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jeudi 17 septembre 2020

Tout en nuances : Alexa par Erika Boyer

jeudi 17 septembre 2020
Résumé : Ancienne militaire, Alexa a rencontré Eden en Syrie lors d’une mission. Elles se sont retrouvées à Paris, l’une infirmière, l’autre patiente, et ne se sont alors plus jamais quittées.

L’amour qui unit ces deux femmes est sans limite, mais les secrets et les mystères qui entourent la vie de famille d’Alexa l’empêchent d’être pleinement heureuse, et il arrive un moment où elle ne peut plus se cacher ni prétendre.

Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et à entendre ? Ressortira-t-elle indemne de cette chasse au passé ?

- Inspirés des plus grandes divinités gréco-romaines, les personnages de la saga Tout en nuances vous emmèneront dans un univers où la diversité est le maître-mot. -

Trigger warning (attention, spoilers potentiels) : #religion #judaisme #homosexualitefeminine #agressionsexuelle #armee #guerre

Titre : Tout en nuances, tome 2 : Alexa

Autrice : Erika Boyer

Auto Edition

Aujourd’hui, je vous propose ma version écrite de mon avis sur Alexa écrit par Erika Boyer. Premier point à retenir, c’est un second tome, mais un tome indépendant. Je n’ai donc pas lu le précédent et cela ne m’a pas gêné dans ma lecture. Néanmoins, j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnages du premier ce qui m’a donné envie d’en apprendre plus sur eux. Je vais donc sans doute m’y plonger prochainement.

En attendant, je vais vous parler d’Alexa qui n’est pas une romance entre deux femmes. Il n’est pas question de voir un couple se former sous nos yeux, mais de le voir évoluer au travers des obstacles que la vie a décidé de leur offrir. Alexa est bien sûr au cœur de l’intrigue avec sa famille qui a ses particularités, mais aussi ses secrets. Il y a ce père, qui ne semble avoir joué que le rôle de géniteur, ce frère dont elle se passerait bien par moment et cette mère dont elle est si proche… mais à qui elle n’ose parler d’Eden.

Pourquoi ? Eh bien, ce n’est pas l’homophobie. La raison est tout autre. Au départ, je n’étais pas spécialement convaincue par cette dernière, mais lorsque les fils se dénouent, j’ai compris. Cette quête de compréhension permet aussi à Alexa de se rapprocher un peu des hommes de sa famille tout en bénéficiant du soutien d’Eden. D’ailleurs, celle-ci vit aussi ses propres drames puisqu’elle est touchée par un événement traumatisant au début du roman. 

À l’inverse d’Alexa, Eden ne cache pas son couple à sa famille, mais tout n’est pas parfait. Tout n’est tellement pas parfait que je veux un tome sur le frère d’Eden, car je veux savoir s’il aura droit au bonheur lui aussi. Je trouve d’ailleurs qu’Eden est à l’image de la plume de l’autrice : douce et bienveillante. Oui, il y a des thèmes durs dans cette histoire, il y a des choses qui écœurent, mais il y a aussi de l’espoir et du respect. Je n’ai pas l’habitude de me tourner vers des histoires écrites avec ce ton, et là je le regrette parce que cela met clairement du baume à l’âme. Parce oui, on peut raconter des choses dures, mais on peut aussi s’autoriser à espérer que malgré les blessures, les choses parviennent à s’arranger et qu’on se comprenne enfin.

Pour être honnête, j’avais déjà essayé de lire Erika Boyer, mais ma première expérience s’était soldée par un abandon. J’ai pensé que ce n’était pas pour moi. J’ai quand même voulu retenter l’expérience avec un résumé qui me parlait davantage, et je ne le regrette absolument pas. Je pense que c’est important de redonner une chance à un auteur, car, à moins d’être allergique à son style, il est possible qu’un de ses livres parvienne à toucher. Là je sais que je vais sans doute lire les autres tomes de cette série, car j’ai senti une affinité claire et j’en suis ravie.

Pour conclure, Alexa est une histoire à lire qui est tout en nuances avec de la diversité bien représentée.


Je conseille.

mardi 20 août 2019

Chasse-les-Ombres par Paminqa

mardi 20 août 2019
Résumé : La planète Perséphone vit au rythme de longues Nuits qui durent pendant plusieurs mois terrestres. Afin de protéger la population de monstres tapis dans les marais qui ne craignent que la lumière, les Chasse-les-Ombres doivent entretenir la flamme des lanternes publiques qui écartent l'obscurité et brûlent sans discontinuer jusqu'au retour de l'Aube.



Mais alors que tombe le Crépuscule, des événements étranges et inquiétants se multiplient dans la petite ville de Lux Ferre : des lanternes sont retrouvées brisées, des créatures hideuses sortent au grand jour et de sinistres ambassadeurs aux motivations troubles font leur apparition.



La discrète Nour aurait bien voulu ne pas être mêlée à tout cela. Elle est, d'ordinaire, bien heureuse de laisser son amie Zillah mener la danse. Mais alors que les ombres s'allongent, Nour se retrouve plongée malgré elle dans une intrigue qui la dépasse. Avec l'aide d'une pharmacienne taciturne, de jumelles bien informées, d'un horloger dans la lune et d'une ancienne rivale peu rancunière, il ne lui reste que peu de temps pour résoudre le mystère avant que la Nuit tombe.


Titre : Chasse-les-Ombres

Autrice : Pamimqa

Editeur : Mxm Bookmark Collection Infinity


Je poursuis mon exploration de l’appel à texte Aube et Crépuscule de MxM Bookmark avec Chasse-les-Ombres écrit par Paminqa. Ai-je aimé ?

Oui. Cette lecture fut agréable. À chaque fois que j’ai dû m’interrompre, c’était à regret et avec l’envie de la reprendre dès que l’occasion se présenterait.

J’ai apprécié cet univers où nos héroïnes sont des allumeuses de lanternes dont le but est de repousser l’obscurité. Elles doivent veiller à ce que la lumière soit toujours présente, et que le matériel demeure en bon état. Et ce n’est pas un travail facile puisque des ombres se cachent dans la nuit, prête à dévorer le pauvre citoyen qui a le malheur de venir s’y perdre. Résultat, quand quelqu’un s’amuse à détruire les lanternes, Nour et son amie Zillah vont chercher à découvrir ce qui se passe avant que cela ne retombe sur la deuxième. Est-ce une simple bande d’idiots ou est-ce une affaire bien plus grave ?

Comme il est aisé de s’en douter, l’histoire va se compliquer. Heureusement, elle ne va pas se perdre dans des conjectures trop complexes. Point de volte-face inutile, de camps par milliers, juste ce qu’il faut pour offrir une intrigue efficace à son lecteur. En plus, cela ne s’étale pas en longueur, ce qui est encore mieux.

Le tout est servi avec une galerie de personnages essentiellement féminins même s’il y a bien quelques représentants de la gent masculine. Je crois qu’il n’était que deux… sans compter les gardes pas toujours très sympathiques avec les Chasse-les-Ombres. D’ailleurs en 200 pages, l’autrice réussit à offrir un univers qui tient la route et ce n’est pas donné à tout le monde. Ce petit point souligné, revenons à nos héros. Chacun a son caractère, tous ne sont pas exempts de clichés, mais ils fonctionnent bien ensemble. Bien entendu, Nour reste ma préférée, ainsi que Zillah et puis Carmina évidemment. Je pourrais aussi évoquer les jumelles un peu commère, mais fidèles amies, ou encore ce pauvre horloger un peu dans la lune, mais génial inventeur. Oh ! Et puis la scène avec la mère des sœurs m’a fait regretter qu’on ne la voie pas davantage.

Quant à la relation amoureuse, elle ne trouble pas l’intrigue et s’y mêle sans lui faire de l’ombre. Au début, je n’ai pas tout de suite compris à qui Nour allait donner son cœur. Je n’avais pas saisi qu’elle l’aimait déjà, mais qu’il fallait juste un petit coup de pouce du destin pour que cela se révèle. Sur le coup, j’ai été un peu déçue quand la révélation a lieu parce qu’un événement vient gentiment mettre le boxon… mais la fin m’a clairement réconciliée avec un passage adorablement mignonesque.

Au final Chasse-les-Ombres fut un bon moment de lecture m’offrant une intrigue efficace avec sa pointe de romance F/F. Je ne peux donc que vous la conseiller, surtout que les romances FF sont encore bien trop peu nombreuses dans notre paysage littéraire. 


Je conseille 


mardi 18 juin 2019

Dysfonctionnelle par AXL Cendres

mardi 18 juin 2019
 Résumé : Fidèle, alias Fifi, alias Bouboule, grandit dans une famille dysfonctionnelle ; Papa enchaîne les allers-retours en prison, Maman à l’asile ; mais malgré le quotidien difficile, Fidèle vit des moments de joie, entourée de ses six frères et sœurs aux personnalités fortes et aux prénoms panachés : Alyson, JR, Dalida, Jésus… Cette tribu un peu foldingue demeure Au Bout Du Monde, le bar à tocards que tient le père dans Belleville, théâtre de leurs pleurs et rires.



À l’adolescence, la découverte de son « intelligence précoce » va mener Fidèle à « l’autre » bout du monde : un lycée des beaux quartiers où les élèves se nomment Apolline ou Augustin, et re- gardent de haut son perfecto, ses manières de chat de gouttière et ses tee-shirts Nirvana. Mais c’est aussi là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui forme, transforme… celui qui sauve.



Titre : Dysfonctionnelle
Auteur : AXL Cendres
Editions : Sarbacanes


J’ai lu Dysfonctionnelle il y a plusieurs mois déjà. Pourtant ce n’est qu’aujourd’hui que je le trouve le temps de vous en faire un avis. J’aurais pu ne pas le faire sauf que ce livre ne mérite pas qu’on le laisse dans un coin.

Je me souviens de Fidèle comme si c’était hier. J’ai sûrement oublié quelques passages. Néanmoins, je me rappelle que sa narration m’avait touchée en plein cœur. Dès que sa voix s’est fait entendre, je l’ai suivie jusqu’au bout. Lorsque j’ai refermé le livre, j’étais triste de dire au revoir à Fidèle. J’aurais aimé découvrir quelques bouts de vie de plus à ses côtés, voir quels tournants sa route allait connaître… Mais je savais aussi que le moment était parfait pour les adieux.

Je n’ai pas oublié son entourage haut en couleur. Grâce à la voix de Fidèle, je n’ai pas pu rester de marbre face à ses proches. Bien sûr, certains étaient plus insupportables que d’autres, mais rares étaient ceux à me laisser indifférente. J’ai été plus touchée par Marilyn, Zaza ou encore Grego. J’ai une tendresse particulière pour la mère de Fidèle sans doute aidée par le regard que notre narratrice pose sur sa maman. À l’inverse, je n’ai pu que détester Dalida. Vraiment. Beaucoup.

Puis il y a aussi Sarah, qui va entrer dans la vie de Fidèle. Je dois le reconnaître, j’aurais préféré que Fidèle tombe amoureuse d’une autre personne parce que Sarah m’a souvent tapé sur les nerfs. Néanmoins, les sentiments, ça ne se contrôle pas… et Sarah réussit à démontrer qu’elle est capable de revenir sur certaines décisions avec intelligence… Du coup, je lui pardonne. Un peu. Pas tout. Je ne suis pas Jésus. (Comprendront ceux qui auront lu Dysfonctionnelle.)

Dysfonctionnelle est une histoire à découvrir, qui parle de la famille, des liens qui les unissent avec justesse. Tout n’est pas rose, il y a des hauts et des bas terribles, mais cette histoire fait du bien. En tout cas, elle m’a fait un bien fou, ce qui me pousse à la recommander chaudement ! 

Je conseille

samedi 27 octobre 2018

Dans la lumière par Amélie Voyard-Venant

samedi 27 octobre 2018
Résumé : Édictés par les mystérieux Autres, Règles et Interdits dominent toute vie. Les humains ne connaissent que le jour, condamnés à se barricader dès le crépuscule, car la nuit appartient aux monstres. Lorsque le frère d’Ellara commet un Interdit, il est emporté par les Autres, pour ne jamais revenir. Décidée à le sauver, la jeune chasseresse part à sa recherche. Pour l’aider dans sa quête, elle embauche une Guide, Myrth, à l’allure aussi énigmatique que son passé. Ensemble, les deux femmes entreprennent de traverser le continent, prêtes à affronter ses nombreux dangers ; mais pour cela, il leur faudra apprendre à travailler ensemble.


Titre : Dans la lumière 
Autrice : Amélie Voyard-Venant

Edition : MxM Bookmark Infinity


Dans la lumière conte l’histoire d’Ellara, prête à tout pour sauver son frère Ismaël. Ce dernier a eu le malheur de transgresser un interdit. Il se retrouve alors emmener loin de son village par les Autres afin d’être puni pour sa maladresse. Or Ellara est en désaccord avec cette décision. Elle part donc à sa recherche avec la ferme intention de le ramener.

Suivre Ellara dans cette quête fut un vrai plaisir. Ce personnage féminin m’a plu d’emblée. Ellara est une chasseresse talentueuse, un brin arrogante. Elle sait ce qu’elle vaut et ne se laisse pas dicter sa conduite. Sa détermination force l’admiration. Elle est curieuse. Elle n’hésite pas à poser des questions pour en apprendre plus à son guide lors de leur voyage. Elle se montre touchante quand la détresse s’empare d’elle. Tous ces traits la rendent humaine, ce qui en fait un personnage réussi.

Tout comme l’est celui de Myrth, sa guide. Cette dernière est là pour conduire Ellara jusqu’à son frère. Elle est un peu le yin de sa cliente. Elle est intelligente, plus sage dans ses décisions même si cela n’empêche pas de faire preuve aussi d’audace. Elle ne se considère pas comme supérieure à Ellara, qu’elle respecte pour ses capacités de chasseresse. Elles s’accordent à merveille ensemble. Elles forment un duo réussi, qui laissera ensuite entrevoir un couple qui peut l’être tout autant.

Car elles vont tomber amoureuses l’une de l’autre. J’ai trouvé que la naissance de leur relation est naturelle. Alors bien sûr, elles vont connaître quelques obstacles. Cela ne sera pas facile, mais cela ne sera ni lourd ni problématique. Ici, Ellara ne se fera pas sauver d’une tentative de viol. Elle ne sera pas une petite chose fragile à protéger. Elle soutiendra même Myrth dans les combats. Je n’ai pas eu la sensation que l’un ou l’autre cherchait à dominer dans leur histoire. Non. J’ai juste vu deux êtres qui se respectaient et qui s’aimaient… Et qu’est-ce que ça fait du bien à lire !

L’univers dans lequel Ellara évolue est plaisant à découvrir. Il repose sur l’idée simple qu’à la nuit tombée des monstres montrent le bout de leur nez. Cela ne l’empêche pas d’être convaincant et de posséder son lot de mystères intrigants. C’était un écrin parfait pour le voyage d’Ellara, qui ne cherche pas à sauver le monde, juste son frère d’une décision injuste. D’ailleurs, je trouve ça bien que la quête soit si personnelle, qu’il ne soit pas question d’une élue venue accomplir une prophétie. C’est rafraîchissant. Oui, je le reconnais, je fais une overdose sur les élus dans les littératures de l’imaginaire. De temps en temps, c’est bien de revenir à des causes plus égoïstes, moins épiques, et qui sont passionnantes à suivre !

Si je voulais chercher la petite bête, ce serait sur un monstre. Il est un peu cliché. Je trouve presque dommage de le voir surgir dans cette histoire. Peut-être parce que je le retrouve trop souvent en fantasy ou dans les contes de fées. Après c’est vraiment pour chipoter…

Pour conclure, je dirais que Dans la lumière a été une lecture plaisante, qui m’a fait du bien. J’étais contente de découvrir une histoire d’amour sans voir d’aspects problématiques me sauter à la figure. C’était terriblement reposant. Je conseille donc Dans la lumière pour sa romance réussie, pour ses bons personnages féminins, pour son univers et pour l’intrigue.

Et je pense qu’avec le recul, cette histoire fera sûrement partie de celles que je relirai avec plaisir.


Je conseille



dimanche 26 août 2018

Transgresser les Règles par Cathy Pegau

dimanche 26 août 2018

Résumé : La première règle criminelle de Liv Braxton : Ne pas s’impliquer sentimentalement.
Le vol par effraction ne prête pas à se montrer amical envers les victimes, et de toute manière Liv n’a jamais rencontré qui que ce soit qui en vaille la peine dans la colonie minière du Nevarro. Il est donc facile pour elle de suivre ses règles. 
Jusqu’à ce que son ex, Tonio, débarque et lui propose une opportunité qu'elle ne peut pas refuser.
Jusqu’à ce que Zia Talbot, la femme qu’elle est censée séduire et arnaquer, bouleverse ses attentes comme aucune autre.
Jusqu’à ce que les secrets de la société minière Exeter deviennent mortels.
Mais pour que ça marche avec Zia, Liv ne devra pas seulement enfreindre ses règles. Ce qui est en jeu est bien plus important qu’un cœur brisé...

Titre : Transgresser les Règles
Auteur : Cathy Pegau

Editions : MxM Bookmark


Ma lecture remonte à quelques mois. Je vais donc faire appel à ma mémoire pour vous en parler, me maudire de l’absence de notes et garder l’ebook à portée de main en cas de doutes !

Plonger dans Transgresser les règles fut un vrai plaisir. J’ai aimé suivre Liv, qui se retrouve embarquée dans un contrat avec son ex, qui doit gérer sa mère et d’autres complications. Elle ne s’ennuie pas une seconde, et nous non plus. Elle apprend même qu’elle ferait une excellente assistance. En tout cas, Zia, qu’elle doit séduire, l’apprécie beaucoup dans ce rôle. Ensemble, elles vont former un duo plaisant à découvrir au fil des pages. Néanmoins, je regrette que la romance ne débute pas plus tôt, et qu’elle soit autant en retrait en vue de l’alchimie évidente entre Zia et Liv.

En fait, je n’ai pas eu l’impression de lire une romance teintée de science-fiction (qui est elle aussi en retrait), mais l’histoire de Liv. Heureusement, ce n’est pas inintéressant. C’est même addictif grâce à la personnalité de l’héroïne qui n’est pas une coquille vide. Elle est entourée d’une galerie d’individus hauts en couleur, qu’ils jouent un rôle de soutien ou d’antagonistes dans le contrat qu’elle a accepté. Mention spéciale pour son ex, Tonio, avec qui Liv entretient une relation complexe. Cette dernière évolue au fil du roman tout comme celle que la jeune femme a avec sa mère. Les liens se tissent, se défont et se refont au fil de l’intrigue qui n’est pas dénuée de rebondissements.(et la fin... cette fin... chut, je ne peux en dire plus !)

Côté personnages, si j’ai aimé Zia, j’ai eu l’impression que Tonio lui volait plus d’une fois la vedette. J’aurais tellement voulu voir Zia prendre plus de place, notamment sur la fin du livre. Je regrette d’ailleurs que ce soit un one-shot car une suite aurait été intéressante pour savoir comment nos deux héroïnes gèrent le passif entre elles. (Eh oui ! Liv séduit quand même Zia pour obtenir quelque chose à la base, pas pour en tomber amoureuse… et les conséquences sont loin d’être anodines.)

Bref même si la romance se fait voler la vedette par le policier, que l’histoire se centre surtout sur Liv, ce livre a réussi à m'offrir un bon moment.


Je conseille

 

mercredi 9 mai 2018

Outrage par Maryssa Rachel

mercredi 9 mai 2018
Résumé : Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.
Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.
Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit  » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…
Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

Titre : Outrage
Auteur : Maryssa Rachel

Editions : Hugo Roman

J’ai voulu me faire ma propre opinion sur Outrage.

Au début, je trouvais l’idée intéressante. Le potentiel était là pour que le roman marque dans le bon sens. Après tout une héroïne peut sombrer dans une addiction au sexe après une enfance difficile et une relation malsaine avec un homme. Honnêtement, j’étais prise aux tripes pendant une partie du livre. La description des sentiments de la jeune femme était d’une grande justesse. Le côté toxique de l’individu était bien retranscrit.

Sa descente aux enfers aurait pu me toucher autant. Sauf que la plume de l’autrice est venue tout gâcher à mes yeux. Ses petits élans poétiques ont desservi l’intrigue et m’ont carrément fait perdre le fil de la narration. L’écriture n’est-elle pas censée être un allié de l’histoire ? J’adore les envolées lyriques mais je préfère quand même la simplicité pour que je comprenne ce qui se passe…

En plus, certaines situations tombaient dans le trash inutile. Je les ai trouvées plus repoussantes qu’autre chose. A-t-on besoin de décrire tous les détail pour en saisir en l’horreur ? Non. Parfois, il est même plus efficace de ne pas nous montrer, de laisser l’imagination du lecteur faire le reste. En général, nous sommes très douées pour visualiser le pire des scénarios.

Du coup, je suis ressortie de ce roman frustrée. Ce livre aurait pu me remuer pour me faire réfléchir. Là, non. Le potentiel est gâché parce que la plume de l’autrice ne sert pas l’intrigue. Ses images rendent la narration confuse tandis que les scènes de violence vont beaucoup trop loin et achèvent de ruiner l’histoire.


Je ne conseille pas

dimanche 6 mai 2018

Personnage féminin #5 : Claire Randall

dimanche 6 mai 2018
Claire, je l’aime. 

Elle débarque à une autre époque, mais ne se laisse pas démonter. Elle utilise les quelques connaissances acquises par le biais de son époux pour s’en sortir. Elle jure comme un charretier. Elle prend une cuite la veille de son mariage forcé. Elle se retrouve mariée à deux hommes. Elle porte ses deux alliances au même doigt et refuse d’en retirer une. Enfin, elle n’hésite pas à en découdre physiquement avec Jamie lorsque ce dernier ose l’accuser injustement. 

Ce sont ces moments qui me font apprécier Claire parce qu’elle ne va pas se laisser marcher sur les pieds. Oh bien sûr, il va lui arriver de céder face à Jamie, qui mérite quand même des claques, mais elle sait lui tenir tête. Elle l’initie même le jour de leur nuit de noces.

Claire n’est pas une petite chose fragile. Claire est une meneuse. Je dois avouer que je préfère celle des romans. Pourquoi ? Parce que certaines scènes me manquent dans l’adaptation télévisuelle. J’ai cette impression étrange que l’on favorise Jamie au détriment de Claire. D’ailleurs ce que j’aime dans les livres aussi, c’est les changements de point de vue.

Parfois le « je » de Claire laisse place au « il » de Jamie ou à celui de Roger. Il est possible alors de la découvrir sous un autre jour, de voir les failles que son « je » peut nous cacher. Je pense à certaines scènes du sixième ou septième tome — suivant le découpage de l’éditeur — où la fragilité de Claire transparaît, où l’on prend conscience de toute la souffrance qu’elle éprouve à la suite du calvaire qu’elle a vécu.

Finalement, c’est Claire qui me pousse à poursuivre Outlander, Claire qui réussit à ne pas devenir une caricature d’elle-même alors que son autrice ne cesse de l’accabler de malheurs. D’ailleurs, je l’avoue, je rêve que la saga se termine. D’un, elle tire sur la corde. De deux, le viol y est bien trop présent à mon goût.

Et ma plus grande peur reste celle de voir Claire passer du statut de grande dame à celui d’ombre qu’elle ne mérite pas. Ce n’est pas encore le cas et rien ne m’empêche donc de vous inviter à faire sa connaissance en lisant Outlander. Laissez-la-vous séduire et vous démontrez que si elle est la narratrice, ce n’est pas pour rien. Elle porte l’histoire sur ses épaules. N’en déplaise à Jamie que j’ai adoré au départ avant de voir mon avis se nuancer. 


samedi 28 avril 2018

Conspiration, tome 1 : La Colonie par Sam Carda

samedi 28 avril 2018
Résumé : Lorsque vous avez trente ans, un fiancé que vous aimez, un mariage à préparer, une carrière montante, rien ne laisse présager que le malheur peut s’abattre sur votre vie bien réglée.
Responsable d’une section spéciale d’inspecteurs de police, Olivia Bouquet sera amenée à enquêter sur la mort suspecte de Manon Monta, la fille du grand et redoutable Bastien Fillermans, géant financier le plus riche et puissant du pays.
Cependant, l’enquête prendra des proportions angoissantes lorsqu’elle se rendra compte que Noah Garnier, son fiancé, est lié de près ou de loin à la mort de Manon.

Olivia Bouquet sera confrontée, malgré elle, à la plus grande conspiration jamais imaginée. Intègre et juste, elle devra se fier à son instinct pour découvrir les véritables intentions de chacun. Car dans ce monde égoïste et sans cœur, seules sa force de caractère et sa volonté pourront la sauver…



Titre : Conspiration, tome 1 : la Colonie

Auteur : Sam Carda

Édition : Auto Edition



Si je devais résumer Conspiration, je dirais que c’est un Secrets Mortels 2.0 en moins bien relu. Je veux bien être indulgente, mais à un moment donné c’est agaçant de payer pour un livre où les fautes vont nous stopper régulièrement durant la lecture. Certaines phrases n’avaient aucun sens. D’ailleurs, je ne savais pas que les larmes montaient au visage. Je croyais qu’elles montaient aux yeux plutôt. Après c’est peut-être une expression que je ne connais pas… mais je ne l’ai pas trouvée quand je l’ai cherchée.

Malgré tout, je me suis accrochée pour lire une histoire qui m’a donné envie de m’arracher les cheveux. Sauf que ce n’est pas dans le bon sens du terme. Je pensais lire un thriller psychologique digne d’un Shutter Islands ou d’un Shining, je suis tombée sur une intrigue digne des Feux de l’Amour. Il y a même un passage qui m’a fait penser à Dallas où le méchant se fait tirer dessus. Si je me souviens, J.R devait mourir sauf qu’il survit et on découvre que c’est son épouse qui a tenté de le tuer. C’est un peu la même chose ici. En moins prenant.

Conspiration possède son lot de rebondissements. Sauf que les rebondissements ne dynamisent pas l’intrigue, ils la ralentissent. Alors oui, je suis d’accord, les fausses pistes, c’est bien sauf qu’ici on n’y croit pas une seconde. Je veux dire les personnages sont tellement inconstants, passent tellement de temps à se trahir les uns les autres que ça en devient ridicule. Ce n’est pas crédible. D’ailleurs le coup de l’ambulance qui passe juste à côté du pont où se suicide un personnage… Okay avec du second degré. Sans, non. En plus la chronologie laisse assez perplexe. En une journée et une nuit, il se passe beaucoup de choses… et on se dit que la journée de la policière a été bien trop courte pour cela. Je ne parlerai pas non plus du temps pris pour avertir l’épouse de l’homme ayant sauté du pont alors qu’ils étaient juste à côté.

Je pourrais aussi évoquer la psychologie des personnages. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi inconstant sauf peut être Victor Newman lorsqu’il décide de quitter Nikki pour Ashley, pour finalement revenir vers Nikki, puis décider que Diane est mieux avant de lui préférer Nikki jusqu’au moment Ashley réapparaît. Oui je parle bien des Feux de l’Amour où la psychologie des personnages peut changer du jour au lendemain. Oh! Bien sûr, des fois on l’explique par un jumeau machiavélique ou une mystérieuse maladie. Ben Conspiration, c’est un peu pareil. L’auteur annonce une chose, puis annonce que ce n’est pas ça, puis revient dire que ce n’est pas tout à fait ça non plus et au final, ça ne veut plus rien dire et ce n’est même plus crédible.

Un bon thriller psychologique repose sur des fausses pistes crédibles, des personnages crédibles et ne multiplie pas forcément les rebondissements. Oui il va faire douter le spectateur, mais sans en rajouter des tonnes. Conspiration se revendique thriller sauf qu’il ne l’est pas, qu’il risque de dérouter les amateurs du genre et c’est dommage. S’il était vendu avec une étiquette Soap, un peu plus de second degré, il pourrait rencontrer des lecteurs qu’il rate totalement à l’heure actuelle…

Enfin pour que la rencontre soit réussie, il faudrait sans doute que l’auteur retravaille son livre, qui manque clairement de relecture et qui participe à faire perdurer l’idée que les livres auto édités sont bourrés de fautes.


Verdict : Je ne conseille pas

mercredi 14 février 2018

[SP] La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin par Lydie A. Wallon

mercredi 14 février 2018
Résumé : En 3602, la Terre n’est plus qu’une planète à l’abandon. Trois races distinctes, issues des humains, ont colonisé de nouveaux systèmes.
Kendalh, une scientifique « homogène » — l’espèce dite supérieure — rejoint sa planète après une mission de plus d’un an. Sa vie extrêmement réglée prend un virage inattendu lorsque son vaisseau s’écrase sur un territoire hostile, envahi de créatures monstrueuses.
Quel choix lui reste-t-il quand celui qui lui sauve la vie est un de ces détestables humains, et qu’il tire des pouvoirs étranges de cristaux que tous pensaient disparus ?



Titre : La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin


Auteur : Lydie A. Wallon


Édition : Auto Edition


Aujourd’hui, je vais vous parler de la Nébuleuse d’Héra et de son premier tome : La toile du Destin écrit par Lydie A.Wallon. Je tiens d’ailleurs à remercier cette dernière de m’avoir proposé son livre en service presse, mais aussi de sa patience. Oui, je vais être honnête, niveau délai, je n’ai vraiment pas assuré. Bref, revenons à son roman de science-fiction. 

Un, j’étais contente que ce soit de la science-fiction. C’est mon genre préféré, j’aime voyager dans le futur, et notamment dans l’espace. J’ai aimé le fait qu’on sorte de la dystopie ou encore du post-apocalyptique, deux sous-genres que j’adore, pour plonger dans du space opera. Je crois que ça faisait un moment que je n’en avais pas lu, et ça m’a fait du bien.

Deux, ce livre a un univers solide. Comme l’autrice maîtrise son sujet, son futur est cohérent, ce qui est une excellente chose. Je ne me suis pas sentie noyée par les moments explicatifs parce qu’ils n’étaient ni trop longs, ni trop compliqués. En plus ils s’intégraient bien à l’histoire.

Trois, le thème de ce livre est d’actualité. Dans la Nébuleuse d’Héra, il est question de discrimination. Elle ne touche pas la couleur ou le genre de l’individu, mais ses gènes. Les humains détestent les homogènes qu’ils qualifient d’humains éprouvette. Du coup les tensions sont nombreuses et rien n’est forcément fait pour arranger les choses puisque les « mélanges » sont interdits. Eh oui, un humain et un homogène n’ont pas le droit de s’aimer. Il ne faudrait pas abîmer le capital génétique du second. J’ai apprécié la manière dont le sujet était traité, le fait que les mentalités ne soient pas forcément figées dans le marbre et que certaines évoluent. Le chemin vers une cohabitation apaisée n’en demeure pas moins long comme le laisse penser la fin de ce premier tome.

Quatre, les femmes. Ce livre possède plusieurs héroïnes, qui ne sont pas de simples plantes vertes. Même la jeune Cassandre réussit à tirer son épingle du jeu avec sa candeur, sa fragilité, mais surtout sa volonté d’essayer de s’en sortir. J’ai aimé cette petite. Très fort. Riah aussi a su me plaire avec son caractère bien trempé. La demoiselle ne se laisse pas faire, mais parvient à être attachante alors qu’elle pourrait être agaçante. Elle l’est parfois sauf que je ne veux pas la voir changer pour devenir plus douce. Par contre, j’ai hâte de savoir quelle voie elle va prendre. J’espère qu’elle saura faire les bons choix, car je trouve qu’un grand avenir l’attend. Elle a tout pour devenir une grande héroïne, une figure importante susceptible de marquer l’histoire avec un grand H de la saga. À l’inverse, je dois avouer que je n’ai pas été aussi attachée à Kendalh. Je l’apprécie, mais il lui manque un petit quelque chose. Elle est un peu trop parfaite à mes yeux. J’aurais aimé qu’elle sorte davantage de sa zone de confort, mais nous n’en sommes qu’au premier tome. Il faut sans doute garder quelques munitions pour la suite… et du coup j’en attends beaucoup. Je pourrais aussi évoquer Abigail, que j’aurais aimé voir plus développer, car elle a un potentiel de malade et qu’elle faisait un peu trop guerrière plante verte. Il y a aussi Nandini… que je voudrais comme patronne, chef ou présidente tous les jours. Bref, j’ai aimé cette galerie de femmes. Même Lady Maryse.

Cinq, et si on évoquait nos petits mâles ? Là je suis plus mitigé. J’ai beaucoup Meh Boh, qui est un personnage attachant. J’ai aimé le fait qu’il soit mi-loup, mais pas guerrier pour autant. Il est maladroit tout en étant touchant. J’ai eu une fois envie de le secouer pour son propre bien. Juste une. À côté, j’aimais ce personnage, le fait qu’il soit paisible et qu’il démontre qu’un homme peut être doux et pas ennuyeux. Quant à Rajan, il porte bien son nom. Je l’ai trouvé rageant par moment. Dans son ensemble, il s’en tire bien, mais comme Kendalh, il lui manquait quelque chose. Je dois d’ailleurs avouer que je n’ai pas adhéré à leur relation. Qu’on la voie arriver à des kilomètres, ce n’était pas gênant. Par contre, je n’ai senti aucune alchimie entre les deux, cela sonnait trop souvent faux. Du coup, je suis passée à côté. (et c’est peut-être pour ça que j’ai eu du mal avec ces deux personnages) Maintenant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le voyage.

Et le reste du casting masculin m’a paru un peu trop stéréotypé par moment. En tout cas, je n’ai pas eu la sensation qu’ils tiraient leur épingle du jeu. J’aurais aimé qu’ils soient un peu plus solides pour vraiment jouer à armes égales avec les personnages féminins, que cela mette ces dernières encore plus en valeur. Néanmoins, je ne vais pas non plus crier au scandale parce qu’il est trop rare d’avoir ce genre de situations où les personnages féminins s’avèrent plus solides que les personnages masculins. Cela change quand même des trop nombreuses fois où la demoiselle sert juste d’intérêt amoureux ou de plante verte pour le décor.

Six. L’intrigue. Je l’ai trouvée intéressante. Plusieurs histoires se dévoilent sous nos yeux. Elles finissent par se retrouver pour aboutir à une dernière ligne droite haletante ou presque. Je dirais qu’il y a un petit problème de rythme dans l’exécution du scénario. La mise en place est un peu longue. J’ai eu un peu de mal à me mettre dedans. Sans doute que le résumé en disant trop. Ensuite, je me suis laissé porter jusqu’à un drame se produise… Je ne vais pas l’énoncer, car ce serait gâcher la surprise. Du coup, ce drame sonnait pour moi comme l’annonce de l’épilogue. Sauf que non. Ils se passent encore des choses et j’ai trouvé qu’elles mettaient un moment à se résoudre. En fait, ça ne m’aurait pas dérangé qu’on termine sur le drame, puis qu’on le résolve dans le tome suivant. D’ailleurs, j’avoue trouver la résolution un peu facile, voire dommageable pour le personnage. Maintenant, je n’en suis pas morte, j’ai toujours envie de savoir la suite… et c’est l’essentiel.

En conclusion, ce premier tome n’est pas exempt de défauts, mais ils ne sont pas suffisants pour qu’on passe à côté. Cette entrée dans la Nébuleuse d’Héra donne envie d’en savoir plus. Elle fait la part belle aux femmes, et Dieu sait que ça fait du bien, car les héros sont trop souvent masculins. En plus l’univers est solide, le thème intéressant, l’intrigue réussie malgré quelques soucis de rythmes… Bref ce serait vraiment dommage de passer à côté !


Je conseille. 





jeudi 21 décembre 2017

[SP] Le Dernier Fossoyeur par Marie Tinet

jeudi 21 décembre 2017
Résumé : Il est le fossoyeur. Peut-être le dernier.


Titre : Le Dernier Fossoyeur

Auteur : Marie Tinet



Édition :Walrus Labo













Aujourd’hui, je sors officiellement le blog du hiatus avec mon avis sur un service presse. Je remercie d’ailleurs Marie Tinet de me l’avoir confiée. (Et de sa compréhension face au retard que j’ai accumulé.)

Ai-je aimé cette nouvelle ?

Oui. Je dois reconnaître que j’ai cherché des défauts. Oui, j’aime bien chercher la petite bête, trouver des choses à redire sur un texte parce que la perfection n’existe pas. Parce qu’on aime aussi un ouvrage pour les défauts qui y sont présents. J’en ai trouvé un.

J’ai noté une certaine lenteur par moments, que la nouvelle semblait s’étirer en longueur par rapport à sa chute. Pourtant, ce n’est pas ce que j’en retiendrai. Si j’en parle, c’est parce que si l’un de vous décide de lire, qu’il la ressent, il ne faut pas qu’il s’arrête pour autant… Car cette nouvelle doit être lue jusqu’au bout pour l’apprécier pleinement.

Je ne m’attendais pas à une telle chute. Je me suis laissée surprendre. Je n’ai pas imaginé les bons scénarios. Je me suis perdue dans l’ambiance qui était trop bien retranscrite pour que je puisse imaginer une telle issue. J’ai trouvé de la beauté à plusieurs reprises, notamment dans un moment malsain où le fossoyeur s’attache à l’un de ses cadavres.

J’ai aimé la résolution de l’histoire qui n’était pas si facile. Je voudrais spoiler, mais je ne peux pas, car ce serait vous gâcher le plaisir. Je ne peux que vous conseiller de lire, de découvrir la plume de Marie Tinet. J’espère pouvoir la lire de nouveau, car je suis clairement sous le charme de son écriture. 

Je conseille. 

vendredi 20 octobre 2017

[SP] Nutty Lovetopia par Collectif

vendredi 20 octobre 2017
Résumé : À quoi ressembleront les couples de demain ?

La romance a-t-elle encore un avenir ?

Monde de haine ou d’illusions, réseaux sociaux omniprésents, androïdes à caractéristiques humaines, transferts de corps, voyages dans l’espace, amours interdits, couples prédéfinis...

Autant d’idées de réponse à ces questions que les treize auteurs de cette anthologie vous présentent.

Amours de toujours, amours impossibles, amours adolescents suivez ces couples variés pour découvrir comment Cupidon lancera encore ses flèches dans quelques années...


Titre : Nutty Lovetopia

Auteurs : Collectif


Édition : Nutty Sheep


Après une première anthologie chez Nutty Sheep, j’en teste une autre : Nutty Lovetapia. Je remercie d’ailleurs la maison d’édition de m’avoir confié ce SP.

Cette anthologie a été plaisante à lire dans son ensemble. Certaines nouvelles sont toutes douces avec une romance qui finit bien. D’autres sont nettement plus cruelles dans leur issue. Aucune ne se ressemble vraiment même si on se retrouve certains thèmes en commun. Je pense aux androïdes ou aux voisins. Je n’ai pas adhéré à toutes les nouvelles. Je suis restée indifférente parfois, je me suis sentie mal à l’aise à d’autres moments. J’ai apprécié le fait que l’on puisse s’interroger à la fin de certaines histoires, que ce ne soit pas qu’un simple moment de lecture… Bref je la conseille.

Et comme je ne veux pas m’arrêter à un avis général, voici mon avis nouvelle par nouvelle :

Une autre façon de faire par Nicolas Sick

Cette nouvelle fut un plaisir à lire. Je crois que Narcisse se serait beaucoup plu dans cet univers où les individus ne doivent aimer personne, si ce n’est leur propre reflet. Quant à autrui ? Eh bien il faut le mépriser voire lui taper dessus sans le moindre remords. En somme, nous avons là une vision de notre avenir si la société de devenir individualise et égocentrique… Et ce qui arriverait à ceux qui ne s’y conforment pas. De la douceur peut-elle vivre dans un monde de brutes ? Je pourrais vous répondre, mais pas sans gâcher la surprise de la chute.

Homme sweet Homme par Jean-Marc Sire

Cette nouvelle n’est pas ma préférée. Je pense même que c’est celle que j’ai le moins aimé. Non, elle n’est pas plus faible que les autres. En fait, je l’ai moins aimé parce que l’amour ne rime pas avec amour, mais sexe intéressé. Elisabeth ne recherche pas le grand amour, juste quelqu’un pour occuper ses nuits et pour ne pas avoir la honte auprès de ses copines. Du coup j’ai trouvé qu’elle était en décalage avec les autres nouvelles. Je ne sais pas si elle colle vraiment au thème… Peut-être parce que je différencie vraiment l’amour et le sexe ?
Maintenant même si je l’aurais vue dans une autre anthologie, je ne peux nier que la chute n’a pas manqué de me faire sourire.


ADG par Gaëlle Dupille

Comme la précédente, cette nouvelle ne m’a pas laissée indifférente. Je ne peux pas dire que je l’ai aimée. Je ne peux pas dire non plus que je l’ai détestée. Non, c’est plus compliqué que cela. Il est question de suivre Tamika, qui vit d’amour et d’eau fraîche avec Akira jusqu’au jour où ce dernier tombe malade. À cet instant, on découvre que les apparences sont bien trompeuses, qu’Akira n’est pas ce qu’on pensait être et que son médecin ne laisse pas Tamika indifférente. J’avoue que le déroulement de la romance ne m’a pas forcément surprise… Par contre je trouve que la fin a des allures de film d’horreur. J’avais l’impression d’être face à la fin verte de Mass Effect trois, celle où il est question de fusion entre IA et être vivant. Si les deux sont consentants pourquoi pas ? Mais là ce n’est pas le cas. Bref cette nouvelle a une fin qui m’a mis mal à l’aise. D’une bonne façon.

Demain par Adel Omouri

Ah l’amour… Dans cette nouvelle, il est encore interdit. Oui au sexe, mais l’amour non. Cette fois-ci, il est question de suivre Mélyne, qui va tenter de lutter contre ses sentiments afin d’éviter un sort peu enviable. J’ai passé un bon moment avec cette nouvelle, avec cet espoir de la voir triompher, réussir à trouver une solution pour vivre heureuse avec celle qu’elle aime. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la chute, qui est parfaite.

Un ardent buisson par Jean-Pascal Martin

De toutes les nouvelles, c’est celle que j’ai trouvé la plus poétique. Il est question d’amour, d’un amour si beau, si pur, que rien ne semble pouvoir l’altérer. Sauf que nos deux amants vont voir un grain de sable pointer le bout de son nez et troubler leur existence idyllique. L’originalité vient du fait qu’il est question de réincarnation, que nous n’avons pas de simples êtres humains, mais des êtres humains sous une autre forme. C’est beau, c’est bien écrit. On voit la jalousie et ses dégâts… et je dois dire que la chute est bien trouvée. Je dirais que ça vaut le coup d’œil. J’aimerais en dire plus, mais ça gâcherait la surprise.

Des bras pour la nuit par Brice Triquet.

J’ai bien aimé cette nouvelle même si je regrette le côté demoiselle en détresse. J’aurais trouvé amusant que ce soit plutôt l’inverse. Comme d’habitude, c’est très dur de vous parler de cette nouvelle sans gâcher certaines révélations. Une chose reste sûre néanmoins, j’ai beaucoup aimé l’histoire de David et de sa voisine. S’il n’y a pas de vraies surprises quant à l’issue, l’intrigue est efficace et donne ce qu’une amatrice de romance cherche quand elle lit de la romance. Satisfaite !

Un amour de Pléthégor par Xavier Watillon

Sur cette nouvelle, j’ai eu un rendez-vous manqué. Je n’ai pas accroché. Je me suis tout simplement ennuyée et je ne saurais pas expliquer pourquoi… Je pense que je réessaierai de la relire pour voir si je suis dans de meilleures dispositions pour l’apprécier à sa juste valeur.

Le Jour où tu pars par Floriane Derain

Si je trouve la chute aussi cruelle que réussie, j’ai eu du mal à accrocher à cette histoire. J’ai eu l’impression d’avancer dans un brouillard, qui était un peu trop confus par moment. Je ne comprenais pas où voulait en venir Rose. Après je ne saurais dire si c’est un vrai défaut parce que si les choses avaient été plus claires, cela aurait sans doute gâché la chute. Du coup je reste mitigée dessus avec une bonne fin, mais un début maladroit.

Générer l’étincelle par Tonnya Crif

Cette fois-ci, la nouvelle nous raconte une romance classique entre deux voisins. Oui, les voisins sont de retour sauf qu’ici ils ne s’insultent pas. Non, ils préfèrent se séduire en douceur à travers l’art de chacun. Alors ça ne surprend pas, mais c’est bien écrit. J’ai donc passé un bon moment en compagnie de Galween et Olphinéa.

ChangeNow par Valentine Dewer

Cette nouvelle est mon coup de cœur de l’anthologie. Pourtant elle m’a déchiré le cœur parce qu’elle est triste… mais elle est juste dans son écriture. Je ne suis pas prête de t’oublier Carl.<3

Reproductrice par Rachel Kalon

Comme son nom l’indique, cette nouvelle nous parle d’une reproductrice : Laïana. Elle est fière de l’être, vraiment fière sauf qu’elle ne peut pas se reproduire avec n’importe qui. Du coup, l’amour impossible va pointer le bout de son nez et lui contrarier l’existence. Et au bout d’une dizaine de nouvelles, la question était de savoir si cette anthologie allait me briser le cœur ou me démontrer que l’amour triomphe encore…

Et pour le savoir, il va falloir vous mettre à ma place. En attendant, j’ai encore passé un bon moment avec cette nouvelle. J’ai apprécié la manière dont les choses se résolvent même si j’aurais bien aimé quelques lignes supplémentaires à la fin.

Eros par Sarah Verfaillie

Ici il est question de trouver son âme sœur par le biais d’un logiciel. Ce n’est plus aux hommes ou aux femmes de choisir leur futur mari/femme, c’est à la machine de le faire. Nathanaël n’est pas d’accord avec ça. Il est même amoureux de quelqu’un sauf qu’il n’est pas sûr que la machine lui permette de la choisir comme son âme sœur. Du coup, il songe à pirater la machine pour finir avec Opale… Et on va le découvrir dans ses hésitations, ses doutes jusqu’à ce qu’il prenne sa décision…

Et c’est très intéressant de le suivre dans son cheminement intérieur. Enfin le must reste encore une fois la chute de la nouvelle. J’ai adoré.

Deux ans par Fabien Rey

Pour conclure l’anthologie, il est question d’entretenir une relation avec autrui pendant deux ans, ni plus, ni moins et de faire un bébé dans la foulée. Là encore, l’amour n’a pas sa place, et pourtant Laurie et Jules s’aiment. Ils n’ont pas forcément envie de se quitter sauf qu’ils n’ont pas le choix. Ils ont un plan bien entendu. Il faut juste tenir un peu… Chacun part de son côté. Jules fait donc la connaissance de Maria… Réussira-t-il à ne pas oublier Laurie ? Suivra-t-il leur plan ? Ou renoncera-t-il ?

Maintenant vous le savez, je ne vous spoilerai pas. Je me suis laissée prendre au jeu de cette nouvelle dont l’issue ne m’a pas déplu. Une bonne petite conclusion à une anthologie globalement plaisante à lire.


Verdict : Je conseille


jeudi 5 octobre 2017

[SP] Mutation par Marie Tinet

jeudi 5 octobre 2017
Résumé : Courir. Fuir. C’est mon quotidien désormais. Les monstres me traquent, ils ne s’arrêtent jamais. Je les entends, ils arrivent...
Titre : Mutation
Auteurs : Marie Tinet

Édition : Nutty Sheep






Aujourd’hui, je vais vous parler de Mutation, une nouvelle signée Marie Tinet. (qu’elle m’a gentiment confié)

Là où certaines histoires ont un titre qui nous laisse perplexes, ce n’est pas le cas de Mutation. Cette nouvelle porte bien son nom. Il est question de suivre un personnage principal lors d’un moment-clé de son existence. Comme d’habitude avec les récits courts, il faut savoir raconter les choses de manière efficace. J’ai trouvé que Marie Tinet s’en tirait avec les honneurs. Je ne me suis pas sentie frustrée ce qui peut arriver avec les textes les plus brefs. Si je n’ai pas été surprise par la tournure des événements, je n’ai pas été déçue non plus. Je me suis laissée porter par la plume de l’autrice. Je n’ai pas vu le temps passé. J’ai été touchée par l’héroïne, qui connaît un moment difficile, pour ne pas dire totalement horrible.

En somme, j’ai aimé Mutation. Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est une nouvelle réussie.


Je conseille.

dimanche 24 septembre 2017

Aurélien, sa dinde et moi : Divorces et conséquences par Claire Bianchi

dimanche 24 septembre 2017
Résumé :
Que faire lorsque vous êtes avocate spécialisée en divorces, ne croyez pas au mariage et que votre meilleur ami (mais pas que) vous annonce sa merveilleuse union avec une inconnue, parfaite sous tous rapports ?

Olivia Coste, a la réponse évidente : l’en dissuader à tout prix !

Prête à tout pour sauver Aurélien de ce qui ne peut-être qu’un échec annoncé, Olivia va se lancer dans une désopilante croisade, de Hong Kong à Tokyo, avec pour seules armes ses certitudes, son culot et une volonté de fer.

Résultats surprenants garantis pour cette héroïne que vous allez adorer détester, avant de l’adorer tout court !

Une comédie romantique feelgood qui vous réserve son lot de surprises !


Titre : Aurélien, sa dinde et moi
Autrice : Claire Bianchi
Édition : Auto édition


Aujourd’hui, je retourne du côté de l’auto-édition pour vous parler d’Aurélien, sa dinde et moi, un roman écrit par Claire Bianchi.

Autant le dire de suite, je n’ai pas adhéré à cet ouvrage. Je n’ai rien contre les narrateurs présentés comme des anti-héros, certains passent bien, d’autres non. Dans le cas présent, je n’ai pas apprécié le personnage principal. Son égoïsme m’a tapé sur les nerfs. J’ai eu envie de la voir se vautrer tout au long du roman. J’aurais voulu qu’elle apprenne à encaisser même si c’est dur de voir l’homme qu’on aime choisir une autre femme… Mais ça n’arrive jamais.

En fait, le pire ce n’est pas que ce livre soit une comédie romantique basé sur l’un des principes les plus moches des romances (avouer à son meilleur ami qu’on l’aime alors qu’il va se marier). Non le pire c’est que ce livre est problématique sur un autre point : la population asiatique.

Alors, je peux comprendre qu’Olivia déteste sa rivale. Je peux saisir qu’elle ait des préjugés. Je n’adhère pas au fait qu’ils ne sont jamais remis en cause. Je n’accepte pas que les deux seuls personnages féminins asiatiques soient présentés comme des manipulatrices vénales. Je n’accepte pas le fait qu’il n’y ait aucune représentation féminine positive d’origine asiatique. Pourtant Olivia se fait une amie en Chine… sauf que c’est une expatriée européenne à la peau cuivrée. Je pourrais aussi évoquer la comparaison douteuse des yeux de Jennifer Li avec ceux des mangas… Ne pouvait-elle pas s’en prendre à autre chose ?

Oui, je sais, vous allez me dire, c’est sa rivale ! Elle a bien le droit d’être injuste. Sauf que non. Je suis désolée. À un moment donné, il faut arrêter de trouver des excuses au racisme. Je n’approuve pas le fait qu’une narratrice le soit si personne n’est là pour l’aider à changer de point de vue ou la remettre à sa place. Je n’aime pas l’image dépeinte par ce roman.

En plus, la Chine et le Japon ne sont que des excuses pour apporter du dépaysement à l’intrigue. Cela n’apporte rien. La rivale aurait très bien pu être blanche. Le cas de divorce de la Thaïlandaise aurait très bien pu, ne pas être évoqué. Alors oui les mariages blancs ça existe, mais où est l’intérêt pour l’intrigue ? Aider Olivia à voir qu’Aurélien et Jennifer ne s’aiment pas ? Même pas. La seule chose que ça fait, c’est enfermer les racisés dans des rôles négatifs. 

Donc non. Je n'ai pas aimé détesté l'héroïne. Je l'ai détestée tout court. J'ai détesté le racisme à l'encontre de la population asiatique. Je ne conseille donc pas ce livre et le goût amer qu'il m'a laissée. 

Je ne conseille pas.



lundi 18 septembre 2017

Memorex par Cindy Van Wilder

lundi 18 septembre 2017
Résumé : 2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale. Un an qu’Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui la fait souffrir.
Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l’île : c’est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancoeurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l’énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoites de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.

Titre : Memorex
Autrice : Cindy Van Wilder
Édition : Collection Électrogène, Gulf Stream


Memorex a été terminé il y a un certain temps. Je vais donc faire appel à ma mémoire pour vous en parler. Enfin, rassurez-vous, j’ai le bouquin juste à côté moi en cas de doute.

Donc Memorex, est-ce que c’est bien ? Oui. J’ai aimé suivre Réha dont l’existence est bouleversée par un terrible attentat. J’ai aimé le fait qu’elle soit parfois insupportable dans sa gestion des événements parce que perdre un de ses parents n’est pas une chose facile, qu’il faut du temps pour s’en remettre. Je l’ai donc trouvée juste dans ses réactions, dans sa manière d’être comme la majorité de son entourage. Néanmoins, j’ai un regret, celui de ne pas voir Ilse plus souvent, qu’elle ne soit pas plus présente pour participer à l’aventure, car j’ai aimé ce personnage. J'ai eu un coup de cœur pour cette demoiselle, qui n'est malheureuse que secondaire. D’ailleurs, je l’aurais bien suivie à la fin du roman. Enfin, je les aurais bien suivies à la fin du roman parce que j’étais attachée à ces demoiselles. Et pas seulement à elles.

Au niveau de l’intrigue, elle ne révolutionne pas le genre. Par contre, elle est racontée de manière efficace. J’ai apprécié l’alternance entre le présent et le passé, qui permet d’en apprendre plus sur certains personnages et sur les événements. Le mystère est classique, mais il n’en demeure pas moins intéressant, car la manière dont il est traité humainement… Ben ça sonne encore juste. D’ailleurs, en fait, ce sont les personnages de Réha, de son frère, mais aussi Holly qui donnent de la force à Memorex. Derrière l’aspect science-fiction, il est aussi question de traiter des relations humaines, du deuil et des dégâts que cela peut causer chez un être humain. Chacun réagit à sa façon… et parfois l’amour pousse à faire des choix contestables, terribles même.

J’ai aussi aimé la petite touche de romance autour de Réha. Discrète, elle ne vient pas parasiter l’intrigue principale. Elle est aussi touchante, car plutôt pudique, ce qui change en ces temps où romance rime avec passion, voire violence. Alors je ne doute pas qu’elle en frustrera certains, mais moi, elle m’a plu.

Bref, comme vous pouvez le constater, je garde un bon souvenir de Memorex. Malgré une intrigue classique, la justesse des trois adolescents (et d’Ilse qui mérite un roman) m’a permis de passer un bon moment. Je ne peux donc que conseiller ce livre. 


Verdict : Je conseille.


dimanche 10 septembre 2017

[SP] Sans Issue, Episode 1 : Le Silence par Svetlana Kirilina

dimanche 10 septembre 2017
Résumé : La guerre a laissé des traces. Des traces qu’on a tenté d’effacer. Des traces qu’on a tenté de camoufler.
Avec succès.
La vie est devenue meilleure. La vie est devenue simple.
Mais tout le monde ne semble pas de cet avis.

Titre : Sans Issue, épisode 1 : Le Silence
Auteur : Svletana Kirilina

Édition : Auto Edition





Aujourd’hui je vais vous parler du premier épisode de Sans Issue, qui m’a été confié par son autrice, Svetlana Kirilina, via SimPlement.

Dans l’ensemble, je dirais que ma lecture a été agréable. Néanmoins, je dois reconnaître que j’ai trouvé que cela s’étirait un peu en longueur sur la partie Doute de l’épisode. Ce n’est pas gênant en soi, c’est même amusant parce qu’au final c’est un moment où les personnages trouvent sans doute aussi le temps long après qu’un terrible incident soit venu bouleverser leur quotidien bien réglé.

Oui, le quotidien est bien réglé. Les habitants vivent au rythme d’une radio, qui les accompagne du réveil jusqu’au coucher. Ils ressemblent à des petits moutons qui suivent docilement leur berger, mais que se passerait-il si ce dernier venait à disparaître ? Eh bien c’est ça que ce premier épisode aborde, et bien plus encore. C’est l’occasion de voir l’homme réagir quand on lui ôte ses repères, c’est aussi une façon de voir en quoi le titre « Sans Issue » colle parfaitement à ce premier épisode…

Quand il s’est terminé, j’ai maudit l’autrice. Je ne m’attendais pas à une telle chute. Je ne pensais pas que ça arriverait si vite. Et j’ai cette terrible envie de découvrir la suite maintenant. C’est juste horrible. Pourtant j’ai lu cette autrice plusieurs fois. Je l’ai lue, je sais ce dont elle est capable, mais j’arrive encore à me faire surprendre !

Alors oui, je conseille la lecture de Sans Issue, car c’est clairement de la bonne SF, parce que l’autrice sait se renouveler sur un thème qu’elle a déjà abordé plus d’une fois et que ce serait du gâchis de passer à côté d’un de ses romans de science-fiction.
 

Je conseille
Encore un Chapitre © 2014