vendredi 20 octobre 2017

[SP] Nutty Lovetopia par Collectif

vendredi 20 octobre 2017
Résumé : À quoi ressembleront les couples de demain ?

La romance a-t-elle encore un avenir ?

Monde de haine ou d’illusions, réseaux sociaux omniprésents, androïdes à caractéristiques humaines, transferts de corps, voyages dans l’espace, amours interdits, couples prédéfinis...

Autant d’idées de réponse à ces questions que les treize auteurs de cette anthologie vous présentent.

Amours de toujours, amours impossibles, amours adolescents suivez ces couples variés pour découvrir comment Cupidon lancera encore ses flèches dans quelques années...


Titre : Nutty Lovetopia

Auteurs : Collectif


Édition : Nutty Sheep


Après une première anthologie chez Nutty Sheep, j’en teste une autre : Nutty Lovetapia. Je remercie d’ailleurs la maison d’édition de m’avoir confié ce SP.

Cette anthologie a été plaisante à lire dans son ensemble. Certaines nouvelles sont toutes douces avec une romance qui finit bien. D’autres sont nettement plus cruelles dans leur issue. Aucune ne se ressemble vraiment même si on se retrouve certains thèmes en commun. Je pense aux androïdes ou aux voisins. Je n’ai pas adhéré à toutes les nouvelles. Je suis restée indifférente parfois, je me suis sentie mal à l’aise à d’autres moments. J’ai apprécié le fait que l’on puisse s’interroger à la fin de certaines histoires, que ce ne soit pas qu’un simple moment de lecture… Bref je la conseille.

Et comme je ne veux pas m’arrêter à un avis général, voici mon avis nouvelle par nouvelle :

Une autre façon de faire par Nicolas Sick

Cette nouvelle fut un plaisir à lire. Je crois que Narcisse se serait beaucoup plu dans cet univers où les individus ne doivent aimer personne, si ce n’est leur propre reflet. Quant à autrui ? Eh bien il faut le mépriser voire lui taper dessus sans le moindre remords. En somme, nous avons là une vision de notre avenir si la société de devenir individualise et égocentrique… Et ce qui arriverait à ceux qui ne s’y conforment pas. De la douceur peut-elle vivre dans un monde de brutes ? Je pourrais vous répondre, mais pas sans gâcher la surprise de la chute.

Homme sweet Homme par Jean-Marc Sire

Cette nouvelle n’est pas ma préférée. Je pense même que c’est celle que j’ai le moins aimé. Non, elle n’est pas plus faible que les autres. En fait, je l’ai moins aimé parce que l’amour ne rime pas avec amour, mais sexe intéressé. Elisabeth ne recherche pas le grand amour, juste quelqu’un pour occuper ses nuits et pour ne pas avoir la honte auprès de ses copines. Du coup j’ai trouvé qu’elle était en décalage avec les autres nouvelles. Je ne sais pas si elle colle vraiment au thème… Peut-être parce que je différencie vraiment l’amour et le sexe ?
Maintenant même si je l’aurais vue dans une autre anthologie, je ne peux nier que la chute n’a pas manqué de me faire sourire.


ADG par Gaëlle Dupille

Comme la précédente, cette nouvelle ne m’a pas laissée indifférente. Je ne peux pas dire que je l’ai aimée. Je ne peux pas dire non plus que je l’ai détestée. Non, c’est plus compliqué que cela. Il est question de suivre Tamika, qui vit d’amour et d’eau fraîche avec Akira jusqu’au jour où ce dernier tombe malade. À cet instant, on découvre que les apparences sont bien trompeuses, qu’Akira n’est pas ce qu’on pensait être et que son médecin ne laisse pas Tamika indifférente. J’avoue que le déroulement de la romance ne m’a pas forcément surprise… Par contre je trouve que la fin a des allures de film d’horreur. J’avais l’impression d’être face à la fin verte de Mass Effect trois, celle où il est question de fusion entre IA et être vivant. Si les deux sont consentants pourquoi pas ? Mais là ce n’est pas le cas. Bref cette nouvelle a une fin qui m’a mis mal à l’aise. D’une bonne façon.

Demain par Adel Omouri

Ah l’amour… Dans cette nouvelle, il est encore interdit. Oui au sexe, mais l’amour non. Cette fois-ci, il est question de suivre Mélyne, qui va tenter de lutter contre ses sentiments afin d’éviter un sort peu enviable. J’ai passé un bon moment avec cette nouvelle, avec cet espoir de la voir triompher, réussir à trouver une solution pour vivre heureuse avec celle qu’elle aime. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la chute, qui est parfaite.

Un ardent buisson par Jean-Pascal Martin

De toutes les nouvelles, c’est celle que j’ai trouvé la plus poétique. Il est question d’amour, d’un amour si beau, si pur, que rien ne semble pouvoir l’altérer. Sauf que nos deux amants vont voir un grain de sable pointer le bout de son nez et troubler leur existence idyllique. L’originalité vient du fait qu’il est question de réincarnation, que nous n’avons pas de simples êtres humains, mais des êtres humains sous une autre forme. C’est beau, c’est bien écrit. On voit la jalousie et ses dégâts… et je dois dire que la chute est bien trouvée. Je dirais que ça vaut le coup d’œil. J’aimerais en dire plus, mais ça gâcherait la surprise.

Des bras pour la nuit par Brice Triquet.

J’ai bien aimé cette nouvelle même si je regrette le côté demoiselle en détresse. J’aurais trouvé amusant que ce soit plutôt l’inverse. Comme d’habitude, c’est très dur de vous parler de cette nouvelle sans gâcher certaines révélations. Une chose reste sûre néanmoins, j’ai beaucoup aimé l’histoire de David et de sa voisine. S’il n’y a pas de vraies surprises quant à l’issue, l’intrigue est efficace et donne ce qu’une amatrice de romance cherche quand elle lit de la romance. Satisfaite !

Un amour de Pléthégor par Xavier Watillon

Sur cette nouvelle, j’ai eu un rendez-vous manqué. Je n’ai pas accroché. Je me suis tout simplement ennuyée et je ne saurais pas expliquer pourquoi… Je pense que je réessaierai de la relire pour voir si je suis dans de meilleures dispositions pour l’apprécier à sa juste valeur.

Le Jour où tu pars par Floriane Derain

Si je trouve la chute aussi cruelle que réussie, j’ai eu du mal à accrocher à cette histoire. J’ai eu l’impression d’avancer dans un brouillard, qui était un peu trop confus par moment. Je ne comprenais pas où voulait en venir Rose. Après je ne saurais dire si c’est un vrai défaut parce que si les choses avaient été plus claires, cela aurait sans doute gâché la chute. Du coup je reste mitigée dessus avec une bonne fin, mais un début maladroit.

Générer l’étincelle par Tonnya Crif

Cette fois-ci, la nouvelle nous raconte une romance classique entre deux voisins. Oui, les voisins sont de retour sauf qu’ici ils ne s’insultent pas. Non, ils préfèrent se séduire en douceur à travers l’art de chacun. Alors ça ne surprend pas, mais c’est bien écrit. J’ai donc passé un bon moment en compagnie de Galween et Olphinéa.

ChangeNow par Valentine Dewer

Cette nouvelle est mon coup de cœur de l’anthologie. Pourtant elle m’a déchiré le cœur parce qu’elle est triste… mais elle est juste dans son écriture. Je ne suis pas prête de t’oublier Carl.<3

Reproductrice par Rachel Kalon

Comme son nom l’indique, cette nouvelle nous parle d’une reproductrice : Laïana. Elle est fière de l’être, vraiment fière sauf qu’elle ne peut pas se reproduire avec n’importe qui. Du coup, l’amour impossible va pointer le bout de son nez et lui contrarier l’existence. Et au bout d’une dizaine de nouvelles, la question était de savoir si cette anthologie allait me briser le cœur ou me démontrer que l’amour triomphe encore…

Et pour le savoir, il va falloir vous mettre à ma place. En attendant, j’ai encore passé un bon moment avec cette nouvelle. J’ai apprécié la manière dont les choses se résolvent même si j’aurais bien aimé quelques lignes supplémentaires à la fin.

Eros par Sarah Verfaillie

Ici il est question de trouver son âme sœur par le biais d’un logiciel. Ce n’est plus aux hommes ou aux femmes de choisir leur futur mari/femme, c’est à la machine de le faire. Nathanaël n’est pas d’accord avec ça. Il est même amoureux de quelqu’un sauf qu’il n’est pas sûr que la machine lui permette de la choisir comme son âme sœur. Du coup, il songe à pirater la machine pour finir avec Opale… Et on va le découvrir dans ses hésitations, ses doutes jusqu’à ce qu’il prenne sa décision…

Et c’est très intéressant de le suivre dans son cheminement intérieur. Enfin le must reste encore une fois la chute de la nouvelle. J’ai adoré.

Deux ans par Fabien Rey

Pour conclure l’anthologie, il est question d’entretenir une relation avec autrui pendant deux ans, ni plus, ni moins et de faire un bébé dans la foulée. Là encore, l’amour n’a pas sa place, et pourtant Laurie et Jules s’aiment. Ils n’ont pas forcément envie de se quitter sauf qu’ils n’ont pas le choix. Ils ont un plan bien entendu. Il faut juste tenir un peu… Chacun part de son côté. Jules fait donc la connaissance de Maria… Réussira-t-il à ne pas oublier Laurie ? Suivra-t-il leur plan ? Ou renoncera-t-il ?

Maintenant vous le savez, je ne vous spoilerai pas. Je me suis laissée prendre au jeu de cette nouvelle dont l’issue ne m’a pas déplu. Une bonne petite conclusion à une anthologie globalement plaisante à lire.


Verdict : Je conseille


jeudi 5 octobre 2017

[SP] Mutation par Marie Tinet

jeudi 5 octobre 2017
Résumé : Courir. Fuir. C’est mon quotidien désormais. Les monstres me traquent, ils ne s’arrêtent jamais. Je les entends, ils arrivent...
Titre : Mutation
Auteurs : Marie Tinet

Édition : Nutty Sheep






Aujourd’hui, je vais vous parler de Mutation, une nouvelle signée Marie Tinet. (qu’elle m’a gentiment confié)

Là où certaines histoires ont un titre qui nous laisse perplexes, ce n’est pas le cas de Mutation. Cette nouvelle porte bien son nom. Il est question de suivre un personnage principal lors d’un moment-clé de son existence. Comme d’habitude avec les récits courts, il faut savoir raconter les choses de manière efficace. J’ai trouvé que Marie Tinet s’en tirait avec les honneurs. Je ne me suis pas sentie frustrée ce qui peut arriver avec les textes les plus brefs. Si je n’ai pas été surprise par la tournure des événements, je n’ai pas été déçue non plus. Je me suis laissée porter par la plume de l’autrice. Je n’ai pas vu le temps passé. J’ai été touchée par l’héroïne, qui connaît un moment difficile, pour ne pas dire totalement horrible.

En somme, j’ai aimé Mutation. Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est une nouvelle réussie.


Je conseille.

dimanche 24 septembre 2017

Aurélien, sa dinde et moi : Divorces et conséquences par Claire Bianchi

dimanche 24 septembre 2017
Résumé :
Que faire lorsque vous êtes avocate spécialisée en divorces, ne croyez pas au mariage et que votre meilleur ami (mais pas que) vous annonce sa merveilleuse union avec une inconnue, parfaite sous tous rapports ?

Olivia Coste, a la réponse évidente : l’en dissuader à tout prix !

Prête à tout pour sauver Aurélien de ce qui ne peut-être qu’un échec annoncé, Olivia va se lancer dans une désopilante croisade, de Hong Kong à Tokyo, avec pour seules armes ses certitudes, son culot et une volonté de fer.

Résultats surprenants garantis pour cette héroïne que vous allez adorer détester, avant de l’adorer tout court !

Une comédie romantique feelgood qui vous réserve son lot de surprises !


Titre : Aurélien, sa dinde et moi
Autrice : Claire Bianchi
Édition : Auto édition


Aujourd’hui, je retourne du côté de l’auto-édition pour vous parler d’Aurélien, sa dinde et moi, un roman écrit par Claire Bianchi.

Autant le dire de suite, je n’ai pas adhéré à cet ouvrage. Je n’ai rien contre les narrateurs présentés comme des anti-héros, certains passent bien, d’autres non. Dans le cas présent, je n’ai pas apprécié le personnage principal. Son égoïsme m’a tapé sur les nerfs. J’ai eu envie de la voir se vautrer tout au long du roman. J’aurais voulu qu’elle apprenne à encaisser même si c’est dur de voir l’homme qu’on aime choisir une autre femme… Mais ça n’arrive jamais.

En fait, le pire ce n’est pas que ce livre soit une comédie romantique basé sur l’un des principes les plus moches des romances (avouer à son meilleur ami qu’on l’aime alors qu’il va se marier). Non le pire c’est que ce livre est problématique sur un autre point : la population asiatique.

Alors, je peux comprendre qu’Olivia déteste sa rivale. Je peux saisir qu’elle ait des préjugés. Je n’adhère pas au fait qu’ils ne sont jamais remis en cause. Je n’accepte pas que les deux seuls personnages féminins asiatiques soient présentés comme des manipulatrices vénales. Je n’accepte pas le fait qu’il n’y ait aucune représentation féminine positive d’origine asiatique. Pourtant Olivia se fait une amie en Chine… sauf que c’est une expatriée européenne à la peau cuivrée. Je pourrais aussi évoquer la comparaison douteuse des yeux de Jennifer Li avec ceux des mangas… Ne pouvait-elle pas s’en prendre à autre chose ?

Oui, je sais, vous allez me dire, c’est sa rivale ! Elle a bien le droit d’être injuste. Sauf que non. Je suis désolée. À un moment donné, il faut arrêter de trouver des excuses au racisme. Je n’approuve pas le fait qu’une narratrice le soit si personne n’est là pour l’aider à changer de point de vue ou la remettre à sa place. Je n’aime pas l’image dépeinte par ce roman.

En plus, la Chine et le Japon ne sont que des excuses pour apporter du dépaysement à l’intrigue. Cela n’apporte rien. La rivale aurait très bien pu être blanche. Le cas de divorce de la Thaïlandaise aurait très bien pu, ne pas être évoqué. Alors oui les mariages blancs ça existe, mais où est l’intérêt pour l’intrigue ? Aider Olivia à voir qu’Aurélien et Jennifer ne s’aiment pas ? Même pas. La seule chose que ça fait, c’est enfermer les racisés dans des rôles négatifs. 

Donc non. Je n'ai pas aimé détesté l'héroïne. Je l'ai détestée tout court. J'ai détesté le racisme à l'encontre de la population asiatique. Je ne conseille donc pas ce livre et le goût amer qu'il m'a laissée. 

Je ne conseille pas.



lundi 18 septembre 2017

Memorex par Cindy Van Wilder

lundi 18 septembre 2017
Résumé : 2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale. Un an qu’Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui la fait souffrir.
Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l’île : c’est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancoeurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l’énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoites de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.

Titre : Memorex
Autrice : Cindy Van Wilder
Édition : Collection Électrogène, Gulf Stream


Memorex a été terminé il y a un certain temps. Je vais donc faire appel à ma mémoire pour vous en parler. Enfin, rassurez-vous, j’ai le bouquin juste à côté moi en cas de doute.

Donc Memorex, est-ce que c’est bien ? Oui. J’ai aimé suivre Réha dont l’existence est bouleversée par un terrible attentat. J’ai aimé le fait qu’elle soit parfois insupportable dans sa gestion des événements parce que perdre un de ses parents n’est pas une chose facile, qu’il faut du temps pour s’en remettre. Je l’ai donc trouvée juste dans ses réactions, dans sa manière d’être comme la majorité de son entourage. Néanmoins, j’ai un regret, celui de ne pas voir Ilse plus souvent, qu’elle ne soit pas plus présente pour participer à l’aventure, car j’ai aimé ce personnage. J'ai eu un coup de cœur pour cette demoiselle, qui n'est malheureuse que secondaire. D’ailleurs, je l’aurais bien suivie à la fin du roman. Enfin, je les aurais bien suivies à la fin du roman parce que j’étais attachée à ces demoiselles. Et pas seulement à elles.

Au niveau de l’intrigue, elle ne révolutionne pas le genre. Par contre, elle est racontée de manière efficace. J’ai apprécié l’alternance entre le présent et le passé, qui permet d’en apprendre plus sur certains personnages et sur les événements. Le mystère est classique, mais il n’en demeure pas moins intéressant, car la manière dont il est traité humainement… Ben ça sonne encore juste. D’ailleurs, en fait, ce sont les personnages de Réha, de son frère, mais aussi Holly qui donnent de la force à Memorex. Derrière l’aspect science-fiction, il est aussi question de traiter des relations humaines, du deuil et des dégâts que cela peut causer chez un être humain. Chacun réagit à sa façon… et parfois l’amour pousse à faire des choix contestables, terribles même.

J’ai aussi aimé la petite touche de romance autour de Réha. Discrète, elle ne vient pas parasiter l’intrigue principale. Elle est aussi touchante, car plutôt pudique, ce qui change en ces temps où romance rime avec passion, voire violence. Alors je ne doute pas qu’elle en frustrera certains, mais moi, elle m’a plu.

Bref, comme vous pouvez le constater, je garde un bon souvenir de Memorex. Malgré une intrigue classique, la justesse des trois adolescents (et d’Ilse qui mérite un roman) m’a permis de passer un bon moment. Je ne peux donc que conseiller ce livre. 


Verdict : Je conseille.


dimanche 10 septembre 2017

[SP] Sans Issue, Episode 1 : Le Silence par Svetlana Kirilina

dimanche 10 septembre 2017
Résumé : La guerre a laissé des traces. Des traces qu’on a tenté d’effacer. Des traces qu’on a tenté de camoufler.
Avec succès.
La vie est devenue meilleure. La vie est devenue simple.
Mais tout le monde ne semble pas de cet avis.

Titre : Sans Issue, épisode 1 : Le Silence
Auteur : Svletana Kirilina

Édition : Auto Edition





Aujourd’hui je vais vous parler du premier épisode de Sans Issue, qui m’a été confié par son autrice, Svetlana Kirilina, via SimPlement.

Dans l’ensemble, je dirais que ma lecture a été agréable. Néanmoins, je dois reconnaître que j’ai trouvé que cela s’étirait un peu en longueur sur la partie Doute de l’épisode. Ce n’est pas gênant en soi, c’est même amusant parce qu’au final c’est un moment où les personnages trouvent sans doute aussi le temps long après qu’un terrible incident soit venu bouleverser leur quotidien bien réglé.

Oui, le quotidien est bien réglé. Les habitants vivent au rythme d’une radio, qui les accompagne du réveil jusqu’au coucher. Ils ressemblent à des petits moutons qui suivent docilement leur berger, mais que se passerait-il si ce dernier venait à disparaître ? Eh bien c’est ça que ce premier épisode aborde, et bien plus encore. C’est l’occasion de voir l’homme réagir quand on lui ôte ses repères, c’est aussi une façon de voir en quoi le titre « Sans Issue » colle parfaitement à ce premier épisode…

Quand il s’est terminé, j’ai maudit l’autrice. Je ne m’attendais pas à une telle chute. Je ne pensais pas que ça arriverait si vite. Et j’ai cette terrible envie de découvrir la suite maintenant. C’est juste horrible. Pourtant j’ai lu cette autrice plusieurs fois. Je l’ai lue, je sais ce dont elle est capable, mais j’arrive encore à me faire surprendre !

Alors oui, je conseille la lecture de Sans Issue, car c’est clairement de la bonne SF, parce que l’autrice sait se renouveler sur un thème qu’elle a déjà abordé plus d’une fois et que ce serait du gâchis de passer à côté d’un de ses romans de science-fiction.
 

Je conseille
Encore un Chapitre © 2014