Affichage des articles dont le libellé est science fiction. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est science fiction. Afficher tous les articles

mercredi 12 août 2020

[Rediffusion]PERSONAE : l’éducation du scribe par Elijaah Lebaron

mercredi 12 août 2020
Résumé : La magie est de retour dans les terres d’Esper et de nouveau les luttes de pouvoir vont s'accélérer entre les Hommes et les Dieux.



Suivez les aventures de Devalin, un jeune Scribe pouvant invoquer avec son grimoire les sorts magiques les plus puissants. Sophyan, une femme forte et sans pitié portée par sa foi dans la poursuite de sa mission au sein des Chevaliers Saints. Enguerrand, le grand maître des Bardes-Guerriers du Premier Ordre engagé dans une lutte acharnée avec les Dieux. Marilian, une Alchimiste amoureuse de l’homme le plus recherché d’Esper. Humbeco, le gardien de la culture et de l’histoire qui se bat pour sauver une humanité mise en danger d’extinction par Personaé, la plus traîtresse des déesses.

Et si “Game of Thrones” était une oeuvre de Science Fiction ?



Découvrez un monde Médiéval Fantastique à Vapeur complexe, où les dieux marchent parmi les Hommes. Une nouvelle mythologie inédite. Un roman décrivant des jeux de pouvoir entre magie, religion et politique dans leurs conséquences les plus extrêmes. Une histoire parfaitement en équilibre entre Fantasy et Science-Fiction qui cache bien des secrets.

Titre : PERSONAE : l’éducation du scribe

Auteur : Elijaah Lebaron

Cette chronique a été précédemment publiée sur les Indéchaînés. 


J’ai apprécié :

Les thèmes. S’ils sont classiques, bien traités, ils peuvent offrir un bon moment de lecture et de réflexion.

La mythologie. Honnêtement, j’aime bien ce que l’auteur a fait autour des “dieux” dans PERSONAE. Les idées sont bonnes même si la mise en pratique laisse à désirer. D’ailleurs… 
 

J’ai regretté :

Les maladresses de style de l’auteur. Les phrases contiennent trop d’informations ou sont trop longues. Du coup la mythologie perd en clarté, ce qui est dommage.

Trop de références, tuent les références. J’aurais aimé que l’auteur se les approprie davantage au lieu d’en faire un étalage.

Le spoiler sur le genre principal de Personaé. Si je n’avais pas su que c’était de la science-fiction, j’aurais apprécié le rebondissement-clé de l’ouvrage à sa juste valeur.

Le traitement des personnages féminins.  Je veux bien tolérer le fait que la déesse soit canon bien que la mythologie de certaines civilisations possèdent de moches divinités. Par contre, les deux autres personnages féminins avaient-elles besoin de l’être ?

Prenons Marilian, tout va bien au début de sa description jusqu’au passage sur ses courbes voluptueuses et rondeurs. Je suis désolée, là on sent que c’est un homme qui écrit. D’un coup, elle est devenue un objet de désir. Okay, elle l’est pour Devalin. Sauf qu’elle fait aussi tourner de Valdur, qui la prendrait bien de force. Après heureusement, elle a un rôle. Elle est alchimiste… sauf qu’elle est spécialisée dans les fleurs. Là, d’un coup, je repense à Top Chef où les fleurs rendent l’assiette féminine. Alors si je résume Marilian, elle est belle, elle est féminine et elle attire le regard des hommes.

Sur trois personnages féminins, deux attirent le regard des hommes. Pouvons-nous espérer que Sophyan évite ce travers ? Nous pourrions, mais nous serions déçus. Sophyan sonne comme l’antithèse de Marilian, ce qui aurait été une bonne chose si elle n’avait eu un charme dévastateur et des lèvres charnues. D’ailleurs six hommes tombent l’armure pour coucher avec elle. Elle va le faire. Non pas plaisir. Par devoir. Car elle ne fuit pas devant ses responsabilités. Je vous laisse donc méditer sur ce principe qui cautionne le sexe dans la contrainte. Femme tu dois coucher si un homme tombe l’armure pour toi.

En plus d’être présentées de manière sexiste, les trois héroïnes de l’ouvrage sont ratées. Marilian est incapable de s’émanciper de son amour pour Devalin et prend des décisions plus stupides les unes que les autres (alors qu’elle est censée être intelligente.) Personaé voit son potentiel de méchante gâché par son attitude de petite fille capricieuse. Quant à Sophyan, elle disparaît trop vite du paysage et souffre d’incohérences dans son caractère. 
 
La transparence des personnages masculins. Ce sont juste des pions, qui font avancer l’intrigue. D’ailleurs je n’ai retenu que le prénom de Devalin.

La sensation d’un livre non abouti. Pour moi, il est sorti trop tôt car certains points négatifs auraient pu être corrigés par une relecture supplémentaire. Je pense notamment à la lourdeur du style, qui nuit à la compréhension de la mythologie. Du coup, je suis frustrée de voir le potentiel de Personaé non exploité.

Je déconseille.





jeudi 22 septembre 2016

Kallocaïne par Karin Boye

jeudi 22 septembre 2016
Résumé : Dans une société où la surveillance de tous, sous l il vigilant de la police, est l affaire de chacun, le chimiste Leo Kall met au point un sérum de vérité qui offre à l État Mondial l outil de contrôle total qui lui manquait. En privant l individu de son dernier jardin secret, la kallocaïne permet de débusquer les rêves de liberté que continuent d entretenir de rares citoyens. Elle permettra également à son inventeur de surmonter, au prix d un viol psychique, une crise personnelle qui lui fera remettre en cause nombre de ses certitudes. Et si la mystérieuse cité fondée sur la confiance à laquelle aspirent les derniers résistants n était pas qu un rêve ?

Titre : Kallocaïne
Auteur : Karin Boye

Édition : Hélios



Aujourd’hui je me penche sur le cas Kallocaïne écrit par Karin Boye. Je replonge dans les méandres de la science-fiction avec une dystopie dans la lignée de 1984.

Alors oui, Kallocaïne n’est pas un ouvrage, qui respire le bonheur. Son narrateur est l’inventeur d’une drogue révolutionnaire qu’il va appeler Kallocaïne. Que fait donc cette mystérieuse drogue ? Oh pas grand-chose, elle se contente juste d’aider les gens à révéler leurs pensées les plus intimes, celles qu’ils n’oseraient même pas avouer à leurs proches. Enthousiasmé par sa découverte, soucieux d’être apprécié, le narrateur va donc tenter de convaincre le gouvernement du bien-fondé de sa recherche. Il va alors se heurter à son contrôleur-en-chef, qui va essayer de lui expliquer, que tout le monde a quelque chose à cacher et qu’il faut préserver. Ce sage conseil sera-t-il écouté ? Ou le narrateur va-t-il poursuivre son objectif pour accentuer le pouvoir de surveillance (déjà très important) du gouvernement sur ses citoyens ?

Avec Kallocaïne, j’ai été plongé dans un univers oppressant. Son narrateur était intéressant à suivre. Ce n’est clairement pas un héros. Il n’est pas spécialement sympathique, il devient imbuvable avec son incessante quête de reconnaissance. Pour parvenir à être accepté comme un bon citoyen, il n’hésite pas à fournir au gouvernement de quoi violer psychologiquement les individus. Il ira même jusqu’à s’en servir à des intérêts privés, ce qui a achevé toute compassion ou pitié que je pouvais éprouver à son égard.

Karin Boye dresse donc le portrait peu glorieux d’un être humain, qui va fournir à son gouvernement oppressif de quoi l’aider à lutter contre ses ennemis. Sauf que ce n’est pas aussi simple. Avec le narrateur, nous découvrons les limites de sa drogue, le danger qu’elle va représenter, car elle révèle les pensées intimes de tous les individus. Elle ne fait pas de distinction de classes. Résultat, elle va réussir à fragiliser les autorités en dévoilant qu’eux aussi peuvent éprouver des réflexions contre l’état qu’ils sont censés servir. Comme le dit si bien Rissen, peut-on vraiment avoir une conscience irréprochable passé un certain âge ?

En conclusion, Kallocaïne est une dystopie glaçante, qui n’a pas pris une ride et qui demeure d’actualité dans une société où la question de la surveillance se pose. J’en recommande donc sa lecture à toute personne susceptible de vouloir réfléchir sur le sujet.


Verdict : Indispensable


Ce livre rentre dans le challenge :



mercredi 31 août 2016

Jours étranges de Chris Mallory

mercredi 31 août 2016
Résumé :
Il ne se passe jamais rien à Walnut Lake, petit bled sans histoire, au beau milieu des champs de maïs, écrasé par la chaleur moite de l'été. Michael Preston, journaliste au Clarion, habitué des concours de confitures et autres histoires palpitantes, ne peut donc que se réjouir lorsqu'une météorite s'écrase derrière la ferme des Anderson. Enfin un sujet digne de ce nom ! Mais son enthousiasme se transforme vite en inquiétude. Les habitants de Walnut Lake sont soudain sujets à d'étranges rêves qui les poussent au bord de la folie collective…

Titre : Jours étranges
Auteur : Chris Mallory
Édition : Les éditions du 38

***

Jours étranges est une longue nouvelle que j'ai apprécié pour son atmosphère assez légère et son intrigue addictive. Même si elle n'est pas surprenante, c'est agréable à lire.

On publie un article dans le journal Clarion pour : 

  • Le style simple de l'auteur qui fonctionne très bien avec le récit,
  • Cette nouvelle de SF est parfaite pour ceux qui veulent faire une pause dans le fantastique (comme moi),
  • Un Michael attachant, tout comme les habitants de la ville. On prend vraiment du plaisir à le suivre dans son "reportage" de la météorite et la résolution de l'intrigue autour du changement de comportement des habitants,
  • Une intrigue assez prenante pour nous donner envie de poursuivre notre lecture. Finalement, on se demande pourquoi les personnages perdent les pédales. On se prend au jeu des hypothèses jusqu'à la dernière page,

On ne mentionnera pas :

  • Je note quelques répétitions de certaines expressions. Rien de méchant, mais des phrases sonnaient comme du "déjà vu",
  • Les personnages semblent accepter un peu trop facilement ce que cache la météorite,
  • Une fin prévisible, mais est-ce que j'en attendais une différente ? Dans le fond, je ne sais pas. 


Verdict : un bon moment (si vous n'avez pas peur des insectes !)

lundi 29 août 2016

Un Air de Liberté par Link

lundi 29 août 2016
Résumé :
Lorsqu'elle rencontre le beau Bryce, la jeune comtesse Carolyn Fabre des Aiglefins ne se doute pas à quel point sa vie va se trouver bouleversée. 
Dans un royaume meurtri, qui aura assez de courage pour détrôner le cupide Lord Bertram de la Nuée d’Étourneaux et retrouver la princesse légitime dont la trace a été perdue pendant vingt ans ?

Titre : Un Air de Liberté
Auteur : Link
Édition : The Book Edition

***


Un air de liberté est un livre que j'ai beaucoup aimé grâce à son univers steampunk riche et son histoire qui présente toute l'imagination de l'auteur. Quand on l'ouvre, on ne s'attend vraiment pas à embarquer pour une aventure mêlant pouvoir, amour, voyage et bien d'autres encore. C'est le genre de petite perle sur laquelle on tombe sans le vouloir, mais qu'on ne regrette pas au point de le relire une seconde fois. 

J'ai voyagé aux côtés des personnages pour : 
  • L'univers très riche qui offre de magnifiques scènes et des paysages à couper le souffle,
  • Les belles romances qui sont crédibles,
  • Les personnages féminins qui ont du caractère et dont la place est mise en valeur dans cette intrigue,
  • L'histoire qui sort vraiment du commun et livre une parcelle de l'imagination de l'auteur. J'ai aussi beaucoup aimé son côté accessible (moi qui déteste les jeux de pouvoirs) et la manière dont elle est mise en place,
  • Le format : c'est un one shot

Je ne souhaite pas m'étendre sur l'intrigue, car c'était un plaisir pour moi de la découvrir et j'aimerais qu'il en soit tout autant pour vous. Sachez juste pour vous serez surpris par cette lecture !

Verdict : à découvrir sans plus attendre ! 

samedi 16 mai 2015

Vibrations - Pierre Floret

samedi 16 mai 2015
Résumé : Lorsque Anna, une jeune scientifique en physique des particules et en physique quantique, et Mik, son ami d’enfance, ingénieur en électronique et en informatique, inventent une machine capable de vibrer à plus de 10 % de la vitesse de la lumière, ils attisent la convoitise d’un riche et puissant industriel.
Aidés d’un professeur d’université, du tuteur d’Anna et de la mère de Mik, poursuivis par une inspectrice d’Interpol et pourchassés par l’industriel et ses hommes de main, ils devront affronter le passé pour sauvegarder leur découverte et trouver le moyen de survivre à leur ennemi.

Titre : Vibrations

Auteur : Pierre Floret

Édition : Éditions Hélène Jacob


***


 
Aujourd'hui, je reviens avec un livre tiré du partenariat avec les éditions Hélène Jacob. Je me suis donc promenée du côté de la science-fiction en compagnie de Vibrations par Pierre Floret.

Pour faire court, je n'ai pas accroché à ce roman. Si j'ai trouvé l'idée de l'invention intéressante, mais le reste ne m'a pas convaincu. Je n'ai pas pu m'attacher aux personnages à cause de leurs défauts ou leur manque de charisme. Certains passages souffrent de bavardages inutiles comme la discussion finale entre l'industriel et le protecteur d'Anna. D'autres paraissent un peu forcé comme l'apprentissage de la répartie à Mik par le professeur. Enfin, il faut ajouter ces instants un peu gros qui facilitent un peu trop la vie des héros ou l'avancée du scénario avec notamment l'investisseur qui dit oui un peu trop vite pour être crédible ou encore la grève à l'aéroport qui fait passer une inspectrice pour une incapable.

Bref, tous ces petits détails font que je n'ai pas réussi à aimer ce roman. J'ai eu beaucoup de mal à le terminer, manquant d'abandonner à plusieurs reprises. Peut-être suis-je trop exigeante ? Que je chipote trop ? Dans tous les cas, Vibrations est un rendez-vous manqué pour moi. Et j'en suis toute désolée car j'aurais voulu qu'il en soit autrement.


Verdict :


jeudi 26 février 2015

Les Enfers Virtuels - Iain M. Banks

jeudi 26 février 2015
Résumé : Les Enfers virtuels sont une invention de certaines sociétés puritaines de la Galaxie. Dans ces géhennes virtuelles souffrent sans fin les avatars de ceux qui ont transgressé les règles de ces civilisations. Les tenants et les opposants de ces Enfers se livrent des guerres sans merci. Jusque là dans le Virtuel. Sans morts ni blessés physiques. Mais cette guerre menace de se déplacer dans le Réel. Car les opposants aux Enfers sont prêts à faire monter les enchères. La Culture n’aime pas ça du tout. Quel rôle joue Veppers, l’homme le plus puissant et le plus corrompu de son système stellaire dans ce conflit ? Et quel pourrait être le destin de Ledjedje qu’il a tuée, mais qui a été ramenée à la vie par un vaisseau de la Culture ? La vendetta de Lededje pourrait avoir sa place dans les projets de Circonstances Spéciales.

Titre : Les Enfers Virtuels

Auteur : Iain M. Banks

Édition : Le Livre de Poche

***

Aujourd'hui, je vais vous parler de mon petit tour au sein de la science-fiction avec les Enfers Virtuels de Iain M.Banks. Cet ouvrage fait partie d'un cycle, celui de la Culture, que j'irai sans doute approfondir lors de futures lectures. En attendant, voici mon avis sur ce livre-ci.

Quand j'ai débuté ma lecture des Enfers Virtuels, je me suis retrouvée confrontée à univers plutôt dense, que l'auteur prend le temps d'expliquer et de détailler que ce soit au travers des organisations politiques, des cultures ou encore des technologies. Par moment, ce choix entraîne quelques longueurs dont je me serais bien passée, mais dans l'ensemble, il aide grandement à poser un décor riche.

La richesse se retrouve aussi au niveau des points de vue, qui sont nombreux. Tous sont plus ou moins relié à l'intrigue principale, qui se met lentement en place. Du coup, quelques points de vue dont l'intérêt semblait limité au départ vont finir par devenir essentiels sur la fin. A l'inverse, j'ai été déçue de voir que certains personnages, qui semblaient principaux, ne parviennent pas à tirer leur épingle du jeu. Je pense notamment à Lededje dont la quête prometteuse s'achève sans éclat. Enfin si, il en existe un éclat, celui de Demeisen, un excellent personnage !

Un autre personnage m'a marquée : Chay. Au début du livre, elle nous permet de découvrir l'horreur des Enfers, que certains peuples sont prêts à infligés aux leurs sous divers prétextes dont celui de leur culture ou de la religion. En compagnie de Chay, les rouages vont se dévoiler tout en permettant au personnage d'évoluer d'une façon inattendue. Honnêtement, je n'aurais pas cru la voir tenir aussi longtemps. Je n'aurais pas soupçonner une telle complexité au sein du personnage, mais je dois avouer qu'elle m'a profondément marquée. Je m'en souviendrai encore longtemps. 
 
Au final, les Enfers Virtuels permet de plonger dans un univers aussi riche que complexe. Les nombreux points de vue offrent une épaisseur supplémentaire à une intrigue, qui ne l'est pas forcément au départ. D'ailleurs, elle met sans doute un peu trop de temps à se mettre en place, se perd parfois à cause des nombreux personnages, et les plus réussis ne sont pas forcément les plus prometteurs. Néanmoins, si on fait l'effort de s'accrocher, le voyage en vaut la peine. Je jetterai donc  un coup d’œil aux autres ouvrages de cet auteur car celui-ci a réussi à piquer mon intérêt ! 



Verdict : ♥ ♥ ♥

vendredi 13 février 2015

Le Cycle de Fondation, III : Seconde Fondation - Isaac Asimov

vendredi 13 février 2015
Résumé : Conçue par le psychohistorien Hari Seldon pour restreindre l'ère de chaos résultant de la décadence de l'Empire galactique, la Fondation est désormais aux mains du Mulet, un mutant imprévisible capable de manipuler les esprits et d'imposer sa volonté à quiconque. Avec ses pouvoirs et les immenses ressources que lui procurent la Fondation, il s'est donné pour objectif d'étendre sa domination aux ultimes vestiges de l'Empire défunt.
Mais déjà une nouvelle légende prend forme : il existerait une seconde Fondation, consacrée aux sciences mentales, œuvrant de façon occulte pour garantir l'accomplissement des desseins du légendaire Hari Seldon...


Titre : Seconde Fondation, Le Cycle de Fondation III
Auteur : Isaac Asimov
Édition : folio SF



***



Aujourd'hui, je retourne dans les contrées de la science-fiction, puisque j'ai fini le tome Seconde Fondation du Cycle de Fondation d'Isaac Asimov. Comme son prédécesseur, l'ouvrage se découpe en deux parties dont la première fait suite au précédent tome et signe nos retrouvailles avec le personnage du Mulet.

Honnêtement, j'étais contente de retrouver ce personnage, de le voir courir après la Seconde Fondation dans l'espoir de la faire plier à son tour. J'ai même été déçue de la voir se finir si vite car je n'aurais pas dit non à quelques pages de plus. Enfin ce n'est qu'un léger bémol. Dans la seconde partie de l'ouvrage, un nouveau personnage féminin fait son entrée en scène pour évoluer au cœur d'un climat où des éléments de la Première Fondation se méfie ouvertement de la Seconde.

Grâce aux capacités de la Seconde Fondation, les jeux politiques prennent une toute autre saveur, qui permettent à l'intrigue de se renouveler. Les manœuvres de manipulation sont de mises pour permettre à chacun des camps de parvenir à ses fins. Je dois d'ailleurs avouer que la dernière phrase de la seconde partie n'a pas manqué de m'achever. En tout cas, l'auteur est toujours aussi doué pour dévoiler des événements cohérents, crédibles et en accord avec la nature humaine. Ce n'est donc pas avec ce tome qu'Isaac Asimov va me décevoir, bien au contraire.

Au final, j'accroche toujours autant au Cycle de Fondation. Isaac Asimov reste un maître à mes yeux dans l'écriture des jeux politiques et de la manipulation. Après trois tomes, j'en redemande encore, ce qui devrait aller vu que j'ai les deux séquelles, qui m'attendent gentiment sur l'étagère. N'étant pas lassée, vous risquez donc de me revoir bientôt avec un avis sur le quatrième tome. (et sur d'autres cycles car je compte bien lire celui des Robots sur les conseils de Meylleen ! )

 

Verdict : ♥ ♥ ♥ ♥ 

vendredi 30 janvier 2015

Le Cycle de Fondation, I : Fondation - Isaac Asimov

vendredi 30 janvier 2015
Résumé : En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs…




Titre : Fondation, Le Cycle de Fondation I

Auteur : Isaac Asimov

Édition : folio SF

***

Aujourd'hui, je vous propose un voyage dans l’œuvre d'Isaac Asimov. A Noël, j'ai eu la chance de recevoir cinq tomes du cycle Fondation. Je me suis donc plongée récemment dans la lecture du premier tome, qui est en fait, le troisième car il existe deux préquelles sur lesquelles je me pencherai dans un avenir plus ou moins proche. Car oui, je ne regrette pas ma première incursion dans l'univers de Fondation.

Pour commencer, il faut évoquer la construction du roman. Elle comporte cinq parties, qui évoque des événements-clés de l'histoire. Chacune possède ses propres personnages qui peuvent revenir par la suite, ou qui disparaissent quand le bond temporel est trop important. J'avoue avoir été un peu déroutée par le premier car je ne m'attendais pas à un tel découpage, mais une fois la surprise passée, ça a été tout seul !

Fondation est une histoire captivante. J'ai trouvé très intéressant de voir la Fondation se développer au fil du temps. Ici, il n'est pas question de batailles spatiales pour régler les conflits, mais de jeux politiques. A chaque crise, il faut trouver la solution pour la résoudre alors que tout espoir semble perdu. Or certains personnages vont faire preuve d'une grande ingéniosité pour permettre à Fondation de s'en tirer sans drame, voire même d'augmenter son influence sur la galaxie. J'ai trouvé ça passionnant, notamment au niveau du traitement de la religion, qui naît à partir de la science et qui fait passer Sheldon pour une divinité.

Au final, j'ai été agréablement surprise par cet ouvrage. Je craignais quelques explications scientifiques à me donner mal à la tête, mais ce n'est pas du tout le cas. Fondation est un roman captivant, crédible et solide qui mérite d'être un classique de la science-fiction, et qui se lit très bien encore aujourd'hui. J'ai vraiment hâte de lire la suite, de poursuivre mon voyage dans l'œuvre de cet auteur ! C'est un coup de cœur ! 


Verdict : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ 

Coup de cœur !

mercredi 7 mai 2014

Dévotion Électrique par Thibault Delavaud

mercredi 7 mai 2014

Titre : Dévotion Électrique
Auteur : Thibault Delavaud
Édition : Auto Publication
Description : 
Au Japon, un homme s'inquiète pour son vieux père qui tient des propos incohérents à propos de son robot gériatrique. Est-ce son père qui perd la tête ou le robot qui commence à agir étrangement ?

***


Vous savez quel est le problème avec les livres numériques ? C'est que l'on ne voit pas la fin venir ! On tourne la dernière page sans le savoir, et terminons l'histoire sans prévenir... Cela donne juste des envies étranges comme appeler l'auteur (si on a son numéro bien sûr) pour lui hurler toute notre frustration !
Mais bref, je m'égare.


Un auteur qui sait m'entraîner dans son univers
Thibault Delavaud est l'un des rares auteurs de SF à savoir attiser ma curiosité, mieux, me plonger littéralement dans son histoire. Dévotion électrique est la 3e nouvelle que je lis de cet auteur et je pense sincèrement m'offrir rapidement le recueil papier de ses nouvelles, juste pour le plaisir.

Petit robot deviendra grand
Dévotion Électrique, c'est l'histoire d'un robot qui s'occupe d'une personne âgée jusqu'à ce que celui-ci commence à raconter des choses pour le coup étranges. Le fils va alors tout faire pour comprendre la raison de se dérèglement qui l'inquiète énormément. Le reste, je vous laisse le découvrir.
Malheureusement, le courant n'est pas vraiment passé avec lui, ni avec sa femme d'ailleurs, mais cela n'a en rien entaché ma lecture.

C'est donc avec plaisir que j'ai découvert Dévotion électrique. Je dois avouer que cette nouvelle m'a moins touchée dans son ensemble qu'Eden ou Une rencontre. Jusqu'à ce que j'arrive à la dernière page...
Sans m'en rendre compte, l'histoire de ce robot a finalement fait son bout de chemin dans mon esprit, titillant un peu mon cœur quand même. Car toute l'attention est porté sur cette petite machine aux airs humains et qui pourrait largement être bien meilleur que les hommes... Les autres personnages sont trop froids à mon goût (assez paradoxale lorsque l'on réfléchit aux désirs du robots et à ce qu'il entreprend à la fin).

Un message a méditer
Car, avec Thibault, on sait qu'un message se cache sous ses mots, et j'attendais de le découvrir avec impatience. Et l'axe ne m'a pas déçue car l'accompagnement des personnes âgés est une question importante qui mène à la réflexion. 

La fin Dévotion électrique m'a émue et j'aurais adoré connaître l'avenir des protagonistes - enfin surtout celui du robot. Il m'a tout de même manquée un petit truc, un peu de chaleur chez le couple peut-être...
Mais c'est une petite nouvelle agréable à découvrir lorsque l'envie nous prend.

***

Note : ★★



Evy

lundi 3 mars 2014

Prix Merlin 2014 !

lundi 3 mars 2014
Chers lecteurs amateurs de science-fiction, fantasy ou bit-lit, c'est le moment de voter pour le prix Merlin !
 
Vous trouverez en cliquant sur le lien les romans et nouvelles sélectionnés :)
 
 
 
(Et si vous ne savez pas pour qui voter... pensez à Pierre Pevel et son Chevalier qui méritent bien un petit prix :D)

mercredi 12 février 2014

Sky Doll - [BD]

mercredi 12 février 2014


 
Titre : Sky-Doll

Auteur :  Alessandro Barbucci & Barbara Canepa
Édition : Soleil
Note : 10/10
Genre : BD Science-Fiction
Tomes :
1 - La Ville Jaune
2 - Aqua
3 - La Ville Blanche
Description :


Noa est une poupée qui doit être remontée toutes les trente-trois heures par une clé que détient son possesseur, ce qui fait de lui le maître de son existence. Mais Noa n'est pas comme les autres androïdes : elle est capable de rêver, et de se souvenir de ses songes. Alors que son maître, "Dieu", meurt dans d'étranges conditions, elle parvient à s'échapper en se cachant dans la soute d'un vaisseau spatial piloté par Roy et Jahu, deux envoyés de la grande Ludovique, papesse qui règne sur la planète Papathéa. Elle se retrouve alors embarquée avec eux dans leur mission périlleuse...

***


J’ai découvert cette BD alors que je cherchais au hasard quelque chose à lire pendant ma pause déjeuner, et ce fut une très agréable surprise.

Tout d’abord, c’est le dessin de la couverture qui m’a attiré. Il y a une certaine innocence dans ce personnage, on la sent un peu perdue. Ça a titillé ma curiosité et j’ai décidé d’ouvrir la BD.

C’est donc dans un univers de science-fiction que l’on se plonge, et on découvre l’histoire de Noa, une poupée (qui n’est pas sans rappeler les robots de Asimov), qui est « employée » dans une entreprise de lavage de vaisseaux spatiaux. La planète sur laquelle elle habite est futuriste, mais on n’en sait pas tellement plus. On découvre une divinité étrange, Ludovique ; une présentatrice de télévision extravagante, ainsi que deux gars, Roy et Jahu, qui vont faire la connaissance de Noa.

Celle-ci n’est pas aussi parfaite que sa fonction le supposerait : elle a envie de réfléchir, à l’inverse des autres poupées de plaisir qui se contentent de laver des vaisseaux en remuant leur popotin. Elle décide de se cacher dans le vaisseau de Roy et Jahu pour échapper à son existence et tenter d’en mener une bien à elle. Sauf qu’elle se retrouve au centre d’une mission de la plus haute importance et part en direction de la planète Aqua où elle est censée trouver des réponses à ses nombreuses questions !

Il n’y a pour l’instant trois tomes parus, qui se dévorent très rapidement, mais dont, je pense, il doit être dur de se lasser tellement les dessins sont magnifiques. J’avais d’ailleurs dès les premières pages eu la sensation de connaître le coup de crayon du dessinateur, bien que son nom ne m’évoquais rien (je ne suis pas une pro des illustrateurs de BD ^^) et après vérification j’ai bien pu vérifier ce que je supposais : Barbucci n’est autre que le dessinateur de EKHÖ, un autre de mes coups de cœur !


Pour synthétiser : des dialogues légers, un scénario simple mais qui a de très bonnes bases et des dessins qu’on ne se lasse pas d’admirer. Un vrai régal !

Encore un Chapitre © 2014