi, il est sorti trop tôt car certains points négatifs auraient pu être corrigés par une relecture supplémentaire. Je pense notamment à la lourdeur du style, qui nuit à la compréhension de la mythologie. Du coup, je suis frustrée de voir le potentiel de Personaé non exploité.

Je déconseille.





dimanche 9 août 2020

[Rediffusion] Six, Les Moissonneurs Stellaires, tome 1 par Khalysta Farall

dimanche 9 août 2020
Résumé : « Ils sont arrivés un jour et ont détruit notre planète …».C’est en entendant répéter cette phrase que Cowl, un jeune pilote, a grandi sur une flotte spatiale. Fuyant un ennemi que nul ne semble avoir vu depuis longtemps, les derniers humains avancent inlassablement dans les espaces inconnus et inexplorés sans jamais se fixer nulle part. Mais un jour, alors qu’il explore une nouvelle planète, Cowl trouve une jeune fille étrange et partiellement amnésique. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Et surtout, comment se fait-il qu’elle sache autant de choses sur la Terre et ce qui s’y est passé des siècles auparavant ?

Titre : Six, Les Moissonneurs Stellaires, tome 1


Auteur : Khalysta Farall
Editions : Auto Edition

Cette chronique a été précédemment publiée sur les Indéchaînés. 




J’ai apprécié :

Six : J’aime Six. Pour plusieurs raisons. Un, son autrice a pris le temps de la décrire comme une personne, et non comme un objet sexuel. Le must ? C’est que son narrateur est un jeune pilote, qui aurait pu avoir les hormones en feu… sauf que ce n’est pas le cas. En plus, il la rejette au départ car elle est différente de lui. Il s’en méfie. Et c’est super. (Dans le sens où il n'en tombe pas amoureux et qu'il est plus réaliste qu'il s'en méfie.)
Ensuite, Six souffre de séquelles à cause de son passé. Je ne peux pas le révéler, mais j’ai apprécié le fait que la jeune femme doive gérer ça. Cela la rend plus réaliste que d’autres héros, qui semblent se moquer des traumatismes passés ou présents. Point bonus ? Six n’a pas été victime de la malédiction du viol pour justifier un passé sombre.
Enfin, Six est une personne avec des qualités et des défauts. Par moment, elle est attachante, à d’autres, elle peut agacer et cela la rend crédible. Personnellement, je l’ai aimé de bout en bout.

Trixy : Dès le départ j’ai trouvé ce personnage intéressant. Pourtant ce n’est qu’une simple I.A qui obéit aux ordres du narrateur Cowl. Sauf que… dès le départ sa petite voix a « un je ne sais quoi » qui tend à s’affirmer par la suite. Son potentiel était là. Il a commencé à être exploité et je suis curieuse de voir la suite.

Le duo : Je suis quelqu’un qui apprécie les bons duos, ceux où deux personnages n’ont rien en commun à la base et sont forcés de collaborer. Là, j’ai quand même été servie parce que Cowl et Six ne se ressemblent vraiment pas au départ. Ils vont néanmoins apprendre à se connaître et se respecter mutuellement. Voire peut-être un plus du côté de Cowl. D’ailleurs j’aurais aimé mettre ce dernier dans les points positifs sauf qu’il est trop tôt. J’aurais pu le mettre dans les regrets sauf que son évolution ne me le permet pas. C’est un personnage avec du potentiel qu’il serait injuste de juger sur un seul tome. Et je ne le ferai pas… Mais j’en attends énormément.

L’histoire : En tant que fan de science-fiction, cette histoire m’a satisfait. Elle traite de sujets classiques, mais elle le fait correctement. Je suis notamment très curieuse sur la question de l’intelligence artificielle. Mon esprit se demande comment cela va évoluer par la suite. Après l’histoire est accessible, ce qui est appréciable parce que tout le monde n’a pas envie de se faire des nœuds au cerveau.


De la diversité : Six est métisse, et elle n’est pas la seule personne de couleur. Et ça c’est une bonne chose. Par contre, ce qui l’est moins c’est que je sois carrément obligée d’en faire la remarque… je ne devrais pas avoir à la faire.

J’ai regretté :


Des longueurs. Au sein du roman, certains passages sont un peu plus long que d’autres. Je pense notamment à un passage vers la dernière moitié du roman où on suit Cowl et où j’aurais préféré suivre Six. J’ai rien contre la diplomatie, mais j’aurais pas dit non à de l’action…


Quelques personnages fades. Je ne peux pas révéler leurs noms sans prendre le risque de dévoiler l’intrigue. Néanmoins, j’ai regretté que certains personnages soient éclipsés parce qu’ils avaient du potentiel. Maintenant nous sommes dans un premier tome, et ce défaut peut parfaitement disparaître dans les suivants.

   
Je conseille

samedi 28 avril 2018

Conspiration, tome 1 : La Colonie par Sam Carda

samedi 28 avril 2018
Résumé : Lorsque vous avez trente ans, un fiancé que vous aimez, un mariage à préparer, une carrière montante, rien ne laisse présager que le malheur peut s’abattre sur votre vie bien réglée.
Responsable d’une section spéciale d’inspecteurs de police, Olivia Bouquet sera amenée à enquêter sur la mort suspecte de Manon Monta, la fille du grand et redoutable Bastien Fillermans, géant financier le plus riche et puissant du pays.
Cependant, l’enquête prendra des proportions angoissantes lorsqu’elle se rendra compte que Noah Garnier, son fiancé, est lié de près ou de loin à la mort de Manon.

Olivia Bouquet sera confrontée, malgré elle, à la plus grande conspiration jamais imaginée. Intègre et juste, elle devra se fier à son instinct pour découvrir les véritables intentions de chacun. Car dans ce monde égoïste et sans cœur, seules sa force de caractère et sa volonté pourront la sauver…



Titre : Conspiration, tome 1 : la Colonie

Auteur : Sam Carda

Édition : Auto Edition



Si je devais résumer Conspiration, je dirais que c’est un Secrets Mortels 2.0 en moins bien relu. Je veux bien être indulgente, mais à un moment donné c’est agaçant de payer pour un livre où les fautes vont nous stopper régulièrement durant la lecture. Certaines phrases n’avaient aucun sens. D’ailleurs, je ne savais pas que les larmes montaient au visage. Je croyais qu’elles montaient aux yeux plutôt. Après c’est peut-être une expression que je ne connais pas… mais je ne l’ai pas trouvée quand je l’ai cherchée.

Malgré tout, je me suis accrochée pour lire une histoire qui m’a donné envie de m’arracher les cheveux. Sauf que ce n’est pas dans le bon sens du terme. Je pensais lire un thriller psychologique digne d’un Shutter Islands ou d’un Shining, je suis tombée sur une intrigue digne des Feux de l’Amour. Il y a même un passage qui m’a fait penser à Dallas où le méchant se fait tirer dessus. Si je me souviens, J.R devait mourir sauf qu’il survit et on découvre que c’est son épouse qui a tenté de le tuer. C’est un peu la même chose ici. En moins prenant.

Conspiration possède son lot de rebondissements. Sauf que les rebondissements ne dynamisent pas l’intrigue, ils la ralentissent. Alors oui, je suis d’accord, les fausses pistes, c’est bien sauf qu’ici on n’y croit pas une seconde. Je veux dire les personnages sont tellement inconstants, passent tellement de temps à se trahir les uns les autres que ça en devient ridicule. Ce n’est pas crédible. D’ailleurs le coup de l’ambulance qui passe juste à côté du pont où se suicide un personnage… Okay avec du second degré. Sans, non. En plus la chronologie laisse assez perplexe. En une journée et une nuit, il se passe beaucoup de choses… et on se dit que la journée de la policière a été bien trop courte pour cela. Je ne parlerai pas non plus du temps pris pour avertir l’épouse de l’homme ayant sauté du pont alors qu’ils étaient juste à côté.

Je pourrais aussi évoquer la psychologie des personnages. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi inconstant sauf peut être Victor Newman lorsqu’il décide de quitter Nikki pour Ashley, pour finalement revenir vers Nikki, puis décider que Diane est mieux avant de lui préférer Nikki jusqu’au moment Ashley réapparaît. Oui je parle bien des Feux de l’Amour où la psychologie des personnages peut changer du jour au lendemain. Oh! Bien sûr, des fois on l’explique par un jumeau machiavélique ou une mystérieuse maladie. Ben Conspiration, c’est un peu pareil. L’auteur annonce une chose, puis annonce que ce n’est pas ça, puis revient dire que ce n’est pas tout à fait ça non plus et au final, ça ne veut plus rien dire et ce n’est même plus crédible.

Un bon thriller psychologique repose sur des fausses pistes crédibles, des personnages crédibles et ne multiplie pas forcément les rebondissements. Oui il va faire douter le spectateur, mais sans en rajouter des tonnes. Conspiration se revendique thriller sauf qu’il ne l’est pas, qu’il risque de dérouter les amateurs du genre et c’est dommage. S’il était vendu avec une étiquette Soap, un peu plus de second degré, il pourrait rencontrer des lecteurs qu’il rate totalement à l’heure actuelle…

Enfin pour que la rencontre soit réussie, il faudrait sans doute que l’auteur retravaille son livre, qui manque clairement de relecture et qui participe à faire perdurer l’idée que les livres auto édités sont bourrés de fautes.


Verdict : Je ne conseille pas

mercredi 14 février 2018

[SP] La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin par Lydie A. Wallon

mercredi 14 février 2018
Résumé : En 3602, la Terre n’est plus qu’une planète à l’abandon. Trois races distinctes, issues des humains, ont colonisé de nouveaux systèmes.
Kendalh, une scientifique « homogène » — l’espèce dite supérieure — rejoint sa planète après une mission de plus d’un an. Sa vie extrêmement réglée prend un virage inattendu lorsque son vaisseau s’écrase sur un territoire hostile, envahi de créatures monstrueuses.
Quel choix lui reste-t-il quand celui qui lui sauve la vie est un de ces détestables humains, et qu’il tire des pouvoirs étranges de cristaux que tous pensaient disparus ?



Titre : La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin


Auteur : Lydie A. Wallon


Édition : Auto Edition


Aujourd’hui, je vais vous parler de la Nébuleuse d’Héra et de son premier tome : La toile du Destin écrit par Lydie A.Wallon. Je tiens d’ailleurs à remercier cette dernière de m’avoir proposé son livre en service presse, mais aussi de sa patience. Oui, je vais être honnête, niveau délai, je n’ai vraiment pas assuré. Bref, revenons à son roman de science-fiction. 

Un, j’étais contente que ce soit de la science-fiction. C’est mon genre préféré, j’aime voyager dans le futur, et notamment dans l’espace. J’ai aimé le fait qu’on sorte de la dystopie ou encore du post-apocalyptique, deux sous-genres que j’adore, pour plonger dans du space opera. Je crois que ça faisait un moment que je n’en avais pas lu, et ça m’a fait du bien.

Deux, ce livre a un univers solide. Comme l’autrice maîtrise son sujet, son futur est cohérent, ce qui est une excellente chose. Je ne me suis pas sentie noyée par les moments explicatifs parce qu’ils n’étaient ni trop longs, ni trop compliqués. En plus ils s’intégraient bien à l’histoire.

Trois, le thème de ce livre est d’actualité. Dans la Nébuleuse d’Héra, il est question de discrimination. Elle ne touche pas la couleur ou le genre de l’individu, mais ses gènes. Les humains détestent les homogènes qu’ils qualifient d’humains éprouvette. Du coup les tensions sont nombreuses et rien n’est forcément fait pour arranger les choses puisque les « mélanges » sont interdits. Eh oui, un humain et un homogène n’ont pas le droit de s’aimer. Il ne faudrait pas abîmer le capital génétique du second. J’ai apprécié la manière dont le sujet était traité, le fait que les mentalités ne soient pas forcément figées dans le marbre et que certaines évoluent. Le chemin vers une cohabitation apaisée n’en demeure pas moins long comme le laisse penser la fin de ce premier tome.

Quatre, les femmes. Ce livre possède plusieurs héroïnes, qui ne sont pas de simples plantes vertes. Même la jeune Cassandre réussit à tirer son épingle du jeu avec sa candeur, sa fragilité, mais surtout sa volonté d’essayer de s’en sortir. J’ai aimé cette petite. Très fort. Riah aussi a su me plaire avec son caractère bien trempé. La demoiselle ne se laisse pas faire, mais parvient à être attachante alors qu’elle pourrait être agaçante. Elle l’est parfois sauf que je ne veux pas la voir changer pour devenir plus douce. Par contre, j’ai hâte de savoir quelle voie elle va prendre. J’espère qu’elle saura faire les bons choix, car je trouve qu’un grand avenir l’attend. Elle a tout pour devenir une grande héroïne, une figure importante susceptible de marquer l’histoire avec un grand H de la saga. À l’inverse, je dois avouer que je n’ai pas été aussi attachée à Kendalh. Je l’apprécie, mais il lui manque un petit quelque chose. Elle est un peu trop parfaite à mes yeux. J’aurais aimé qu’elle sorte davantage de sa zone de confort, mais nous n’en sommes qu’au premier tome. Il faut sans doute garder quelques munitions pour la suite… et du coup j’en attends beaucoup. Je pourrais aussi évoquer Abigail, que j’aurais aimé voir plus développer, car elle a un potentiel de malade et qu’elle faisait un peu trop guerrière plante verte. Il y a aussi Nandini… que je voudrais comme patronne, chef ou présidente tous les jours. Bref, j’ai aimé cette galerie de femmes. Même Lady Maryse.

Cinq, et si on évoquait nos petits mâles ? Là je suis plus mitigé. J’ai beaucoup Meh Boh, qui est un personnage attachant. J’ai aimé le fait qu’il soit mi-loup, mais pas guerrier pour autant. Il est maladroit tout en étant touchant. J’ai eu une fois envie de le secouer pour son propre bien. Juste une. À côté, j’aimais ce personnage, le fait qu’il soit paisible et qu’il démontre qu’un homme peut être doux et pas ennuyeux. Quant à Rajan, il porte bien son nom. Je l’ai trouvé rageant par moment. Dans son ensemble, il s’en tire bien, mais comme Kendalh, il lui manquait quelque chose. Je dois d’ailleurs avouer que je n’ai pas adhéré à leur relation. Qu’on la voie arriver à des kilomètres, ce n’était pas gênant. Par contre, je n’ai senti aucune alchimie entre les deux, cela sonnait trop souvent faux. Du coup, je suis passée à côté. (et c’est peut-être pour ça que j’ai eu du mal avec ces deux personnages) Maintenant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le voyage.

Et le reste du casting masculin m’a paru un peu trop stéréotypé par moment. En tout cas, je n’ai pas eu la sensation qu’ils tiraient leur épingle du jeu. J’aurais aimé qu’ils soient un peu plus solides pour vraiment jouer à armes égales avec les personnages féminins, que cela mette ces dernières encore plus en valeur. Néanmoins, je ne vais pas non plus crier au scandale parce qu’il est trop rare d’avoir ce genre de situations où les personnages féminins s’avèrent plus solides que les personnages masculins. Cela change quand même des trop nombreuses fois où la demoiselle sert juste d’intérêt amoureux ou de plante verte pour le décor.

Six. L’intrigue. Je l’ai trouvée intéressante. Plusieurs histoires se dévoilent sous nos yeux. Elles finissent par se retrouver pour aboutir à une dernière ligne droite haletante ou presque. Je dirais qu’il y a un petit problème de rythme dans l’exécution du scénario. La mise en place est un peu longue. J’ai eu un peu de mal à me mettre dedans. Sans doute que le résumé en disant trop. Ensuite, je me suis laissé porter jusqu’à un drame se produise… Je ne vais pas l’énoncer, car ce serait gâcher la surprise. Du coup, ce drame sonnait pour moi comme l’annonce de l’épilogue. Sauf que non. Ils se passent encore des choses et j’ai trouvé qu’elles mettaient un moment à se résoudre. En fait, ça ne m’aurait pas dérangé qu’on termine sur le drame, puis qu’on le résolve dans le tome suivant. D’ailleurs, j’avoue trouver la résolution un peu facile, voire dommageable pour le personnage. Maintenant, je n’en suis pas morte, j’ai toujours envie de savoir la suite… et c’est l’essentiel.

En conclusion, ce premier tome n’est pas exempt de défauts, mais ils ne sont pas suffisants pour qu’on passe à côté. Cette entrée dans la Nébuleuse d’Héra donne envie d’en savoir plus. Elle fait la part belle aux femmes, et Dieu sait que ça fait du bien, car les héros sont trop souvent masculins. En plus l’univers est solide, le thème intéressant, l’intrigue réussie malgré quelques soucis de rythmes… Bref ce serait vraiment dommage de passer à côté !


Je conseille. 





dimanche 24 septembre 2017

Aurélien, sa dinde et moi : Divorces et conséquences par Claire Bianchi

dimanche 24 septembre 2017
Résumé :
Que faire lorsque vous êtes avocate spécialisée en divorces, ne croyez pas au mariage et que votre meilleur ami (mais pas que) vous annonce sa merveilleuse union avec une inconnue, parfaite sous tous rapports ?

Olivia Coste, a la réponse évidente : l’en dissuader à tout prix !

Prête à tout pour sauver Aurélien de ce qui ne peut-être qu’un échec annoncé, Olivia va se lancer dans une désopilante croisade, de Hong Kong à Tokyo, avec pour seules armes ses certitudes, son culot et une volonté de fer.

Résultats surprenants garantis pour cette héroïne que vous allez adorer détester, avant de l’adorer tout court !

Une comédie romantique feelgood qui vous réserve son lot de surprises !


Titre : Aurélien, sa dinde et moi
Autrice : Claire Bianchi
Édition : Auto édition


Aujourd’hui, je retourne du côté de l’auto-édition pour vous parler d’Aurélien, sa dinde et moi, un roman écrit par Claire Bianchi.

Autant le dire de suite, je n’ai pas adhéré à cet ouvrage. Je n’ai rien contre les narrateurs présentés comme des anti-héros, certains passent bien, d’autres non. Dans le cas présent, je n’ai pas apprécié le personnage principal. Son égoïsme m’a tapé sur les nerfs. J’ai eu envie de la voir se vautrer tout au long du roman. J’aurais voulu qu’elle apprenne à encaisser même si c’est dur de voir l’homme qu’on aime choisir une autre femme… Mais ça n’arrive jamais.

En fait, le pire ce n’est pas que ce livre soit une comédie romantique basé sur l’un des principes les plus moches des romances (avouer à son meilleur ami qu’on l’aime alors qu’il va se marier). Non le pire c’est que ce livre est problématique sur un autre point : la population asiatique.

Alors, je peux comprendre qu’Olivia déteste sa rivale. Je peux saisir qu’elle ait des préjugés. Je n’adhère pas au fait qu’ils ne sont jamais remis en cause. Je n’accepte pas que les deux seuls personnages féminins asiatiques soient présentés comme des manipulatrices vénales. Je n’accepte pas le fait qu’il n’y ait aucune représentation féminine positive d’origine asiatique. Pourtant Olivia se fait une amie en Chine… sauf que c’est une expatriée européenne à la peau cuivrée. Je pourrais aussi évoquer la comparaison douteuse des yeux de Jennifer Li avec ceux des mangas… Ne pouvait-elle pas s’en prendre à autre chose ?

Oui, je sais, vous allez me dire, c’est sa rivale ! Elle a bien le droit d’être injuste. Sauf que non. Je suis désolée. À un moment donné, il faut arrêter de trouver des excuses au racisme. Je n’approuve pas le fait qu’une narratrice le soit si personne n’est là pour l’aider à changer de point de vue ou la remettre à sa place. Je n’aime pas l’image dépeinte par ce roman.

En plus, la Chine et le Japon ne sont que des excuses pour apporter du dépaysement à l’intrigue. Cela n’apporte rien. La rivale aurait très bien pu être blanche. Le cas de divorce de la Thaïlandaise aurait très bien pu, ne pas être évoqué. Alors oui les mariages blancs ça existe, mais où est l’intérêt pour l’intrigue ? Aider Olivia à voir qu’Aurélien et Jennifer ne s’aiment pas ? Même pas. La seule chose que ça fait, c’est enfermer les racisés dans des rôles négatifs. 

Donc non. Je n'ai pas aimé détesté l'héroïne. Je l'ai détestée tout court. J'ai détesté le racisme à l'encontre de la population asiatique. Je ne conseille donc pas ce livre et le goût amer qu'il m'a laissée. 

Je ne conseille pas.



jeudi 7 septembre 2017

Interview d'E.R Link par Jupsy

jeudi 7 septembre 2017


Comme c’est ta première interview, je vais te demander de te présenter à ceux qui ne te connaîtraient pas encore !
 
Bonjour Jupsy et merci pour cette interview. Je suis E.R. Link, autrice de romans ancrés dans l’imaginaire, teintés d’aventure, de drames et de romance. Mon nom de plume vient de la fusion de mes vies réelle et virtuelle puisque c’est par Internet que j’ai commencé à publier mes histoires en 2006, sur des blogs. E.R sont les initiales de mes prénom et nom dans la vraie vie, Link est le surnom que mes lecteurs m’ont donné sur le Web.



 
Maintenant que les présentations sont faites, pourrais-tu nous expliquer d’où vient ton inspiration pour Strawberry Fields ?

Je ne saurais trop le dire de façon vraiment spécifique en fait. L’histoire s’est imposée à moi en 1995, avec deux autres très différentes : une que j’ai déjà écrite et publiée, les Compagnons de l’Arc-en-Ciel et une que j’écris actuellement.
L’inspiration peut être très mystérieuse. C’est comme si l’esprit avait longuement mûri en secret dans les limbes du cerveau pour d’un coup sortir trois briques et dire : voilà, ça, ça et ça, tu dois le raconter.
Toutefois, je vois Strawberry Fields comme la lente maturation de certaines de mes lectures de jeunesse et d’étudiante. Ce sont sûrement elles qui m’ont amenée à développer ce récit de façon inconsciente : Autant en emporte le vent, Oliver Twist, Hamlet, Alice au pays des Merveilles, Le Petit Prince, les hauts de Hurlevent, À l’ouest rien de nouveau, mais aussi des origines plus surprenantes comme Candy...

 
Pourquoi ancrer l’histoire d’Axelle et de Quentin dans la littérature de l’imaginaire, et non dans la littérature historique ?

Strawberry Fields a connu quatre versions avant de prendre sa forme actuelle. Au tout début, je voulais raconter l’histoire au XXe siècle, mais en avançant, je réalisais que cela ne cadrait pas avec l’ambiance, les situations. Je me suis naturellement retrouvée bloquée au bout de quelques chapitres, incapable à ce stade de comprendre encore d’où venait le souci.
Quelques années plus tard, j’ai tenté de reprendre dans une version historique. Si cette fois le décor, l’esprit du XIXe cadraient mieux avec mon récit, je me suis retrouvée bloquée de la même façon à la fin de la première époque, toujours sans parvenir à mettre le doigt sur l’origine du problème.
J’avais mon histoire, mes événements, mes personnages, je ne comprenais pas ce qui clochait. J’étais furieuse contre moi-même. Quelques années passent, je retente en historique. Re-blocage.
Puis, en parallèle, je me suis penchée sur l’écriture de nouvelles et j’ai découvert le steampunk. Là, ça a fait tilt ! Je n’arrivais pas à écrire, car j’étais trop enfermée dans un contexte historique réel, dépendant du lieu où se déroulait l’action, des événements de l’époque qui ne se produisaient pas forcément comme je le voulais, quand je le voulais.
Du coup, j’ai repris la rédaction en l’incluant dans un univers imaginaire, la Terre des Brumes, dont les accents steampunk m’ont permis de me libérer de la pression historique.
J’ai pioché tous les éléments du XIXe et début XXe siècles qui m’intéressaient : guerres napoléoniennes, guerre de 14/18, collèges de jeunes filles anglaises, les orphelinats religieux, les exactions des apaches de Paris, l’essor de la révolution industrielle, les tensions entre la France et l’Allemagne pour garder l’Alsace et la Lorraine, l’insouciance de la belle époque...
J’ai tout combiné à ma sauce, à travers mon propre contexte géopolitique, ma propre géographie, mes mœurs, ma religion et la magie a opéré. Tout s’est débloqué.

 
Je sais que tu es une autrice, qui se documente beaucoup pour ses romans. Sur ce roman, t’es-tu découvert une nouvelle passion ?

Je me découvre de nouvelles passions dès que j’écris un nouveau roman. La documentation, le souci du réalisme me passionnent. Où que je place l’action de mon livre, je cherche, je m’abreuve de récits, d’anecdotes. Je lis des auteurs de l’époque, des ouvrages historiques. Pour Strawberry Fields je me suis régalée avec l’argot et le langage des fleurs.
Le langage des fleurs est présent tout au long du roman, puisque la religion officielle de la Talégalle est entièrement basée dessus. Ce souci du détail me pousse à vous avouer que si vous croisez des chardons, des amandiers, des coquelicots, des saules ou des ancolies et non des buissons, des bosquets, des arbres ou des fleurs ce n’est jamais pour rien. Vous pouvez vous amuser à chercher leur signification et leur symbolisme et vous découvrirez que si la plante est nommée là, à ce moment-là c’est parce qu’elle représente : ou la situation que vous lisez, ou les sentiments d’un personnage présent dans la scène.
Pour l’argot, je m’amusais à chercher les mots les plus improbables dans une anthologie de 16 dictionnaires d’argot de 1827 à 1927, argoji, que vous pouvez trouver en libre accès sur le net. Certains termes désuets sont d’une truculence rare et un vrai bonheur à mettre dans la bouche des personnages. D’autres, que l’on emploie toujours aujourd’hui, n’avaient pas le même sens à l’époque, et c’est toujours très drôle de jouer avec la langue pour les recontextualiser dans leur état natif.

 
Un de tes personnages souffre de maladie mentale. Comment t’es-tu préparée pour traiter sa pathologie ?

Je me suis documentée sur la question. Kimberley souffre de schizophrénie à dominante catatonique avec sentiment de dépersonnalisation, à une époque où la schizophrénie n’était pas connue comme telle, mais simplement associée à la folie. Pour moi, il était hors de question de sombrer dans le cliché que l’on voit trop souvent sur le sujet : le dédoublement de personnalité.
Il y a bien un conflit de personnalité chez Kimberley, mais j’ai cherché à le rendre le plus proche possible de celui vécu par certains schizophrènes.
Pour cela j’ai bien sûr lu de nombreux témoignages de personnes souffrant de cette maladie. Les mots des malades décrivaient plus que des symptômes. Ils décrivaient leur manifestation physique et mentale. J’ai toujours à cœur d’immerger le lecteur dans le personnage et chercher à lui faire ressentir ce qu’il ressent.
J’ai également interrogé des médecins et des infirmières évoluant en hôpital psychiatrique (j’ai la chance d’avoir des amis dans le milieu médical). Leurs témoignages, leurs anecdotes, leur ressenti m’ont été très précieux dans la construction du personnage de Kimberley.

 
Quel personnage t’a donné le plus de fil à retordre lors de l’écriture ? Pour quelle raison ?

Kimberley a été pour moi très complexe à écrire. Parce que j’ai une peur viscérale de la « folie », comme Maupassant. Je craignais qu’en me plongeant dans son esprit pour mieux en faire ressentir tous les désordres à mon lecteur, je finisse par me perdre moi-même.
Sinon Charlaine a été également très compliquée à appréhender. J’ai découvert, lors de ma troisième tentative de rédaction, que c’était aussi un peu à cause d’elle que je bloquais. Elle me terrorisait. Cette fille joue à égalité avec les hommes dans un milieu d’une violence inouïe, à une époque où il était particulièrement difficile de se faire une place en tant que femme. Elle se situe même au-delà de l’égalité, elle domine les hommes, elle leur fait peur. La vie l’a abîmée physiquement et psychologiquement, pour en faire une sorte de monstre qui me collait des frissons dès que je devais écrire son nom. D’un côté, j’admire sa force de caractère, ce talent qu’elle a pour diriger avec une telle poigne des hommes dans un milieu aussi dur que les gangs de rues, mais d’un autre je ne peux pas lui pardonner sa froideur et son manque total d’empathie.

 
À l’inverse, quel personnage a été le plus facile à manier ?
 
Quentin. Il est le personnage le plus proche de moi. À travers lui, j’ai pu me livrer au lecteur, me mettre un peu à nu surtout pour décrire mon rapport à l’écriture. Il porte en lui le décalage que j’ai connu moi aussi étant enfant, époque où je n’avais que peu d’amis, car personne ne voulait jouer avec moi à cause de mon vocabulaire « compliqué » ou ma façon de transformer un simple jeu d’enfant en une aventure alambiquée.

 
Dans Strawberry Fields, le lecteur navigue entre lettres manuscrites et chapitres. À un moment donné, tu vas même jusqu’à lui proposer de résoudre des énigmes. Pourquoi ?

Je lui propose même de remplir le questionnaire à la fin du roman (raison pour laquelle je préfère conseiller la version papier à la version numérique) ! Pour l’impliquer directement dans l’action. Pour le mettre lui aussi dans la peau d’un personnage. Lui faire vivre physiquement l’aventure. Le sortir de son simple statut de lecteur, de spectateur passif et devenir un véritable personnage, le forcer à prendre part au récit en somme. Et ainsi lorsqu’il referme le livre, il a lui aussi posé sa pierre dans le Livre au trésor. Il ne lui reste plus qu’à le transmettre à son tour, afin de ne pas rompre la chaîne.

 
De nombreuses références sont présentes au sein de ton ouvrage. Shakespeare, Lewis Carroll ou Saint Exupery sont présents… mais est-ce que le sourire de Charlaine est un hommage au Joker ?

Le sourire de Charlaine est celui de Gwynplaine du roman l’Homme qui rit de Victor Hugo. Mais on pourrait dire que sa cruauté est proche de celle du Joker, en effet ! * rire *

 
Un dernier mot pour la route ?

Merci pour cette agréable interview, avec des questions pertinentes auxquelles j’ai pris un réel plaisir à répondre. Je souhaite une très longue vie à ton blog. Je sais que tu as pu recevoir des mots durs, mais je tiens à dire que j’apprécie ton honnêteté. Je sais que si un jour un de mes romans ne trouvait pas grâce à tes yeux, tu le dirais, même si nous avons à côté des relations cordiales et que nous rions bien sur d’autres sujets et c’est quelque chose de rare. Parce que cela rend les chroniques élogieuses que tu rédiges d’autant plus précieuses, d’autant plus sincères. Ne change pas. Même si le monde entier te tombe dessus. C’est toi qui es sur la bonne voie.
 

Pour aller plus loin :


dimanche 3 septembre 2017

[SP] Mayana par Voyageuse des Mots

dimanche 3 septembre 2017
Résumé : Mayana est une jeune femme promise à un brillant avenir. Elle est une apprentie guerrière douée. En très peu de temps tout va basculer. Son village natal va être détruit par les soldats du Seigneur d’Ivoire. Son apprentissage se terminera en route, l’obligeant à brûler des étapes essentielles pour grandir. Sa rencontre avec un Infernus, un terrible dragon utilisé par les ennemis comme une machine de guerre, la précipitera dans une aventure qui la dépasse. Elle va faire face à une réalité à laquelle elle n’a jamais été préparée : celle des doubles jeux et des apparences.
Très vite, une course contre la montre va s’engager pour contrer l’ennemi, l’empêchant souvent de prendre le temps de la réflexion. Elle ne va pas mener seulement une quête pour sauver l’empire mais aussi celle de son identité. Est-elle :
- Une jeune femme fragile et embourbée dans l’espace surprotégé des enseignements reçus ?
- Une jeune femme pleine de ressources qui tire parti de ses erreurs ?
Suivez ses traces.
Titre : Mayana
Auteur : Voyageuse des Mots

Édition : Auto Edition



Aujourd’hui, je vais vous parler de Mayana écrit par Voyageuse des Mots. Je tiens d’ailleurs à remercier cette dernière de m’avoir proposé ce service presse.

Autant le dire de suite, je suis dans un cas où je ne conseillerai pas le livre. En tout cas, je ne vous encouragerai pas à le lire dans son état actuel. Je dois le reconnaître, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher au début. J’avais cette désagréable sensation d’être en apnée. J’ai cru que cela venait de la construction de certaines phrases, de la mise en page, puis j’ai saisi que le souci était un peu plus complexe.

Pour commencer, je vais parler de la mise en page. Au début du livre, j’ai trouvé l’ensemble trop dense. En fait, cela manquait de retour à la ligne, les paragraphes étaient trop compacts et cela participait à la sensation d’étouffement. J’aurais aimé plus d’espace entre les paragraphes, plus d’air. Cette impression a été aggravée par des phrases longues. J’en ai annoté quelques-unes dans le prologue si cela intéresse l’autrice.

Donc j’ai failli décrocher plusieurs fois durant la première partie du roman. Je me suis néanmoins accroché, car la seconde moitié du livre est nettement moins pénible à lire. Elle n’est pas parfaite, mais elle m’a permis de saisir d’où venait le problème avec Mayana.

D’ailleurs le plus grand défaut de ce livre (tout en étant sa principale qualité) c’est Mayana. Alors je m’explique. Mayana est l’héroïne. Mayana est aussi paranoïaque au départ. Elle l’est pour d’excellentes raisons. Le souci c’est qu’on est dans une narration en je. Du coup, le lecteur est dans la tête de Mayana. Il la voit donc se poser des questions, être obsédée par l’idée d’être manipulée, de se faire manipuler et de ne pas savoir vers qui se tourner.

Oui, c’est crédible. Pour avoir été victime d’emprise, je me suis reconnue en Mayana. Sauf que je ne mettrais jamais un tel personnage en je. Pourquoi ? Parce que trouver l’équilibre serait très dur et ici, l’autrice n'y est pas parvenue. La psychologie prend trop souvent sur le pas sur le reste. Elle nous fait oublier le décor et l'action. Elle nous donne l'impression que les choses n'avancent pas. C'était comme un jeu vidéo qui se mettrait trop souvent en pause et jamais au bon moment. C'est dommage. Pourquoi ? Parce que ce roman de fantasy repose sur la relation malsaine de Mayana avec d’autres personnages, ce qui lui permet de sortir des clichés habituels de la fantasy. Et c’est un bon point.

Il faut attendre la seconde partie pour que Mayana soit plus facile à lire. D’ailleurs, c’est quand elle commence à reprendre confiance qu’elle est plus aisée à suivre, que l’écriture devient plus agréable. Cela reste imparfait, car des longueurs demeurent, mais le monde autour de Mayana semble davantage exister.

Alors oui, je sais. Tous les auteurs n’aiment pas entendre des conseils de leurs lecteurs, mais là je pense que si Voyageuse des Mots élaguait un peu son ouvrage de rebondissements et de questionnements de Mayana (ou changeait la narration en elle), ce serait un livre de fantasy à découvrir. En attendant, je ne peux pas le recommander et j’en suis désolée. 


Je déconseille

mardi 1 août 2017

Strawberry Fields par E.R Link

mardi 1 août 2017

Résumé : En Talégalle, pays de la Terre des Brumes, malgré la menace de conflit avec l’empire voisin, une partie de la population prospère grâce au commerce des soieries. Mais la pauvreté fait également rage : gangs de voyous dominent dans les grandes villes tandis qu’en campagne les orphelinats sont surpeuplés. Le destin d’Axelle, Quentin et Kimberley, trois orphelins du foyer de Saint-Jéthel sera intimement lié aux soubresauts de l’histoire taléganne.

Titre : Strawberry Fields
Auteur : E.R Link

Édition : Auto Edition


 
Aujourd’hui, je vais vous parler de Strawberry Fields, un roman écrit par E.R Link avec lequel j’ai passé un agréable moment.

Ce livre ne raconte pas seulement une romance entre deux êtres. Il conte aussi leur existence ainsi que celle de leur entourage. J’aurais donc tendance à le classer dans la catégorie « chroniques d’une vie », que j’affectionne particulièrement. Oui, j’aime les histoires où les enjeux ne sont pas la survie d’un univers ou un complot visant à renverser le prince. J’apprécie de suivre des héros ordinaires au travers de leur simple destin. J’adore l’idée aussi que l’amour puisse unir deux êtres malgré les épreuves.

Car oui, les personnages vont en vivre des épreuves. Axelle et Quentin vont se perdre à plusieurs reprises pour mieux se retrouver. Ils ne vont jamais cesser de s’aimer et de se battre pour rester ensemble. Des leçons seront retenues comme celle de réfléchir à deux fois avant de jouer avec certaines forces. S’ils sont les héros du roman, ils ne sont pas seuls pour l’animer. Il y a Charlaine dont le charisme est aussi terrifiant que son caractère. Je le reconnais s’il était possible de découvrir comment elle a fini ainsi, je ne dirais pas non. Après ce ne serait sans doute pas sans risque pour l’autrice, car il faudrait être à la hauteur de l’aura du personnage… Et parfois, certaines choses doivent rester dans l’ombre pour laisser place à l’imagination des lecteurs.

Je ne pourrais pas parler de cet ouvrage sans évoquer le cas d’Ophélie. Euh non, je devrais dire Kimberley… Ophélie ou Kimberley, telle est la question ? Ce personnage est aussi attachant qu’effrayant. Sa folie est palpable, visible et déchire le cœur à plusieurs reprises, car l’envie de la voir s’en sortir est là. L’espoir surgit à chaque période d’accalmie pour mieux disparaître quand la maladie réapparaît pour l’entraîner vers le fond… elle et ses proches.

Et évoquer Kimberley permet de rebondir sur un point fort du livre : sa richesse. Ce n’est pas un premier jet comme j’en ai trop lu en auto-édition. Strawberry Fields est un roman abouti où l’on sent que l’autrice a pris le temps de se documenter sur plusieurs sujets comme l’argot ou encore la signification des fleurs. Elle ne s’est pas contentée de la surface, elle est allée en profondeur pour offrir un univers solide servi par sa plume maîtrisée. Je n’ai croisé aucune coquille lors de ma lecture. Je n’ai pas vu de fausse note dans l’usage de son français. J’ai relevé de nombreuses références. J’ai apprécié les illustrations et les lettres. Et puis il faut parler des énigmes qu’il est possible de résoudre. L’autrice a abattu un sacré travail, elle s’est donné du mal pour écrire un ouvrage aussi riche que complet. Qui a dit que l’auto-édition n’offrait que du bâclé ? Pas moi. Et je suis ravie d’avoir ce très bel exemple pour le démontrer.

Alors bien sûr tout n’est pas parfait. En même temps quelle œuvre l’est ? Aucune. Donc Strawberry Fields a bien un bémol, celui de sa fin où le rythme se brise brutalement dans la dernière partie. J’aurais tendance à penser que l’autrice a expédié un peu trop vite son épilogue. Pourquoi ? Parce que durant tout l’ouvrage, elle a pris le temps nécessaire pour dénouer les fils de l’existence de ces héros. Il n’aurait pas été incohérent qu’elle s’offre quelques pages supplémentaires pour régler convenablement l’ultime rebondissement dans la vie de Quentin et Axelle.

Un autre souci vient troubler un peu la lecture sur la liseuse. Le livre est enrichi d’illustrations, de lettres écrites à la main et malheureusement sur la fin les derniers sont moins lisibles. Du coup, j’aurais tendance à conseiller la version papier, ce qui ne serait pas du gâchis vu la qualité de l’ouvrage.

Pour résumer, je dirais que Strawberry Fields est à classer dans le panier haut de l’auto-édition grâce à la plume maîtrisée de son autrice, la solidité de l’univers qu’elle y décrit et des personnages plus vrais que nature. À découvrir donc si vous aimez suivre des héros ordinaires dans l’accomplissement de leur existence. 

Je conseille.

Encore un Chapitre © 2014