mercredi 31 août 2016

Jours étranges de Chris Mallory

mercredi 31 août 2016
Résumé :
Il ne se passe jamais rien à Walnut Lake, petit bled sans histoire, au beau milieu des champs de maïs, écrasé par la chaleur moite de l'été. Michael Preston, journaliste au Clarion, habitué des concours de confitures et autres histoires palpitantes, ne peut donc que se réjouir lorsqu'une météorite s'écrase derrière la ferme des Anderson. Enfin un sujet digne de ce nom ! Mais son enthousiasme se transforme vite en inquiétude. Les habitants de Walnut Lake sont soudain sujets à d'étranges rêves qui les poussent au bord de la folie collective…

Titre : Jours étranges
Auteur : Chris Mallory
Édition : Les éditions du 38

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Jours étranges est une longue nouvelle que j'ai apprécié pour son atmosphère assez légère et son intrigue addictive. Même si elle n'est pas surprenante, c'est agréable à lire.

On publie un article dans le journal Clarion pour : 

  • Le style simple de l'auteur qui fonctionne très bien avec le récit,
  • Cette nouvelle de SF est parfaite pour ceux qui veulent faire une pause dans le fantastique (comme moi),
  • Un Michael attachant, tout comme les habitants de la ville. On prend vraiment du plaisir à le suivre dans son "reportage" de la météorite et la résolution de l'intrigue autour du changement de comportement des habitants,
  • Une intrigue assez prenante pour nous donner envie de poursuivre notre lecture. Finalement, on se demande pourquoi les personnages perdent les pédales. On se prend au jeu des hypothèses jusqu'à la dernière page,

On ne mentionnera pas :

  • Je note quelques répétitions de certaines expressions. Rien de méchant, mais des phrases sonnaient comme du "déjà vu",
  • Les personnages semblent accepter un peu trop facilement ce que cache la météorite,
  • Une fin prévisible, mais est-ce que j'en attendais une différente ? Dans le fond, je ne sais pas. 


Verdict : un bon moment (si vous n'avez pas peur des insectes !)

mardi 30 août 2016

Silo par Hugh Howey

mardi 30 août 2016
Résumé : Dans un monde postapocalyptique, quelques milliers de survivants vivent dans un silo souterrain de 144 étages. Presque tout y est interdit ou contrôlé, y compris les naissances. Ceux qui enfreignent la loi sont expulsés en dehors du silo, où l’air est toxique. Avant de mourir, ils doivent nettoyer les capteurs qui retransmettent des images brouillées du monde extérieur sur un écran géant. Mais certains commencent à douter de ce qui se passe réellement dehors.

Titre : Silo

Auteur : Hugh Howey

Édition : Le Livre de poche


Aujourd’hui, je vous propose de plonger dans la science-fiction avec Silo, un ouvrage signé par Hugh Howey.

Sur ce livre, j’ai espéré le coup de cœur, mais il n’est jamais venu. Quand j’ai commencé ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la série des jeux vidéos Fallout. Dans les deux cas, il est question d’un monde post-apocalyptique où des humains ont survécu grâce à des abris souterrains. Je ne sais pas si l’auteur y a joué ou non, mais Silo m’a donné l’impression d’être une fan-fiction du jeu vidéo en raison de nombreuses ressemblances.

Après ce n’est pas forcément un défaut sauf qu’ici Silo a pâti de la comparaison. Ce n’est pas aussi passionnant que Fallout. Si les premières pages m’ont happée, j’ai été déçue de voir Silo se transformer en un thriller classique. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas transcendant non plus. Le rythme souffre des quelques longueurs présentes au sein de l’ouvrage. Par contre, j’ai apprécié les personnages. Je pense notamment à Juliette dont le petit côté bourru ne m’a pas déplu. À l’inverse, j’ai trouvé l’antagoniste principal de la jeune femme trop lisse. Il ne tenait clairement pas la comparaison.

En conclusion, Silo est un thriller honnête, qui vous fera sans doute passer de bons moments si vous n’avez jamais approché le jeu Fallout. Dans le cas contraire, je crois que vous serez déçus, car Silo n’a rien de la révélation promise par la couverture poche du roman.


Verdict : Mitigé


Ce livre rentre dans le challenge :


lundi 29 août 2016

Un Air de Liberté par Link

lundi 29 août 2016
Résumé :
Lorsqu'elle rencontre le beau Bryce, la jeune comtesse Carolyn Fabre des Aiglefins ne se doute pas à quel point sa vie va se trouver bouleversée. 
Dans un royaume meurtri, qui aura assez de courage pour détrôner le cupide Lord Bertram de la Nuée d’Étourneaux et retrouver la princesse légitime dont la trace a été perdue pendant vingt ans ?

Titre : Un Air de Liberté
Auteur : Link
Édition : The Book Edition

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Un air de liberté est un livre que j'ai beaucoup aimé grâce à son univers steampunk riche et son histoire qui présente toute l'imagination de l'auteur. Quand on l'ouvre, on ne s'attend vraiment pas à embarquer pour une aventure mêlant pouvoir, amour, voyage et bien d'autres encore. C'est le genre de petite perle sur laquelle on tombe sans le vouloir, mais qu'on ne regrette pas au point de le relire une seconde fois. 

J'ai voyagé aux côtés des personnages pour : 
  • L'univers très riche qui offre de magnifiques scènes et des paysages à couper le souffle,
  • Les belles romances qui sont crédibles,
  • Les personnages féminins qui ont du caractère et dont la place est mise en valeur dans cette intrigue,
  • L'histoire qui sort vraiment du commun et livre une parcelle de l'imagination de l'auteur. J'ai aussi beaucoup aimé son côté accessible (moi qui déteste les jeux de pouvoirs) et la manière dont elle est mise en place,
  • Le format : c'est un one shot

Je ne souhaite pas m'étendre sur l'intrigue, car c'était un plaisir pour moi de la découvrir et j'aimerais qu'il en soit tout autant pour vous. Sachez juste pour vous serez surpris par cette lecture !

Verdict : à découvrir sans plus attendre ! 

samedi 27 août 2016

La Belle et le Solitaire - Jeu de masques par Florence Cochet

samedi 27 août 2016
Résumé : Nom : Marchesi
Prénom : Isabella
Profession : cambrioleuse
Mission : dérober l’Œuf de l’hiver, de Fabergé
Propriétaire : Sir Stephen Hawkfield
Localisation : Hawkfield Manor, Windermere, Angleterre
Risques : modérés

sauf si le maître des lieux décide de l’entraîner dans un troublant jeu de masques…

« Du bout de ses doigts tremblants d’impatience, elle retira le tissu. Ses yeux s’écarquillèrent. Un juron lui échappa. Le présentoir était vide. »

Titre : La Belle et le Solitaire – Jeu de masques
Auteur : Florence Cochet
Edition : Auto-Edition


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Aujourd’hui, je vais vous parler de la Belle et le Solitaire, un mini-roman auto-édité par Florence Cochet.

La Belle et le Solitaire est une revisite du conte de fées de la Belle et la Bête. Ici, notre Belle est une voleuse expérimentée, qui va se retrouver prise au piège par l’homme qu’elle doit cambrioler. Ce dernier va lui faire passer un étrange marché que notre Belle va chercher à saisir.

Florence Cochet nous livre un charmant conte de fées. Sa plume est toujours aussi agréable à lire. Par rapport à Par le sang, je l’ai même trouvée plus gentille avec ces personnages. Bon, c’est vrai, Bella succombe peut-être un peu trop vite. Après, nous sommes dans un conte de fées alors ce n’est pas si illogique que cela. En plus, le Solitaire sait y faire avec son aura de mystère. Il attise la curiosité de la Belle… dont j’apprécie le caractère. D’ailleurs, elle la classe quand elle vole.

Et j’ai beaucoup aimé la chute. La réplique finale est parfaite. Juste parfaite. Par contre, j’ai trouvé le format un peu court. Il étouffe l’histoire, qui aurait mérité quelques développements supplémentaires. Je pense à la relation entre nos deux héros ainsi qu’à leur entourage que l’on ne voit pas assez à mon goût. Je pense qu’il y a matière à creuser pour en écrire une version plus longue et encore plus appréciable à lire.

Dans tous les cas, malgré le format mini, j’ai passé un bon moment en compagnie de la Belle et le Solitaire. Alors si vous avez envie d’un joli conte de fées, penchez-vous donc dessus !



Verdict : A découvrir !




vendredi 26 août 2016

Regis par James Osmont

vendredi 26 août 2016
Résumé : Régis aime la littérature et l'automne, les décibels et l'errance. Il n'a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s'accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir... Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d'un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire... Jusqu'au point de non-retour.

Titre : Regis
Auteur : James Osmont
Edition : Auto-Edité



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Aujourd'hui, je vous propose de parler de mon voyage au pays de la folie avec Regis, un roman auto-édité signé par James Osmont.

Le résumé de Regis m’intriguait. J’ai donc commencé par télécharger l’extrait, qui m’a poussée à acheter le livre dans son intégralité. J’étais curieuse, mais la magie n’a pas réussi à opérer. Pourquoi ? Parce que ce livre est un mélange d’éléments intéressants que d’autres viennent plomber.

Une des particularités de Regis est d’insérer des paroles de musiques. Malheureusement, cette idée est mal exploitée, car elle alourdit inutilement le texte. En plus, les paroles sont traduites. Alors si je peux comprendre ce choix, je trouve néanmoins dommage qu’on ne puisse pas les reconnaître ou les apprécier d’abord dans leur version originale. Elles ont aussi la fâcheuse tendance de s’étendre en longueur et ont réussi à me sortir plus d’une fois de ma lecture.

Du côté du style de l’auteur, on oscille entre du bon, voire du très bon et des passages plus maladroits. Je pense notamment aux descriptions, qui ne sont pas toujours bien maîtrisées. Certaines sont bien tournées. D’autres vont se perdre en détails inutiles, qui font oublier le sujet de la phrase au départ. Résultat, le roman se voit encore alourdi par ses passages peu digestes. 

Par contre, l’auteur maîtrise l’univers dans lequel il nous plonge. (Peut-être un peu trop, car certains termes se révèlent assez techniques.) Regis est un personnage dont la folie est palpable. Il est clairement réussi, ce qui n’est pas forcément le cas de ceux qui l’entourent dans ce drame. Je pense notamment aux deux femmes, qui vont graviter autour de lui.

Ces deux personnages féminins ont un point commun : une attirance malsaine à l’égard du patient Regis. Nous avons donc Sandrine, quarante-six ans, que l’existence n’a pas épargné, qui ne vit que pour son travail et qui s’est attachée à Regis. Face à elle, l’autre personnage n’a point de prénom. Elle est juste présentée comme l’Étudiante, une jeune femme blonde de vingt ans. Tout comme sa consœur plus âgée, Regis ne va pas la laisser indifférente. Il la fascine au point qu’elle parle de fantasme à un moment donné. Alors oui, tout ceci est malsain. Enfin le pire, à mes yeux, c’est qu’un triangle amoureux se forme et que ça m’a hérissé le poil.

Fallait-il vraiment que les deux seules femmes de cet ouvrage soient réduites à éprouver une attirance malsaine pour Regis ? Sandrine avait-elle besoin d’avoir une rivale ? Cette rivale n’aurait-elle pas pu exister seulement dans l’esprit de Sandrine ? Ou celui de Regis ? Franchement, je trouve que cela dessert l’intrigue et par extension le Prédateur. Il aurait pu avoir un plus grand rôle... mais non. Il n’est qu’un moyen de faire avancer les choses. Du coup, son temps de parole paraît trop important pour ce qu’il apporte à l’intrigue. En plus de nuire à Prédateur, ce triangle amoureux va aussi nuire à l’histoire. Il va pousser l’auteur à emprunter une voie sans surprises. On sent venir certains événements de très loin, ce qui est dommage.

Avec Regis, j’ai donc eu la sensation de tenir un diamant brut entre les mains sauf que l’auteur n’a pas pris le temps de le tailler correctement. Résultat, j’ai l’impression d’avoir lu le brouillon qui avait les moyens de se transformer en chef-d’œuvre si l’auteur avait pris quelques mois de plus pour travailler son ouvrage. 

Verdict : Frustrant

Encore un Chapitre © 2014