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mercredi 25 mars 2015

Le Viking qui voulait épouser la fille de soie - Katarina Mazetti

mercredi 25 mars 2015
Le Viking qui voulait épouser la fille de soie
Auteur : Katarina Mazetti
Genre : Historique, Romance
Édition : Gaïa
Description :
Sur une île du sud de la Suède au Xe  siècle, un homme vit seul à la ferme avec ses deux fils. Le chemin de ceux-ci est tout tracé : naviguer au loin, pour guerroyer au-delà des mers à l’Ouest, ou pour faire commerce sur les voies fluviales de l’Est.
De l’autre côté de la Baltique, à Kiev, vivent un marchand de soie et sa famille. Radoslav rêve de devenir soldat, sa sœur Milka est une jeune fille raffinée qui joue avec ses deux esclaves : Petite Marmite et Poisson d’Or. Mais la belle ville d’Orient est sur le point de tomber aux mains des pillards. Milka et Radoslav trouveront refuge auprès de rustres navigateurs venus du Nord.
Dès lors le destin des deux familles sera à jamais mêlé.
Du suspense, de l’amour, du sang, des combats, et même de la poésie — eh oui, les Vikings étaient aussi de formidables poètes !

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Une plongée dans l'univers Viking qui avait rejoint ma PAL depuis quelques mois déjà. Je me suis plongée dans l'histoire sans d'autres informations que le fait que la couverture et le titre me plaisaient. Je ne suis pas une grande adepte de ce qui est de lire les quatrièmes de couverture, parce qu'en général elles ne correspondent pas vraiment à l'histoire réelle.

Bon, en fait, ici oui. Le descriptif présente plutôt bien l'histoire, alors au lieu de faire un paraphrase et de vous dire la même chose, autant s'en contenter. On fait donc la connaissance de Säbjörn, un fabricant de bateau viking et de ses fils Svarte et Kåre, de leurs petits problèmes et leur conflits. Autour d'eux gravitent un certain nombre de personnages : leur mère disparue, dont la présence est toujours très marquée dans les esprits, la sœur de celle-ci, une völva très réputée et quelques esclaves et artisants.
D'un autre côté, on découvre Kiev et Constantinople par les yeux de Radoslav et de sa sœur Milka, enfants d'un célèbre marchant de soie. Le destin va les emmener sur la route de Svarte et les conduire au cœur d'un pays et d'une culture qu'ils ne pouvaient même pas immaginer.
C'est un beau choc des cultures et des valeurs de l'époque, qui est décrit avec simplicité. On survole légèrement l'histoire, les pages défilent très rapidement et ne laisseront certainement pas une grande marque, mais c'est une aventure très agréable à lire. On oscille entre amour et aventure, trahison et prophéties divinatoires. Le texte est léger mais a de la consistance. C'est une belle entrée dans l'univers viking d'un point de vue un peu routinier.

Pour ce qui est de la véracité du récit, Mazetti explique dans une postface quelles recherches elle a faite et quel est le degré d'exactitude de son histoire. Elle s'est basée sur de nombreux documents pour donner une base solide aux personnages qu'elle décrit et j'ai trouvé le résultat satisfaisant. Bien sur, je suis loin d'être experte en histoire scandinave, mais avec quelques lectures et documentations à mon actif, je peux confirmer que tout paraît parfaitement vraisemblable.

À découvrir si vous voulez une immersion légère dans l'univers Viking !

lundi 23 mars 2015

Les Dépossédés - Ursula Le Guin

lundi 23 mars 2015
Les Dépossédés
Auteur : Ursula Le Guin
Genre : Science-fiction
Edition : Livre de Poche
Description :
Deux mondes se font face : Anarres, peuplé deux siècles plus tôt par des dissidents soucieux de créer enfin une société utopique vraiment libre, même si le prix à payer est la pauvreté. Et Urras qui a, pour les habitants d'Anarres, conservé la réputation d'un enfer, en proie à la tyrannie, à la corruption et à la violence. Shevek, physicien hors normes, a conscience que l'isolement d'Anarres condamne son monde à la sclérose. Et, fort de son invention, l'ansible, qui permettra une communication instantanée entre tous les peuples de l'Ekumène, il choisit de s'exiler sur Urras en espérant y trouver une solution.
 Ce roman, qui a obtenu les prix Hugo, Nebula et Locus, n'a rien perdu aujourd'hui de sa virulence politique ni de sa charge d'aventures. Avec La Main gauche de la nuit, précédemment paru dans la même collection, c'est un des chefs-d'oeuvre d'Ursula Le Guin.

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Le Cycle de Hain, dont les Dépossédés est le 5e tome, est un cycle qui a l'avantage que chaque tome peut se lire séparément.

C'est un gros coup de cœur. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire au départ. Tout m'y intéressait mais je n'avais pas de mal à décrocher ce qui faisait que j'avançais très lentement. Et puis vers la page 160 (oui il faut insister un peu ^^) il y a eu un gros déclic, l'explication de toute cette lenteur, cette mise en place, et là je n'ai plus décroché.

Le récit alterne un chapitre sur Anarres, la planète d'origine de Shevek, et un chapitre sur Urras, sa planète "jumelle", où il se rend.
Anarres est à l'origine la Lune d'Urras où, après une révolution, des habitants urrastis ont été envoyés afin de fonder une nouvelle société, totalement anarchiste et basée sur l'entre-aide.
On ne sait pas vraiment ce qui a poussé Shevek à partir, vu qu'on suit en parallèle son évolution sur Urras, mais aussi l'acheminement de sa pensé sur Anarres, qui va mener à son départ.

C'est une belle grosse critique de la politique, de la société, de l'anarchisme et des sociétés hiérarchisées, de la propriété et de la non-propriété. Mais surtout une critique de notre société actuelle, par le biais d'Urras. Tout y passe : la mentalité des gens, le système éducatif, les relations sociales, la non-solidarité ; mais aussi sur Anarres le fait qu'anarchie soit synonyme de pauvreté. De plus, une question fondamentale est au coeur du roman : peut-on vraiment être libre, même dans une société qui fait tout pour qu'on le soit ?

Pour moi, Les Dépossédés permet de prendre du recul sur notre société, notre façon de vivre, car Shevek a un point de vue extérieur et innocent. On a la vue d'ensemble, et elle ne m'a pas parue très belle. Les urrastis sont froids, distants et fourbes ; ils ne sont intéressés que par l'argent et la propriété, sans voir le monde qui les entour.

Cette notion de "propriété" est vraiment au cœur de l'histoire et Le Guin nous offre des phrases percutantes pour critiquer cet aspect. J'aime beaucoup noter des citations de mes lectures, mais là je ne sais même plus lesquelles choisir tellement il y en a. Une cependant m'a marqué plus que les autres, parce qu'elle est malheureusement valable pour pratiquement chacun de nous :

"Si les gens possèdent assez de choses, ils sont contents de vivre en prison."
(vous avez 4h pour me rendre un devoir de philo !)

Ce livre m'a ouvert les yeux sur pas mal de choses et, je ne sais pas si ça va me faire changer sur le long terme, mais j'ai pris quelques résolutions dans ma façon de vivre, pour ne pas ressembler aux urrastis décrits par Shevek.

Je suis consciente que ce livre ne peut pas plaire à tout le monde car Le Guin a un avis très tranché sur la société et une opinion politique très marquée. Elle montre les défauts des deux sociétés, mais on sent que sa préférence va, de loin, à l'anarchisme. Cependant, je le conseille quand même vivement, parce que même sans partager son avis, la lecture est censé être là pour ouvrir l'esprit à d'autres choses.
C'est un livre qui va devenir un fondamental de ma bibliothèque, je sais déjà que je le relirais d'ici quelques années, et qu'il me chamboulera tout autant.

mercredi 31 décembre 2014

Love, Rosie - Cecelia Ahern

mercredi 31 décembre 2014
Love, Rosie
(La vie est un arc-en-ciel)
Auteur : Cecelia Ahern
Edition : J'ai Lu / Albin Michel
Genre : Romance
Description :
Sur les bancs de l'école, Rosie et Alex s'étaient juré de ne jamais se séparer. Leur existence bascule pourtant le jour où le jeune garçon déménage avec ses parents aux États-Unis. Cet éloignement forcé sera le premier d'une longue série d'imprévus, comme seule la vie sait en réserver, et les deux " amis " devront apprendre à y faire face. Au fil de leur correspondance, les non-dits et les rendez-vous manqués se devinent... Serait-il possible qu'au plus profond d'eux-mêmes, Rosie et Alex pensent toujours à leur vieux serment ? Mais si parler d'amour est une chose, trouver le moment opportun, dans une vie qui les dépasse, en est une autre... Un roman pertinent et tendre, où les aléas de la vie et les devoirs qu'elle impose sont, comme souvent, autant d'obstacles pour (re)connaître l'amour !

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Le problème, avec ce livre, c'est qu'en le commençant je le voyais déjà être mon nouveau coup de coeur. Je l'ai entamé avec un appétit livresque énorme, me disant que j'allais avaler ses 550 pages en quelques heures et en sortir boulversée, comme souvent quand j'ai ce genre de lectures. Sauf que ça n'a pas été le cas, car l'histoire est lente et s'étale sur une vie, ce qui implique qu'on doit laisser le temps aux personnages de grandir dans notre esprit et qu'on doit évoluer en même temps qu'eux. Du coup, arrivée à la moitié, j'ai ralentit le rythme et j'ai commencé à n'en lire que quelques pages par jour.
J'ai bien aimé ma lecture mais je m'en détachais sans problème. Je ne m'attendais pas du tout à cette intrigue car je pensais que Alex et Rosie allaient se retrouver une fois adultes et vivre heureux jusqu'à la fin de leur jours. Sauf que la vie n'est pas un conte de fées et leur histoire ne se passe pas DU TOUT comme ça ! C'en est frustrant ! Une fois ma surprise passée par contre, j'ai su apprécier la lecture et l'histoire.

Celle-ci est sous la forme d'un échange de lettres, de textos et le mails qui permettent d'aller d'un événement à un autre ou d'une année à la suivante sans narration inutile. On n'a que l'essentiel, mais un essentiel qui dure 550 pages (quand même !). Alors, que se passe-t-il ?
Alex et Rosie sont meilleurs amis au monde depuis leurs 7 ans, on les voit grandir et approcher de l'âge adulte où un événement marquant changera leur vie et les séparera... pour un bon bout de temps ! Mais ils resteront toujours en contact et leur relation ne cessera d'évoluer.

Ce n'est pas un coup de cœur, je ne le recommande pas plus que ça car c'était sympa, mais sans plus. Je ne regrette pas de l'avoir lu car c'était divertissant, mais c'est le genre d'histoire qui ne m'a rien apporté. Et pour la première fois de ma vie je pense que le film peut être mieux que le livre, car la bande annonce présente les événements d'une telle façon qu'il semble que tout un tas de raccourcis ont été faits dans l'histoire. Si vous voulez mon avis (d'ailleurs je suppose que vous lisez cette chronique pour ça), ces racourcits vont permettre d'enlever les longueurs pour ne garder que l'essentiel ! Mais ça, bien sur, je vous le confirmerai lorsque j'irai le voir ;)

jeudi 4 décembre 2014

Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin-Lugand

jeudi 4 décembre 2014
Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur : Agnès Martin-Lugand
Édition : Michel Lafon
Genre : Littérature française
Description :
"Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux."
Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
L’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a d’autre choix que de faire avec.

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Aaaaah Agnès Martin-Lugand... Je crois que j'aime cette femme !
Phénomène de l'auto-édition, ce roman est son premier et est devenu célèbre grâce au bouche-à-oreilles, pour qu'ensuite les droits soient rachetés par Michel Lafon, puis par de nombreux pays pour une traduction. Ses romans ne sont pas les seuls à être une inspiration, sa carrière d'écrivain l'est aussi énormément.
C'est encore une fois un coup de cœur qui aura été dévoré en quelques heures. L'écriture de Madame Agnès est d'une fluidité qui empêche de reposer le livre : on est happés dès les premières lignes dans l'histoire et dans la vie de l'héroïne. Les relations et émotions décrites sont d'une justesse étonnante.

Les gens heureux lisent et boivent du café est le nom du café littéraire que Diane a monté avec son meilleur ami, Félix. Café qu'elle laisse à l'abandon le jour où un accident de voiture tue son mari et leur fille d'une dizaine d'années. Diane a pas loin de trente ans et est au bord du gouffre, ayant perdu toute raison de vivre.
Un an après le drame, alors qu'elle cherche un moyen d'échapper à Félix, qui met tout en œuvre pour lui redonner le goût à la vie, elle décide de partir s'exiler en Irlande, où elle espère pouvoir sombrer librement.

Le récit est simple et délicat, on n'entre pas dans la tête de Diane, on ne rencontre pas ses démons intérieurs, on parvient même parfois à oublier quelques secondes le drame qui l'a touché, tout comme elle. L'auteur n'essaye pas de nous montrer comment faire pour se reconstruire, elle dit juste à sa manière que c'est possible, il suffit d'accepter de tourner la page, aussi dur que ça puisse être. L'histoire de Diane pourrait être celle de n'importe qui malheureusement, il n'est donc pas très dur de se projeter dans le récit et les larmes peuvent arriver très (très!) rapidement :)

On est proche du coup de cœur pour moi, donc, même si l'histoire m'a un peu moins touchée que Entre mes mains le bonheur se faufile, car je m'identifiais beaucoup plus à Iris. Elle reste prévisible mais pourtant pas moins agréable à lire !

Article aussi publié sur le blog partenaire ici

mercredi 27 août 2014

Trois Secrets - Randy Susan Meyers

mercredi 27 août 2014
Trois Secrets
Auteur : Randy Susan Meyers
Edition : Livre de Poche
Description :
Il y a cinq ans, Tia est tombé follement amoureuse d'un homme déjà marié et père de deux enfants. Quand elle est tombée enceinte, il a disparu, et Tia a fait adopter l'enfant.
Il y a cinq ans, Caroline, chercheur en médecine, a adopté à contrecoeur un bébé pour faire plaisir à son mari. Elle a prié pour que ses doutes disparaissent.
Il y a cinq ans, Juliette pensait que sa vie était idéale. Un mariage solide, deux beaux enfants, un métier passionnant... Puis elle a découvert que son mari la trompait. Il a promis de ne plus recommencer, et elle l'a cru.
Jusqu'au jour où une lettre est envoyée... signant le début d'une spirale qui mêlera le destin des trois femmes.

***

Ce roman est ma modeste participation aux lectures de la rentré littéraire. Je dois avouer aussi que c'est le seul qui m'a réellement intéressée dans tous les services presse qu'on a reçus à la librairie ! Et je ne suis pas déçue du résultat. S'il change beaucoup de mes lectures habituelles (on est loin des grandes batailles médiévales et des dragons !) je dois avouer qu'il m'a quand même bien divertie.

On suit parallèlement l'histoire de trois femmes : Tia, Caroline et Juliette, même si au fond le personnage principal est Tia. La plus grosse partie de l'histoire est de son point de vue, celui d'une femme amoureuse d'un homme marié, qui par la suite est tombée enceinte de lui et, après qu'il l'ait quittée en l'incitant à mettre fin à la grossesse, qui a choisi de faire adopter leur fille. Bien entendu, elle regrettera cette décision durant les cinq années qui suivront, jusqu'au jour où elle se décide à envoyer une lettre à Nathan, le père, pour lui montrer des photos de leur fille dont il ignorait jusqu'à l'existence.
Cette lettre, ce sera sa femme Juliette qui l'ouvrira ; Juliette qui décidera de rencontrer Caroline, la mère adoptive qui - soyons honnêtes - n'est pas vraiment faite pour la maternité.

On bascule d'une vie à l'autre, entre la mère modèle, celle qui n'aurait pas du l'être et celle qui ne l'est plus mais aurait du le rester, avec au centre la petite Savannah qui n'a rien demandé à personne. C'est un livre très émouvant dans lequel on peut se placer du point de vue de chaque personnage (bon à part Nathan, hein) et qui montre les complications de la vie, de l'éducation, etc.

Pour ma part je n'ai pas d'enfants mais ce livre m'a beaucoup touché parce que justement, on ne peut pas réellement savoir à l'avance si on va être un bon parent, même lorsqu'on essaye de faire les meilleurs choix pour nos enfants. Ce n'est donc pas un coup de coeur, mais une lecture très agréable !

dimanche 3 août 2014

Dans les rapides - Maylis de Kerangal

dimanche 3 août 2014
Dans les rapides
Auteur : Maylis de Kerangal
Editeur : Naive / Folio
Genre : Littérature française
Description :
"T'es rock, t'es pas rock. La vie rock. Ce n'est pas gravé sur les disques, ce n'est pas imprimé dans les livres. Une épithète consubstantielle, un attribut physique comme être blonde, nerveux, hypocondriaque, debout. Rock rock rock. Le mot est gros comme un poing et rond comme un caillou. Prononcé cent fois par jour, il ne s'use pas. Dehors le ciel bouillonne, léger, changeant quand les nuages pèsent lourd, des milliers de tonnes bombent l'horizon derrière les hautes tours, suspendus. Être rock. Être ce qu'on veut. Plutôt quelque chose de très concret. Demandez le programme !".
Le Havre, 1978. Elles sont trois amies inséparables. Un dimanche de pluie, elles font du stop, et dans la R16 déboule la voix de Debbie Harris, la chanteuse de Blondie. Debbie qui s'impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle.

***

Fermez les yeux, imaginez-vous dans les années 80, un pull en laine sur les épaules, une jupe en vinyle et des Clarks aux pieds. Vous sortez un 33 tours de Blondie et écoutez le grésillement du silence avant que la chanson débute.
One Way or Another. C'est dans cette ambiance là qu'il faut lire Dans les rapides.

L'objectivité ne sera pas tellement mon fort ici, déjà parce que j'adore le rock des années 80 et, si je ne connais pas tellement Blondie, mettez moi les Ramones et je suis heureuse.
Ensuite, l'histoire se passe au Havre, mon chez-moi, et je me reconnais dans chaque nom, chaque lieu. Je capte à 200% l'ambiance de ce livre.

L'histoire, au fond, on s'en fout un peu. Trois filles découvrent Blondie, puis Kate Bush, sortent, fument, font des trucs d'ados. C'est le style d'écriture qui fait tout. Des phrases à rallonge, peu de pauses. On n'ose pas respirer ou s'arrêter de lire, on est dans une course folle, celle du rock ; dans une sorte d'état fiévreux, provoqué par l'adrénaline que l'on ressent lorsqu'on découvre quelque chose qui va changer notre vie. C'est l'histoire de trois filles dont le rock va changer leur vie.

Le livre ne fait qu'une petite centaine de pages, il se lit d'un seul souffle mais laisse pas mal de marques. Je vous conseille fortement de le lire avec de la musique à portée de main, de vous mettre dans cette atmosphère '80 dès le début et de le dévorer d'une seule traite.

La longueur des phrases perd un peu au début, c'est vertigineux, mais ça fait tout le charme du roman.

C'est une histoire qui emmène loin.

vendredi 14 mars 2014

Les Royaumes de Nashira, tome 1 - Licia Troisi

vendredi 14 mars 2014

Titre : Le Royaume de Nashira, tome 1 : Le Rêve de Talitha
Auteur : Licia Troisi
Édition : Pocket Jeunesse
Note : 7/10
Genre : Fantasy
Description : 
Deux soleils brillent dans le ciel de Nashira. Mais l’un des deux est maléfique est menace les royaumes…
Le monde de Nashira est au bord de l’asphyxie, brûlé par la chaleur… Talitha, jeune comtesse recluse dans un monastère, est chargée de veiller sur la Pierre de l’Air, unique source d’oxygène pour les habitants.
Mais lorsqu’elle découvre que son royaume sera bientôt anéanti, consumé par un soleil destructeur, Talitha la rebelle décide d’agit. Accompagnée par son fidèle esclave, Saiph, elle entreprend un voyage jusqu’aux terres glacées pour trouver la seule réponse capable de sauver Nashira..
***
Ca faisait un moment que je louchais sur les livres de Licia Troisi. Ses couvertures sont magnifiques et les descriptions plutôt alléchantes, alors quand j’ai vu le Service Presse de cette nouvelle série je n’ai pas hésité à me jeter dessus. C’est pour moi une première découverte des romans de cette auteure.
On va commencer par les points négatifs : déjà, la description n’est pas vraiment révélatrice de l’histoire, du moins au début. La première partie du roman porte avant tout sur les relations de Talitha avec sa famille et le fait que son père la force à aller dans le monastère pour recevoir une éducation de prêtresse. Elle ne « veille » pas a proprement parlé sur la Pierre de l’Air car elle ne fait pas partie du groupe de novices qui a cette mission. Mais ce point étant dit, le reste de la description annonce bien le combat contre les forces de la nature qu’elle s’apprête à mener.
Deuxième point : l’écriture. Arg. J’ai trouvé le style moyen. Je ne sais pas si ça vient de la traduction ou du manuscrit d’origine, toujours est-il que j’ai trouvé ça assez mal écrit. Le style déconcentre de la lecture, l’emploi de certains mots m’a dérangé et m’a empêché par moments de plonger vraiment dans l’histoire. J’ai l’impression que le roman vise avant tout des enfants ou jeunes ados qui n’ont pas encore assez d’expérience pour être exigeants en matière de style littéraire. Je n’avais pas l’impression de faire parti du public visé par ce livre. Ce petit défaut en entraine par conséquent d’autres, dont un certain manque d’émotion. On ne ressent pas les peines de Talitha, alors que certains passages pourraient être vraiment émouvants !

Dernier points négatif avant de passer au positif : les noms propres ! Ils sont tous plus bizarres et imprononçables les uns que les autres et me font buter dans ma lecture. Que ça soit les prénoms des personnages ou les noms de lieux, je trouve que ça fait trop. Un petit nom inventé de temps en temps ne fait pas de mal, au contraire j’aime beaucoup quand il y a de l’exotisme, mais là c’est à se perdre dans la masse de nouveaux termes !

Maintenant le positif ! Parce qu’une fois habituée à l’écriture et aux noms étranges, j’ai quand même beaucoup apprécié cette lecture. Il y a une bonne idée de fond (attention petits spoilers !) : deux soleils qui représentent les dieux, dont un maléfique qui prend de la puissance et menace d’assécher le royaume de Nashira. Talitha le découvre et se sent responsable de la survie du monde. (FIN DU SPOILER)
 L’histoire paraît un peu clichée au premier abord, mais j’ai trouvé que ce n’était pas un problème. Il y a beaucoup d’éléments qui m’ont dérangés dans ma lecture, mais absolument pas celui-là !

Les personnages, parce que je ne peux pas ne pas faire une petite partie sur eux. Talisha est Saiph sont les deux principaux, la première étant une Talarite (la race noble de Talaria, qui est le nom de la zone habitable de Nashira), et Saiph son esclave appartenant à la race inférieure des Femtites (je vous avais prévenus pour les noms propres ! :p).
Talisha a une personnalité assez banale pour une héroïne de roman de fantasy : jeune comtesse qui rêve de devenir guerrière, elle est l’amie des esclaves alors que son père est un tyran. Oui, ça doit vous rappeler un paquet de début d’intrigues. Saiph est plus mystérieux, à tel point que je ne saurais même pas quoi vous dire sur lui.
Il n’y a pas de personnage super-charismatique, le genre qui vous fait aimer un roman même avec ses défauts parce que vous voulez savoir à tout prix ce qui lui arrive. Je n’ai pas (encore ?) trouvé ce personnage dans cette série, même si, vu la fin, je pense que ça pourrait venir avec le temps.

Ce roman met bien l’intrigue en place, c’est un assez bon moment de plaisir malgré ses défauts et peut être un nouveau succès de l’auteure. Pour ma part, si j’avais la suite sous la main je pense que je la lirais dans la foulée, mais avec l’attente qu’il risque d’y avoir, je ne suis pas sûre de garder un assez bon souvenir pour acheter le tome 2 à sa parution !

mardi 4 mars 2014

Nos Etoiles Contraires - John Green

mardi 4 mars 2014
Titre : Nos Etoiles ContrairesAuteur : John Green
Editeur : Nathan
Note : 10/10
Description
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
***
J'ai l'impression de ne mettre que des 10/10 dans mes critiques, mais ce n'est pas avec ce roman que ça va changer !
Véritable phénomène depuis plusieurs mois, je me suis enfin laissée tenter... autant dire que je n'ai pas regretté.
Et alors, de quoi ça parle ?
Pour reprendre la nouvelle 4e de couverture : "Ca parle d'une fille qui a le cancer qui rencontre un garçon qui avait le cancer... c'est génial !"
Il n'y a honnêtement pas grand chose à dire de plus. C'est un roman léger malgré le thème qu'il aborde. Il vise en priorité les ados et jeunes adultes, mais peut être facilement lu par des adultes bien murs ! L'écriture est vraiment agréable et fluide, on oubli rapidement qu'on lit un roman et on vit avec les personnages.
Il y a des moments de fous rires, d'autres où vous pleurez. Quand Hazel est embarassée, on l'est aussi. Tout est misé sur l'émotion et avec brio ! C'est magnifique et triste à la fois, mais toujours dans des mesures absolument parfaites.
Les personnages principaux :
Parce que même si je n'ai pas envie de m'étendre sur l'histoire, je vais quand même développer un peu. On découvre Hazel, dite "Hazel-Grace", qui a un cancer que les médecins arrivent à contenir grâce à une bonne dose de médicaments. Sa mère la force à aller à un groupe de soutien plus qu'ennuyeux et démoralisant, où un beau jour elle rencontre Augustus Waters, un beau gosse qui n'a pas grand chose à faire là. Sauf qu'il se trouve qu'il a eu le cancer lui aussi, et que Hazel lui plaît. Mais attention là ! On est loin de l'histoire d'amour cucul entre deux ados ! C'est une histoire entre un gars et une fille qui savent que leurs jours sont comptés, entre un infirme et une fille qui doit toujours être branchée sur des machines, entre deux personnes qui sont leur maladie et qui essayent juste de redevenir des personnes.
C'est très touchant, ça se lit rapidement, c'est un pur moment de bonheur.
Je vous le conseille mille fois !

vendredi 14 février 2014

L'Assassin Royal, tomes 1 à 6

vendredi 14 février 2014
Titre : L'Assassin Royal, tomes 1 à 6
Auteur :  Robin Hobb
Édition : Bragelonne
Genre : Fantasy
Note : 10/10
Description : 


Dans un monde différent du nôtre, un univers médiéval-fantastique de rois, de guerriers, de pirates et de chevaliers, le peuple est en paix. Heureux, malgré les assauts occasionnels des « pirates rouges » sur leurs côtes. Mais voilà qu'on découvre le jeune Fitz, fils « bâtard » de Chevalerie, prince-héritier de la famille royale des Loinvoyant. Il grandit sans père - Chevalerie abdique lorsqu'il apprend son existence -, à la garde de Burrich, maître des écuries… Le monde de la cour du roi, dans lequel il évolue, n'est pas sans danger : au milieu des complots et des trahisons, Fitz n'a souvent que peu de liberté. Il doit allégeance - et la vie sauve - au roi Subtil Loinvoyant, son grand-père…
Un jour, un mystérieux vieillard fait irruption dans sa vie et commence très vite sa formation d'assassin royal. Car Fitz n'est pas n'importe qui : il devient une arme au service du pouvoir, il est celui qui peut changer le monde par ses actions… C'est du moins ce que lui affirme l'étrange Fou, son ami. Mais Fitz est-il prêt à exécuter sans discuter des ordres qu'il ne comprend pas ? Fitz doit aussi apprendre à maîtriser ses deux magies. La première est autorisée, louée, même si elle entraîne une dépendance : c'est l'Art. La seconde doit rester cachée, car elle est honteuse, et ses détenteurs souvent poursuivis et exécutés par le peuple : il s'agit du Vif, qui lui permet d'établir des liens privilégiés avec les animaux.

***

Je ne peux pas mettre autre chose que 10/10 à cette série. Bien entendu, ceci est une critique des 6 premiers tomes et non de l'intégralité de la saga, cependant il y a une coupure entre le tome 6 et le tome 7, on peut donc facilement les distinguer. Pour ceux comme moi qui ont lu l'histoire avec les intégrales La Citadelle des Ombres, cela correspond aux deux premiers tomes.

Un 10/10 pour Robin Hobb !
Cette série fait partie de celles qui ont des défauts, mais dont il est impossible de tenir compte. Vous savez, il y a des livres comme ça qu'on lit, mais à aucun moment on se dit "tiens, l'auteur aurait du faire plutôt comme ça", ou alors on conteste un choix ou le dénouement, parce qu'on devine ce que l'auteur a cherché à faire (avoir du succès, faire une histoire qui va plaire aux lecteurs ou je-ne-sais-quoi).
Avec L'Assassin Royal, il est impossible de se dire "l'auteure n'aurait pas du faire ça" parce que l'auteure est inexistante. Lorsqu'on ouvre les pages, on plonge complètement dans un univers qui nous fait oublier qu'on lit un livre. Il n'est plus question de se divertir, simplement de savoir ce qu'il se passe dans cet univers.

Il est facile de détester Fitz, beaucoup de lecteurs le font, mais ça n'empêche pas de continuer l'histoire. Hobb a une façon d'utiliser les mots pour que, quoi qu'il arrive, on continue à être captivés.
Personnellement, j'ai lu ces 6 tomes sur plusieurs mois, en lisant un chapitre de temps en temps et en lisant aussi beaucoup de livres en parallèle. Le rythme est assez lent, on suit l'évolution d'un garçon de ses 6 ans à ses 25 ans environ, et on découvre toutes les étapes de son éducation. Il n'est pas très dur de mettre le livre de côté pour le reprendre au bout de quelques temps, car c'est évident qu'avaler une série comme celle-là d'un seul coup peut refroidir un bon nombre de lecteurs !

Et l'histoire, au fond ?
On suit les aventures de Fitz, le bâtard du Prince Chevalerie, héritier de la couronne des Six Duchés. À six ans, son grand-père maternel l'abandonne à Burrich, le maître des écuries de Chevalerie, qui est par la suite chargé de son éducation, jusqu'au jour où le roi Subtil décide de faire de Fitz son assassin personnel. Fitz va alors apprendre à se servir de plantes ou d'armes pour exécuter les ordres de son Roi et grand-père.
S'ensuit une série de batailles, d'ennemis de la couronne à éliminer avec pour but dans le premier cycle : sauver les Six Duchés des nombreux ennemis, externes comme internes.
On est embarqués dans une histoire à la fois contre la montre, et qui en même temps se déroule sur de nombreuses années. On est très loin des histoires où les héros sauvent le monde en quelques semaines, mais pourtant il y a cette urgence de sauver le royaume qui donne une certaine frustration au lecteur car l'évolution est lente !

À la fin de ces 6 tomes, l'histoire pourrait s'arrêter. C'est une bonne chose pour quiconque serait déstabilisé par les 13 tomes de l'histoire de savoir que vous pouvez vous arrêter en cour de route sans pour autant que l'énigme reste en suspend !

C'est beau, c'est magnifique et ça prend aux tripes. À lire !


[Je ferais une critique du reste de la série bientôt.... lorsque je l'aurais lue :p]
Encore un Chapitre © 2014