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jeudi 17 septembre 2020

Tout en nuances : Alexa par Erika Boyer

jeudi 17 septembre 2020
Résumé : Ancienne militaire, Alexa a rencontré Eden en Syrie lors d’une mission. Elles se sont retrouvées à Paris, l’une infirmière, l’autre patiente, et ne se sont alors plus jamais quittées.

L’amour qui unit ces deux femmes est sans limite, mais les secrets et les mystères qui entourent la vie de famille d’Alexa l’empêchent d’être pleinement heureuse, et il arrive un moment où elle ne peut plus se cacher ni prétendre.

Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et à entendre ? Ressortira-t-elle indemne de cette chasse au passé ?

- Inspirés des plus grandes divinités gréco-romaines, les personnages de la saga Tout en nuances vous emmèneront dans un univers où la diversité est le maître-mot. -

Trigger warning (attention, spoilers potentiels) : #religion #judaisme #homosexualitefeminine #agressionsexuelle #armee #guerre

Titre : Tout en nuances, tome 2 : Alexa

Autrice : Erika Boyer

Auto Edition

Aujourd’hui, je vous propose ma version écrite de mon avis sur Alexa écrit par Erika Boyer. Premier point à retenir, c’est un second tome, mais un tome indépendant. Je n’ai donc pas lu le précédent et cela ne m’a pas gêné dans ma lecture. Néanmoins, j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnages du premier ce qui m’a donné envie d’en apprendre plus sur eux. Je vais donc sans doute m’y plonger prochainement.

En attendant, je vais vous parler d’Alexa qui n’est pas une romance entre deux femmes. Il n’est pas question de voir un couple se former sous nos yeux, mais de le voir évoluer au travers des obstacles que la vie a décidé de leur offrir. Alexa est bien sûr au cœur de l’intrigue avec sa famille qui a ses particularités, mais aussi ses secrets. Il y a ce père, qui ne semble avoir joué que le rôle de géniteur, ce frère dont elle se passerait bien par moment et cette mère dont elle est si proche… mais à qui elle n’ose parler d’Eden.

Pourquoi ? Eh bien, ce n’est pas l’homophobie. La raison est tout autre. Au départ, je n’étais pas spécialement convaincue par cette dernière, mais lorsque les fils se dénouent, j’ai compris. Cette quête de compréhension permet aussi à Alexa de se rapprocher un peu des hommes de sa famille tout en bénéficiant du soutien d’Eden. D’ailleurs, celle-ci vit aussi ses propres drames puisqu’elle est touchée par un événement traumatisant au début du roman. 

À l’inverse d’Alexa, Eden ne cache pas son couple à sa famille, mais tout n’est pas parfait. Tout n’est tellement pas parfait que je veux un tome sur le frère d’Eden, car je veux savoir s’il aura droit au bonheur lui aussi. Je trouve d’ailleurs qu’Eden est à l’image de la plume de l’autrice : douce et bienveillante. Oui, il y a des thèmes durs dans cette histoire, il y a des choses qui écœurent, mais il y a aussi de l’espoir et du respect. Je n’ai pas l’habitude de me tourner vers des histoires écrites avec ce ton, et là je le regrette parce que cela met clairement du baume à l’âme. Parce oui, on peut raconter des choses dures, mais on peut aussi s’autoriser à espérer que malgré les blessures, les choses parviennent à s’arranger et qu’on se comprenne enfin.

Pour être honnête, j’avais déjà essayé de lire Erika Boyer, mais ma première expérience s’était soldée par un abandon. J’ai pensé que ce n’était pas pour moi. J’ai quand même voulu retenter l’expérience avec un résumé qui me parlait davantage, et je ne le regrette absolument pas. Je pense que c’est important de redonner une chance à un auteur, car, à moins d’être allergique à son style, il est possible qu’un de ses livres parvienne à toucher. Là je sais que je vais sans doute lire les autres tomes de cette série, car j’ai senti une affinité claire et j’en suis ravie.

Pour conclure, Alexa est une histoire à lire qui est tout en nuances avec de la diversité bien représentée.


Je conseille.

mardi 1 septembre 2020

Le Cycle des esprits, livre 1 par AFK

mardi 1 septembre 2020
Résumé : Callune est une princesse déchue, forcée de vivre parmi des parias, des demi-êtres. Lise est étudiante à la fac, kidnappée et emmenée de force dans un monde inconnu à cause d’un passé oublié. L’une est maladroite, renfermée et peu sûre d’elle. L’autre est combattante, colérique et ne craint rien ni personne, si ce n’est elle-même. Elles n’ont aucune raison de se rencontrer, évoluant dans des univers parallèles. Atlantide, après avoir été figé et immuable durant des siècles, voit son équilibre exploser, une guerre éclater et la magie qui empreignait les terres disparaître. Kaea est le berceau de chevaliers, mais aussi de sorciers, de Prêtres et de dieux, dans un vaste monde où rien n’est impossible ou hors-norme. Callune et Lise partagent pourtant un point commun. Toutes deux sont les éléments clés de projets qui les dépassent. Dans l’ombre l’Oracle des Esprits œuvre minutieusement et ajuste ses plans. Le Cataclysme n’est plus très loin…

Titre : le Cycle des esprits, livre 1

Auteurice : AFK

Auto-Édition



Aujourd’hui, je vous propose ma version écrite de ma chronique sur le premier livre du Cycle des esprits, qui est aussi la première moitié du tome 1. En effet à cause de limitations matérielles, l’autrice a été obligée de couper son roman en deux, et il faut dire que cela se ressent à la lecture. Du coup, la sensation de lire une longue introduction prédomine accentuée par le fait que le livre s’arrête au moment où l’action prend son envol. Les interludes donnent aussi l’impression de ralentir l’intrigue, mais arrivent à se faire pardonner par leur intérêt pour comprendre l’univers dans lequel nous avons plongé.

Ce serait donc le principal bémol du livre avec le résumé un peu maladroit. Je ne suis pas fan de l’image qu’il peut donner du livre. Il donne une impression de complexité que je n’ai pas éprouvée à la lecture. Je veux dire, dès que j’ai commencé à lire, je me suis laissée happer par l’action en cours, par l’histoire. Je n’ai pas rencontré de difficultés à rentrer dedans, acceptant de me laisser entraîner dans deux univers parallèles et m’amusant à décompter d’éventuels points communs. J’ai réussi à en repérer un, ou du moins à relever un détail, qui je suis sûre, aura un impact dans la suite du livre. Bon après si ça se trouve, je me trompe totalement.

Le Cycle des esprits est un roman de fantasy, qui raconte l’histoire de Callune et de Lise. Ces deux héroïnes ont réussi à me plaire pour des raisons différentes. Bon, Callune va sans doute créer débat, ce que je trouve dommage, car elle est très intéressante par son caractère. La vie a été si dure avec elle, qu’elle a fini par lâcher prise et n’attend que la mort. Elle essaie parfois de sortir de cet état, mais elle n’est ni aidée par son passé, ni par un de ses ravisseurs : Hawke.

Ce dernier lui ôte toute chance de guérir par l’attitude qu’il a avec elle. Il aurait pu se contenter d’être antipathique avec elle, mais non. Il a décidé de la tourmenter, adoptant l’attitude d’un harceleur qui cherche à pousser sa victime dans ses derniers retranchements et la voir en finir. Honnêtement je le déteste, et peu importe pourquoi il agit de la sorte. Il me rappelle un peu trop les harceleurs que l’on peut rencontrer plus jeune et qui choisisse de vous pourrir la vie. Peu importe qu’à Noël, ils aident une association ou qu’il soit gentil avec leur proche, cela n’efface en rien le mal qu’ils font. Qui plus est, il s’en prend à Callune qui est déjà terre… Donc non.

D’ailleurs même si Callune ne pense plus avoir de force, elle l’a encore de survivre aux humiliations infectes de Hawke, ce qui me laisse clairement espérer une évolution positive du personnage… même si je ne pense pas qu’elle pourra se défaire totalement de la mélancolie dont elle est la victime. Pour moi, elle est dépressive, et comme c’est une maladie chronique (j’ai la malchance de le savoir), je lui souhaite au moins de connaître une accalmie durable. Au passage, elle a une alliée en la personne de Noelia dont la compassion l’aide sans doute à tenir. Maintenant j’ai beaucoup aimé le fait que le livre pousse Noelia à s’interroger sur le pourquoi elle cherche tant à protéger Callune. Mon regret, c’est qu’il faudra sans doute attendre le second livre pour en savoir plus.

En parallèle de Callune, il est aussi possible de suivre Lise. Tout comme sa consœur, Lise est susceptible de diviser, mais je pense que c’est dans une moindre mesure. Cette dernière se retrouve au cœur de l’action bien malgré elle. Il lui faut affronter une foule d’inconnus avant d’être projeté dans l’inconnu et de faire un voyage avec des compagnons qui en savent bien plus qu’ils ne le laissent paraître. Lise se retrouve donc dans un état de nerfs permanent, et je pense que son entourage le sous-estime clairement. D’ailleurs, j’ai eu envie de les secouer plusieurs fois pour leur apprendre l’empathie au lieu de mettre certaines humeurs de Lise sur sa nature toute féminine. Ou son âge. Pour moi, ils se déresponsabilisent… et la fin du livre me laisse espérer que le retour de bâton va bien les faire souffrir.

Quant à Lise, tout comme Callune, elle rentre dans la catégorie des personnages forts. Elle est dans l’action, mais aussi dans la colère ce qui se comprend vu la situation dans laquelle elle se trouve. Elle aurait pu se laisser porter par les événements, mais elle est crédible dans sa résistance et dans sa méfiance. Pour moi, sa colère paraît rapidement légitime face à des compagnons que l’on sent clairement impuissants. Ils ne savent pas comment la gérer, sur quels pieds danser, quelle option est la meilleure pour elle. Par contre, soyons clairs, ils sont plus bienveillants que ce cher Hawke, et s’ils m’ont fait lever les yeux au ciel, je n’ai jamais eu envie de les encastrer contre un mur.

Dans ce premier livre, je dirai que les histoires sont à l’image des héroïnes. Les deux se laissent porter, Callune sans grande résistance, Lise avec de la méfiance, mais aussi l’envie de comprendre pourquoi elle se retrouve dans un tel guêpier. Des interludes viennent ponctuer l’histoire de leur savoir. Du coup cela ralentit l’intrigue tout en apportant des informations sur cette dernière. Néanmoins, il est difficile de la juger dans son ensemble, car il est clair que nous en sommes qu’au début, qu’il est encore compliqué de comprendre où elle va nous mener. Dans tous les cas, le potentiel est là. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il demeure dans la suite le livre II, mais aussi dans les suivants… car c’est le début d’une grande saga.

Côté bonus, des illustrations viennent ponctuer le livre notamment les interludes et permettent de se faire une idée du personnage qui nous sera présenté. Bon si vous êtes comme moi, vous n’en faites qu’à votre tête. Maintenant cela n’ôte rien à la beauté des dessins.

En conclusion, le livre 1 du Cycle des Esprits est une introduction intéressante avec des héroïnes attachantes, qui souffre malheureusement du fait qu’Amazon est incapable de proposer des pavés en livre papier.


Verdict : Je conseille.

dimanche 16 août 2020

[Rediffusion] Les Légendes de Djaïd, tome 1 : Tristan et Izabeau par Ysaline Fearfaol

dimanche 16 août 2020
Résumé : Quand parle le Sang de la Forêt...



Beau, riche et arrogant, Tristan de Beaumont fait depuis toujours la loi au sein de la communauté des fils et filles de planteurs. Il est d’autant plus irrité par l’attitude d’Izabeau de Clairage, la seule à oser lui tenir tête avec succès, bien qu'il fasse tout pour l'ostraciser.

Issue d’une lignée de femmes-félins, et possédant de puissants pouvoirs propres à celles de sa race, Izabeau sait que son avenir est irrévocablement lié au destin de celui qu’elle méprise.

Mais ce qui semble un sort funeste va frapper Tristan de plein fouet et le mettre à la merci de ses ennemis. Contraint de plier, lui qui a toujours dominé, il ignore que de son côté Izabeau arrive elle aussi à un tournant de son existence, qui pourrait les priver tous les deux de la possibilité de choisir leur avenir...



AVERTISSEMENT : malgré les apparences, il ne s'agit pas d'un roman historique. Si l'auteur s'est bien inspirée de réalités de l'Histoire, elle les a cependant détournées pour créer son propre univers.



NOTE : chaque tome des Légendes de Djaïd se déroule dans un monde différent. La fin d'un tome est donc une vraie fin, et les tomes suivants porteront sur des personnages complètement différents.

Titre : Les Légendes de Djaïd, tome 1 : Tristan et Izabeau

Autrice : Ysaline Fearfaol

Editeur : Auto édition

Cette chronique a été précédemment publiée sur les Indéchaînés.

J’ai apprécié


Izabeau. Je suis tombée amoureuse de cette héroïne, qui est une femme forte. Elle a du caractère. Elle est indépendante. Elle ne se laisse pas faire. Du coup, elle déplaît à certaines personnes. Tant pis pour eux, Izabeau ne va pas s’adoucir pour leur faire plaisir. Et c’est très bien !


L’évolution de Tristan. Pour moi, il est imbuvable au départ. Sa relation avec son frère ne suffisait pas à le sauver à mes yeux. Puis un coup du sort le frappe. Il aurait pu sombrer, mais non. Tristan va tenir le coup, mûrir aussi et prendre du plomb dans la cervelle. J’ai apprécié le fait qu’il évolue sans forcément changer totalement. Il reste lui-même comme le prouve la manière dont il prendra sa revanche sur ceux qui l’ont piégé.

Le thème de l’esclavage. J’ai aimé le fait que ce ne soit pas qu’un simple prétexte ou une simple toile de fond. Une réflexion est présente sans que pour autant elle ne pèse sur la romance entre Tristan et Izabeau. En fait, elle enrichit leur histoire, ce qui est une très bonne chose.

Les personnages. Dans l’ensemble, je les ai trouvés tous réussi. Bon le méchant est un poil caricatural, mais il est trop insignifiant pour casser le casting des personnages. Mention très bien pour le frère de Tristan ainsi qu’à son âme sœur !

Les petits textes à la fin. Eh oui, une fois l’histoire finie, il est possible de découvrir d’autres textes autour du roman. C’est un petit bonus appréciable et à souligner !



J’ai regretté


L’aspect fantastique. C’est le gros bémol de l’histoire. Les pouvoirs d’Izabeau ne sont pas assez expliqués. Du coup un flou les entoure. Ce ne serait pas gênant s’ils ne créaient pas des incohérences dans l’histoire. En tout cas pour moi, c’est une incohérence de voir Izabeau se faire agresser par surprise alors que ses pouvoirs sont présentés comme grands et capables de l’alerter. Ils auraient permis de lui éviter l’agression et de se sauver toute seule, ce qui l’aurait rendue encore plus géniale ! Ce n’est malheureusement pas le cas et Izabeau se retrouve dans la position de la demoiselle en détresse… Et ça m’a rendu triste cette fausse note dans la romance. Pourquoi ? (à prononcer avec une voix désespérée)


Verdict : Je conseille.




dimanche 9 août 2020

[Rediffusion] Six, Les Moissonneurs Stellaires, tome 1 par Khalysta Farall

dimanche 9 août 2020
Résumé : « Ils sont arrivés un jour et ont détruit notre planète …».C’est en entendant répéter cette phrase que Cowl, un jeune pilote, a grandi sur une flotte spatiale. Fuyant un ennemi que nul ne semble avoir vu depuis longtemps, les derniers humains avancent inlassablement dans les espaces inconnus et inexplorés sans jamais se fixer nulle part. Mais un jour, alors qu’il explore une nouvelle planète, Cowl trouve une jeune fille étrange et partiellement amnésique. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Et surtout, comment se fait-il qu’elle sache autant de choses sur la Terre et ce qui s’y est passé des siècles auparavant ?

Titre : Six, Les Moissonneurs Stellaires, tome 1


Auteur : Khalysta Farall
Editions : Auto Edition

Cette chronique a été précédemment publiée sur les Indéchaînés. 




J’ai apprécié :

Six : J’aime Six. Pour plusieurs raisons. Un, son autrice a pris le temps de la décrire comme une personne, et non comme un objet sexuel. Le must ? C’est que son narrateur est un jeune pilote, qui aurait pu avoir les hormones en feu… sauf que ce n’est pas le cas. En plus, il la rejette au départ car elle est différente de lui. Il s’en méfie. Et c’est super. (Dans le sens où il n'en tombe pas amoureux et qu'il est plus réaliste qu'il s'en méfie.)
Ensuite, Six souffre de séquelles à cause de son passé. Je ne peux pas le révéler, mais j’ai apprécié le fait que la jeune femme doive gérer ça. Cela la rend plus réaliste que d’autres héros, qui semblent se moquer des traumatismes passés ou présents. Point bonus ? Six n’a pas été victime de la malédiction du viol pour justifier un passé sombre.
Enfin, Six est une personne avec des qualités et des défauts. Par moment, elle est attachante, à d’autres, elle peut agacer et cela la rend crédible. Personnellement, je l’ai aimé de bout en bout.

Trixy : Dès le départ j’ai trouvé ce personnage intéressant. Pourtant ce n’est qu’une simple I.A qui obéit aux ordres du narrateur Cowl. Sauf que… dès le départ sa petite voix a « un je ne sais quoi » qui tend à s’affirmer par la suite. Son potentiel était là. Il a commencé à être exploité et je suis curieuse de voir la suite.

Le duo : Je suis quelqu’un qui apprécie les bons duos, ceux où deux personnages n’ont rien en commun à la base et sont forcés de collaborer. Là, j’ai quand même été servie parce que Cowl et Six ne se ressemblent vraiment pas au départ. Ils vont néanmoins apprendre à se connaître et se respecter mutuellement. Voire peut-être un plus du côté de Cowl. D’ailleurs j’aurais aimé mettre ce dernier dans les points positifs sauf qu’il est trop tôt. J’aurais pu le mettre dans les regrets sauf que son évolution ne me le permet pas. C’est un personnage avec du potentiel qu’il serait injuste de juger sur un seul tome. Et je ne le ferai pas… Mais j’en attends énormément.

L’histoire : En tant que fan de science-fiction, cette histoire m’a satisfait. Elle traite de sujets classiques, mais elle le fait correctement. Je suis notamment très curieuse sur la question de l’intelligence artificielle. Mon esprit se demande comment cela va évoluer par la suite. Après l’histoire est accessible, ce qui est appréciable parce que tout le monde n’a pas envie de se faire des nœuds au cerveau.


De la diversité : Six est métisse, et elle n’est pas la seule personne de couleur. Et ça c’est une bonne chose. Par contre, ce qui l’est moins c’est que je sois carrément obligée d’en faire la remarque… je ne devrais pas avoir à la faire.

J’ai regretté :


Des longueurs. Au sein du roman, certains passages sont un peu plus long que d’autres. Je pense notamment à un passage vers la dernière moitié du roman où on suit Cowl et où j’aurais préféré suivre Six. J’ai rien contre la diplomatie, mais j’aurais pas dit non à de l’action…


Quelques personnages fades. Je ne peux pas révéler leurs noms sans prendre le risque de dévoiler l’intrigue. Néanmoins, j’ai regretté que certains personnages soient éclipsés parce qu’ils avaient du potentiel. Maintenant nous sommes dans un premier tome, et ce défaut peut parfaitement disparaître dans les suivants.

   
Je conseille

samedi 27 octobre 2018

Dans la lumière par Amélie Voyard-Venant

samedi 27 octobre 2018
Résumé : Édictés par les mystérieux Autres, Règles et Interdits dominent toute vie. Les humains ne connaissent que le jour, condamnés à se barricader dès le crépuscule, car la nuit appartient aux monstres. Lorsque le frère d’Ellara commet un Interdit, il est emporté par les Autres, pour ne jamais revenir. Décidée à le sauver, la jeune chasseresse part à sa recherche. Pour l’aider dans sa quête, elle embauche une Guide, Myrth, à l’allure aussi énigmatique que son passé. Ensemble, les deux femmes entreprennent de traverser le continent, prêtes à affronter ses nombreux dangers ; mais pour cela, il leur faudra apprendre à travailler ensemble.


Titre : Dans la lumière 
Autrice : Amélie Voyard-Venant

Edition : MxM Bookmark Infinity


Dans la lumière conte l’histoire d’Ellara, prête à tout pour sauver son frère Ismaël. Ce dernier a eu le malheur de transgresser un interdit. Il se retrouve alors emmener loin de son village par les Autres afin d’être puni pour sa maladresse. Or Ellara est en désaccord avec cette décision. Elle part donc à sa recherche avec la ferme intention de le ramener.

Suivre Ellara dans cette quête fut un vrai plaisir. Ce personnage féminin m’a plu d’emblée. Ellara est une chasseresse talentueuse, un brin arrogante. Elle sait ce qu’elle vaut et ne se laisse pas dicter sa conduite. Sa détermination force l’admiration. Elle est curieuse. Elle n’hésite pas à poser des questions pour en apprendre plus à son guide lors de leur voyage. Elle se montre touchante quand la détresse s’empare d’elle. Tous ces traits la rendent humaine, ce qui en fait un personnage réussi.

Tout comme l’est celui de Myrth, sa guide. Cette dernière est là pour conduire Ellara jusqu’à son frère. Elle est un peu le yin de sa cliente. Elle est intelligente, plus sage dans ses décisions même si cela n’empêche pas de faire preuve aussi d’audace. Elle ne se considère pas comme supérieure à Ellara, qu’elle respecte pour ses capacités de chasseresse. Elles s’accordent à merveille ensemble. Elles forment un duo réussi, qui laissera ensuite entrevoir un couple qui peut l’être tout autant.

Car elles vont tomber amoureuses l’une de l’autre. J’ai trouvé que la naissance de leur relation est naturelle. Alors bien sûr, elles vont connaître quelques obstacles. Cela ne sera pas facile, mais cela ne sera ni lourd ni problématique. Ici, Ellara ne se fera pas sauver d’une tentative de viol. Elle ne sera pas une petite chose fragile à protéger. Elle soutiendra même Myrth dans les combats. Je n’ai pas eu la sensation que l’un ou l’autre cherchait à dominer dans leur histoire. Non. J’ai juste vu deux êtres qui se respectaient et qui s’aimaient… Et qu’est-ce que ça fait du bien à lire !

L’univers dans lequel Ellara évolue est plaisant à découvrir. Il repose sur l’idée simple qu’à la nuit tombée des monstres montrent le bout de leur nez. Cela ne l’empêche pas d’être convaincant et de posséder son lot de mystères intrigants. C’était un écrin parfait pour le voyage d’Ellara, qui ne cherche pas à sauver le monde, juste son frère d’une décision injuste. D’ailleurs, je trouve ça bien que la quête soit si personnelle, qu’il ne soit pas question d’une élue venue accomplir une prophétie. C’est rafraîchissant. Oui, je le reconnais, je fais une overdose sur les élus dans les littératures de l’imaginaire. De temps en temps, c’est bien de revenir à des causes plus égoïstes, moins épiques, et qui sont passionnantes à suivre !

Si je voulais chercher la petite bête, ce serait sur un monstre. Il est un peu cliché. Je trouve presque dommage de le voir surgir dans cette histoire. Peut-être parce que je le retrouve trop souvent en fantasy ou dans les contes de fées. Après c’est vraiment pour chipoter…

Pour conclure, je dirais que Dans la lumière a été une lecture plaisante, qui m’a fait du bien. J’étais contente de découvrir une histoire d’amour sans voir d’aspects problématiques me sauter à la figure. C’était terriblement reposant. Je conseille donc Dans la lumière pour sa romance réussie, pour ses bons personnages féminins, pour son univers et pour l’intrigue.

Et je pense qu’avec le recul, cette histoire fera sûrement partie de celles que je relirai avec plaisir.


Je conseille



vendredi 20 octobre 2017

[SP] Nutty Lovetopia par Collectif

vendredi 20 octobre 2017
Résumé : À quoi ressembleront les couples de demain ?

La romance a-t-elle encore un avenir ?

Monde de haine ou d’illusions, réseaux sociaux omniprésents, androïdes à caractéristiques humaines, transferts de corps, voyages dans l’espace, amours interdits, couples prédéfinis...

Autant d’idées de réponse à ces questions que les treize auteurs de cette anthologie vous présentent.

Amours de toujours, amours impossibles, amours adolescents suivez ces couples variés pour découvrir comment Cupidon lancera encore ses flèches dans quelques années...


Titre : Nutty Lovetopia

Auteurs : Collectif


Édition : Nutty Sheep


Après une première anthologie chez Nutty Sheep, j’en teste une autre : Nutty Lovetapia. Je remercie d’ailleurs la maison d’édition de m’avoir confié ce SP.

Cette anthologie a été plaisante à lire dans son ensemble. Certaines nouvelles sont toutes douces avec une romance qui finit bien. D’autres sont nettement plus cruelles dans leur issue. Aucune ne se ressemble vraiment même si on se retrouve certains thèmes en commun. Je pense aux androïdes ou aux voisins. Je n’ai pas adhéré à toutes les nouvelles. Je suis restée indifférente parfois, je me suis sentie mal à l’aise à d’autres moments. J’ai apprécié le fait que l’on puisse s’interroger à la fin de certaines histoires, que ce ne soit pas qu’un simple moment de lecture… Bref je la conseille.

Et comme je ne veux pas m’arrêter à un avis général, voici mon avis nouvelle par nouvelle :

Une autre façon de faire par Nicolas Sick

Cette nouvelle fut un plaisir à lire. Je crois que Narcisse se serait beaucoup plu dans cet univers où les individus ne doivent aimer personne, si ce n’est leur propre reflet. Quant à autrui ? Eh bien il faut le mépriser voire lui taper dessus sans le moindre remords. En somme, nous avons là une vision de notre avenir si la société de devenir individualise et égocentrique… Et ce qui arriverait à ceux qui ne s’y conforment pas. De la douceur peut-elle vivre dans un monde de brutes ? Je pourrais vous répondre, mais pas sans gâcher la surprise de la chute.

Homme sweet Homme par Jean-Marc Sire

Cette nouvelle n’est pas ma préférée. Je pense même que c’est celle que j’ai le moins aimé. Non, elle n’est pas plus faible que les autres. En fait, je l’ai moins aimé parce que l’amour ne rime pas avec amour, mais sexe intéressé. Elisabeth ne recherche pas le grand amour, juste quelqu’un pour occuper ses nuits et pour ne pas avoir la honte auprès de ses copines. Du coup j’ai trouvé qu’elle était en décalage avec les autres nouvelles. Je ne sais pas si elle colle vraiment au thème… Peut-être parce que je différencie vraiment l’amour et le sexe ?
Maintenant même si je l’aurais vue dans une autre anthologie, je ne peux nier que la chute n’a pas manqué de me faire sourire.


ADG par Gaëlle Dupille

Comme la précédente, cette nouvelle ne m’a pas laissée indifférente. Je ne peux pas dire que je l’ai aimée. Je ne peux pas dire non plus que je l’ai détestée. Non, c’est plus compliqué que cela. Il est question de suivre Tamika, qui vit d’amour et d’eau fraîche avec Akira jusqu’au jour où ce dernier tombe malade. À cet instant, on découvre que les apparences sont bien trompeuses, qu’Akira n’est pas ce qu’on pensait être et que son médecin ne laisse pas Tamika indifférente. J’avoue que le déroulement de la romance ne m’a pas forcément surprise… Par contre je trouve que la fin a des allures de film d’horreur. J’avais l’impression d’être face à la fin verte de Mass Effect trois, celle où il est question de fusion entre IA et être vivant. Si les deux sont consentants pourquoi pas ? Mais là ce n’est pas le cas. Bref cette nouvelle a une fin qui m’a mis mal à l’aise. D’une bonne façon.

Demain par Adel Omouri

Ah l’amour… Dans cette nouvelle, il est encore interdit. Oui au sexe, mais l’amour non. Cette fois-ci, il est question de suivre Mélyne, qui va tenter de lutter contre ses sentiments afin d’éviter un sort peu enviable. J’ai passé un bon moment avec cette nouvelle, avec cet espoir de la voir triompher, réussir à trouver une solution pour vivre heureuse avec celle qu’elle aime. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la chute, qui est parfaite.

Un ardent buisson par Jean-Pascal Martin

De toutes les nouvelles, c’est celle que j’ai trouvé la plus poétique. Il est question d’amour, d’un amour si beau, si pur, que rien ne semble pouvoir l’altérer. Sauf que nos deux amants vont voir un grain de sable pointer le bout de son nez et troubler leur existence idyllique. L’originalité vient du fait qu’il est question de réincarnation, que nous n’avons pas de simples êtres humains, mais des êtres humains sous une autre forme. C’est beau, c’est bien écrit. On voit la jalousie et ses dégâts… et je dois dire que la chute est bien trouvée. Je dirais que ça vaut le coup d’œil. J’aimerais en dire plus, mais ça gâcherait la surprise.

Des bras pour la nuit par Brice Triquet.

J’ai bien aimé cette nouvelle même si je regrette le côté demoiselle en détresse. J’aurais trouvé amusant que ce soit plutôt l’inverse. Comme d’habitude, c’est très dur de vous parler de cette nouvelle sans gâcher certaines révélations. Une chose reste sûre néanmoins, j’ai beaucoup aimé l’histoire de David et de sa voisine. S’il n’y a pas de vraies surprises quant à l’issue, l’intrigue est efficace et donne ce qu’une amatrice de romance cherche quand elle lit de la romance. Satisfaite !

Un amour de Pléthégor par Xavier Watillon

Sur cette nouvelle, j’ai eu un rendez-vous manqué. Je n’ai pas accroché. Je me suis tout simplement ennuyée et je ne saurais pas expliquer pourquoi… Je pense que je réessaierai de la relire pour voir si je suis dans de meilleures dispositions pour l’apprécier à sa juste valeur.

Le Jour où tu pars par Floriane Derain

Si je trouve la chute aussi cruelle que réussie, j’ai eu du mal à accrocher à cette histoire. J’ai eu l’impression d’avancer dans un brouillard, qui était un peu trop confus par moment. Je ne comprenais pas où voulait en venir Rose. Après je ne saurais dire si c’est un vrai défaut parce que si les choses avaient été plus claires, cela aurait sans doute gâché la chute. Du coup je reste mitigée dessus avec une bonne fin, mais un début maladroit.

Générer l’étincelle par Tonnya Crif

Cette fois-ci, la nouvelle nous raconte une romance classique entre deux voisins. Oui, les voisins sont de retour sauf qu’ici ils ne s’insultent pas. Non, ils préfèrent se séduire en douceur à travers l’art de chacun. Alors ça ne surprend pas, mais c’est bien écrit. J’ai donc passé un bon moment en compagnie de Galween et Olphinéa.

ChangeNow par Valentine Dewer

Cette nouvelle est mon coup de cœur de l’anthologie. Pourtant elle m’a déchiré le cœur parce qu’elle est triste… mais elle est juste dans son écriture. Je ne suis pas prête de t’oublier Carl.<3

Reproductrice par Rachel Kalon

Comme son nom l’indique, cette nouvelle nous parle d’une reproductrice : Laïana. Elle est fière de l’être, vraiment fière sauf qu’elle ne peut pas se reproduire avec n’importe qui. Du coup, l’amour impossible va pointer le bout de son nez et lui contrarier l’existence. Et au bout d’une dizaine de nouvelles, la question était de savoir si cette anthologie allait me briser le cœur ou me démontrer que l’amour triomphe encore…

Et pour le savoir, il va falloir vous mettre à ma place. En attendant, j’ai encore passé un bon moment avec cette nouvelle. J’ai apprécié la manière dont les choses se résolvent même si j’aurais bien aimé quelques lignes supplémentaires à la fin.

Eros par Sarah Verfaillie

Ici il est question de trouver son âme sœur par le biais d’un logiciel. Ce n’est plus aux hommes ou aux femmes de choisir leur futur mari/femme, c’est à la machine de le faire. Nathanaël n’est pas d’accord avec ça. Il est même amoureux de quelqu’un sauf qu’il n’est pas sûr que la machine lui permette de la choisir comme son âme sœur. Du coup, il songe à pirater la machine pour finir avec Opale… Et on va le découvrir dans ses hésitations, ses doutes jusqu’à ce qu’il prenne sa décision…

Et c’est très intéressant de le suivre dans son cheminement intérieur. Enfin le must reste encore une fois la chute de la nouvelle. J’ai adoré.

Deux ans par Fabien Rey

Pour conclure l’anthologie, il est question d’entretenir une relation avec autrui pendant deux ans, ni plus, ni moins et de faire un bébé dans la foulée. Là encore, l’amour n’a pas sa place, et pourtant Laurie et Jules s’aiment. Ils n’ont pas forcément envie de se quitter sauf qu’ils n’ont pas le choix. Ils ont un plan bien entendu. Il faut juste tenir un peu… Chacun part de son côté. Jules fait donc la connaissance de Maria… Réussira-t-il à ne pas oublier Laurie ? Suivra-t-il leur plan ? Ou renoncera-t-il ?

Maintenant vous le savez, je ne vous spoilerai pas. Je me suis laissée prendre au jeu de cette nouvelle dont l’issue ne m’a pas déplu. Une bonne petite conclusion à une anthologie globalement plaisante à lire.


Verdict : Je conseille


lundi 18 septembre 2017

Memorex par Cindy Van Wilder

lundi 18 septembre 2017
Résumé : 2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale. Un an qu’Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui la fait souffrir.
Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l’île : c’est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancoeurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l’énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoites de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.

Titre : Memorex
Autrice : Cindy Van Wilder
Édition : Collection Électrogène, Gulf Stream


Memorex a été terminé il y a un certain temps. Je vais donc faire appel à ma mémoire pour vous en parler. Enfin, rassurez-vous, j’ai le bouquin juste à côté moi en cas de doute.

Donc Memorex, est-ce que c’est bien ? Oui. J’ai aimé suivre Réha dont l’existence est bouleversée par un terrible attentat. J’ai aimé le fait qu’elle soit parfois insupportable dans sa gestion des événements parce que perdre un de ses parents n’est pas une chose facile, qu’il faut du temps pour s’en remettre. Je l’ai donc trouvée juste dans ses réactions, dans sa manière d’être comme la majorité de son entourage. Néanmoins, j’ai un regret, celui de ne pas voir Ilse plus souvent, qu’elle ne soit pas plus présente pour participer à l’aventure, car j’ai aimé ce personnage. J'ai eu un coup de cœur pour cette demoiselle, qui n'est malheureuse que secondaire. D’ailleurs, je l’aurais bien suivie à la fin du roman. Enfin, je les aurais bien suivies à la fin du roman parce que j’étais attachée à ces demoiselles. Et pas seulement à elles.

Au niveau de l’intrigue, elle ne révolutionne pas le genre. Par contre, elle est racontée de manière efficace. J’ai apprécié l’alternance entre le présent et le passé, qui permet d’en apprendre plus sur certains personnages et sur les événements. Le mystère est classique, mais il n’en demeure pas moins intéressant, car la manière dont il est traité humainement… Ben ça sonne encore juste. D’ailleurs, en fait, ce sont les personnages de Réha, de son frère, mais aussi Holly qui donnent de la force à Memorex. Derrière l’aspect science-fiction, il est aussi question de traiter des relations humaines, du deuil et des dégâts que cela peut causer chez un être humain. Chacun réagit à sa façon… et parfois l’amour pousse à faire des choix contestables, terribles même.

J’ai aussi aimé la petite touche de romance autour de Réha. Discrète, elle ne vient pas parasiter l’intrigue principale. Elle est aussi touchante, car plutôt pudique, ce qui change en ces temps où romance rime avec passion, voire violence. Alors je ne doute pas qu’elle en frustrera certains, mais moi, elle m’a plu.

Bref, comme vous pouvez le constater, je garde un bon souvenir de Memorex. Malgré une intrigue classique, la justesse des trois adolescents (et d’Ilse qui mérite un roman) m’a permis de passer un bon moment. Je ne peux donc que conseiller ce livre. 


Verdict : Je conseille.


Encore un Chapitre © 2014