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mardi 1 septembre 2020

Le Cycle des esprits, livre 1 par AFK

mardi 1 septembre 2020
Résumé : Callune est une princesse déchue, forcée de vivre parmi des parias, des demi-êtres. Lise est étudiante à la fac, kidnappée et emmenée de force dans un monde inconnu à cause d’un passé oublié. L’une est maladroite, renfermée et peu sûre d’elle. L’autre est combattante, colérique et ne craint rien ni personne, si ce n’est elle-même. Elles n’ont aucune raison de se rencontrer, évoluant dans des univers parallèles. Atlantide, après avoir été figé et immuable durant des siècles, voit son équilibre exploser, une guerre éclater et la magie qui empreignait les terres disparaître. Kaea est le berceau de chevaliers, mais aussi de sorciers, de Prêtres et de dieux, dans un vaste monde où rien n’est impossible ou hors-norme. Callune et Lise partagent pourtant un point commun. Toutes deux sont les éléments clés de projets qui les dépassent. Dans l’ombre l’Oracle des Esprits œuvre minutieusement et ajuste ses plans. Le Cataclysme n’est plus très loin…

Titre : le Cycle des esprits, livre 1

Auteurice : AFK

Auto-Édition



Aujourd’hui, je vous propose ma version écrite de ma chronique sur le premier livre du Cycle des esprits, qui est aussi la première moitié du tome 1. En effet à cause de limitations matérielles, l’autrice a été obligée de couper son roman en deux, et il faut dire que cela se ressent à la lecture. Du coup, la sensation de lire une longue introduction prédomine accentuée par le fait que le livre s’arrête au moment où l’action prend son envol. Les interludes donnent aussi l’impression de ralentir l’intrigue, mais arrivent à se faire pardonner par leur intérêt pour comprendre l’univers dans lequel nous avons plongé.

Ce serait donc le principal bémol du livre avec le résumé un peu maladroit. Je ne suis pas fan de l’image qu’il peut donner du livre. Il donne une impression de complexité que je n’ai pas éprouvée à la lecture. Je veux dire, dès que j’ai commencé à lire, je me suis laissée happer par l’action en cours, par l’histoire. Je n’ai pas rencontré de difficultés à rentrer dedans, acceptant de me laisser entraîner dans deux univers parallèles et m’amusant à décompter d’éventuels points communs. J’ai réussi à en repérer un, ou du moins à relever un détail, qui je suis sûre, aura un impact dans la suite du livre. Bon après si ça se trouve, je me trompe totalement.

Le Cycle des esprits est un roman de fantasy, qui raconte l’histoire de Callune et de Lise. Ces deux héroïnes ont réussi à me plaire pour des raisons différentes. Bon, Callune va sans doute créer débat, ce que je trouve dommage, car elle est très intéressante par son caractère. La vie a été si dure avec elle, qu’elle a fini par lâcher prise et n’attend que la mort. Elle essaie parfois de sortir de cet état, mais elle n’est ni aidée par son passé, ni par un de ses ravisseurs : Hawke.

Ce dernier lui ôte toute chance de guérir par l’attitude qu’il a avec elle. Il aurait pu se contenter d’être antipathique avec elle, mais non. Il a décidé de la tourmenter, adoptant l’attitude d’un harceleur qui cherche à pousser sa victime dans ses derniers retranchements et la voir en finir. Honnêtement je le déteste, et peu importe pourquoi il agit de la sorte. Il me rappelle un peu trop les harceleurs que l’on peut rencontrer plus jeune et qui choisisse de vous pourrir la vie. Peu importe qu’à Noël, ils aident une association ou qu’il soit gentil avec leur proche, cela n’efface en rien le mal qu’ils font. Qui plus est, il s’en prend à Callune qui est déjà terre… Donc non.

D’ailleurs même si Callune ne pense plus avoir de force, elle l’a encore de survivre aux humiliations infectes de Hawke, ce qui me laisse clairement espérer une évolution positive du personnage… même si je ne pense pas qu’elle pourra se défaire totalement de la mélancolie dont elle est la victime. Pour moi, elle est dépressive, et comme c’est une maladie chronique (j’ai la malchance de le savoir), je lui souhaite au moins de connaître une accalmie durable. Au passage, elle a une alliée en la personne de Noelia dont la compassion l’aide sans doute à tenir. Maintenant j’ai beaucoup aimé le fait que le livre pousse Noelia à s’interroger sur le pourquoi elle cherche tant à protéger Callune. Mon regret, c’est qu’il faudra sans doute attendre le second livre pour en savoir plus.

En parallèle de Callune, il est aussi possible de suivre Lise. Tout comme sa consœur, Lise est susceptible de diviser, mais je pense que c’est dans une moindre mesure. Cette dernière se retrouve au cœur de l’action bien malgré elle. Il lui faut affronter une foule d’inconnus avant d’être projeté dans l’inconnu et de faire un voyage avec des compagnons qui en savent bien plus qu’ils ne le laissent paraître. Lise se retrouve donc dans un état de nerfs permanent, et je pense que son entourage le sous-estime clairement. D’ailleurs, j’ai eu envie de les secouer plusieurs fois pour leur apprendre l’empathie au lieu de mettre certaines humeurs de Lise sur sa nature toute féminine. Ou son âge. Pour moi, ils se déresponsabilisent… et la fin du livre me laisse espérer que le retour de bâton va bien les faire souffrir.

Quant à Lise, tout comme Callune, elle rentre dans la catégorie des personnages forts. Elle est dans l’action, mais aussi dans la colère ce qui se comprend vu la situation dans laquelle elle se trouve. Elle aurait pu se laisser porter par les événements, mais elle est crédible dans sa résistance et dans sa méfiance. Pour moi, sa colère paraît rapidement légitime face à des compagnons que l’on sent clairement impuissants. Ils ne savent pas comment la gérer, sur quels pieds danser, quelle option est la meilleure pour elle. Par contre, soyons clairs, ils sont plus bienveillants que ce cher Hawke, et s’ils m’ont fait lever les yeux au ciel, je n’ai jamais eu envie de les encastrer contre un mur.

Dans ce premier livre, je dirai que les histoires sont à l’image des héroïnes. Les deux se laissent porter, Callune sans grande résistance, Lise avec de la méfiance, mais aussi l’envie de comprendre pourquoi elle se retrouve dans un tel guêpier. Des interludes viennent ponctuer l’histoire de leur savoir. Du coup cela ralentit l’intrigue tout en apportant des informations sur cette dernière. Néanmoins, il est difficile de la juger dans son ensemble, car il est clair que nous en sommes qu’au début, qu’il est encore compliqué de comprendre où elle va nous mener. Dans tous les cas, le potentiel est là. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il demeure dans la suite le livre II, mais aussi dans les suivants… car c’est le début d’une grande saga.

Côté bonus, des illustrations viennent ponctuer le livre notamment les interludes et permettent de se faire une idée du personnage qui nous sera présenté. Bon si vous êtes comme moi, vous n’en faites qu’à votre tête. Maintenant cela n’ôte rien à la beauté des dessins.

En conclusion, le livre 1 du Cycle des Esprits est une introduction intéressante avec des héroïnes attachantes, qui souffre malheureusement du fait qu’Amazon est incapable de proposer des pavés en livre papier.


Verdict : Je conseille.

samedi 27 octobre 2018

Dans la lumière par Amélie Voyard-Venant

samedi 27 octobre 2018
Résumé : Édictés par les mystérieux Autres, Règles et Interdits dominent toute vie. Les humains ne connaissent que le jour, condamnés à se barricader dès le crépuscule, car la nuit appartient aux monstres. Lorsque le frère d’Ellara commet un Interdit, il est emporté par les Autres, pour ne jamais revenir. Décidée à le sauver, la jeune chasseresse part à sa recherche. Pour l’aider dans sa quête, elle embauche une Guide, Myrth, à l’allure aussi énigmatique que son passé. Ensemble, les deux femmes entreprennent de traverser le continent, prêtes à affronter ses nombreux dangers ; mais pour cela, il leur faudra apprendre à travailler ensemble.


Titre : Dans la lumière 
Autrice : Amélie Voyard-Venant

Edition : MxM Bookmark Infinity


Dans la lumière conte l’histoire d’Ellara, prête à tout pour sauver son frère Ismaël. Ce dernier a eu le malheur de transgresser un interdit. Il se retrouve alors emmener loin de son village par les Autres afin d’être puni pour sa maladresse. Or Ellara est en désaccord avec cette décision. Elle part donc à sa recherche avec la ferme intention de le ramener.

Suivre Ellara dans cette quête fut un vrai plaisir. Ce personnage féminin m’a plu d’emblée. Ellara est une chasseresse talentueuse, un brin arrogante. Elle sait ce qu’elle vaut et ne se laisse pas dicter sa conduite. Sa détermination force l’admiration. Elle est curieuse. Elle n’hésite pas à poser des questions pour en apprendre plus à son guide lors de leur voyage. Elle se montre touchante quand la détresse s’empare d’elle. Tous ces traits la rendent humaine, ce qui en fait un personnage réussi.

Tout comme l’est celui de Myrth, sa guide. Cette dernière est là pour conduire Ellara jusqu’à son frère. Elle est un peu le yin de sa cliente. Elle est intelligente, plus sage dans ses décisions même si cela n’empêche pas de faire preuve aussi d’audace. Elle ne se considère pas comme supérieure à Ellara, qu’elle respecte pour ses capacités de chasseresse. Elles s’accordent à merveille ensemble. Elles forment un duo réussi, qui laissera ensuite entrevoir un couple qui peut l’être tout autant.

Car elles vont tomber amoureuses l’une de l’autre. J’ai trouvé que la naissance de leur relation est naturelle. Alors bien sûr, elles vont connaître quelques obstacles. Cela ne sera pas facile, mais cela ne sera ni lourd ni problématique. Ici, Ellara ne se fera pas sauver d’une tentative de viol. Elle ne sera pas une petite chose fragile à protéger. Elle soutiendra même Myrth dans les combats. Je n’ai pas eu la sensation que l’un ou l’autre cherchait à dominer dans leur histoire. Non. J’ai juste vu deux êtres qui se respectaient et qui s’aimaient… Et qu’est-ce que ça fait du bien à lire !

L’univers dans lequel Ellara évolue est plaisant à découvrir. Il repose sur l’idée simple qu’à la nuit tombée des monstres montrent le bout de leur nez. Cela ne l’empêche pas d’être convaincant et de posséder son lot de mystères intrigants. C’était un écrin parfait pour le voyage d’Ellara, qui ne cherche pas à sauver le monde, juste son frère d’une décision injuste. D’ailleurs, je trouve ça bien que la quête soit si personnelle, qu’il ne soit pas question d’une élue venue accomplir une prophétie. C’est rafraîchissant. Oui, je le reconnais, je fais une overdose sur les élus dans les littératures de l’imaginaire. De temps en temps, c’est bien de revenir à des causes plus égoïstes, moins épiques, et qui sont passionnantes à suivre !

Si je voulais chercher la petite bête, ce serait sur un monstre. Il est un peu cliché. Je trouve presque dommage de le voir surgir dans cette histoire. Peut-être parce que je le retrouve trop souvent en fantasy ou dans les contes de fées. Après c’est vraiment pour chipoter…

Pour conclure, je dirais que Dans la lumière a été une lecture plaisante, qui m’a fait du bien. J’étais contente de découvrir une histoire d’amour sans voir d’aspects problématiques me sauter à la figure. C’était terriblement reposant. Je conseille donc Dans la lumière pour sa romance réussie, pour ses bons personnages féminins, pour son univers et pour l’intrigue.

Et je pense qu’avec le recul, cette histoire fera sûrement partie de celles que je relirai avec plaisir.


Je conseille



lundi 9 mai 2016

Le Skyraff de Florence et Thomas Gindre

lundi 9 mai 2016
Résumé :

Un elfe meurt en confiant un œuf mystérieux au jeune Espa : celui d’un Skyraff, un loup ailé. Entraîné malgré lui dans un tourbillon d’aventures, poursuivi par les sbires de l’Empereur, l’adolescent bravera les plus grands dangers, se confrontera à la magie pour survivre et luttera pour le continent.

Thomas Gindre, 13 ans, a imaginé cette histoire inspirée par Eragon et d’autres récits initiatiques. Florence Gindre, sa mère, l’accompagne et coécrit ce périple, entre mythologie et magie, sur un continent où les mortels sont menacés d’extinction.

Lorsque j'ai découvert le résumé du "Skyraff", j'ai été immédiatement emballée par cette histoire, surtout par son contexte d'écriture : une mère et son fils écrivant à quatre mains. Je me suis donc lancée dans cette lecture, curieuse d'en savoir plus sur l'aventure imaginée par Thomas et Florence. Malheureusement, je ressors très mitigée de Skyraff.

Nous faisons la rencontre d'Espa, un jeune garçon aux origines plutôt surprenantes, ayant acquis un œuf de Skyraff. Rapidement, un petit louveteau ailé brise sa coquille et explique à notre petit Espa qu'il est son Skyran (son maître). Je m'étais préparée à lire un "remake" d'Eragon, mais je ne pensais pas y retrouver autant de similitudes ! Heureusement, le "bestiaire" s'étoffe rapidement et nous partons à l'aventure aux côtés des deux amis - accompagnés par une sorte de maître d'armes, bien sûr.

Par contre, je ne m'attendais pas à rester totalement impassible face aux personnages... Je me suis vraiment accrochée pour tenter de faire naître un brin d'affection pour Espa. Cela provient très certainement du style des auteurs qui m'a laissée sur le côté du chemin, m'empêchant de rentrer totalement dans l'histoire. J'avais l'impression de survoler l'aventure sans y prendre part, comme si je n'étais qu'un spectre prisonnier dans l'air. Certaines petites incohérences m'ont fait tiquer dès le départ, mais je crois que mon cerveau d'adulte est beaucoup trop exigeant !

Les + :
  • Un duo d'auteurs étonnants !
  • Une aventure fantastique mêlant diverses mythologies donnant naissance à un bestiaire riche
  • Une histoire adaptée pour un jeune public
  • Un Skyraff troooop mignon !! Je veux le même !
Les - :
  • Un style trop haché qui m'a empêchée de rentrer dans l'histoire aux côtés des personnages
  • Un manque de profondeur dans certaines actions. 

Pour conclure, j'ai aimé le fond de l'histoire, son bestiaire, son univers, mais le style manquait de profondeur pour m'aider à apprécier totalement cette aventure. Autrement, j'ai trouvé intéressant le travail des deux auteurs, Thomas Gindre a beaucoup d'imagination et je suis certaine que mère & fils n'ont pas fini de nous étonner !

Je remercie les Éditions de la Reine pour cette lecture.

mercredi 30 décembre 2015

Par le Sang, épisode 4 : Magie de Sang par Florence Cochet

mercredi 30 décembre 2015

Résumé
Maël’Yenn, le sabre buveur d’âmes, a choisi de se lier à Shandra : elle seule peut le manier sans risque. Mais les Adrylls, qui ont forgé cette arme légendaire, sont bien décidés à la récupérer.



Impuissants face à ces terribles guerriers, Shandra et ses compagnons se voient contraints de les accompagner auprès de leur roi. Cependant, Shyle, trop affaiblie, risque de ne pas survivre au voyage. Le chef des Adrylls lui offre alors son aide, au prix de sa liberté. Parviendront-ils à repartir indemnes ?


Titre : Par le Sang, épisode 4 : Magie de Sang
Auteur : Florence Cochet
Édition : Editions Láska

***


 
Pour finir l'année en matière de lectures et chroniques, j'ai décidé de me pencher sur le quatrième épisode des aventures de Shandra, Shyle et Kahlen. Je vais donc vous parler de Magie de Sang écrit par Florence Cochet. Je remercie d'ailleurs les Éditions Láska de m'avoir fourni ma dose car j'en suis légèrement addict.

Au fil des épisodes, Par le Sang s'enrichit tel un bon vin qui se bonifie avec l'âge. Cet opus reprend là où le précédent s'était arrêté. Une fois le problème résolu, non sans quelques sacrifices, la joyeuse équipe repart à l'aventure avec un nouveau compagnon de route. Pour ne pas révéler son identité, je ne donnerai pas son nom, mais j'ai apprécié le personnage. Je dois aussi avouer que je me suis même surprise à l'imaginer au bras de Shyle, qui continue de flirter avec le danger et qui s'entend toujours aussi bien avec Kahlen… ou pas.

Tiens prenons quelques minutes pour parler de cet individu. A la base, je ne suis pas fan du lien qui l'unit à Shandra. En même temps, Kahlen est très pragmatique, ce qui fait que je désapprouve les trois quarts du temps ces décisions même si elles ne sont pas toujours infondées. Néanmoins, je ne lui ai pas donné tort quand il a cherché à empêcher Shandra de se sacrifier pour Shyle. J'ai même été peinée pour lui, sur le coup avant de me dire qu'il n'avait que le revers de la médaille. Après tout, Shandra a dû supporter certaines choses sans broncher, il pouvait bien souffrir un peu lui. Bon peut-être pas autant car dans cet épisode 4, j'ai eu l'impression que Kahlen payait un peu certains de ses choix et j'ai eu mal pour lui.Vraiment très mal à un moment.

Quant à Shandra, elle se retrouve à faire des choix très difficiles. Elle se sacrifie pour Shyle, mais elle doit aussi accepter de prendre d'autres décisions pragmatiques, qui vont peser sur sa conscience. Elle découvre aussi de qui (ou de quoi) elle est tombée amoureuse, ce qui n'arrange en rien son existence déjà bien compliquée. Son avenir s'annonce toujours aussi semée d'embûches et de souffrances…

Et je veux la suite. Arrivée à la fin, je la voulais beaucoup. Là encore, j'en ai envie. Oui, oui, je suis addict à cette saga comme je n'aurais jamais cru l'être. Je me jetterai donc sur la suite dès qu'elle se présentera et je vous la conseille toujours car je ne veux pas être la seule à l'attendre en trépignant d'impatience.



Verdict ♥ ♥ ♥ ♥ 

lundi 15 décembre 2014

Les Invocateurs - Tome I d'Emmanuelle Soulard

lundi 15 décembre 2014

Résumé :
Dans un monde médiéval où les gens se métamorphosent parfois en monstres assoiffés de sang, la vie s’est organisée entre les seigneuries et les sanctuaires, où résident des chevaucheurs de dragons. Les chasseurs, car tel est leur nom, ont pour mission de protéger les hommes des cas de possession et des attaques de carnivores qui les accompagnent. Pour cela, ils apprennent à invoquer leur dragon grâce à des années d’entraînement physique et spirituel.


Sahelle est une fille de seigneur, qui fuit un mariage arrangé par son père avec le plus puissant des seigneurs du territoire, autoproclamé roi. Sauvée de justesse d’une attaque de possédé par le chef du sanctuaire de Ranon, rien ne la disposait à invoquer un dragon au lendemain de son arrivée.


Saura-t-elle le dompter, évitant ainsi qu’il devienne une bête incontrôlable, sans autre destin qu’être mis à mort par les chasseurs ? Pourra-t-elle échapper au roi qui la traque depuis sa fuite ? Et, surtout, réussira-t-elle à vivre l’amour passionnel qu’elle ressent pour le chef du sanctuaire, lui-même incapable de faire le deuil de la mort de sa femme ?


Titre : Les Invocateurs  – Tome I : Le Dragon de Ténèbres

Auteur : Emmanuelle Soulard

Édition : Éditions Hélène Jacob


***


Aujourd'hui, je vous propose de faire un voyage dans la fantasy francophone. Grâce aux éditions Hélène Jacob, j'ai passé un agréable moment de lecture en compagnie des dragons, de Sahelle et de Médévas.

Emmanuelle Soulard nous décrit un univers médiéval peuplé de sanctuaires où des chasseurs surveillent les cieux à l'aide de leurs dragons afin de lutter contre des créatures sur lesquelles je n'aimerais pas du tout tomber la nuit. Avec sa plume, l'auteur pose les bases de manière efficace, ce qui nous évite de nous sentir perdus dans ce monde inconnu.

Plusieurs intrigues se dessinent au fil des pages. Au début, il est question de suivre la routine des chasseurs, qui vont voir leur quotidien être bouleversé par la mystérieuse Sahelle. La jeune fille va bousculer cet univers masculin en réussissant à invoquer un dragon sans vraiment le vouloir. Dès lors son existence change du tout au tout, la pousse à apprendre à contrôler son dragon et surtout évoluer dans un milieu d'hommes. J'apprécie beaucoup Sahelle car je l'ai trouvée très juste dans ses réactions. Elle ne sombre pas dans le cliché de l'apprenti qui devient un super héros. Elle fait des erreurs, elle apprend de celles-ci et s'efforce de ne pas lâcher. Moi, je la trouve admirable même si j'ai eu envie de la secouer vers la fin. (Enfin, si une certaine personne s'était montrée moins bornée, elle l'aurait peut-être pas fait cette bêtise)

Autour de l'apprentissage de Sahelle se dessine un fil rouge. Médévas, le chef du sanctuaire, ne se contente pas de la routine. Il cherche des réponses à des questions pour aider un monde à devenir meilleur. Il veut faire évoluer les choses, ce qui permet d'espérer de jolis moments de bravoure dans les prochains tomes. Il s'efforce aussi à surmonter son deuil, celui d'une femme morte trop tôt. Cela ouvre la porte à l'intrigue de la romance, celle qui essaie de s'imposer entre Médévas et Sahelle sans que ce ne soit trop ou pas assez. D'ailleurs, comme toutes les autres intrigues, ce n'est que le début d'une grande histoire en compagnie de dragons attachants.

Au final, j'ai passé un bon moment avec ce premier tome. Il possède quelques longueurs que des batailles parviennent à faire oublier. J'ai aimé le fait que l'auteur prenne le temps de développer ses personnages. J'espère vraiment que la suite tiendra les promesses faites par ce tome I, et je recommande cet ouvrage. Mon seul vrai bémol serait la couverture à laquelle je n'adhère pas trop même si l'illustration colle à un passage de l'histoire. 


Verdict : ♥ ♥ ♥ 






lundi 1 décembre 2014

L'ennemi adoré de Chionatéé par Cécile Brun

lundi 1 décembre 2014
Titre : L'ennemi adoré de Chionatéé
Auteur :  Cécile Brun
Édition : Éditions laska
Description : 
La belle Chionatée ne connaît rien d’autre que le pays des fées de glace, dont sa mère est la reine. Or, selon une ancienne prophétie, le jour est proche où le royaume entrera en guerre contre les elfes de feu, et c’est Chionatée elle-même qui devra mener la lutte. Mais comment s’y prendre quand on est jeune et sans expérience, et surtout que l’on n’a pas la moindre envie de combattre ? Défiant ce destin tout tracé, la fée décide de s’envoler vers le territoire de ses ennemis. Qui sait si, en dépit de leurs différences, l’un des leurs saura entendre et partager sa cause ?

***

Une petite lecture en partenariat avec Lyn que nous devions faire depuis pas mal de temps... C'est maintenant chose faite et je dois avouer que j'en ressors un peu mitigée.

Fées de glace, elfes de feu
Aux premiers abords, l'histoire de cette petite fée de glace m'a vraiment donnée envie de découvrir ce livre. On s'envole pour le pays des fées et des elfes (femmes pour les premières, hommes pour les seconds) et on rentre vite dans le vif du sujet avec la réalisation d'une ancienne prophétie. Au centre, nous trouvons Chionatée qui doit rapidement prendre ses responsabilités et rentrer en guerre contre les méchants elfes de feu... Un peu rapidement peut être ?

Une guerre séculaire
Les fées sont opposées depuis très longtemps et une ancienne prophétie prédit un ultime combat entre les deux. Chionatée, fée de glace fragile mais courage, décide de prendre en main son destin et de les affronter, seule. Toute seule !

L'amour fait des miracles...
Mais la romance manque cruellement de profondeur, au point que l'on se demande à un moment à quelle sauce l'ennemi va la manger. On attend, on attend, en jubilant presque puis.. en fait, non ! La naissante de cette histoire est juste surréaliste, même si l'on peut comprendre l'effet coup de foudre, je m'attendais à mieux de la part Anthéis. Je suis vraiment désolée pour l'auteur, mais je suis restée de marbre et complètement insensible face aux sentiments des personnages.

Un moment de féérie
J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur qui sait nous emporter dans son univers. On se laisse prendre au jeu même si l'histoire nous échappe par moment et on s'amuse à voyager dans ces terres hostiles et inconnues. Étant donné qu'il s'agit d'une "grosse" nouvelle, je ne veux pas vous spoiler toute l'histoire ! Par contre, j'avoue que la fin m'a laissée perplexe, je ne m'attendais pas du tout à cela...

Vous pouvez retrouver l'avis de Lyn par là !


Pour le découvrir : 

lundi 3 mars 2014

Prix Merlin 2014 !

lundi 3 mars 2014
Chers lecteurs amateurs de science-fiction, fantasy ou bit-lit, c'est le moment de voter pour le prix Merlin !
 
Vous trouverez en cliquant sur le lien les romans et nouvelles sélectionnés :)
 
 
 
(Et si vous ne savez pas pour qui voter... pensez à Pierre Pevel et son Chevalier qui méritent bien un petit prix :D)

vendredi 14 février 2014

L'Assassin Royal, tomes 1 à 6

vendredi 14 février 2014
Titre : L'Assassin Royal, tomes 1 à 6
Auteur :  Robin Hobb
Édition : Bragelonne
Genre : Fantasy
Note : 10/10
Description : 


Dans un monde différent du nôtre, un univers médiéval-fantastique de rois, de guerriers, de pirates et de chevaliers, le peuple est en paix. Heureux, malgré les assauts occasionnels des « pirates rouges » sur leurs côtes. Mais voilà qu'on découvre le jeune Fitz, fils « bâtard » de Chevalerie, prince-héritier de la famille royale des Loinvoyant. Il grandit sans père - Chevalerie abdique lorsqu'il apprend son existence -, à la garde de Burrich, maître des écuries… Le monde de la cour du roi, dans lequel il évolue, n'est pas sans danger : au milieu des complots et des trahisons, Fitz n'a souvent que peu de liberté. Il doit allégeance - et la vie sauve - au roi Subtil Loinvoyant, son grand-père…
Un jour, un mystérieux vieillard fait irruption dans sa vie et commence très vite sa formation d'assassin royal. Car Fitz n'est pas n'importe qui : il devient une arme au service du pouvoir, il est celui qui peut changer le monde par ses actions… C'est du moins ce que lui affirme l'étrange Fou, son ami. Mais Fitz est-il prêt à exécuter sans discuter des ordres qu'il ne comprend pas ? Fitz doit aussi apprendre à maîtriser ses deux magies. La première est autorisée, louée, même si elle entraîne une dépendance : c'est l'Art. La seconde doit rester cachée, car elle est honteuse, et ses détenteurs souvent poursuivis et exécutés par le peuple : il s'agit du Vif, qui lui permet d'établir des liens privilégiés avec les animaux.

***

Je ne peux pas mettre autre chose que 10/10 à cette série. Bien entendu, ceci est une critique des 6 premiers tomes et non de l'intégralité de la saga, cependant il y a une coupure entre le tome 6 et le tome 7, on peut donc facilement les distinguer. Pour ceux comme moi qui ont lu l'histoire avec les intégrales La Citadelle des Ombres, cela correspond aux deux premiers tomes.

Un 10/10 pour Robin Hobb !
Cette série fait partie de celles qui ont des défauts, mais dont il est impossible de tenir compte. Vous savez, il y a des livres comme ça qu'on lit, mais à aucun moment on se dit "tiens, l'auteur aurait du faire plutôt comme ça", ou alors on conteste un choix ou le dénouement, parce qu'on devine ce que l'auteur a cherché à faire (avoir du succès, faire une histoire qui va plaire aux lecteurs ou je-ne-sais-quoi).
Avec L'Assassin Royal, il est impossible de se dire "l'auteure n'aurait pas du faire ça" parce que l'auteure est inexistante. Lorsqu'on ouvre les pages, on plonge complètement dans un univers qui nous fait oublier qu'on lit un livre. Il n'est plus question de se divertir, simplement de savoir ce qu'il se passe dans cet univers.

Il est facile de détester Fitz, beaucoup de lecteurs le font, mais ça n'empêche pas de continuer l'histoire. Hobb a une façon d'utiliser les mots pour que, quoi qu'il arrive, on continue à être captivés.
Personnellement, j'ai lu ces 6 tomes sur plusieurs mois, en lisant un chapitre de temps en temps et en lisant aussi beaucoup de livres en parallèle. Le rythme est assez lent, on suit l'évolution d'un garçon de ses 6 ans à ses 25 ans environ, et on découvre toutes les étapes de son éducation. Il n'est pas très dur de mettre le livre de côté pour le reprendre au bout de quelques temps, car c'est évident qu'avaler une série comme celle-là d'un seul coup peut refroidir un bon nombre de lecteurs !

Et l'histoire, au fond ?
On suit les aventures de Fitz, le bâtard du Prince Chevalerie, héritier de la couronne des Six Duchés. À six ans, son grand-père maternel l'abandonne à Burrich, le maître des écuries de Chevalerie, qui est par la suite chargé de son éducation, jusqu'au jour où le roi Subtil décide de faire de Fitz son assassin personnel. Fitz va alors apprendre à se servir de plantes ou d'armes pour exécuter les ordres de son Roi et grand-père.
S'ensuit une série de batailles, d'ennemis de la couronne à éliminer avec pour but dans le premier cycle : sauver les Six Duchés des nombreux ennemis, externes comme internes.
On est embarqués dans une histoire à la fois contre la montre, et qui en même temps se déroule sur de nombreuses années. On est très loin des histoires où les héros sauvent le monde en quelques semaines, mais pourtant il y a cette urgence de sauver le royaume qui donne une certaine frustration au lecteur car l'évolution est lente !

À la fin de ces 6 tomes, l'histoire pourrait s'arrêter. C'est une bonne chose pour quiconque serait déstabilisé par les 13 tomes de l'histoire de savoir que vous pouvez vous arrêter en cour de route sans pour autant que l'énigme reste en suspend !

C'est beau, c'est magnifique et ça prend aux tripes. À lire !


[Je ferais une critique du reste de la série bientôt.... lorsque je l'aurais lue :p]

lundi 10 février 2014

Le Trône de Fer - George R. R. Martin

lundi 10 février 2014

Titre : Le Trône de Fer
Auteur :  George R. R. Martin
Édition : Pygmalion/J'ai Lu
Note : 10/10
Genre : Fantasy
Description :
Il était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes... En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise toute une vie d'homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l'ordre établi chancela, la luxure et l'inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité. Pour préserver de l'ignominie les siens et la dynastie menacés se dresse alors, armé de sa seule droiture, le duc Stark de Winterfell, aussi rude que son septentrion natal. Mais, en dépit du pouvoir immense que vient de lui conférer le roi, a-t-il quelque chance d'endiguer la tourmente qui se lève ?
***
Comment être objective sur ce cycle !? C'est MA série préférée, tous genres confondus. Vous savez, de celles que vous connaissez sur le bout des doigts, dont vous collectionnez les produits dérivés, et dont vous vous sentez conserné(e)s dès que vous en entendez parler. C'est mon cas avec Le Trône de Fer, que j'ai d'abord découvert avec la série télévisée de la chaîne HBO, pour ensuite me plonger dans la lecture des 5 romans publiés jusqu'ici.
Je ne suis pas du genre à aimer les phénomènes de mode, mais je dois avouer qu'il y a là une réelle qualité qui vaut largement le détour !
Et au fond... de quoi ça parle ?
Vous découvrez la famille Stark (le père, la mère, les cinq enfant et le fils bâtard du père), dont le père Ned est contraint de quitter le Nord pour aller à la capitale suivre le Roi, et son ami de toujours, Robert Baratheon. Sauf que la Reine Cersei ne le voit pas vraiment de cet oeil, et de là les complications commencent. Il est avant tout question de complots, qui ont tous pour motif d'être "pour le bien des Sept Couronnes" et qui engendrent une quantité de meurtre, d'enlèvements et de retournements de situation assez déroutants.
N'espérez même pas vous attacher à des personnages, vos favoris risqueraient de subir de tragiques pertes ! Et si vous pensez avoir compris le dénoument de l'histoire, ou les intentions d'un personnage, vous pouvez être sûrs que Martin va vous surprendre. C'est une série qui est pour le moins rebondissante.
Si vous voulez de grandes batailles et un rythme effreiné, vous pouvez aussi passer votre chemin ! L'histoire avance au rythme des personnages. En tant que lecteur, on se retrouve plutôt à la position de celui qui étudie la stratégie d'une guerre avec des pions sur une carte. Chaque mouvement de personnage est important et décisif. Chaque dialogue a son importance.
Les personnages :
Ils sont nombreux, à en perdre le lecteur au début. Mais si vous suivez, alors il n'y a pas de problème pour comprendre qui-est-qui et qui-fait-quoi. Le tout est de rester un peu attentif.
Il y a donc quatre grandes familles qu'il faut connaitre au début, les autres viennent au fur et à mesure.
* Les Stark, ils sont presque au centre de l'action. "Presque" car il n'y a pas de personnage principal, ni même de famille principale, juste quelques personnes plus importantes que d'autres.
* Les Baratheon qui sont la famille royale, arrivée au pouvoir par la force suite à une rébellion.
* Les Lannister, ceux qui sont arrogants, supérieurs, et globallement qui détiennent tout l'or du royaume et la fille, Cersei, n'est autre que l'épouse du Roi.
* Les Targaryen, famille royale jusqu'à la rébellion, dont les deux derniers héritiers essayent de survivre à la menace du nouveau gouvernement dans des îles proches des Sept Couronnes.
Le nombre de personnages est ce qui fait le charme de cette série. Vous ne pouvez pas prendre partit pour une famille ou un personnage, parce qu'en étant dans la tête de tout le monde à tour de rôle, vous découvrez leur réelles motivations et pensées, et vous apprenez à les comprendre et à les aimer, peu importe de quelle famille ils viennent. Vous avez une telle multitude de personnages que vous avez plus l'impression de regarder une map-monde que de suivre l'histoire avec les personnages.
Quelle est la différence avec la série ?
Elle est à la fois énorme et minime ! HBO a très bien réussi l'adaptation, avec des acteurs talentueux et dans l'ensemble fidèles aux personnages, un scénario du tonnerre qui sait être très fidèle au roman d'origine, mais cependant il y a des moments où ça s'éloigne. Il manque beaucoup de personnages malheureusement, des événements coupés pour des raisons techniques, et une multitude de petits détails qui font des romans une réelle merveille ! Vous pouvez facilement lire les livres et regarder la série en même temps. Je vous le conseille d'ailleurs ! Mais attention aux spoilers avec la série qui avance parfois plus rapidement que les romans !
Petit bémol !
Parce qu'il en faut bien un : LA TRADUCTION. Oui je le mets en capitales, car pour moi c'est un scandale. Mais certaines personnes vous diront tout le contraire, alors ici c'est chacun son opinion. Je vais vous donner la mienne : si vous avez la capacité de le lire en anglais surtout n'hésitez pas. La traduction est lourde (il n'y a qu'à voir le résumé) avec des phrases compliquées et interminables. C'est assez inégal dans l'ensemble.
La VO est au contraire simple ! Si vous avez des difficultés de vocabulaire, sachez que c'est très souvent le même qui revient, alors ça sera dur les 50 premières pages et une fois que vous aurez pris l'habitude, ça se lit très facilement. Il n'y a pas de descriptions interminables ce qui facilite une lecture fluide, et les chapitres sont relativement courts, changeant de points de vue des personnages à chaque fois, ce qui permet de faire des pauses assez facilement.
Mais encore une fois, il y a beaucoup de gens qui adorent le style d'écriture du traducteur (qui n'a rien à voir avec l'original, ce n'est presque pas la même oeuvre !) donc ne vous arrêtez pas sur mon avis là dessus ! FONCEZ !
C'est donc un 10/10 bien mérité, pour tous ces petits moments qui font frémir, sourir, glousser ou même pleurer. Parce que chaque retournement de situation est un scandale, parce que chaque mort (il y en a un paquet !) est d'une injustice sans limite, mais surtout parce qu'on oubli tout au long de la lecture que c'est un livre tellement l'univers est détaillé.
Parce qu'il y a Ned Stark, Jaime Lannister ou Daenerys Targaryen, qu'il est impossible de prendre partit dans les complots et qu'il est tout autant impossible de décrocher de la lecture.


mercredi 5 février 2014

Haut-Royaume, tome 1 : Le Chevalier

mercredi 5 février 2014
Titre : Haut-Royaume, tome 1 : Le Chevalier
Auteur :  Pierre Pevel
Édition : Bragelonne
Note : 8/10
Genre : Fantasy
Description : 
Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance.
***

Ce livre est un réel coup de cœur et une bonne surprise.
On est en plein dans un roman d'Heroix Fantasy, un genre où se mêlent de nombreux personnages dans un univers aux influences médiévales, créé de toutes pièces. Les grands éléments sont présents : des batailles, des conflits politiques, des créatures surnaturelles. Tous les ingrédients de base d'un bon roman de Fantasy.

L'histoire se met doucement en place. Elle débute par un prologue qui introduit le personnage de Lorn et ses meilleurs amis, Alan et Enzio. Puis, on fait un saut de trois ans, et on retrouve un Lorn pas très attrayant, au fond d'une prison lugubre. Il est influencé par l'Obscure, une sorte de magie qui se tapisse dans les coins sombres et détruit les hommes de l'intérieur. Comment et pourquoi il est atterri ici ? c'est une des questions de ce premier roman. Toujours est-il que le Roi, qui l'avait condamné, a décidé de le libérer suite à une mystérieuse prophétie des Dragons Ancestraux, les divinités de Haut-Royaume.
S'ensuit une longue partie sur le sevrage de Lorn, habitué à vivre entouré de l'Obscure et quelques scènes de batailles bienvenues, avant que l'histoire ne devienne réellement sérieuse : Lorn est nommé Premier Chevalier, chef de la Garde d'Onyx, titre qui lui vaut de pouvoir parler pour le Roi et de donner des ordres en son nom, sans avoir à le consulter avant.
Si l'histoire était intéressante avant, là, elle devient captivante. Lorn se met à recruter des membres pour sa Garde d'Onyx, supposée appliquer la politique du Roi ; l'histoire se concentre sur un groupe de personnages atypiques et non plus sur un seul (qui soit dit en passant n'est pas le plus charismatique de tous).
Cette façon qu'a Pevel de créer des équipes de personnages est ce qui me plaît particulièrement dans ses récits. On a la possibilité de ne pas apprécier le personnage principal car il y en a beaucoup d'autres très intéressants et pas moins importants autour.

Ce premier tome met les choses en place et annonce une suite prometteuse. L'histoire est complexe, et heureusement ! car l'auteur a annoncé vouloir en faire une "beaucoulogie". On attend donc avec impatience la suite.

Pourquoi 8/10 ?
Ce livre est loin d'être le premier roman de l'auteur, mais il y a pourtant quelques inégalités. Les différentes parties ne suivent pas du tout le même rythme, j'ai donc parfois été scotchée à l'histoire alors qu'à d'autres moments j'avançais doucement.
Autre élément négatif : il n'y a pas de carte pour se repérer dans cet univers que l'on découvre, alors on doit imaginer absolument tout.

Mais il y a d'autres points positifs que je n'ai pas mentionné : les dragons, mon péché mignon ! Pevel a cette manie d'en mettre dans tous ses romans, à mon plus grand plaisir. Il a cette façon de les mêler aux hommes, de créer des créatures qui en sont dérivés que j'adore ! Et surtout il n'y a pas de nains, elfes ou orques en vue, ce qui n'est pas désagréable du tout, il faut l'avouer.


P.S: Est-ce que j'ai mentionné que l'auteur est français et que certaines de ses œuvres sont déjà traduites dans 10 langues !?
Encore un Chapitre © 2014