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mercredi 25 mars 2015

Le Viking qui voulait épouser la fille de soie - Katarina Mazetti

mercredi 25 mars 2015
Le Viking qui voulait épouser la fille de soie
Auteur : Katarina Mazetti
Genre : Historique, Romance
Édition : Gaïa
Description :
Sur une île du sud de la Suède au Xe  siècle, un homme vit seul à la ferme avec ses deux fils. Le chemin de ceux-ci est tout tracé : naviguer au loin, pour guerroyer au-delà des mers à l’Ouest, ou pour faire commerce sur les voies fluviales de l’Est.
De l’autre côté de la Baltique, à Kiev, vivent un marchand de soie et sa famille. Radoslav rêve de devenir soldat, sa sœur Milka est une jeune fille raffinée qui joue avec ses deux esclaves : Petite Marmite et Poisson d’Or. Mais la belle ville d’Orient est sur le point de tomber aux mains des pillards. Milka et Radoslav trouveront refuge auprès de rustres navigateurs venus du Nord.
Dès lors le destin des deux familles sera à jamais mêlé.
Du suspense, de l’amour, du sang, des combats, et même de la poésie — eh oui, les Vikings étaient aussi de formidables poètes !

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Une plongée dans l'univers Viking qui avait rejoint ma PAL depuis quelques mois déjà. Je me suis plongée dans l'histoire sans d'autres informations que le fait que la couverture et le titre me plaisaient. Je ne suis pas une grande adepte de ce qui est de lire les quatrièmes de couverture, parce qu'en général elles ne correspondent pas vraiment à l'histoire réelle.

Bon, en fait, ici oui. Le descriptif présente plutôt bien l'histoire, alors au lieu de faire un paraphrase et de vous dire la même chose, autant s'en contenter. On fait donc la connaissance de Säbjörn, un fabricant de bateau viking et de ses fils Svarte et Kåre, de leurs petits problèmes et leur conflits. Autour d'eux gravitent un certain nombre de personnages : leur mère disparue, dont la présence est toujours très marquée dans les esprits, la sœur de celle-ci, une völva très réputée et quelques esclaves et artisants.
D'un autre côté, on découvre Kiev et Constantinople par les yeux de Radoslav et de sa sœur Milka, enfants d'un célèbre marchant de soie. Le destin va les emmener sur la route de Svarte et les conduire au cœur d'un pays et d'une culture qu'ils ne pouvaient même pas immaginer.
C'est un beau choc des cultures et des valeurs de l'époque, qui est décrit avec simplicité. On survole légèrement l'histoire, les pages défilent très rapidement et ne laisseront certainement pas une grande marque, mais c'est une aventure très agréable à lire. On oscille entre amour et aventure, trahison et prophéties divinatoires. Le texte est léger mais a de la consistance. C'est une belle entrée dans l'univers viking d'un point de vue un peu routinier.

Pour ce qui est de la véracité du récit, Mazetti explique dans une postface quelles recherches elle a faite et quel est le degré d'exactitude de son histoire. Elle s'est basée sur de nombreux documents pour donner une base solide aux personnages qu'elle décrit et j'ai trouvé le résultat satisfaisant. Bien sur, je suis loin d'être experte en histoire scandinave, mais avec quelques lectures et documentations à mon actif, je peux confirmer que tout paraît parfaitement vraisemblable.

À découvrir si vous voulez une immersion légère dans l'univers Viking !

lundi 23 mars 2015

Les Dépossédés - Ursula Le Guin

lundi 23 mars 2015
Les Dépossédés
Auteur : Ursula Le Guin
Genre : Science-fiction
Edition : Livre de Poche
Description :
Deux mondes se font face : Anarres, peuplé deux siècles plus tôt par des dissidents soucieux de créer enfin une société utopique vraiment libre, même si le prix à payer est la pauvreté. Et Urras qui a, pour les habitants d'Anarres, conservé la réputation d'un enfer, en proie à la tyrannie, à la corruption et à la violence. Shevek, physicien hors normes, a conscience que l'isolement d'Anarres condamne son monde à la sclérose. Et, fort de son invention, l'ansible, qui permettra une communication instantanée entre tous les peuples de l'Ekumène, il choisit de s'exiler sur Urras en espérant y trouver une solution.
 Ce roman, qui a obtenu les prix Hugo, Nebula et Locus, n'a rien perdu aujourd'hui de sa virulence politique ni de sa charge d'aventures. Avec La Main gauche de la nuit, précédemment paru dans la même collection, c'est un des chefs-d'oeuvre d'Ursula Le Guin.

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Le Cycle de Hain, dont les Dépossédés est le 5e tome, est un cycle qui a l'avantage que chaque tome peut se lire séparément.

C'est un gros coup de cœur. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire au départ. Tout m'y intéressait mais je n'avais pas de mal à décrocher ce qui faisait que j'avançais très lentement. Et puis vers la page 160 (oui il faut insister un peu ^^) il y a eu un gros déclic, l'explication de toute cette lenteur, cette mise en place, et là je n'ai plus décroché.

Le récit alterne un chapitre sur Anarres, la planète d'origine de Shevek, et un chapitre sur Urras, sa planète "jumelle", où il se rend.
Anarres est à l'origine la Lune d'Urras où, après une révolution, des habitants urrastis ont été envoyés afin de fonder une nouvelle société, totalement anarchiste et basée sur l'entre-aide.
On ne sait pas vraiment ce qui a poussé Shevek à partir, vu qu'on suit en parallèle son évolution sur Urras, mais aussi l'acheminement de sa pensé sur Anarres, qui va mener à son départ.

C'est une belle grosse critique de la politique, de la société, de l'anarchisme et des sociétés hiérarchisées, de la propriété et de la non-propriété. Mais surtout une critique de notre société actuelle, par le biais d'Urras. Tout y passe : la mentalité des gens, le système éducatif, les relations sociales, la non-solidarité ; mais aussi sur Anarres le fait qu'anarchie soit synonyme de pauvreté. De plus, une question fondamentale est au coeur du roman : peut-on vraiment être libre, même dans une société qui fait tout pour qu'on le soit ?

Pour moi, Les Dépossédés permet de prendre du recul sur notre société, notre façon de vivre, car Shevek a un point de vue extérieur et innocent. On a la vue d'ensemble, et elle ne m'a pas parue très belle. Les urrastis sont froids, distants et fourbes ; ils ne sont intéressés que par l'argent et la propriété, sans voir le monde qui les entour.

Cette notion de "propriété" est vraiment au cœur de l'histoire et Le Guin nous offre des phrases percutantes pour critiquer cet aspect. J'aime beaucoup noter des citations de mes lectures, mais là je ne sais même plus lesquelles choisir tellement il y en a. Une cependant m'a marqué plus que les autres, parce qu'elle est malheureusement valable pour pratiquement chacun de nous :

"Si les gens possèdent assez de choses, ils sont contents de vivre en prison."
(vous avez 4h pour me rendre un devoir de philo !)

Ce livre m'a ouvert les yeux sur pas mal de choses et, je ne sais pas si ça va me faire changer sur le long terme, mais j'ai pris quelques résolutions dans ma façon de vivre, pour ne pas ressembler aux urrastis décrits par Shevek.

Je suis consciente que ce livre ne peut pas plaire à tout le monde car Le Guin a un avis très tranché sur la société et une opinion politique très marquée. Elle montre les défauts des deux sociétés, mais on sent que sa préférence va, de loin, à l'anarchisme. Cependant, je le conseille quand même vivement, parce que même sans partager son avis, la lecture est censé être là pour ouvrir l'esprit à d'autres choses.
C'est un livre qui va devenir un fondamental de ma bibliothèque, je sais déjà que je le relirais d'ici quelques années, et qu'il me chamboulera tout autant.

mercredi 31 décembre 2014

Love, Rosie - Cecelia Ahern

mercredi 31 décembre 2014
Love, Rosie
(La vie est un arc-en-ciel)
Auteur : Cecelia Ahern
Edition : J'ai Lu / Albin Michel
Genre : Romance
Description :
Sur les bancs de l'école, Rosie et Alex s'étaient juré de ne jamais se séparer. Leur existence bascule pourtant le jour où le jeune garçon déménage avec ses parents aux États-Unis. Cet éloignement forcé sera le premier d'une longue série d'imprévus, comme seule la vie sait en réserver, et les deux " amis " devront apprendre à y faire face. Au fil de leur correspondance, les non-dits et les rendez-vous manqués se devinent... Serait-il possible qu'au plus profond d'eux-mêmes, Rosie et Alex pensent toujours à leur vieux serment ? Mais si parler d'amour est une chose, trouver le moment opportun, dans une vie qui les dépasse, en est une autre... Un roman pertinent et tendre, où les aléas de la vie et les devoirs qu'elle impose sont, comme souvent, autant d'obstacles pour (re)connaître l'amour !

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Le problème, avec ce livre, c'est qu'en le commençant je le voyais déjà être mon nouveau coup de coeur. Je l'ai entamé avec un appétit livresque énorme, me disant que j'allais avaler ses 550 pages en quelques heures et en sortir boulversée, comme souvent quand j'ai ce genre de lectures. Sauf que ça n'a pas été le cas, car l'histoire est lente et s'étale sur une vie, ce qui implique qu'on doit laisser le temps aux personnages de grandir dans notre esprit et qu'on doit évoluer en même temps qu'eux. Du coup, arrivée à la moitié, j'ai ralentit le rythme et j'ai commencé à n'en lire que quelques pages par jour.
J'ai bien aimé ma lecture mais je m'en détachais sans problème. Je ne m'attendais pas du tout à cette intrigue car je pensais que Alex et Rosie allaient se retrouver une fois adultes et vivre heureux jusqu'à la fin de leur jours. Sauf que la vie n'est pas un conte de fées et leur histoire ne se passe pas DU TOUT comme ça ! C'en est frustrant ! Une fois ma surprise passée par contre, j'ai su apprécier la lecture et l'histoire.

Celle-ci est sous la forme d'un échange de lettres, de textos et le mails qui permettent d'aller d'un événement à un autre ou d'une année à la suivante sans narration inutile. On n'a que l'essentiel, mais un essentiel qui dure 550 pages (quand même !). Alors, que se passe-t-il ?
Alex et Rosie sont meilleurs amis au monde depuis leurs 7 ans, on les voit grandir et approcher de l'âge adulte où un événement marquant changera leur vie et les séparera... pour un bon bout de temps ! Mais ils resteront toujours en contact et leur relation ne cessera d'évoluer.

Ce n'est pas un coup de cœur, je ne le recommande pas plus que ça car c'était sympa, mais sans plus. Je ne regrette pas de l'avoir lu car c'était divertissant, mais c'est le genre d'histoire qui ne m'a rien apporté. Et pour la première fois de ma vie je pense que le film peut être mieux que le livre, car la bande annonce présente les événements d'une telle façon qu'il semble que tout un tas de raccourcis ont été faits dans l'histoire. Si vous voulez mon avis (d'ailleurs je suppose que vous lisez cette chronique pour ça), ces racourcits vont permettre d'enlever les longueurs pour ne garder que l'essentiel ! Mais ça, bien sur, je vous le confirmerai lorsque j'irai le voir ;)

jeudi 4 décembre 2014

Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin-Lugand

jeudi 4 décembre 2014
Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur : Agnès Martin-Lugand
Édition : Michel Lafon
Genre : Littérature française
Description :
"Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux."
Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
L’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a d’autre choix que de faire avec.

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Aaaaah Agnès Martin-Lugand... Je crois que j'aime cette femme !
Phénomène de l'auto-édition, ce roman est son premier et est devenu célèbre grâce au bouche-à-oreilles, pour qu'ensuite les droits soient rachetés par Michel Lafon, puis par de nombreux pays pour une traduction. Ses romans ne sont pas les seuls à être une inspiration, sa carrière d'écrivain l'est aussi énormément.
C'est encore une fois un coup de cœur qui aura été dévoré en quelques heures. L'écriture de Madame Agnès est d'une fluidité qui empêche de reposer le livre : on est happés dès les premières lignes dans l'histoire et dans la vie de l'héroïne. Les relations et émotions décrites sont d'une justesse étonnante.

Les gens heureux lisent et boivent du café est le nom du café littéraire que Diane a monté avec son meilleur ami, Félix. Café qu'elle laisse à l'abandon le jour où un accident de voiture tue son mari et leur fille d'une dizaine d'années. Diane a pas loin de trente ans et est au bord du gouffre, ayant perdu toute raison de vivre.
Un an après le drame, alors qu'elle cherche un moyen d'échapper à Félix, qui met tout en œuvre pour lui redonner le goût à la vie, elle décide de partir s'exiler en Irlande, où elle espère pouvoir sombrer librement.

Le récit est simple et délicat, on n'entre pas dans la tête de Diane, on ne rencontre pas ses démons intérieurs, on parvient même parfois à oublier quelques secondes le drame qui l'a touché, tout comme elle. L'auteur n'essaye pas de nous montrer comment faire pour se reconstruire, elle dit juste à sa manière que c'est possible, il suffit d'accepter de tourner la page, aussi dur que ça puisse être. L'histoire de Diane pourrait être celle de n'importe qui malheureusement, il n'est donc pas très dur de se projeter dans le récit et les larmes peuvent arriver très (très!) rapidement :)

On est proche du coup de cœur pour moi, donc, même si l'histoire m'a un peu moins touchée que Entre mes mains le bonheur se faufile, car je m'identifiais beaucoup plus à Iris. Elle reste prévisible mais pourtant pas moins agréable à lire !

Article aussi publié sur le blog partenaire ici

mardi 28 octobre 2014

Jamais deux sans toi - Jojo Moyes

mardi 28 octobre 2014
Jamais deux sans toi
Auteur : Jojo Moyes
Éditeur : Milady
Genre : Romance, drame
Description : 
Jess est à bout : elle se tue à la tâche, son mari a disparu de la circulation, son fils rentre de cours couvert de bleus, et elle n’a pas les moyens de payer à sa fille surdouée l’école prestigieuse qui la promettrait à un brillant avenir. 
Alors qu’elle ne s’y attendait plus, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la résidence. Accusé de délit d’initié, Ed risque la prison, et il craint plus que tout d’accabler son père malade avec cette nouvelle. Soucieux de s’acheter une conduite et d’oublier ses ennuis, il se propose de venir en aide à Jess. S’ensuit alors une folle équipée avec la petite famille et Norman, leur inséparable chien.
Que va donner l’addition de leurs petits et grands désastres individuels ?
Une histoire d’amour aussi bouleversante qu’inattendue mettant en scène la rencontre improbable de deux êtres en perdition.

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C'est le deuxième roman que je lis de Jojo Moyes, auquel je n'aurais pas autant accroché que Avant Toi, mais que j'ai tout de même énormément aimé. La raison principale est que l'histoire n'a rien à voir.
Jess est une mère célibataire de deux enfants qui galère carrément, entre son boulot de femme de ménage et celui de barmaid. Son fils adoptif Nicky se fait martyriser dès qu'il sort de la maison et Tanzie, sa fille de 10 ans, est une sorte d'ovni surdouée, passionnée par les maths. Jess, respirant l'optimisme, va chercher toutes les solutions possibles pour inscrire Tanzie dans un prestigieux lycée (oui, oui, à 10 ans) qui lui promettra un avenir brillant. Sauf que plus ça va, plus elle s'endette et les complications s'accumulent... jusqu'au moment où Ed, un des hommes chez qui elle fait le ménage, va prendre la folle résolution de les emmener à une olympiade de maths, et donc passer 4 jours en voiture avec eux trois, ainsi que leur énorme chien Norman. Sauf que Ed et Jess n'ont rien en commun et ont beaucoup de mal à se supporter.

Commence alors une longue remise en question pour chaque personnage, qui essaye de rebondir face aux obstacles de la vie.
Ce n'est pas à proprement parlé une histoire d'amour mais plutôt une leçon de vie qui pousse à voir des bons côtés et une porte de sortie dans chaque situation, car il y en a toujours. Encore une fois, Jojo Moyes prend par les sentiments et fait passer du rire aux larmes en quelques pages (elle est très douée pour ça !). Ses personnages paraissent réels, complets et sont très attachants. L'écriture est irréprochable (ou du moins la traduction) et je peux vous assurer que c'est dur d'en décrocher ! Moyes parvient à aborder des sujets et situations très compliquées tout en gardant une grande légèreté, ce pour quoi je la remercie car ça évite de finir dévasté par l'histoire des personnages.

Je recommande encore une fois, et je pense que je vais m'attaquer rapidement à d'autres livres de cette auteure !

samedi 25 octobre 2014

Entre mes mais le bonheur se faufile - Agnès Martin-Lugand

samedi 25 octobre 2014
Entre mes mais le bonheur se faufile
Auteur : Agnès Martin-Lugand
Editions : Michel Lafon
Description :
Depuis l'enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l'aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n'ont toujours vu dans ses ambitions qu'un caprice : les chiffons, ce n'est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l'âme, s'est résignée.
Aujourd'hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s'être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s'ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire...
Portrait d'une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.

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 Autant le dire tout de suite, la couture, c'est pas mon truc. J'ai ouvert ce livre parce que je l'ai trouvé sur la table de chez ma grand-mère, la couverture m'intriguait, alors j'ai lu la première page. Et puis je n'ai pas pu en décrocher.
Il n'y a pas besoin d'aimer coudre pour aimer ce livre. N'importe quel artiste, dans l'âme ou dans la pratique, s'identifiera à Iris, puis se laissera entraîner dans son aventure. J'ai été happée, envoutée, j'ai eu une boule dans le ventre. Pendant les quelques heures que m'ont duré la lecture, j'ai eu beaucoup de mal à poser le livre, j'avais cette impression de manque lorsqu'on découvre notre nouveau coup de coeur.
Parce qu'un coup de coeur, ça en est un gros !

Iris découvre que ses parents lui on menti pendant de nombreuses années suite à sa candidature dans une école de couture. Révoltée, elle remet sa vie en question, avant de trouver un stage à Paris, où elle apprendra réellement à coudre. Sauf qu'apprendre, elle n'en a pas besoin, elle a ça dans le sang, comme le remarquera vite Martha, qui la prendra sous son aile et lui fera découvrir le monde de la mode, mais avec une grande réserve.

L'histoire est enivrante, belle, quoi que parfois prévisible. Mais si, comme moi, vous plongez les deux pieds dans l'histoire, vous n'aurez même pas le temps d'y réfléchir.

Je vous le recommande vivement, foncez. Ce livre remet en question, il nous donne envie de faire les bons choix. Et il n'est jamais trop tard pour ça !

mercredi 27 août 2014

Trois Secrets - Randy Susan Meyers

mercredi 27 août 2014
Trois Secrets
Auteur : Randy Susan Meyers
Edition : Livre de Poche
Description :
Il y a cinq ans, Tia est tombé follement amoureuse d'un homme déjà marié et père de deux enfants. Quand elle est tombée enceinte, il a disparu, et Tia a fait adopter l'enfant.
Il y a cinq ans, Caroline, chercheur en médecine, a adopté à contrecoeur un bébé pour faire plaisir à son mari. Elle a prié pour que ses doutes disparaissent.
Il y a cinq ans, Juliette pensait que sa vie était idéale. Un mariage solide, deux beaux enfants, un métier passionnant... Puis elle a découvert que son mari la trompait. Il a promis de ne plus recommencer, et elle l'a cru.
Jusqu'au jour où une lettre est envoyée... signant le début d'une spirale qui mêlera le destin des trois femmes.

***

Ce roman est ma modeste participation aux lectures de la rentré littéraire. Je dois avouer aussi que c'est le seul qui m'a réellement intéressée dans tous les services presse qu'on a reçus à la librairie ! Et je ne suis pas déçue du résultat. S'il change beaucoup de mes lectures habituelles (on est loin des grandes batailles médiévales et des dragons !) je dois avouer qu'il m'a quand même bien divertie.

On suit parallèlement l'histoire de trois femmes : Tia, Caroline et Juliette, même si au fond le personnage principal est Tia. La plus grosse partie de l'histoire est de son point de vue, celui d'une femme amoureuse d'un homme marié, qui par la suite est tombée enceinte de lui et, après qu'il l'ait quittée en l'incitant à mettre fin à la grossesse, qui a choisi de faire adopter leur fille. Bien entendu, elle regrettera cette décision durant les cinq années qui suivront, jusqu'au jour où elle se décide à envoyer une lettre à Nathan, le père, pour lui montrer des photos de leur fille dont il ignorait jusqu'à l'existence.
Cette lettre, ce sera sa femme Juliette qui l'ouvrira ; Juliette qui décidera de rencontrer Caroline, la mère adoptive qui - soyons honnêtes - n'est pas vraiment faite pour la maternité.

On bascule d'une vie à l'autre, entre la mère modèle, celle qui n'aurait pas du l'être et celle qui ne l'est plus mais aurait du le rester, avec au centre la petite Savannah qui n'a rien demandé à personne. C'est un livre très émouvant dans lequel on peut se placer du point de vue de chaque personnage (bon à part Nathan, hein) et qui montre les complications de la vie, de l'éducation, etc.

Pour ma part je n'ai pas d'enfants mais ce livre m'a beaucoup touché parce que justement, on ne peut pas réellement savoir à l'avance si on va être un bon parent, même lorsqu'on essaye de faire les meilleurs choix pour nos enfants. Ce n'est donc pas un coup de coeur, mais une lecture très agréable !

dimanche 3 août 2014

Dans les rapides - Maylis de Kerangal

dimanche 3 août 2014
Dans les rapides
Auteur : Maylis de Kerangal
Editeur : Naive / Folio
Genre : Littérature française
Description :
"T'es rock, t'es pas rock. La vie rock. Ce n'est pas gravé sur les disques, ce n'est pas imprimé dans les livres. Une épithète consubstantielle, un attribut physique comme être blonde, nerveux, hypocondriaque, debout. Rock rock rock. Le mot est gros comme un poing et rond comme un caillou. Prononcé cent fois par jour, il ne s'use pas. Dehors le ciel bouillonne, léger, changeant quand les nuages pèsent lourd, des milliers de tonnes bombent l'horizon derrière les hautes tours, suspendus. Être rock. Être ce qu'on veut. Plutôt quelque chose de très concret. Demandez le programme !".
Le Havre, 1978. Elles sont trois amies inséparables. Un dimanche de pluie, elles font du stop, et dans la R16 déboule la voix de Debbie Harris, la chanteuse de Blondie. Debbie qui s'impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle.

***

Fermez les yeux, imaginez-vous dans les années 80, un pull en laine sur les épaules, une jupe en vinyle et des Clarks aux pieds. Vous sortez un 33 tours de Blondie et écoutez le grésillement du silence avant que la chanson débute.
One Way or Another. C'est dans cette ambiance là qu'il faut lire Dans les rapides.

L'objectivité ne sera pas tellement mon fort ici, déjà parce que j'adore le rock des années 80 et, si je ne connais pas tellement Blondie, mettez moi les Ramones et je suis heureuse.
Ensuite, l'histoire se passe au Havre, mon chez-moi, et je me reconnais dans chaque nom, chaque lieu. Je capte à 200% l'ambiance de ce livre.

L'histoire, au fond, on s'en fout un peu. Trois filles découvrent Blondie, puis Kate Bush, sortent, fument, font des trucs d'ados. C'est le style d'écriture qui fait tout. Des phrases à rallonge, peu de pauses. On n'ose pas respirer ou s'arrêter de lire, on est dans une course folle, celle du rock ; dans une sorte d'état fiévreux, provoqué par l'adrénaline que l'on ressent lorsqu'on découvre quelque chose qui va changer notre vie. C'est l'histoire de trois filles dont le rock va changer leur vie.

Le livre ne fait qu'une petite centaine de pages, il se lit d'un seul souffle mais laisse pas mal de marques. Je vous conseille fortement de le lire avec de la musique à portée de main, de vous mettre dans cette atmosphère '80 dès le début et de le dévorer d'une seule traite.

La longueur des phrases perd un peu au début, c'est vertigineux, mais ça fait tout le charme du roman.

C'est une histoire qui emmène loin.

mercredi 19 mars 2014

Les Lames du Cardinal - Pierre Pevel

mercredi 19 mars 2014

Titre : Les Lames du Cardinal
Tome 1 : Les Lames du Cardinal
Tome 2 : L’Alchimiste des Ombres
Tome 3 : Le Dragon des Arcanes
Auteur : Pierre Pevel
Édition : Bragelonne / Folio SF
Note : 9.5/10
Description :
Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!

***
Cette série, mais cette série ! C’est un coup de cœur absolu ! Il m’a complètement pris aux trippes.
Le début de l’histoire nous fait découvrir une grosse quantité de personnages d’un coup, avec un enchaînement de petites séquences où on ne sait pas vraiment qui est qui et qui fait quoi. C’est assez perturbant et peut nécessiter une prise de notes ou un retour en arrière fréquent pour bien suivre l’histoire de chacun et consiste en l’élément qui enlève un 0,5 à ma note. Mais il se trouve que c’est à la fois un défaut, parce qu’on est un peu perdu, mais aussi une qualité : on découvre des personnages dont on ne connaît pas les liens les uns par rapport aux autres, on ne sait pas qui est gentil ou qui est méchant, on peut donc se faire sa propre opinion. C’est donc sans préjugés que j’ai fais mon choix de personnages préférés (je serais incapable au final d’en citer un seul). J’ai eu un peu de difficultés au début à suivre, j’avançais l’histoire doucement, comme le rythme du roman d’ailleurs. Les choses se mettent doucement en place, les liens se font progressivement, jusqu’à une scène. LA scène. Celle qui m’a fait prendre du recul sur mon livre, regarder dans le vide quelques secondes en me disant « c’est pas possible… ». Là j’ai su que j’étais foutue, que ce livre était mon nouveau coup de cœur et que j’aurais beaucoup de mal à en décrocher ! C’est exactement ce qui s’est passé : j’ai dévoré la fin et ensuite du attendre de longs mois avant que le tome 2 sorte chez Folio SF, puis encore de très longs avant la fin de la trilogie, que je viens d’achever. Je peux donc maintenant parler de l’ensemble de l’œuvre, en évitant bien sur tout spoiler !

Adeptes de Dumas, ce livre est pour vous ! Référence directe aux fameux Trois Mousquetaires, Les Lames du Cardinal parle de leur concurrents directs : le petit groupe que le Cardinal de Richelieu a formé pour le servir dans l’ombre. Ils sont une sorte d’organisme « secret » de l’époque et sont au service de la France contre la menace espagnole, notamment les dragons et leur Griffe Noire. Il y a de très nombreuses références à l’œuvre de Dumas avec des apparitions de Athos, d’Artagnan ou encore Treville.

Des personnages plus que charismatiques ! Vous intégrez un petit groupe assez éclectique de bretteurs, avec chacun une histoire et une personnalité bien prononcée qu’on découvre tout au long des trois tomes. Ils se révèlent plein de surprises et en même temps prévisibles. Il y en a pour tous les goûts : le bad boy, le mystérieux, le dur à cuire… il est impossible de ne pas aimer ou s’identifier à au moins une des Lames !
Pour ma part ma préférence est allée au début à Marciac, puis à Leprat, enfin à Saint-Lucq, pour qu’au final je sois incapable d’en choisir un dans le lot. Ils ont tous leurs qualités et leurs défauts et aucun n’a plus d’importance qu’un autre. Il n’y a pas de personnage principal mais un groupe et ça c’est ce que j’aime chez Pevel !

Comme j’ai envie d’être un peu objective et de faire une vrai critique, et non juste un article élogieux, je vais quand même ajouter quelques défauts : tout d’abord, les livres de la série ont une structure étrange. L’histoire mêle à la fois lenteur et rythme effréné : l’intrigue avance doucement mais en même temps le rythme de lecture est rapide à cause de l’enchainement de points de vues et donne une impression de ping-pong entre les personnages. On ajoute à ça un sentiment de frustration car la coupure est toujours un peu au « mauvais moment ». L’histoire se met doucement en place au début de chaque tome pour s’accélérer d’un seul coup dans les toutes dernières pages qui offrent un final souvent bien surprenant. C’est assez étrange mais ce n’est pas déplaisant forcément déplaisant, ça fait partit du style.
Je sais aussi que lors de la lecture du premier tome j’avais remarqué des incohérences (dont je ne me souviens absolument plus maintenant, il faudrait que je le relise !) et que j’avais été déçue par la disparition soudaine et inexpliquée d’un personnage dans le tome 2 (qui en fait réapparait dans le tome 3, mais je ne le savais pas à l’époque ^^).

Mais à part ça, cette série est un vrai de vrai coup de cœur et les personnages vont réellement me manquer ! Je sais déjà que je la relirais dans quelques temps, lorsque j’aurais un peu oublié l’histoire.

mardi 4 mars 2014

Nos Etoiles Contraires - John Green

mardi 4 mars 2014
Titre : Nos Etoiles ContrairesAuteur : John Green
Editeur : Nathan
Note : 10/10
Description
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
***
J'ai l'impression de ne mettre que des 10/10 dans mes critiques, mais ce n'est pas avec ce roman que ça va changer !
Véritable phénomène depuis plusieurs mois, je me suis enfin laissée tenter... autant dire que je n'ai pas regretté.
Et alors, de quoi ça parle ?
Pour reprendre la nouvelle 4e de couverture : "Ca parle d'une fille qui a le cancer qui rencontre un garçon qui avait le cancer... c'est génial !"
Il n'y a honnêtement pas grand chose à dire de plus. C'est un roman léger malgré le thème qu'il aborde. Il vise en priorité les ados et jeunes adultes, mais peut être facilement lu par des adultes bien murs ! L'écriture est vraiment agréable et fluide, on oubli rapidement qu'on lit un roman et on vit avec les personnages.
Il y a des moments de fous rires, d'autres où vous pleurez. Quand Hazel est embarassée, on l'est aussi. Tout est misé sur l'émotion et avec brio ! C'est magnifique et triste à la fois, mais toujours dans des mesures absolument parfaites.
Les personnages principaux :
Parce que même si je n'ai pas envie de m'étendre sur l'histoire, je vais quand même développer un peu. On découvre Hazel, dite "Hazel-Grace", qui a un cancer que les médecins arrivent à contenir grâce à une bonne dose de médicaments. Sa mère la force à aller à un groupe de soutien plus qu'ennuyeux et démoralisant, où un beau jour elle rencontre Augustus Waters, un beau gosse qui n'a pas grand chose à faire là. Sauf qu'il se trouve qu'il a eu le cancer lui aussi, et que Hazel lui plaît. Mais attention là ! On est loin de l'histoire d'amour cucul entre deux ados ! C'est une histoire entre un gars et une fille qui savent que leurs jours sont comptés, entre un infirme et une fille qui doit toujours être branchée sur des machines, entre deux personnes qui sont leur maladie et qui essayent juste de redevenir des personnes.
C'est très touchant, ça se lit rapidement, c'est un pur moment de bonheur.
Je vous le conseille mille fois !

mardi 25 février 2014

Notre-Dame de Paris - Victor Hugo

mardi 25 février 2014
Titre : Notre-Dame de Paris
Auteur : Victor Hugo
Note : 10/10
Description :Dans le Paris du xve siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de vaucanson. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé, Quasimodo, en effet il est bossu, sourd, et muet. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers. Quand Esmeralda retrouve Phoebus plusieurs jours plus tard, elle lui laisse voir l’amour qu’il lui a inspiré. Certes, Phoebus est fiancé à la jeune Fleur-de-Lys, mais il est également séduit par la gitane, et est de plus un homme très volage. Il lui donne rendez-vous dans une maison borgne, mais au moment où il va parvenir à ses fins, Frollo survient et le poignarde...

***

Je vais faire la critique d'un petit classique pour changer un peu :) Ce roman est mon roman préféré de tous les temps (hors littérature de l'imaginaire). C'est un véritable bijou de la littérature française alors j'espère que vous êtes prêts à en être convaincus à votre tour !
Pour commencer, on est très TRES loin de l'adaptation faite par les studios Disney. C'est au début l'histoire du poète raté Pierre Gringoire, puis de l'archidiacre Claude Frollo, ensuite du chevalier Phoebus, et enfin de Quasimodo, le bossu. On enchaîne les points de vue sans pour antant qu'ils soient internes. J'ai eu la sensation pendant mes (nombreuses) lectures d'être une caméra qui va d'abord filmer la ville de Paris, puis va avancer vers un arrondissement, puis une rue, et enfin un personnage. La caméra va suivre quelques temps ce personnage, puis en croiser un autre intéressant, et se mettre à le suivre lui. On rebondit, on se rapproche de quelqu'un, on s'éloigne d'une action.
Le style d'écriture est, il faut le dire, très descriptif. Si vous n'avez jamais lu de Victor Hugo, vous risquez d'être surpris. Il y a des longueurs, des passages que j'ai moi-même passés volontairement car ils viennent faire une rupture avec l'intrigue (je pense notamment au chapitre qui décrit en détail la cathédrale, suivi d'un qui va décrire la vue du haut des tours). Pour cette raison, il peut être bien de lire l'histoire avec l'une des éditions abrégées, qui n'enlèvent rien au charme de l'histoire et éviteront de dégoûter le lecteur. Car du dégoût, vous pouvez en avoir rapidement si vous n'aimez pas les descriptions !
Ceci étant dit, il y a quelques points dont il faut parler maintenant (attention peut contenir des petits spoilers ^^), à commencer par l'histoire. En l'honneur de l'ambassade flamande, le poète fauché Gringoire organise un mystère (sorte de pièce de théâtre avec une morale) dont il est particulièrement fier et qui est censé relancer sa carrière. Sauf que rien ne se passe comme prévu et de nombreux éléments viennent le perturber : le mendiant Clopin, l'arrivée tardive de l'ambassadeur ou La Esmeralda. Le mystère s'arrête et Gringoire croise La Esmeralda en question, qu'il découvre être une danseuse absolument ravissante. Il la suit dans les rues sombres d'un Paris de nuit, tout à fait innocement, et assiste à une tentative d'enlèvement de la part de l'archidiacre Claude Frollo. Sauvée par Phoebus, Esmeralda en tombe folle amoureuse. Gringoire continue de la suivre, se retrouve à la Cour des Miracles, et sans comprendre comment le voilà fait voleur, brigand et mendiant, et en plus de ça marié à La Esmeralda. Par la suite, c'est un rendez-vous secret entre Esmeralda et Phoebus, très lourd de conséquences, qui va provoquer un enchaînement d'événements, de renversements de situation, de complots, etc. mais je ne vais pas vous raconter toute l'histoire !
Maintenant un petit portrait des personnages : Gringoire, je vous l'ai déjà présenté au dessus alors vous n'avez pas besoin de plus d'informations, sinon je vous en révélerais trop.
Phoebus est une sorte de bad boy de l'époque, un coureur de jupons dans toute sa splendeur. Il est fiancé à Fleur-de-lys mais craque pour Esmeralda et aimerait bien l'ajouter à son palmarès. Personnellement je n'aime pas du tout ce personnage de l'histoire.

« Elle n'était pas grande, mais elle le semblait, tant sa fine taille s'élançait hardiment.
Elle était brune, mais on devinait que le jour sa peau devait avoir
le beau reflet doré des Andalouses et des Romaines. Elle dansait, elle tournait,
elle tourbillonnait sur un vieux tapis de Perse ; et chaque fois qu'en tournoyant
sa rayonnante figure passait devant vous, ses grands yeux noirs vous jetaient un éclair. »

La Esmeralda. Le personnage phare de l'histoire, et pourtant celui qu'on connaît le moins. Elle est innocente, secrète, réservée et surtout très naive, et le reste tout au long de l'histoire. Dans un sens, elle ne comprend pas vraiment tout ce qui lui arrive et subit les conséquences de sa beauté. Claude Frollo, d'une certaine manière, est lui aussi une incarnation de l'innocence. C'est un érudit, un véritable intellectuelle qui a une soif de savoir impressionnante, qui aime la science plus que tout, part la religion. Il est généreux avec ceux qu'il aime (son petit frère Jehan et Quasimodo, qu'il a adopté), mais son esprit devient corrompu le jour où il tombe amoureux de La Esmeralda, un amour qui va le consumer et le détruire, au point de prendre complètement le dessus sur sa raison et ses actions. Il est de loin mon personnage préféré.
Puis, évidemment, il y a Quasimodo. Bossu, borgne, sourd, il les accumule comme on dit. Abandonné à la naissance, c'est Frollo qui va l'adopter et le garder dans Notre-Dame, où il va l'instruire, l'éduquer et établir un langage de signes pour communiquer avec lui.

Cette histoire, dans le moindre petit détail, est un chef d'oeuvre. C'est une réelle merveille, un puit de connaissance que Victor Hugo partage avec le lecteur sans modération. On se sent intelligent lorsqu'on le lit, on a le sentiment d'apprendre quelque chose en même temps que de se divertir. Si ça peut être parfois fastidieux, c'est aussi et surtout agréable. C'est de la grande littérature, de celles où on peut tirer une citation pertinente à chaque page !

Pour moi, il fait partit des livres qui doivent être lus au moins une fois dans une vie !

mardi 18 février 2014

Harry Potter - J.K. Rowling

mardi 18 février 2014
Titre : Harry Potter
Auteur : J.K. Rowling
Edition : Gallimard
Genre : Fantastique
Note : 9.5/10
Tomes :
1. Harry Potter à l'école des sorciers
2. Harry Potter et la chambre des secrets
3. Harry Potter et le prisonier d'Azkaban
4. Harry Potter et la coupe de feu
5. Harry Potter et l'ordre du phénix
6. Harry Potter et le prince de sang-mêlé
7. Harry Potter et les reliques de la mort
Description :
Après la tragique mort de Lily et James Potter, Harry est recueilli par sa tante Pétunia, la sœur de Lily et son oncle Vernon. Son oncle et sa tante, possédant une haine féroce envers les parents d'Harry, le maltraitent et laissent leur fils Dudley l'humilier. Harry ne sait rien sur ses parents. On lui a toujours dit qu’ils étaient morts dans un accident de voiture.
Le jour de ses 11 ans, un demi-géant du nom de Rubeus Hagrid vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie, où il est attendu pour la rentrée. Hagrid lui révèle qu’il est un sorcier comme ses parents et que ses parents ont en réalité été tués par l'un des plus grands mages noirs du monde de la sorcellerie, Voldemort, surnommé "Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
Harry entre donc à l’école de sorciers, Poudlard, où le professeur Albus Dumbledore est directeur. Après sélection par le Choixpeau magique, il entre dans la maison des Gryffondor et se fait de très bons amis : Ron et Hermione, avec qui il passe des moments heureux. Harry entre rapidement dans l'équipe de Quidditch de sa maison, un sport collectif très populaire chez les sorciers se pratiquant sur des balais volants.
Mais Harry découvre bientôt l'existence d'un complot à l'intérieur de Poudlard.
***
Certains d'entre vous vont peut-être se demander "pourquoi en faire une critique ?"
Je la fais pour les nouvelles générations, ou pour ceux qui n'ont jamais osé ouvrir les livre, ceux qui n'ont pas compris tous les films à cause des nombreux éléments passés sous silence. Je le fais parce qu'il faut que les gens sachent à quel point cette série est merveilleuse !

Je n'aurais jamais assez d'un article pour décrire cette saga alors beaucoup d'éléments magiques seront malheureusement oubliés. Tout d'abord, je tiens à dire que je fais partit de la génération des personnes bercées par Harry Potter. J'ai découvers quand j'avais à peu près l'âge de Harry et j'ai appris à évoluer avec lui en attendant chaque année la publication du nouveau tome. Je pense que c'est cette évolution qui a fait de ces livres un tel phénomène. Je me souviens encore de la sortie de l'Ordre du Phénix, la librairie de ma ville avait ouvert ses portes exceptionnellement à minuit, et de très nombreux fans étaient venus déguisés en sorciers pour l'acheter avant les autres ! C'est un phénomène assez rare pour un livre, voir complètement inédit à l'époque.

Qu'est-ce qui fait ce succès ?
Pour moi, ce n'est pas le fond réel de l'histoire, ce combat du bien contre le mal, parce qu'on peut le retrouver dans beaucoup de romans fantastiques. Ce sont les personnages qui sont si particuliers. Les héros sont un orphelin, une madame je-sais-tout et un rouquin. Ce sont vous et moi, des personnes ordinaires et pleines de défauts, loin des héros parfaits et charismatiques. Il y en a pour tous les goûts, qu'ils soient gentils ou méchants ! Et j'ai pu remarquer qu'il n'y a aucun personnage de la saga que personne n'aime (à part Ombrage peut-être ?) car ils ont tous leur charme !
Ces personnages, on les découvre par les yeux de Harry alors qu'il n'a que 11 ans, et on les vois évoluer, grandir, mûrir d'année en année. Quand, comme moi, on a lu un tome par an, on grandit en même temps qu'eux et que le style d'écriture, on mûrit et surtout on apprend de l'histoire ! C'est une réelle leçon de morale, que ça soit par de petits détails (la défence de personnages plus faibles, l'égalité homme/femme, etc.) ou par ce combat éternel du bien contre le mal, chaque action est importante et nous apprend la vie et ses injustices en nous montrant qu'à la fin, l'amour et l'amitié vaincront toujours.

Ensuite, c'est aussi l'univers. Dans tous les livres que vous lisez, dans combien est-ce que vous pourriez vraisemblablement entrer ? Pas énormément, n'est-ce pas ? Il est souvent question d'une personne élue qui découvre un univers. Alors que là, dans un sens, n'importe quel Moldu pourrait découvrir le monde de la magie. Cette nuance permet à beaucoup de lecteurs de se projeter dans l'histoire, de s'imaginer au Chemin de Traverse faire ses achats de rentrée des classes, mettre le Choipeaux Magique sur sa tête durant la Répartition et participer à des cours dans l'école. Tout ce qu'il faut, c'est ressevoir sa Lettre (et qui ne l'a pas attendu, très honnêtement !?).
Mais l'univers en lui-même, parlons-en. Un monde magique, à notre époque, caché de tous par des sortilèges puissants ; plusieurs écoles dans le monde pour entraîner de jeunes sorciers à devenir des adultes exemplaires, pour qu'ils aillent ensuite exercer des métiers presque identiques aux notres ; des sports, des activités et des matières scolaires inventés en détails et sans défauts ; des créatures provenant de diverses mythologies, domptées ou cachées pour que les Moldus ne les découvrent pas... et surtout un fond historique tellement bien développé que tout paraît absolument réel !

Mais que dis-je... c'est réel de toute façon ! Les sorciers ne font qu'effacer notre mémoire chaque fois qu'on les découvre, mais je sais que Poudlard se cache quelque part, il suffit juste de savoir où chercher !

Mais pourquoi ce 9.5/10 !? Quel blasphème ! Je m'explique... il y a deux raisons qui me poussent à baisser la note, qui sont selon moi importantes, mais qui ne pourront pourtant jamais me faire mettre moins... ces raisons sont qu'en tant que libraire, je me rends compte aujourd'hui qu'il est dur de conseiller cette série aux nouvelles générations car quand un lecteur de 10/11 ans se plonge dedans, il n'arrêtera pas avant d'avoir terminé les 7 tomes... sauf que les derniers ne sont absolument pas à lire à cet âge là ! Quel lecteur attendrait un an entre chaque tome alors qu'ils sont tous déjà parus ? Si vous avez lus les Reliques de la Mort, vous conviendrez que ce n'est pas adapté à un enfant de cet âge là. C'est une série avec laquelle il faut grandir, ou alors découvrir assez tardivement (mais pas trop !).
Le second point est que, à mon goût, les premiers tomes sont nettement meilleurs que les derniers. Là cependant ce n'est que mon avis personnel ! L'évolution de l'histoire devient bien trop adulte à mon goût et, si la magie ne s'en va pas, l'innocence oui. C'est ce que j'ai particulièrement adoré dans les quatre premier tomes ! Mais attention, je dis juste là que les trois derniers auraient une note de 9.5/10, pas qu'ils sont mauvais ! Chaque tome est un monument !

Et pour finir un dernier avis personnel : le tome 3 est le meilleur ! :D

vendredi 14 février 2014

L'Assassin Royal, tomes 1 à 6

vendredi 14 février 2014
Titre : L'Assassin Royal, tomes 1 à 6
Auteur :  Robin Hobb
Édition : Bragelonne
Genre : Fantasy
Note : 10/10
Description : 


Dans un monde différent du nôtre, un univers médiéval-fantastique de rois, de guerriers, de pirates et de chevaliers, le peuple est en paix. Heureux, malgré les assauts occasionnels des « pirates rouges » sur leurs côtes. Mais voilà qu'on découvre le jeune Fitz, fils « bâtard » de Chevalerie, prince-héritier de la famille royale des Loinvoyant. Il grandit sans père - Chevalerie abdique lorsqu'il apprend son existence -, à la garde de Burrich, maître des écuries… Le monde de la cour du roi, dans lequel il évolue, n'est pas sans danger : au milieu des complots et des trahisons, Fitz n'a souvent que peu de liberté. Il doit allégeance - et la vie sauve - au roi Subtil Loinvoyant, son grand-père…
Un jour, un mystérieux vieillard fait irruption dans sa vie et commence très vite sa formation d'assassin royal. Car Fitz n'est pas n'importe qui : il devient une arme au service du pouvoir, il est celui qui peut changer le monde par ses actions… C'est du moins ce que lui affirme l'étrange Fou, son ami. Mais Fitz est-il prêt à exécuter sans discuter des ordres qu'il ne comprend pas ? Fitz doit aussi apprendre à maîtriser ses deux magies. La première est autorisée, louée, même si elle entraîne une dépendance : c'est l'Art. La seconde doit rester cachée, car elle est honteuse, et ses détenteurs souvent poursuivis et exécutés par le peuple : il s'agit du Vif, qui lui permet d'établir des liens privilégiés avec les animaux.

***

Je ne peux pas mettre autre chose que 10/10 à cette série. Bien entendu, ceci est une critique des 6 premiers tomes et non de l'intégralité de la saga, cependant il y a une coupure entre le tome 6 et le tome 7, on peut donc facilement les distinguer. Pour ceux comme moi qui ont lu l'histoire avec les intégrales La Citadelle des Ombres, cela correspond aux deux premiers tomes.

Un 10/10 pour Robin Hobb !
Cette série fait partie de celles qui ont des défauts, mais dont il est impossible de tenir compte. Vous savez, il y a des livres comme ça qu'on lit, mais à aucun moment on se dit "tiens, l'auteur aurait du faire plutôt comme ça", ou alors on conteste un choix ou le dénouement, parce qu'on devine ce que l'auteur a cherché à faire (avoir du succès, faire une histoire qui va plaire aux lecteurs ou je-ne-sais-quoi).
Avec L'Assassin Royal, il est impossible de se dire "l'auteure n'aurait pas du faire ça" parce que l'auteure est inexistante. Lorsqu'on ouvre les pages, on plonge complètement dans un univers qui nous fait oublier qu'on lit un livre. Il n'est plus question de se divertir, simplement de savoir ce qu'il se passe dans cet univers.

Il est facile de détester Fitz, beaucoup de lecteurs le font, mais ça n'empêche pas de continuer l'histoire. Hobb a une façon d'utiliser les mots pour que, quoi qu'il arrive, on continue à être captivés.
Personnellement, j'ai lu ces 6 tomes sur plusieurs mois, en lisant un chapitre de temps en temps et en lisant aussi beaucoup de livres en parallèle. Le rythme est assez lent, on suit l'évolution d'un garçon de ses 6 ans à ses 25 ans environ, et on découvre toutes les étapes de son éducation. Il n'est pas très dur de mettre le livre de côté pour le reprendre au bout de quelques temps, car c'est évident qu'avaler une série comme celle-là d'un seul coup peut refroidir un bon nombre de lecteurs !

Et l'histoire, au fond ?
On suit les aventures de Fitz, le bâtard du Prince Chevalerie, héritier de la couronne des Six Duchés. À six ans, son grand-père maternel l'abandonne à Burrich, le maître des écuries de Chevalerie, qui est par la suite chargé de son éducation, jusqu'au jour où le roi Subtil décide de faire de Fitz son assassin personnel. Fitz va alors apprendre à se servir de plantes ou d'armes pour exécuter les ordres de son Roi et grand-père.
S'ensuit une série de batailles, d'ennemis de la couronne à éliminer avec pour but dans le premier cycle : sauver les Six Duchés des nombreux ennemis, externes comme internes.
On est embarqués dans une histoire à la fois contre la montre, et qui en même temps se déroule sur de nombreuses années. On est très loin des histoires où les héros sauvent le monde en quelques semaines, mais pourtant il y a cette urgence de sauver le royaume qui donne une certaine frustration au lecteur car l'évolution est lente !

À la fin de ces 6 tomes, l'histoire pourrait s'arrêter. C'est une bonne chose pour quiconque serait déstabilisé par les 13 tomes de l'histoire de savoir que vous pouvez vous arrêter en cour de route sans pour autant que l'énigme reste en suspend !

C'est beau, c'est magnifique et ça prend aux tripes. À lire !


[Je ferais une critique du reste de la série bientôt.... lorsque je l'aurais lue :p]

mercredi 12 février 2014

Sky Doll - [BD]

mercredi 12 février 2014


 
Titre : Sky-Doll

Auteur :  Alessandro Barbucci & Barbara Canepa
Édition : Soleil
Note : 10/10
Genre : BD Science-Fiction
Tomes :
1 - La Ville Jaune
2 - Aqua
3 - La Ville Blanche
Description :


Noa est une poupée qui doit être remontée toutes les trente-trois heures par une clé que détient son possesseur, ce qui fait de lui le maître de son existence. Mais Noa n'est pas comme les autres androïdes : elle est capable de rêver, et de se souvenir de ses songes. Alors que son maître, "Dieu", meurt dans d'étranges conditions, elle parvient à s'échapper en se cachant dans la soute d'un vaisseau spatial piloté par Roy et Jahu, deux envoyés de la grande Ludovique, papesse qui règne sur la planète Papathéa. Elle se retrouve alors embarquée avec eux dans leur mission périlleuse...

***


J’ai découvert cette BD alors que je cherchais au hasard quelque chose à lire pendant ma pause déjeuner, et ce fut une très agréable surprise.

Tout d’abord, c’est le dessin de la couverture qui m’a attiré. Il y a une certaine innocence dans ce personnage, on la sent un peu perdue. Ça a titillé ma curiosité et j’ai décidé d’ouvrir la BD.

C’est donc dans un univers de science-fiction que l’on se plonge, et on découvre l’histoire de Noa, une poupée (qui n’est pas sans rappeler les robots de Asimov), qui est « employée » dans une entreprise de lavage de vaisseaux spatiaux. La planète sur laquelle elle habite est futuriste, mais on n’en sait pas tellement plus. On découvre une divinité étrange, Ludovique ; une présentatrice de télévision extravagante, ainsi que deux gars, Roy et Jahu, qui vont faire la connaissance de Noa.

Celle-ci n’est pas aussi parfaite que sa fonction le supposerait : elle a envie de réfléchir, à l’inverse des autres poupées de plaisir qui se contentent de laver des vaisseaux en remuant leur popotin. Elle décide de se cacher dans le vaisseau de Roy et Jahu pour échapper à son existence et tenter d’en mener une bien à elle. Sauf qu’elle se retrouve au centre d’une mission de la plus haute importance et part en direction de la planète Aqua où elle est censée trouver des réponses à ses nombreuses questions !

Il n’y a pour l’instant trois tomes parus, qui se dévorent très rapidement, mais dont, je pense, il doit être dur de se lasser tellement les dessins sont magnifiques. J’avais d’ailleurs dès les premières pages eu la sensation de connaître le coup de crayon du dessinateur, bien que son nom ne m’évoquais rien (je ne suis pas une pro des illustrateurs de BD ^^) et après vérification j’ai bien pu vérifier ce que je supposais : Barbucci n’est autre que le dessinateur de EKHÖ, un autre de mes coups de cœur !


Pour synthétiser : des dialogues légers, un scénario simple mais qui a de très bonnes bases et des dessins qu’on ne se lasse pas d’admirer. Un vrai régal !

lundi 10 février 2014

Le Trône de Fer - George R. R. Martin

lundi 10 février 2014

Titre : Le Trône de Fer
Auteur :  George R. R. Martin
Édition : Pygmalion/J'ai Lu
Note : 10/10
Genre : Fantasy
Description :
Il était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes... En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise toute une vie d'homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l'ordre établi chancela, la luxure et l'inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité. Pour préserver de l'ignominie les siens et la dynastie menacés se dresse alors, armé de sa seule droiture, le duc Stark de Winterfell, aussi rude que son septentrion natal. Mais, en dépit du pouvoir immense que vient de lui conférer le roi, a-t-il quelque chance d'endiguer la tourmente qui se lève ?
***
Comment être objective sur ce cycle !? C'est MA série préférée, tous genres confondus. Vous savez, de celles que vous connaissez sur le bout des doigts, dont vous collectionnez les produits dérivés, et dont vous vous sentez conserné(e)s dès que vous en entendez parler. C'est mon cas avec Le Trône de Fer, que j'ai d'abord découvert avec la série télévisée de la chaîne HBO, pour ensuite me plonger dans la lecture des 5 romans publiés jusqu'ici.
Je ne suis pas du genre à aimer les phénomènes de mode, mais je dois avouer qu'il y a là une réelle qualité qui vaut largement le détour !
Et au fond... de quoi ça parle ?
Vous découvrez la famille Stark (le père, la mère, les cinq enfant et le fils bâtard du père), dont le père Ned est contraint de quitter le Nord pour aller à la capitale suivre le Roi, et son ami de toujours, Robert Baratheon. Sauf que la Reine Cersei ne le voit pas vraiment de cet oeil, et de là les complications commencent. Il est avant tout question de complots, qui ont tous pour motif d'être "pour le bien des Sept Couronnes" et qui engendrent une quantité de meurtre, d'enlèvements et de retournements de situation assez déroutants.
N'espérez même pas vous attacher à des personnages, vos favoris risqueraient de subir de tragiques pertes ! Et si vous pensez avoir compris le dénoument de l'histoire, ou les intentions d'un personnage, vous pouvez être sûrs que Martin va vous surprendre. C'est une série qui est pour le moins rebondissante.
Si vous voulez de grandes batailles et un rythme effreiné, vous pouvez aussi passer votre chemin ! L'histoire avance au rythme des personnages. En tant que lecteur, on se retrouve plutôt à la position de celui qui étudie la stratégie d'une guerre avec des pions sur une carte. Chaque mouvement de personnage est important et décisif. Chaque dialogue a son importance.
Les personnages :
Ils sont nombreux, à en perdre le lecteur au début. Mais si vous suivez, alors il n'y a pas de problème pour comprendre qui-est-qui et qui-fait-quoi. Le tout est de rester un peu attentif.
Il y a donc quatre grandes familles qu'il faut connaitre au début, les autres viennent au fur et à mesure.
* Les Stark, ils sont presque au centre de l'action. "Presque" car il n'y a pas de personnage principal, ni même de famille principale, juste quelques personnes plus importantes que d'autres.
* Les Baratheon qui sont la famille royale, arrivée au pouvoir par la force suite à une rébellion.
* Les Lannister, ceux qui sont arrogants, supérieurs, et globallement qui détiennent tout l'or du royaume et la fille, Cersei, n'est autre que l'épouse du Roi.
* Les Targaryen, famille royale jusqu'à la rébellion, dont les deux derniers héritiers essayent de survivre à la menace du nouveau gouvernement dans des îles proches des Sept Couronnes.
Le nombre de personnages est ce qui fait le charme de cette série. Vous ne pouvez pas prendre partit pour une famille ou un personnage, parce qu'en étant dans la tête de tout le monde à tour de rôle, vous découvrez leur réelles motivations et pensées, et vous apprenez à les comprendre et à les aimer, peu importe de quelle famille ils viennent. Vous avez une telle multitude de personnages que vous avez plus l'impression de regarder une map-monde que de suivre l'histoire avec les personnages.
Quelle est la différence avec la série ?
Elle est à la fois énorme et minime ! HBO a très bien réussi l'adaptation, avec des acteurs talentueux et dans l'ensemble fidèles aux personnages, un scénario du tonnerre qui sait être très fidèle au roman d'origine, mais cependant il y a des moments où ça s'éloigne. Il manque beaucoup de personnages malheureusement, des événements coupés pour des raisons techniques, et une multitude de petits détails qui font des romans une réelle merveille ! Vous pouvez facilement lire les livres et regarder la série en même temps. Je vous le conseille d'ailleurs ! Mais attention aux spoilers avec la série qui avance parfois plus rapidement que les romans !
Petit bémol !
Parce qu'il en faut bien un : LA TRADUCTION. Oui je le mets en capitales, car pour moi c'est un scandale. Mais certaines personnes vous diront tout le contraire, alors ici c'est chacun son opinion. Je vais vous donner la mienne : si vous avez la capacité de le lire en anglais surtout n'hésitez pas. La traduction est lourde (il n'y a qu'à voir le résumé) avec des phrases compliquées et interminables. C'est assez inégal dans l'ensemble.
La VO est au contraire simple ! Si vous avez des difficultés de vocabulaire, sachez que c'est très souvent le même qui revient, alors ça sera dur les 50 premières pages et une fois que vous aurez pris l'habitude, ça se lit très facilement. Il n'y a pas de descriptions interminables ce qui facilite une lecture fluide, et les chapitres sont relativement courts, changeant de points de vue des personnages à chaque fois, ce qui permet de faire des pauses assez facilement.
Mais encore une fois, il y a beaucoup de gens qui adorent le style d'écriture du traducteur (qui n'a rien à voir avec l'original, ce n'est presque pas la même oeuvre !) donc ne vous arrêtez pas sur mon avis là dessus ! FONCEZ !
C'est donc un 10/10 bien mérité, pour tous ces petits moments qui font frémir, sourir, glousser ou même pleurer. Parce que chaque retournement de situation est un scandale, parce que chaque mort (il y en a un paquet !) est d'une injustice sans limite, mais surtout parce qu'on oubli tout au long de la lecture que c'est un livre tellement l'univers est détaillé.
Parce qu'il y a Ned Stark, Jaime Lannister ou Daenerys Targaryen, qu'il est impossible de prendre partit dans les complots et qu'il est tout autant impossible de décrocher de la lecture.

Encore un Chapitre © 2014