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dimanche 16 août 2020

[Rediffusion] Les Légendes de Djaïd, tome 1 : Tristan et Izabeau par Ysaline Fearfaol

dimanche 16 août 2020
Résumé : Quand parle le Sang de la Forêt...



Beau, riche et arrogant, Tristan de Beaumont fait depuis toujours la loi au sein de la communauté des fils et filles de planteurs. Il est d’autant plus irrité par l’attitude d’Izabeau de Clairage, la seule à oser lui tenir tête avec succès, bien qu'il fasse tout pour l'ostraciser.

Issue d’une lignée de femmes-félins, et possédant de puissants pouvoirs propres à celles de sa race, Izabeau sait que son avenir est irrévocablement lié au destin de celui qu’elle méprise.

Mais ce qui semble un sort funeste va frapper Tristan de plein fouet et le mettre à la merci de ses ennemis. Contraint de plier, lui qui a toujours dominé, il ignore que de son côté Izabeau arrive elle aussi à un tournant de son existence, qui pourrait les priver tous les deux de la possibilité de choisir leur avenir...



AVERTISSEMENT : malgré les apparences, il ne s'agit pas d'un roman historique. Si l'auteur s'est bien inspirée de réalités de l'Histoire, elle les a cependant détournées pour créer son propre univers.



NOTE : chaque tome des Légendes de Djaïd se déroule dans un monde différent. La fin d'un tome est donc une vraie fin, et les tomes suivants porteront sur des personnages complètement différents.

Titre : Les Légendes de Djaïd, tome 1 : Tristan et Izabeau

Autrice : Ysaline Fearfaol

Editeur : Auto édition

Cette chronique a été précédemment publiée sur les Indéchaînés.

J’ai apprécié


Izabeau. Je suis tombée amoureuse de cette héroïne, qui est une femme forte. Elle a du caractère. Elle est indépendante. Elle ne se laisse pas faire. Du coup, elle déplaît à certaines personnes. Tant pis pour eux, Izabeau ne va pas s’adoucir pour leur faire plaisir. Et c’est très bien !


L’évolution de Tristan. Pour moi, il est imbuvable au départ. Sa relation avec son frère ne suffisait pas à le sauver à mes yeux. Puis un coup du sort le frappe. Il aurait pu sombrer, mais non. Tristan va tenir le coup, mûrir aussi et prendre du plomb dans la cervelle. J’ai apprécié le fait qu’il évolue sans forcément changer totalement. Il reste lui-même comme le prouve la manière dont il prendra sa revanche sur ceux qui l’ont piégé.

Le thème de l’esclavage. J’ai aimé le fait que ce ne soit pas qu’un simple prétexte ou une simple toile de fond. Une réflexion est présente sans que pour autant elle ne pèse sur la romance entre Tristan et Izabeau. En fait, elle enrichit leur histoire, ce qui est une très bonne chose.

Les personnages. Dans l’ensemble, je les ai trouvés tous réussi. Bon le méchant est un poil caricatural, mais il est trop insignifiant pour casser le casting des personnages. Mention très bien pour le frère de Tristan ainsi qu’à son âme sœur !

Les petits textes à la fin. Eh oui, une fois l’histoire finie, il est possible de découvrir d’autres textes autour du roman. C’est un petit bonus appréciable et à souligner !



J’ai regretté


L’aspect fantastique. C’est le gros bémol de l’histoire. Les pouvoirs d’Izabeau ne sont pas assez expliqués. Du coup un flou les entoure. Ce ne serait pas gênant s’ils ne créaient pas des incohérences dans l’histoire. En tout cas pour moi, c’est une incohérence de voir Izabeau se faire agresser par surprise alors que ses pouvoirs sont présentés comme grands et capables de l’alerter. Ils auraient permis de lui éviter l’agression et de se sauver toute seule, ce qui l’aurait rendue encore plus géniale ! Ce n’est malheureusement pas le cas et Izabeau se retrouve dans la position de la demoiselle en détresse… Et ça m’a rendu triste cette fausse note dans la romance. Pourquoi ? (à prononcer avec une voix désespérée)


Verdict : Je conseille.




samedi 28 avril 2018

Conspiration, tome 1 : La Colonie par Sam Carda

samedi 28 avril 2018
Résumé : Lorsque vous avez trente ans, un fiancé que vous aimez, un mariage à préparer, une carrière montante, rien ne laisse présager que le malheur peut s’abattre sur votre vie bien réglée.
Responsable d’une section spéciale d’inspecteurs de police, Olivia Bouquet sera amenée à enquêter sur la mort suspecte de Manon Monta, la fille du grand et redoutable Bastien Fillermans, géant financier le plus riche et puissant du pays.
Cependant, l’enquête prendra des proportions angoissantes lorsqu’elle se rendra compte que Noah Garnier, son fiancé, est lié de près ou de loin à la mort de Manon.

Olivia Bouquet sera confrontée, malgré elle, à la plus grande conspiration jamais imaginée. Intègre et juste, elle devra se fier à son instinct pour découvrir les véritables intentions de chacun. Car dans ce monde égoïste et sans cœur, seules sa force de caractère et sa volonté pourront la sauver…



Titre : Conspiration, tome 1 : la Colonie

Auteur : Sam Carda

Édition : Auto Edition



Si je devais résumer Conspiration, je dirais que c’est un Secrets Mortels 2.0 en moins bien relu. Je veux bien être indulgente, mais à un moment donné c’est agaçant de payer pour un livre où les fautes vont nous stopper régulièrement durant la lecture. Certaines phrases n’avaient aucun sens. D’ailleurs, je ne savais pas que les larmes montaient au visage. Je croyais qu’elles montaient aux yeux plutôt. Après c’est peut-être une expression que je ne connais pas… mais je ne l’ai pas trouvée quand je l’ai cherchée.

Malgré tout, je me suis accrochée pour lire une histoire qui m’a donné envie de m’arracher les cheveux. Sauf que ce n’est pas dans le bon sens du terme. Je pensais lire un thriller psychologique digne d’un Shutter Islands ou d’un Shining, je suis tombée sur une intrigue digne des Feux de l’Amour. Il y a même un passage qui m’a fait penser à Dallas où le méchant se fait tirer dessus. Si je me souviens, J.R devait mourir sauf qu’il survit et on découvre que c’est son épouse qui a tenté de le tuer. C’est un peu la même chose ici. En moins prenant.

Conspiration possède son lot de rebondissements. Sauf que les rebondissements ne dynamisent pas l’intrigue, ils la ralentissent. Alors oui, je suis d’accord, les fausses pistes, c’est bien sauf qu’ici on n’y croit pas une seconde. Je veux dire les personnages sont tellement inconstants, passent tellement de temps à se trahir les uns les autres que ça en devient ridicule. Ce n’est pas crédible. D’ailleurs le coup de l’ambulance qui passe juste à côté du pont où se suicide un personnage… Okay avec du second degré. Sans, non. En plus la chronologie laisse assez perplexe. En une journée et une nuit, il se passe beaucoup de choses… et on se dit que la journée de la policière a été bien trop courte pour cela. Je ne parlerai pas non plus du temps pris pour avertir l’épouse de l’homme ayant sauté du pont alors qu’ils étaient juste à côté.

Je pourrais aussi évoquer la psychologie des personnages. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi inconstant sauf peut être Victor Newman lorsqu’il décide de quitter Nikki pour Ashley, pour finalement revenir vers Nikki, puis décider que Diane est mieux avant de lui préférer Nikki jusqu’au moment Ashley réapparaît. Oui je parle bien des Feux de l’Amour où la psychologie des personnages peut changer du jour au lendemain. Oh! Bien sûr, des fois on l’explique par un jumeau machiavélique ou une mystérieuse maladie. Ben Conspiration, c’est un peu pareil. L’auteur annonce une chose, puis annonce que ce n’est pas ça, puis revient dire que ce n’est pas tout à fait ça non plus et au final, ça ne veut plus rien dire et ce n’est même plus crédible.

Un bon thriller psychologique repose sur des fausses pistes crédibles, des personnages crédibles et ne multiplie pas forcément les rebondissements. Oui il va faire douter le spectateur, mais sans en rajouter des tonnes. Conspiration se revendique thriller sauf qu’il ne l’est pas, qu’il risque de dérouter les amateurs du genre et c’est dommage. S’il était vendu avec une étiquette Soap, un peu plus de second degré, il pourrait rencontrer des lecteurs qu’il rate totalement à l’heure actuelle…

Enfin pour que la rencontre soit réussie, il faudrait sans doute que l’auteur retravaille son livre, qui manque clairement de relecture et qui participe à faire perdurer l’idée que les livres auto édités sont bourrés de fautes.


Verdict : Je ne conseille pas

mercredi 14 février 2018

[SP] La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin par Lydie A. Wallon

mercredi 14 février 2018
Résumé : En 3602, la Terre n’est plus qu’une planète à l’abandon. Trois races distinctes, issues des humains, ont colonisé de nouveaux systèmes.
Kendalh, une scientifique « homogène » — l’espèce dite supérieure — rejoint sa planète après une mission de plus d’un an. Sa vie extrêmement réglée prend un virage inattendu lorsque son vaisseau s’écrase sur un territoire hostile, envahi de créatures monstrueuses.
Quel choix lui reste-t-il quand celui qui lui sauve la vie est un de ces détestables humains, et qu’il tire des pouvoirs étranges de cristaux que tous pensaient disparus ?



Titre : La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin


Auteur : Lydie A. Wallon


Édition : Auto Edition


Aujourd’hui, je vais vous parler de la Nébuleuse d’Héra et de son premier tome : La toile du Destin écrit par Lydie A.Wallon. Je tiens d’ailleurs à remercier cette dernière de m’avoir proposé son livre en service presse, mais aussi de sa patience. Oui, je vais être honnête, niveau délai, je n’ai vraiment pas assuré. Bref, revenons à son roman de science-fiction. 

Un, j’étais contente que ce soit de la science-fiction. C’est mon genre préféré, j’aime voyager dans le futur, et notamment dans l’espace. J’ai aimé le fait qu’on sorte de la dystopie ou encore du post-apocalyptique, deux sous-genres que j’adore, pour plonger dans du space opera. Je crois que ça faisait un moment que je n’en avais pas lu, et ça m’a fait du bien.

Deux, ce livre a un univers solide. Comme l’autrice maîtrise son sujet, son futur est cohérent, ce qui est une excellente chose. Je ne me suis pas sentie noyée par les moments explicatifs parce qu’ils n’étaient ni trop longs, ni trop compliqués. En plus ils s’intégraient bien à l’histoire.

Trois, le thème de ce livre est d’actualité. Dans la Nébuleuse d’Héra, il est question de discrimination. Elle ne touche pas la couleur ou le genre de l’individu, mais ses gènes. Les humains détestent les homogènes qu’ils qualifient d’humains éprouvette. Du coup les tensions sont nombreuses et rien n’est forcément fait pour arranger les choses puisque les « mélanges » sont interdits. Eh oui, un humain et un homogène n’ont pas le droit de s’aimer. Il ne faudrait pas abîmer le capital génétique du second. J’ai apprécié la manière dont le sujet était traité, le fait que les mentalités ne soient pas forcément figées dans le marbre et que certaines évoluent. Le chemin vers une cohabitation apaisée n’en demeure pas moins long comme le laisse penser la fin de ce premier tome.

Quatre, les femmes. Ce livre possède plusieurs héroïnes, qui ne sont pas de simples plantes vertes. Même la jeune Cassandre réussit à tirer son épingle du jeu avec sa candeur, sa fragilité, mais surtout sa volonté d’essayer de s’en sortir. J’ai aimé cette petite. Très fort. Riah aussi a su me plaire avec son caractère bien trempé. La demoiselle ne se laisse pas faire, mais parvient à être attachante alors qu’elle pourrait être agaçante. Elle l’est parfois sauf que je ne veux pas la voir changer pour devenir plus douce. Par contre, j’ai hâte de savoir quelle voie elle va prendre. J’espère qu’elle saura faire les bons choix, car je trouve qu’un grand avenir l’attend. Elle a tout pour devenir une grande héroïne, une figure importante susceptible de marquer l’histoire avec un grand H de la saga. À l’inverse, je dois avouer que je n’ai pas été aussi attachée à Kendalh. Je l’apprécie, mais il lui manque un petit quelque chose. Elle est un peu trop parfaite à mes yeux. J’aurais aimé qu’elle sorte davantage de sa zone de confort, mais nous n’en sommes qu’au premier tome. Il faut sans doute garder quelques munitions pour la suite… et du coup j’en attends beaucoup. Je pourrais aussi évoquer Abigail, que j’aurais aimé voir plus développer, car elle a un potentiel de malade et qu’elle faisait un peu trop guerrière plante verte. Il y a aussi Nandini… que je voudrais comme patronne, chef ou présidente tous les jours. Bref, j’ai aimé cette galerie de femmes. Même Lady Maryse.

Cinq, et si on évoquait nos petits mâles ? Là je suis plus mitigé. J’ai beaucoup Meh Boh, qui est un personnage attachant. J’ai aimé le fait qu’il soit mi-loup, mais pas guerrier pour autant. Il est maladroit tout en étant touchant. J’ai eu une fois envie de le secouer pour son propre bien. Juste une. À côté, j’aimais ce personnage, le fait qu’il soit paisible et qu’il démontre qu’un homme peut être doux et pas ennuyeux. Quant à Rajan, il porte bien son nom. Je l’ai trouvé rageant par moment. Dans son ensemble, il s’en tire bien, mais comme Kendalh, il lui manquait quelque chose. Je dois d’ailleurs avouer que je n’ai pas adhéré à leur relation. Qu’on la voie arriver à des kilomètres, ce n’était pas gênant. Par contre, je n’ai senti aucune alchimie entre les deux, cela sonnait trop souvent faux. Du coup, je suis passée à côté. (et c’est peut-être pour ça que j’ai eu du mal avec ces deux personnages) Maintenant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le voyage.

Et le reste du casting masculin m’a paru un peu trop stéréotypé par moment. En tout cas, je n’ai pas eu la sensation qu’ils tiraient leur épingle du jeu. J’aurais aimé qu’ils soient un peu plus solides pour vraiment jouer à armes égales avec les personnages féminins, que cela mette ces dernières encore plus en valeur. Néanmoins, je ne vais pas non plus crier au scandale parce qu’il est trop rare d’avoir ce genre de situations où les personnages féminins s’avèrent plus solides que les personnages masculins. Cela change quand même des trop nombreuses fois où la demoiselle sert juste d’intérêt amoureux ou de plante verte pour le décor.

Six. L’intrigue. Je l’ai trouvée intéressante. Plusieurs histoires se dévoilent sous nos yeux. Elles finissent par se retrouver pour aboutir à une dernière ligne droite haletante ou presque. Je dirais qu’il y a un petit problème de rythme dans l’exécution du scénario. La mise en place est un peu longue. J’ai eu un peu de mal à me mettre dedans. Sans doute que le résumé en disant trop. Ensuite, je me suis laissé porter jusqu’à un drame se produise… Je ne vais pas l’énoncer, car ce serait gâcher la surprise. Du coup, ce drame sonnait pour moi comme l’annonce de l’épilogue. Sauf que non. Ils se passent encore des choses et j’ai trouvé qu’elles mettaient un moment à se résoudre. En fait, ça ne m’aurait pas dérangé qu’on termine sur le drame, puis qu’on le résolve dans le tome suivant. D’ailleurs, j’avoue trouver la résolution un peu facile, voire dommageable pour le personnage. Maintenant, je n’en suis pas morte, j’ai toujours envie de savoir la suite… et c’est l’essentiel.

En conclusion, ce premier tome n’est pas exempt de défauts, mais ils ne sont pas suffisants pour qu’on passe à côté. Cette entrée dans la Nébuleuse d’Héra donne envie d’en savoir plus. Elle fait la part belle aux femmes, et Dieu sait que ça fait du bien, car les héros sont trop souvent masculins. En plus l’univers est solide, le thème intéressant, l’intrigue réussie malgré quelques soucis de rythmes… Bref ce serait vraiment dommage de passer à côté !


Je conseille. 





mardi 18 juillet 2017

Heartless, tome 1 : Mercy par Ker Dukey

mardi 18 juillet 2017
Résumé : On dit que certaines personnes manquent d’empathie en raison d’une activité réduite au niveau du lobe frontal. C’est peut-être mon cas, mais que je sois né ainsi ou que je le sois devenu, l’empathie n’était pas mon fort jusqu’à ce que ses yeux verts croisent les miens dans un miroir… et que je sois incapable de lui ôter la vie.
Je ne voulais pas ressentir d’émotions, je refusais que cette femme vienne compliquer ma vie, elle qui avait été envoyée pour me hanter à cause de mes péchés. Mais la mission a mal tourné et ses conséquences ont transformé ma vie à jamais. En m’obligeant à ressentir des émotions.

Titre : Heartless tome 1 : Mercy
Auteur : Ker Dukey
Edition : Milady


Normalement, ce livre n’a rien à faire dans ma bibliothèque. Depuis Loin de tout, qui était du New Adult, j’ai tendance à m’éloigner des livres portant cette appellation. Sauf que quand il est question de Dark Romance, je vais lire pour me faire ma propre opinion. Je dois d’ailleurs saluer l’effort de Milady, qui signale bien que cette histoire est pour un public averti. Je crois que ce serait bien que tous les éditeurs fassent cet effort afin d’éviter d’avoir un paquet de gamines qui vont se forger une fausse image de l’amour et qui vont aller chercher un bad boy qui leur fera plus de mal que de bien.

Heartless n’est pas révolutionnaire. Il est question d’un tueur, Blake, qui va tomber amoureux de Melody, qu’il aurait dû tuer et dont il a tué les parents. Blake n’éprouve aucun sentiment sauf pour Melody. Sa vision des femmes donne simplement envie de le gifler. Il se comporte comme un être odieux. Je pense notamment à la meilleure amie de sa « pseudo » petite amie, qu’il n’hésite pas à chauffer avant de la planter. Pourquoi est-ce énervant ? Ben parce que son côté séducteur lui permet d’allumer une fille qui le déteste pour le mal qu’il fait à sa copine. Et qu’en plus, cette fille succombe. Non. Je ne suis pas d’accord. Alors oui, je sais une Dark Romance, c’est là pour explorer une relation malsaine entre un homme et une femme… Mais là, nous sommes dans la surenchère pure et simple… Et sous-entendre que le sexe suffit à faire changer d’avis une fille… Non. Que derrière la haine se cache un désir caché ? Non plus.

Ne peut-on pas avoir une dark romance… ou même une simple romance où l’on montre des filles qui sont capables de dire non sans succomber après que le mec ait insisté ? Ne peut-on pas montrer que c’est mal ? Que les filles n’aiment pas ça ? Alors oui les relations malsaines, ça existe… Mais ne devrait-on pas montrer que ça doit être exceptionnel ? Que ça n’est pas une généralité… Que toutes les filles ne succombent pas à un mec qui a tué vos parents ? Car oui, Melody va succomber à Blake. Alors oui, ça ne va pas donner des scènes de sexe conventionnelles. Oui parce que c’est bien connu, les mecs malsains confondent violence et amour. Il va donc être question de placer Melody dans des positions de faiblesse, avec de l’étranglement à la clé…

Mais je crois que le pire, c’est qu’au fond Heartless est une sorte de mensonge. Oui, Blake n’est pas fréquentable sauf que l’autrice ne va pas jusqu’au bout avec lui. Elle lui trouve des circonstances atténuantes, des excuses pour permettre à Melody de l’aimer malgré tout. Ce twist final, je m’y attendais et j’espérais qu’il n’arriverait pas. J’aurais voulu que l’autrice assume le fait que son personnage soit un connard. Honnêtement, je préfère ça aux excuses que l’on trouve aux héros pour faire passer la pilule. Je trouve ça insupportable parce que ça sous-entend que si un mec a eu une enfance difficile… Il a le droit de traiter sa copine comme un bâtard. Il a le droit de tuer des gens. Il a tous les droits. Il faut s’émouvoir… et c’est énervant.

Du coup, comme Blake n’est pas vraiment un salaud, ce roman entretient donc l’idée que la fille peut panser les blessures de l’être abîmé par la vie. Alors oui je sais, ce n’est que de la fiction sauf que ça entretient la culture du viol. Des filles vont vraiment rêver d’un tel homme, peuvent vraiment s’engager dans une relation aussi malsaine avec l’idée qu’elles pourront le changer. Si encore ce livre se montrer profond, s’il prenait davantage le temps d’approfondir le caractère des personnages, d’aller au-delà des stéréotypes. Mais non. Heartless n’est rien d’autre qu’un thriller érotique (et pas une dark romance) dont l’intrigue n’a rien d’original, où les personnages sont à gifler et où l’image de la femme est dégradée au plus haut point.


Je ne conseille pas. (mais alors pas du tout)

jeudi 16 février 2017

La Rumeur, tome I : La fuite par Solenne Hernandez

jeudi 16 février 2017
Résumé : La crise a sévi bien plus que de raison au fil des années, au point de rendre les cœurs aussi vides que les maisons. Mais un nouveau gouvernement s'est érigé en sauveur de l'humanité : le Secteur.

Alors que le monde semble courir à sa perte, le Secteur dit avoir trouvé une solution.

Mais à quel prix ?

Dans cette vie où plus rien ne compte, les rêves sont, dit-on, devenus inestimables.

Si rares, si précieux, que le Secteur a décidé de s'en emparer.

Titre : La Rumeur, tome I : La Fuite
Auteur : Solenne Hernandez
Edition : Auto-Edition

La Fuite.

Premier tome de la Rumeur écrit par Solenne Hernandez. Si vous me suivez sur Twitter, vous avez déjà dû me voir vous conseiller cette histoire. Aujourd’hui, je me décide enfin à vous offrir mon avis en version longue sur une vraie dystopie issue de l’auto-édition.

J’ai aimé ce voyage même si tout n’y était pas parfait. Oui, la Fuite a quelques défauts, qui l’empêchent d’être un coup de cœur.

Parmi les bémols, je retiens l’absence de chapitres dans la mise en page. Il n’est pas possible de naviguer chapitre par chapitre. Alors sur un livre papier, ce n’est pas dérangeant en soi puisque l’on peut le remplir de post-it. Sur un ebook, c’est un peu plus fastidieux de retrouver certains passages. C’est un petit problème de mise en page, qui n’est pas dans le second tome.

L’autre souci réside dans le rythme de l’histoire. La Fuite n’est pas haletante. Elle aurait pu, mais comme elle met en place l’univers, il y a des moments plus calmes. Certains le sont peut-être un peu trop alors que la menace paraît bien réelle. En fait, cette baisse de rythme vient de quelques longueurs, des instants moins passionnants où les adolescents se contentent de marcher entre un retour dans le passé ou un changement de point de vue intéressant.

Maintenant que les défauts sont énoncés, évoquons les qualités.

Tout part d’une rumeur, que deux enfants veulent entendre de la bouche de leurs parents. Puis cette rumeur se dévoile au fil des chapitres pour révéler un univers difficile dans lequel il n’est pas aisé de survivre. Alors, autant le dire de suite, nous sommes face à un énième cas d’auteur sadique avec ses personnages. Elle peut avoir à faire à un enfant, à un adolescent ou un adulte, ça ne change rien. S’il faut tuer, elle tuera… et ça, c’est bien pour rendre la menace bien réelle.

J’ai aussi aimé que cette dystopie ne soit pas une de ses romances dystopiques que l’on vend aux jeunes adultes et aux adolescents… et que je ne peux plus voir en peinture. J’aime un peu trop les bonnes vieilles dystopies avec un monde effrayant parce que totalement réaliste. Ici, j’ai donc eu la joie de ne voir aucune romance plomber l’intrigue. Alors peut-être que des liens amoureux vont unir certains personnages, mais c’est totalement secondaire. Je dirais que la méfiance, les liens fraternels et l’amitié dominent. Je retiens la relation entre Oswald et Brewen notamment. Ou encore celle d’Eulalie et de Gabe.

Alors oui, les héros sont des adolescents. Pourtant, ils ne sont pas énervants. Ils ne sont pas au beau milieu d’une crise d’adolescence. Ils ne pensent pas tous savoir. Ils ne sont pas infaillibles. Ce sont des adolescents avec leurs qualités, leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses. Ce sont des êtres humains. En plus, l’autrice parvient à gérer des personnages traumatisés par ce qu’ils ont vécu. J’ai aimé Oswald alors que ce n’est pas forcément le personnage qui doit être le plus facile à écrire. J’ai un petit faible pour un personnage féminin, mais je ne peux pas trop dire son nom sans briser un effet de surprise dans l’histoire.

J’ai apprécié les retours dans le passé où l’on prend le temps d’en apprendre plus sur les nouveaux arrivants. Cela permet d’étoffer leurs backgrounds. J’ai aussi aimé le fait que ce ne soit pas systématique parce que sinon on aurait sombré dans le redondant. (Même si j’aurais voulu en savoir plus sur certains, mais le second tome sera sûrement là pour m’en apprendre plus) Les changements de point de vue étaient donc bienvenus permettant d’avoir une vue d’ensemble sur l’univers. Il n’était donc pas seulement question de suivre des adolescents dans leur quête de survie, mais aussi d’entrer dans la tête des adultes qu’ils soient ennemis ou alliés.

Quant à la fin, elle est cruelle, mais elle laisse espérer de l’action dans le prochain tome. Les promesses sont là, le potentiel aussi, il ne reste plus qu’à espérer que le tout se concrétise.

La Fuite est donc une bonne surprise dans cet océan de l’auto-édition. Quelques longueurs sont présentes, mais ne suffisent pas à gâcher le potentiel de cette histoire, l’envie de savoir quel avenir est réservé à nos adolescents. (Pas tête à claques, j’insiste ! Et j’y tiens !) Ce n’est pas un coup de cœur. Par contre c’est un bon début, qui me fait espérer que la saga dans son ensemble sera un coup de cœur !




Verdict : Prometteur

samedi 16 janvier 2016

La Passeuse d'Âmes, tome 1 : Damnée par Lyn A. Lewis

samedi 16 janvier 2016

Résumé : Malédiction. Destin. Trahison.

Depuis des générations, les membres de la famille Homes perçoivent les esprits et les manipulent dans leur propre intérêt. Seule Érine a choisi d'user de ses talents pour enfermer les plus malveillants d’entre eux afin de protéger ceux qui en sont victimes.

Un jour, sa route croise celle d'un homme énigmatique à l'aura aussi effrayante qu’intrigante. Suite à cette rencontre, l'existence d'Érine est bouleversée. Elle se retrouve prise au piège d’une succession d’événements funestes qui feront d’elle une Passeuse d’âmes. Elle se verra alors contrainte d'affronter sa famille ainsi que le terrible secret qu'elle cache depuis des siècles.

La mort n’est pas la fin, elle n’est qu’une destination.

Titre : La Passeuse d'âmes, tome 1 : Damnée


Auteur : Lyn A. Lewis

Édition : Auto-édition


***

Aujourd'hui, je vous propose de plonger dans les contrés de l'auto-édition avec Damnée, premier tome de la Passeuse d'âme, une saga de bit-lit écrite par Lyn A. Lewis.

Ce livre raconte les mésaventures d'Erine, une jeune femme qui a choisi de servir de son don pour faire le bien. Seul hic, sa famille n'est absolument pas d'accord et ne va pas se gêner pour le lui faire payer. Cela commence donc comme une histoire empreinte de vengeance, mais les choses vont vite se compliquer. Erine va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l'existence où des individus plus ou moins fréquentables vont croiser sa route. Elle aura ainsi des joutes verbales avec un britannique, sera l'obsession d'un antagoniste que l'on veut détester mais que les motivations rendent presque sympathique. Je dis bien presque car les moyens utilisés par ce dernier sont clairement malsains, mauvais et horribles pour cette pauvre Erine.

D'ailleurs, l'auteur est du genre à trancher dans le vif, à faire preuve d'une certaine audace dans les événements qu'elle impose à son héroïne et à ses proches. Personne n'est à l'abri, ils sont tous susceptibles de souffrir et ils n'en sortiront clairement pas indemnes. Cela influencera leur décision qui sont plus pragmatiques que conciliantes. Résultat, l'univers de la Passeuse d'Âmes n'est pas une opposition entre bien et mal, mais une toile où de multiples teintes de grises se dévoilent, qui nous oblige à maudire nos personnages préférés… et presque plaindre ceux qu'on veut détester.

Au final, la Passeuse d'Âmes est un bon livre auto-édité, à classer sur le haut du panier. Il introduit un univers où le gris domine, où les personnages sont attachants et où l'antagoniste n'est pas forcément un vilain méchant pas beau (oui parce que cet idiot est beau en plus… ). Le tout est manié par une auteur qui n'hésite pas à faire des choix (ou à torturer ses personnages… et donc ses lecteurs). Alors si lire un auteur auto-édité vous tente, que vous aimez le fantastique et que vous ne savez pas quoi choisir, laissez-vous tenter par la Passeuse d'Âmes, le voyage en vaut la peine ! (et la couverture est jolie)



Verdict ♥ ♥ ♥ ♥



Pour revoir la version vidéo de cette chronique, c'est par
Pour se le procurer, c'est par ici

mardi 5 janvier 2016

Twilight, tome 1 : Fascination par Stephenie Meyer

mardi 5 janvier 2016
Résumé : Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'état de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Ce garçon beau comme un dieu et qui lui sauve la vie plusieurs fois a selon les Indiens le sang froid... Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : quand Isabella admet que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.

Titre : Twilight tome 1 : Fascination

Auteur : Stephenie Meyer

Édition : Editions Hachette


***

Aujourd'hui, je vais donc vous parler de Fascination, le premier tome de Twilight, écrit par Stephenie Meyer et que je n'avais encore jamais lu. J'ai voulu lui accorder une chance…

Et je me dis que j'aurais dû laisser ma curiosité de côté et passer mon chemin. Autant être honnête, ce fut un calvaire de lire cet ouvrage du début à la fin. Je dois tout de même reconnaître que durant quelques pages, Edward a failli me charmer. En tout cas, je l'aimais bien jusqu'à ce que son côté indécis prenne le dessus. Okay, je peux comprendre que cette histoire d'amour est impossible, qu'il ne devrait pas aimer Bella, mais a-t-il besoin de le répéter sans cesse ? En plus il a l'air d'être un beau lunatique à passer de la joie d'être avec elle à la contrariété d'aimer quelqu'un qu'il peut briser d'un claquement de doigts…

Oui, c'est dur Edward en même temps l'amour est aveugle. Tu ne pouvais pas savoir que tu allais tomber amoureux d'une empotée, qui ne cesse de se faire mal… et que tu épies la nuit car tu ne peux pas dormir et que tu n'as rien d'autres à faire. Mieux encore, tu passes ton temps à écouter les conversations qu'elle a avec d'autres personnes… Personnellement, si j'étais Bella, je fuirai très loin et j'appellerai Buffy afin qu'elle me débarrasse de ce vampire un brin psychopathe sur les bords. Quant à Bella… euh… c'est une adolescente, qui n'est pas aussi mûre qu'on pourrait le croire, totalement inconsciente et fortement injuste avec son père. Après c'est une ado qui est horripilante, à qui j'ai eu envie de donner des claques, mais que l'amour a rendu malheureusement aveugle. A moins que ce ne soit le syndrome de Stockholm…

Alors j'aurais pu les supporter s'il y avait eu de l'action… sauf qu'il se passe rien. Si j'avais adhéré au couple, s'il avait été charismatique, je suis sûre que j'aurais pu aimer leurs échanges sauf que comme je les supporte pas, j'ai trouvé ça long, mais long… Au final, j'ai été fascinée par l'ennui et la torture que j'étais en train de m'imposer. J'aurais pu abandonner, mais je voulais aller jusqu'au bout. Après tout l'étincelle pouvait surgir au dernier moment ? Sauf que non. J'ai eu un moment d'espoir quand l'action s'est emballée, mais ça n'a pas duré. En plus, j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal avec le style du livre. Je l'ai trouvé pauvre, répétitif… ce qui ne m'a clairement pas aidée à accrocher…


Bref, Fascination n'est clairement pas pour moi. Je crois que Twilight non plus et je doute de poursuivre la saga, surtout que cela ne m'amuse pas plus que ça de râler dessus. Je m'arrêterai donc là sans prendre le temps de le recommander.   


Verdict : No Comment


Ce livre rentre dans le challenge :






mercredi 2 décembre 2015

Les loups de Huntsville, tome 1 : Changement de peau par Ivy Clark

mercredi 2 décembre 2015
Résumé :
Chez les Redhood, on chasse les lycans depuis des générations. Annabelle partage la haine de sa communauté pour ces monstres depuis que l’un d’eux a tué sa mère, il y a des années de cela.
Ce jour-là, Annabelle est chargée de livrer des munitions chez les Ferguson. Quand elle arrive, elle se sent fiévreuse, et la neige tombe dru. À sa surprise, ce n’est pas le père Ferguson, mais le fils, Zac, qui lui ouvre. Le jeune homme l’invite à rester dîner. Pendant la soirée, Annabelle résiste sans mal au charme de son hôte, jusqu’au verre de trop. Mais Zac n’a pas l’intention de profiter d’elle ; il a une toute autre raison de la vouloir sous son toit…


Titre : Les loups de Huntsville, tome 1 : Changement de peau

Auteur : Ivy Clark

Édition : Éditions Laska

***


Aujourd'hui, je vais vous parler de Changement de peau, le premier tome des loups de Huntsville par Ivy Clark que j'ai lu dans le cadre de notre partenariat avec les Éditions Laska.

De cette lecture, je retiens un univers intéressant avec des lycans, ce qui n'est pas forcément gagné. Ce n'est clairement pas mon espèce préféré, mais j'avoue que j'ai bien aimé la manière dont l'auteur les mettait en scène dans cette histoire. D'ailleurs, j'ai été surprise par la tournure car je ne m'attendais pas vraiment à voir Annabelle les croiser de cette façon. Je me suis attendue à d'autres rebondissements, notamment sur la route, mais pas à ce que l'élément perturbateur se pointe au moment où il s'est montré. Pour moi, c'est clairement un bon point pour l'auteur car surprendre son lecteur n'est pas toujours aisé.

Au niveau de la meute, j'avoue que je les ai bien aimés dans l'ensemble. En fait mon seul souci a été l'héroïne dont le caractère un peu trop prononcé a eu le don de m'agacer. J'ai eu envie de lui mettre des gifles à plusieurs reprises, ce qui m'a rendu Zach encore plus sympathique avant d'avoir envie de le traiter de fou à la fin. Après, tous les goûts sont dans la nature… et peut-être qu'Annabelle sera moins insupportable avec le temps.

Au final, j'ai trouvé ce premier tome intéressant avec des atouts susceptibles de me donner envie de lire la suite. Hélas, j'ai eu un peu de mal à supporter l'héroïne que j'ai trouvé plus agaçante qu'autre chose. Après je suis prête à lui laisser le bénéfice du doute vu que les changements ayant eu lieu dans son existence. Je suis donc curieuse de découvrir la suite dont je vous reparlerai sans doute dès qu'elle pointera le bout de son nez. En attendant, n'hésitez pas à jeter un œil pour vous faire votre avis, surtout si les lycans font partie de vos espèces surnaturelles préférées !


Verdict : ♥ ♥ ♥

Si vous voulez adopter Changement de peau, jetez un œil par ici

mercredi 9 septembre 2015

Evolutis, tome 1 : De chair et de sang par Christie Bronn

mercredi 9 septembre 2015
Résumé :
2033, Ebola a ravagé notre monde. Les Evolutis protègent ce qui reste de l’humanité.
Traquée, Emma doit lutter pour sa survie et contre elle-même. Son sang est la clé.
Dans sa fuite solitaire, elle rencontre Ian qui lui fait entrevoir ce qui peut la sauver ou la détruire : l’espoir.
Ami ou ennemi ?
Tiraillée dans sa chair et son sang, elle devra choisir.

Christie change aujourd'hui de registre et signe son deuxième roman, une dystopie palpitante qui ne manquera pas de vous séduire.
Auteur : Christie Bronn
Édition : Éditions De la Reine

***
De chair et de sang est une très belle découverte à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Ce premier tome nous offre bien plus que des bases, c'est une histoire complète, même si l'on sait qu'il donnera naissance à une suite. Et, ça, on peut dire que ça change !
J'en profite pour remercier les Editions de la Reine pour cette lecture pleine de sensations fortes !

Traquée, dans un monde où la faucheuse est reine
Suite à un "accident", Emma n'est plus la même et son sang est devenu un précieux élixir capable de combattre un bon nombre de virus. Convoitée pour ce bien précieux, la jeune femme doit fuir sans cesse pour survivre. Mais, son sang affecte son corps ainsi que ses émotions qu'elle s'efforce à contrôler pour éviter d'être démasquée. Une "bête" se cache au fond de son être et demande une grande attention pour l'y renfermer si elle se réveille...
Emma nous expose rapidement la situation et nous comprenons que le monde est plongé dans le chaos. Ebola a frappé sans prévenir, mutant pour tuer toujours plus, et a anéanti une partie de l'espèce humaine. La pauvre jeune femme a tout perdu : ses parents (assassinés devant ses yeux par un certain Slow), ses amis, sa vie... comment trouve-t-elle encore le courage de se lever chaque jour ? Je l'ignore, mais elle s'accroche, même si le destin ne lui est pas favorable, elle doit se battre encore et toujours. 

Un étrange ange gardien
Alors qu'elle était en plein service dans un petit resto, un garçon pour le moins énigmatique s'installe et passe commande. Emma ne l'avait jamais vu jusqu'ici, et elle est bien vite rattrapée par... ses hormones ! Chamboulée, elle se blesse, devant le regard inquisiteur du garçon, ce qui va déclencher son alarme intérieure. Emma doit fuir, car sa blessure se referme déjà comme par magie. 
Les événements vont alors s'enchaîner jusqu'à nous faire vivre une incroyable cavale. Emma va traverser des moments difficiles, voir insupportables, mais un doux espoir brille dans le regard de Ian et elle va tout faire pour le suivre.

Fuir vers la liberté, vers la vie, vers l'amour...
Les deux personnages, Emma et Ian, sont très touchants et attachants. Même si les choses sont très rapides entre eux, il faut bien reconnaître que la pauvre Emma n'a pas eu de contact affectif depuis bien longtemps. Alors, c'est vrai que son immaturité et sa naïveté tranchent avec son côté de fugitive-survivante, mais elle reste jeune et seule. 
Personnellement, j'ai bien accroché avec elle, au point de vivre à ses côtés jusqu'à ressentir le moindre sentiment dont elle nous faisait part. Ses retours dans le passé nous permet de bien la cerner et de s'attacher doucement à elle.
Quant à Ian, il n'a jamais réussi à acquérir ma confiance, malgré ses efforts... mais je me suis faite à sa présence et sa douceur avec notre Emma. 
Étrangement, j'ai eu un petit coup de cœur pour le méchant, alias Meyer... je vous laisse le plaisir de le découvrir !

En tout cas, l'auteur sait parfaitement comment nous plonger dans son histoire. Son style permet de faire ressortir toutes les émotions des personnages, mais je note malgré tout quelques répétitions intempestives au début.

Une véritable fin qui laisse une belle perspective de suite
Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est la fin de ce tome 1. Même si elle m'a fait hurler comme une folle, je ne m'y attendais pas et j'ai apprécié ce point. J'ai vraiment, vraiment, vraiment hâte de lire la suite...

Pour conclure, je vous encourage à lire cette dystopie qui sort du commun et qui devient très vite addictive. Vous ne serez pas déçu du voyage, j'en suis certaine !

Pour découvrir le livre, c'est par ici :  Evolutis 1. De Chair et de Sang

mardi 18 août 2015

Les Néo-Gaïens, tome 1 : Pimp par Florence Gérard

mardi 18 août 2015
Résumé : En 2010, le virus Z a décimé la population mondiale. Cependant, certains de ses morts sont inexplicablement revenus à la vie. Désormais dotés d’étonnantes capacités, ils sont devenus les « modifiés » ou Mods, par opposition aux « normaux » ou Norms. Dans ce monde post-apocalyptique a émergé l’ORDRE, l’Organisation Réunifiée Des Rescapés et Epargnés.


Aujourd’hui, en 2040, l’Ordre a étendu son influence à la planète entière, et s’est fixé pour mission d’éliminer les Mods2, les enfants des Mods, aux pouvoirs soi-disant encore plus puissants que ceux de leurs parents. C’est dans ce contexte que Pimp débarque à Marlon, un agglomérat issu des ruines des anciennes villes de Marseille et Toulon. La jeune femme ne cherche surtout pas d’histoires… mais cela n’empêchera pas les histoires de la trouver !

Titre : Les Néo-Gaïens, tome I : Pimp

Auteur : Florence Gérard

Édition : Editions Láska



*** 


Aujourd'hui, je vous propose de faire un voyage dans la science-fiction teintée romance avec le premier tome de la saga Les Néo-Gaïens par Florence Gérard. Je tiens à remercier les éditions Laska au passage pour ce partenariat.

J'ai passé un agréable moment de lecture avec ce premier tome. J'en retiens principalement l'univers post-apocalyptique où deux entités s'affrontent. D'un côté, nous avons les Norms, qui n'ont pas été touchés par le virus Z. De l'autre, les Mods regroupent les survivants au virus et leur progéniture. Si au départ, la cohabitation n'était pas mauvaise, très vite les Norms ont cherché à contrôler les Mods qu'ils considèrent comme un danger pour l'humanité. Derrière les Néo-Gaïens se cachent donc une histoire avec des problématiques intéressantes autour de l'évolution, de sa perception par l'être humain et des conséquences qu'elle peut avoir. J'espère sincèrement que l'auteur aura l'occasion de les traiter en profondeur lors des prochains tomes.

Du côté romance, je dois avouer que je n'ai pas été passionnée par celle qui se développe entre Pimp (dont le prénom n'a pas manqué de me faire sourire) et le personnage de Art. Si j'ai apprécié l'héroïne avec certaines de ses pensées pas toujours adaptées à la situation, je n'ai pas été emballée par Art. Je l'ai trouvé lisse, encore plus face à la galerie de personnages présente au sein du roman. Je suis curieuse de connaître le destin du personnage de Big D, de Matt ou encore de Vince avec leurs romances potentielles, qui soulèvent des thématiques intéressantes autour de la folie ou d'une sexualité différente de celle que l'évolution semble préconiser.

J'ai aussi apprécié le fait que l'on oscille entre deux points de vue. Si l'on suit l'histoire à travers les yeux de Pimp, chaque début de chapitre propose un extrait du journal de la mère de cette dernière. Cela nous permet d'en apprendre un peu plus sur la vie de cette dernière, ses choix et sur le contexte dans lequel le virus Z est apparu. Je trouve que c'est un vrai plus pour comprendre la relation entre Pimp et sa mère où l'amour croise l'incompréhension face à certaines décisions dont elle n'aura pas forcément l'explication.

Par contre, je mettrais un petit bémol au niveau du rythme. Si l'action est présente, j'ai trouvé qu'elle manquait un peu dans la dernière partie du roman où les personnages parlent un peu trop entre eux. Si je n'ai rien contre les discussions, j'aurais bien aimé un petit rebondissement ou deux plutôt que la promesse d'une mission dangereuse pour la suite.

Au final, si ce premier tome ne présente pas une romance enthousiasmante, il met en place un univers plein de promesses et des personnages avec du potentiel. Résultat, je serais au rendez-vous par la suite afin de connaître la suite des aventures de Pimp et de ses amis. 


Verdict : ♥ ♥ ♥ ♥  


lundi 10 août 2015

Maeve Reagan, tome 1 - Rage de Dents par Marika Gallman

lundi 10 août 2015
Résumé : Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre.
Mais là, depuis un moment, rien ne va plus.
Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser.
J’ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l’a pas très bien pris. Lui non plus, d’ailleurs.
Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars.
Et tout ça, c’était avant qu'une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu’un colosse me kidnappe.
Quand je vous dis que ce n’est pas ma semaine…

Titre : Maeve Reagan, tome 1 : Rage de Dents

Auteur : Marika Gallman

Édition : Milady Bit-Lit



***



Aujourd'hui, je retourne dans les contrées de la bit-lit francophone avec Rage de Dents, premier tome de Maeve Reagan par Marika Gallman.

Ma toute première impression n'a pas été super bonne. Il faut l'avouer quand j'ai commencé à lire le début, j'ai eu du mal avec le style de l'auteur, le comportement de l'héroïne et j'ai éteint ma liseuse ensuite. J'ai laissé reposer quelques jours, puis j'ai repris ma lecture. Je ne sais pas si j'étais dans un mauvais jour ou non lors de ma première tentative, mais à la seconde tout s'est passé pour le mieux. J'ai réussi à me laisser porter jusqu'à la fin du tome 1, qui me poussera sans le moindre mal à lire la suite de saga.

Oui, j'ai fini par m'attacher à Maeve, qui a un sale caractère. Et encore, je crois que je suis en-dessous de la vérité. Maeve a un caractère de merde, mais en même temps j'avais l'impression d'être face à une vraie personne. En fait, elle m'a rappelée ma petite sœur. (qui ne lira jamais ses mots, ce qui est mieux pour ma survie!) A ses côtés, un groupe de personnes gravitent, chacun avec ses qualités, mais aussi ses défauts. J'ai eu un coup de cœur pour le personnage de Tara avec laquelle Maeve entretient une relation compliquée.

A côté de cela, l'intrigue ne révolutionnera pas le genre. Néanmoins les personnages complexes et de nombreux rebondissements font que l'on s'ennuie rarement. J'ai tout de même trouvé le temps long lorsque Maeve commence à s'entraîner une fois qu'elle a découvert qu'elle n'était pas une jeune femme comme les autres. Heureusement les choses s'accélèrent à nouveau vers la fin où la mort pointe le bout de son nez accompagné de la famille et d'une chute, qui donne clairement envie de plonger dans la suite de cette histoire.

Au final Rage de Dents est un premier tome, qui ne révolutionne pas le genre de la bit-lit, mais qui réussit à être efficace grâce à son lot d'action et à ses personnages solides. Si vous n'avez pas encore jeté un œil à cette histoire, il est encore temps de vous rattraper !



Verdict : ♥ ♥ ♥  

jeudi 2 juillet 2015

Le Prix du Pardon, tome 1 : Passion et Conséquences par Fabiola Chenet

jeudi 2 juillet 2015
Résumé : Édouard Beriley, duc de Grandsvale, est un libertin notoire. En route pour la demeure familiale, il est surpris par une averse. Par chance, il trouve refuge chez une jolie orpheline. S’il doit passer la nuit chez elle, Édouard a bien l’intention de la séduire… et de l’oublier aussitôt.

Jeune, naïve et seule au monde, Alexandra Blackwood veut croire aux belles paroles d’Édouard. Quand il l’abandonne le lendemain, la leçon est terrible… mais elle compte bien ne jamais l’oublier.

Un an plus tard, leurs chemins se croisent à nouveau. Bien des choses ont changé et surtout, la rancune d’Alexandra est à son comble. Édouard, lui, ne semble se souvenir de rien. Il est même décidé à la conquérir…

Titre : Le Prix du pardon, tome 1 : Passion et Conséquences

Auteur : Fabiola Chenet

Édition : Edition Laska



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Aujourd'hui, je vais vous parler de Passions et Conséquences par Fabiola Chenet, édité chez Laska. Ce roman appartient à l'univers du Prix du Pardon et se déroule avant les événements ayant lieu dans Une Nouvelle vie. J'ai donc appris à faire plus ample connaissance avec des personnages, qui ne m'avaient pas forcément paru très sympathiques aux premiers abords…

D'ailleurs, je n'ai pas eu le coup de foudre pour Édouard dont le comportement est loin d'être irréprochable avec les femmes. Plusieurs fois, j'ai eu envie de l'étrangler ou de l'étriper, que ce soit dans sa manière de traiter Vivian ou Alexandra. Bon Vivian n'est pas forcément très sympathique, mais le fait d'avoir lu Une Nouvelle vie m'a permis de voir ses actes autrement. J'ai vu la femme blessée par un homme qui aurait mérité de se faire tuer par sa maîtresse. Oui, je le reconnais, Edouard n'a pas totalement acquis mon pardon ! (Mais il était touchant quand il s'inquiète pour Alexandra...)

Quant à Alexandra… je l'ai plainte plusieurs fois. Naïve, elle se prend une claque magistrale au début du roman, qui revient brutalement lorsque sa route croise à nouveau celle d’Édouard. Qu'est-ce que j'étais contente de la voir tenir tête à cet idiot durant une bonne partie du roman ! Elle l'a bien fait ramer pour obtenir son pardon, surtout qu'elle se retrouve à céder à un chantage affectif à un moment donné, qui ne m'a pas forcément plu. A côté de ça, elle doit composer avec une rivale jalouse, blessée par la façon dont Edouard qui la rejette avec sa classe habituelle. Non, vraiment, Alexandra s'en prend quand même plein la figure, mais parvient à rester digne et à trouver le bonheur. J'aurais préféré que ce soit avec quelqu'un d'autre, mais le cœur a ses raisons que la raison ignore…(Et puis ça fait plaisir de voir la grand-mère d'Edouard heureuse )

En tout cas, j'ai passé un bon moment de lecture. J'ai beaucoup aimé le fait que le héros se heurte aux conséquences de ses actes. Bien trop souvent, il réussit à faire succomber l'héroïne d'un claquement de doigts, mais pas cette fois. Oh bien sûr, tout n'est pas parfait. Des défauts existent, mais rien d'assez important pour gâcher le plaisir d'une lecture idéale pour oublier la canicule !



Verdict : ♥ ♥ ♥

dimanche 28 juin 2015

La Voie des Oracles par Estelle Faye

dimanche 28 juin 2015
Résumé : Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont pourchassés par la nouvelle Église.
Thya, fille de l’illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su qu’elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts.
Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups d’assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir derrière la seule chance qu’elle a de le sauver… Se fier à ses visions et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé d’embûches et d’incroyables rencontres, voir le passé refaire surface, et réécrire l’Histoire…

Titre : La Voie des Oracles, tome 1 : Thya

Auteur : Estelle Faye

Édition : Scrineo



***



Comme je l'ai dit lors d'une de mes chroniques sur les Outrepasseurs, que je recommande fortement, j'ai décidé de me remettre à lire des ouvrages classés au rayon jeunesse. Je me suis donc tournée vers la Voie des Oracles par Estelle Faye avec son premier tome Thya. Bon, je l'avoue, le fait qu'elle soit nommée au prix Elbakin a achevé de me pousser à sauter le pas.

Pour commencer, je tiens à dire que je trouve la couverture superbe. Aurélien Police a fait de l'excellent travail à mes yeux. (Et quand je regarde son site, je trouve qu'il fait vraiment de très belles choses, qui font rêver ! )

Passons maintenant au contenu de la Voie des Oracles. Ici, il va être question de suivre une jeune fille répondant au nom de Thya, qui vit en Gaule, et qui possède un don particulier. Elle est devin, mais bien meilleur que celui que l'on croise dans le Coup du Menhir chez Astérix par exemple. Elle est capable de rêver, d'appeler des oracles en rêve, de lire dans le foie des animaux et elle intéresse pas mal de mondes. Les créatures de l'Ancien Monde, des Dieux oubliés au profit du Dieu Unique, s'intéressent à son cas. Elle pourrait bien changer le monde même si pour le moment, il est assez difficile d'en saisir la portée exacte. A ses côtés, des personnages gravitent autour d'elle comme Enoch, un maquilleur dont le talent sera mis à profit. Un faune traînera aussi à leur suite afin de veiller sur la jeune femme... et tout un tas d'autres personnages dont les intentions ne sont pas toujours très claires.

Ce premier tome est clairement celui de la mise en place. Les pions se positionnent les uns après les autres, se dévoilent en partie pour laisser entrevoir un univers plus complexe qu'il n'y paraissait au départ. J'ai dévoré cette histoire de bout en bout avec l'envie de me procurer la suite une fois ce premier tome terminé. D'ailleurs, j'ai le second tome qui attend sagement que je lui saute dessus pour connaître la suite des aventures de Thya, d'Enoch et de leurs compagnons. J'ai néanmoins un petit bémol à souligner même s'il est relatif au côté jeunesse de l'histoire. Par moments, les faits sont traités de façon un peu trop superficielle ou se résolvent trop vite. Oui, j'aurais bien aimé avoir quelques pages en plus pour éviter ce genre de soucis. Néanmoins, ce n'est qu'un détail…

Car au final, la Voie des Oracles fut un voyage littéraire que j'ai grandement apprécié. Il promet une aventure où noirceur et magie se mêleront pour troubler la quête de personnages plus complexes qu'ils ne pourraient le paraître à première vue. A découvrir pour le dévorer sans l'ombre d'une hésitation ! 


Verdict : ♥ ♥ ♥ ♥

mardi 5 mai 2015

Les Frères Ténébreux, tome 1 : Le Secret de la Duchesse par Courtney Milan

mardi 5 mai 2015
Résumé :


Désirant échapper à un passé scandaleux, Miss Minerva Lane, jeune femme discrète, se réfugie dans une petite bourgade sans histoire. Mais lorsque le séduisant et perspicace duc de Clermont s installe dans le voisinage, Minnie se sent menacée. Intrigué par la jeune femme, il se doute que de lourds secrets se cachent derrière cette attitude énigmatique et il est bien décidé à les découvrir. Mais cette fois, il ne sera peut-être pas de taille face à un tel adversaire...

Titre : Le Secret de la Duchesse – Les Frères Ténébreux, tome 1

Auteur : Courtney Milan

Édition : Milady Romance



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Aujourd'hui, je vais vous parler du premier tome de la saga Les Frères Ténébreux par Courtney Milan : Le Secret de la Duchesse. A la base, je souhaitais le lire en anglais sauf que Milady l'a sorti une version traduite. Du coup j'ai cédé à la tentation même si je compte le relire dans la langue de Shakespeare plus tard.

En attendant, mon avis ne sera pas aussi bon que celui sur la Gouvernante Insoumise. Pour moi, l'affrontement entre Minnie et le duc de Clermont n'égale pas celui qui eut lieu entre Serena et Hugo. Pourtant les ingrédients étaient là pour nous faire espérer un duel de haute volée. Nos deux héros ont été forgés par le passé qu'ils ont vécu. D'un côté, Minnie ne peut se permettre de le révéler sous peine d'être à nouveau brisée. De l'autre, le duc s'efforce de ne pas devenir comme son père et rêve d'abolir les privilèges des nobles. Tous les deux se montrent touchants et attachants, mais ils n'ont pas réussi à chasser mon impression que quelque chose ne collait pas dans cette histoire…

Peut-être était-ce cette sensation de confusion, qui traînaient ici et là à l'occasion. J'avoue avoir eu du mal avec l'idée que Minnie puisse si facilement deviner que le duc se cache derrière les tracts même s'il est dit qu'elle ne se fit qu'à son instinct. Au final, je crois qu'il manquait parfois des explications à certains passages. Je pense aussi que le secret de Minnie aurait dû éclaté plus tôt, que l'on se penche un peu plus sur les blessures passées du duc au lieu de faire traîner les révélations et de se retrouver avec des longueurs inutiles à l'intérêt limité pour ne pas dire cryptique par moments.

Au final l'intrigue n'est sans doute pas à la hauteur malgré des thématiques intéressantes. Elle ne met pas en valeur des personnages, qui méritent pourtant que l'on s'intéresse à eux et qui donnent envie de les suivre. D'ailleurs, les personnages secondaires ne sont pas dénués d'intérêt. Je pense notamment à la mère du duc de Clermont, que j'ai trouvé terriblement complexe et intéressante. Qu'est-ce que j'aurais aimé que l'on s'attarde davantage sur sa relation avec son fils et sa future belle-fille ! Cela aurait sûrement donné des dialogues d'anthologie.

Bref, le Secret de la Duchesse n'est clairement pas un coup de cœur. Il est même plutôt fade, mais réussit à se racheter grâce à des personnages attachants, qui donnent envie de les retrouver à l'avenir afin de prendre de leurs nouvelles ou encore de savoir quelle conquête ravira le cœur de Sebastian (un personnage haut-en-couleur) et d'Oliver, les deux autres membres du trio. En somme, je serai au rendez-vous pour la suite avec l'espoir que le rendez-vous ne sera pas manqué cette fois-ci !


Verdict : ♥ ♥

mardi 21 avril 2015

Le Club des A, tome 1 : Julia par Pauline Libersart

mardi 21 avril 2015
Résumé : Julia rêve de participer aux Jeux olympiques. Elle s’entraîne pour ça depuis des années. Seulement, la présence de Casey, le nouveau palefrenier, perturbe sa concentration. Beau comme un dieu, étonnamment doué avec les chevaux, il ne lui porte pas la moindre attention. Combative et obstinée, la jeune femme décide de l’obliger à la remarquer.
Pour Casey, la vie s’arrange enfin. Même si son nouveau job est dur et mal payé, il travaille au grand air avec les chevaux, loin des ennuis et des quartiers pourris où il a grandi. Conscient des avances de Julia, cette jolie petite Fée Clochette qui lui plaît tant, il doit pourtant résister : son patron lui a interdit de l’approcher. De toute façon, elle ne risquait pas de continuer à s’intéresser à lui en découvrant son passé, son séjour en prison et jusqu’où il avait dû s’avilir pour survivre…

Titre : Le Club des A, tome 1 : Julia

Auteur : Pauline Libersart

Édition : Editions Láska


***


Afin de faire face à une insomnie de milieu de nuit, j'ai décidé de me détendre avec un peu de lecture. Mon choix s'est donc porté sur Julia, le premier tome du Club des A, qui est aussi une novella.

Par le passé, je me suis montrée assez exigeante en matière de romance contemporaine. J'ai souvent émis le besoin de l'associer à un aspect aventure, policier, historique ou fantastique pour l'apprécier. Pourtant, Julia est parvenue à me plaire par une romance simple au milieu d'un ranch. Je crois que le format de la novella, plus court que le roman, aide à aller à l'essentiel. On ne se perd pas en hésitations inutiles ou agaçantes, censées faire durer un suspense dont l'issue est souvent connue d'avance.

Julia est donc une charmante cavalière, qui croise la route de Casey, un jeune homme au passé troublé. Il n'a pas le droit de s'approcher d'elle suite à une promesse faite à son patron, et oncle de la jeune femme. Évidemment, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu, puisqu'une attirance va naître entre ces deux-là et faire naître une histoire d'amour compliquée par le passé de Casey. J'ai bien aimé les efforts de ce dernier pour masquer ce qu'il considère comme des défauts. J'ai aussi apprécié les efforts de Julia pour comprendre son petit ami, chercher de l'aide auprès de ses amis (dont Sam ! ! ) et finalement prendre les choses en main afin d'aider Casey à être lui-même, tout simplement.

Ce n'est sans doute pas la romance du siècle, mais j'ai aimé sa simplicité. Elle a réussi à me changer les idées, à me permettre de me détendre et je ne lui demandais rien de plus. Ce fut donc un agréable moment de lecture. Il ne me reste plus qu'à découvrir le tome 2 autour du personnage de Lena ! (et au passage j'ai bien aimé la première rencontre entre Terry et Sam, qui a une saveur particulière vu que j'ai commencé par le trois !)



Verdict : ♥ ♥ ♥

Encore un Chapitre © 2014