samedi 27 octobre 2018

Dans la lumière par Amélie Voyard-Venant

samedi 27 octobre 2018
Résumé : Édictés par les mystérieux Autres, Règles et Interdits dominent toute vie. Les humains ne connaissent que le jour, condamnés à se barricader dès le crépuscule, car la nuit appartient aux monstres. Lorsque le frère d’Ellara commet un Interdit, il est emporté par les Autres, pour ne jamais revenir. Décidée à le sauver, la jeune chasseresse part à sa recherche. Pour l’aider dans sa quête, elle embauche une Guide, Myrth, à l’allure aussi énigmatique que son passé. Ensemble, les deux femmes entreprennent de traverser le continent, prêtes à affronter ses nombreux dangers ; mais pour cela, il leur faudra apprendre à travailler ensemble.


Titre : Dans la lumière 
Autrice : Amélie Voyard-Venant

Edition : MxM Bookmark Infinity


Dans la lumière conte l’histoire d’Ellara, prête à tout pour sauver son frère Ismaël. Ce dernier a eu le malheur de transgresser un interdit. Il se retrouve alors emmener loin de son village par les Autres afin d’être puni pour sa maladresse. Or Ellara est en désaccord avec cette décision. Elle part donc à sa recherche avec la ferme intention de le ramener.

Suivre Ellara dans cette quête fut un vrai plaisir. Ce personnage féminin m’a plu d’emblée. Ellara est une chasseresse talentueuse, un brin arrogante. Elle sait ce qu’elle vaut et ne se laisse pas dicter sa conduite. Sa détermination force l’admiration. Elle est curieuse. Elle n’hésite pas à poser des questions pour en apprendre plus à son guide lors de leur voyage. Elle se montre touchante quand la détresse s’empare d’elle. Tous ces traits la rendent humaine, ce qui en fait un personnage réussi.

Tout comme l’est celui de Myrth, sa guide. Cette dernière est là pour conduire Ellara jusqu’à son frère. Elle est un peu le yin de sa cliente. Elle est intelligente, plus sage dans ses décisions même si cela n’empêche pas de faire preuve aussi d’audace. Elle ne se considère pas comme supérieure à Ellara, qu’elle respecte pour ses capacités de chasseresse. Elles s’accordent à merveille ensemble. Elles forment un duo réussi, qui laissera ensuite entrevoir un couple qui peut l’être tout autant.

Car elles vont tomber amoureuses l’une de l’autre. J’ai trouvé que la naissance de leur relation est naturelle. Alors bien sûr, elles vont connaître quelques obstacles. Cela ne sera pas facile, mais cela ne sera ni lourd ni problématique. Ici, Ellara ne se fera pas sauver d’une tentative de viol. Elle ne sera pas une petite chose fragile à protéger. Elle soutiendra même Myrth dans les combats. Je n’ai pas eu la sensation que l’un ou l’autre cherchait à dominer dans leur histoire. Non. J’ai juste vu deux êtres qui se respectaient et qui s’aimaient… Et qu’est-ce que ça fait du bien à lire !

L’univers dans lequel Ellara évolue est plaisant à découvrir. Il repose sur l’idée simple qu’à la nuit tombée des monstres montrent le bout de leur nez. Cela ne l’empêche pas d’être convaincant et de posséder son lot de mystères intrigants. C’était un écrin parfait pour le voyage d’Ellara, qui ne cherche pas à sauver le monde, juste son frère d’une décision injuste. D’ailleurs, je trouve ça bien que la quête soit si personnelle, qu’il ne soit pas question d’une élue venue accomplir une prophétie. C’est rafraîchissant. Oui, je le reconnais, je fais une overdose sur les élus dans les littératures de l’imaginaire. De temps en temps, c’est bien de revenir à des causes plus égoïstes, moins épiques, et qui sont passionnantes à suivre !

Si je voulais chercher la petite bête, ce serait sur un monstre. Il est un peu cliché. Je trouve presque dommage de le voir surgir dans cette histoire. Peut-être parce que je le retrouve trop souvent en fantasy ou dans les contes de fées. Après c’est vraiment pour chipoter…

Pour conclure, je dirais que Dans la lumière a été une lecture plaisante, qui m’a fait du bien. J’étais contente de découvrir une histoire d’amour sans voir d’aspects problématiques me sauter à la figure. C’était terriblement reposant. Je conseille donc Dans la lumière pour sa romance réussie, pour ses bons personnages féminins, pour son univers et pour l’intrigue.

Et je pense qu’avec le recul, cette histoire fera sûrement partie de celles que je relirai avec plaisir.


Je conseille



dimanche 26 août 2018

Transgresser les Règles par Cathy Pegau

dimanche 26 août 2018

Résumé : La première règle criminelle de Liv Braxton : Ne pas s’impliquer sentimentalement.
Le vol par effraction ne prête pas à se montrer amical envers les victimes, et de toute manière Liv n’a jamais rencontré qui que ce soit qui en vaille la peine dans la colonie minière du Nevarro. Il est donc facile pour elle de suivre ses règles. 
Jusqu’à ce que son ex, Tonio, débarque et lui propose une opportunité qu'elle ne peut pas refuser.
Jusqu’à ce que Zia Talbot, la femme qu’elle est censée séduire et arnaquer, bouleverse ses attentes comme aucune autre.
Jusqu’à ce que les secrets de la société minière Exeter deviennent mortels.
Mais pour que ça marche avec Zia, Liv ne devra pas seulement enfreindre ses règles. Ce qui est en jeu est bien plus important qu’un cœur brisé...

Titre : Transgresser les Règles
Auteur : Cathy Pegau

Editions : MxM Bookmark


Ma lecture remonte à quelques mois. Je vais donc faire appel à ma mémoire pour vous en parler, me maudire de l’absence de notes et garder l’ebook à portée de main en cas de doutes !

Plonger dans Transgresser les règles fut un vrai plaisir. J’ai aimé suivre Liv, qui se retrouve embarquée dans un contrat avec son ex, qui doit gérer sa mère et d’autres complications. Elle ne s’ennuie pas une seconde, et nous non plus. Elle apprend même qu’elle ferait une excellente assistance. En tout cas, Zia, qu’elle doit séduire, l’apprécie beaucoup dans ce rôle. Ensemble, elles vont former un duo plaisant à découvrir au fil des pages. Néanmoins, je regrette que la romance ne débute pas plus tôt, et qu’elle soit autant en retrait en vue de l’alchimie évidente entre Zia et Liv.

En fait, je n’ai pas eu l’impression de lire une romance teintée de science-fiction (qui est elle aussi en retrait), mais l’histoire de Liv. Heureusement, ce n’est pas inintéressant. C’est même addictif grâce à la personnalité de l’héroïne qui n’est pas une coquille vide. Elle est entourée d’une galerie d’individus hauts en couleur, qu’ils jouent un rôle de soutien ou d’antagonistes dans le contrat qu’elle a accepté. Mention spéciale pour son ex, Tonio, avec qui Liv entretient une relation complexe. Cette dernière évolue au fil du roman tout comme celle que la jeune femme a avec sa mère. Les liens se tissent, se défont et se refont au fil de l’intrigue qui n’est pas dénuée de rebondissements.(et la fin... cette fin... chut, je ne peux en dire plus !)

Côté personnages, si j’ai aimé Zia, j’ai eu l’impression que Tonio lui volait plus d’une fois la vedette. J’aurais tellement voulu voir Zia prendre plus de place, notamment sur la fin du livre. Je regrette d’ailleurs que ce soit un one-shot car une suite aurait été intéressante pour savoir comment nos deux héroïnes gèrent le passif entre elles. (Eh oui ! Liv séduit quand même Zia pour obtenir quelque chose à la base, pas pour en tomber amoureuse… et les conséquences sont loin d’être anodines.)

Bref même si la romance se fait voler la vedette par le policier, que l’histoire se centre surtout sur Liv, ce livre a réussi à m'offrir un bon moment.


Je conseille

 

mercredi 9 mai 2018

Outrage par Maryssa Rachel

mercredi 9 mai 2018
Résumé : Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.
Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.
Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit  » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…
Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

Titre : Outrage
Auteur : Maryssa Rachel

Editions : Hugo Roman

J’ai voulu me faire ma propre opinion sur Outrage.

Au début, je trouvais l’idée intéressante. Le potentiel était là pour que le roman marque dans le bon sens. Après tout une héroïne peut sombrer dans une addiction au sexe après une enfance difficile et une relation malsaine avec un homme. Honnêtement, j’étais prise aux tripes pendant une partie du livre. La description des sentiments de la jeune femme était d’une grande justesse. Le côté toxique de l’individu était bien retranscrit.

Sa descente aux enfers aurait pu me toucher autant. Sauf que la plume de l’autrice est venue tout gâcher à mes yeux. Ses petits élans poétiques ont desservi l’intrigue et m’ont carrément fait perdre le fil de la narration. L’écriture n’est-elle pas censée être un allié de l’histoire ? J’adore les envolées lyriques mais je préfère quand même la simplicité pour que je comprenne ce qui se passe…

En plus, certaines situations tombaient dans le trash inutile. Je les ai trouvées plus repoussantes qu’autre chose. A-t-on besoin de décrire tous les détail pour en saisir en l’horreur ? Non. Parfois, il est même plus efficace de ne pas nous montrer, de laisser l’imagination du lecteur faire le reste. En général, nous sommes très douées pour visualiser le pire des scénarios.

Du coup, je suis ressortie de ce roman frustrée. Ce livre aurait pu me remuer pour me faire réfléchir. Là, non. Le potentiel est gâché parce que la plume de l’autrice ne sert pas l’intrigue. Ses images rendent la narration confuse tandis que les scènes de violence vont beaucoup trop loin et achèvent de ruiner l’histoire.


Je ne conseille pas

mardi 8 mai 2018

[Manga] Le mari de mon frère par Gengoroh Tagame

mardi 8 mai 2018

Résumé : Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l'arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n'est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l'homme qu'il aimait. Yaichi n'a pas alors d'autre choix que d'accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

Titre : Le Mari de mon frère vol. 1 à 4

Auteur : Gengoroh Tagame

Editions : Ataka

Le mari de mon frère est une lecture qui remonte à plusieurs mois. Ma mémoire devrait avoir oublié des choses sauf que je l’ai relu trois ou quatre fois depuis, sans compte celles où je me contente de redécouvrir un passage précis. Il va sans dire que cela donne une idée de mon verdict final sur cet ouvrage…

Ce manga, je l’ai adoré. C’est un coup de cœur. Je l’ai dévoré la première fois que je l’ai eu entre les mains. J’ai été conquise par l’histoire de Yaichi, Kana et Mike. Ce sont des chroniques de vie, ou plutôt d’un voyage, celui que Mike effectue pour rencontrer la famille de son défunt mari. Ce n’est pas facile pour lui de se faire accepter, car Yaichi est mal à l’aise. Il ne sait pas comment se comporter avec lui. Heureusement, Kana, sa fille, est là pour l’aider à changer dans le bon sens. À la différence de son père, elle va considérer Mike comme son oncle sans se poser de questions. Il est de sa famille et puis c’est tout.
En suivant l’évolution de Yaichi, on découvre comment l’homosexualité est perçue au Japon. J’ai beaucoup aimé une discussion entre Yaichi et Natsuki où cette dernière explique à son ex-mari, que ce n’est pas parce qu’on n’entend pas parler des discriminations qu’elles n’existent pas. Elle est là, on le découvre au fil des volumes. Elle ne se traduit pas par des insultes, mais par des conversations où les choses sont dites à demi-mot ou un coming-out impossible à envisager. Est-ce normal de devoir dîner loin de son quartier pour éviter les rumeurs ?

Ces évènements vont pousser Yaichi à réfléchir sur sa relation avec son frère, Ryôji. A-t-il si aussi bien réagi qu’il le pensait ? Et si c’était le cas, pourquoi son jumeau ne lui a-t-il plus donné de nouvelles depuis son départ à l’étranger ?

En quatre tomes, le mari de mon frère parvient à offrir une leçon de vie touchante portée par des personnages justes et attachants. Quand vient la fin, la tristesse de les quitter est bien présente. Du coup, j’essaie de les retrouver en lisant, relisant leur histoire et en imaginant que l’avenir ne les séparera pas et qu’ils resteront une famille unie.



Verdict : Je conseille


lundi 7 mai 2018

Je râle #5 : La description

lundi 7 mai 2018
Aujourd’hui, je ne vais pas râler sur la longueur des descriptions même si certaines le méritent. Je ne vais pas non plus me plaindre des récits où elles sont plus présentes que l’action. Non, non, je préfère parler de celle qui me tape sur les nerfs :

La description des personnages féminins…

Par les écrivains.



Non pas les autrices. Cela ne veut pas dire que leurs descriptions sont parfaites, mais je ne tique pas autant quand je les découvre. D’ailleurs sur quoi vais-je tiquer chez leurs confrères masculins ? Je vais prendre deux exemples.

J’ai lu deux extraits récemment : Amalia par Daryl Delight et Personaé par Elijaah Lebaron. Dans les deux, je me suis retrouvée à râler sur la manière dont leurs héroïnes étaient décrites. Honnêtement, ça m’a coupé l’envie de poursuivre.

Dans Amalia, le personnage donne l’impression de n’être qu’une chevelure dotée d’une poitrine imposante et d’une paire de fesses. Le reste ne semblait pas d’importance. En même temps, elle est venue séduire ou provoquer son mari. Alors quel intérêt de connaître la couleur de ses yeux ? De savoir sa taille ? Non. Mieux vaut se concentrer sur les parties sexualisées de son corps, car les hommes ne regardent que cela…*soupir*

Sauf que s’identifier à un objet sexuel, ou un fantasme, ce n’est jamais agréable pour une lectrice.

Dans Personaé, les descriptions ne sont pas meilleures. En fait, les trois personnages féminins présentés sont tous des canons. Bon, que la déesse le soit, pourquoi pas ? Maintenant il existe des mythologies où ce n’est pas le cas. Mais les autres, avaient-elles besoin de l’être aussi ? (Spoiler : non) La première donne des envies malsaines à un des proches de son entourage, sans doute à cause de ses courbes voluptueuses… La seconde ? C’est encore pire. Cette combattante aux lèvres charnues a un charme irrésistible. Résultat, plusieurs hommes tombent la chemise pour coucher avec elle. Le plus drôle — non — c’est qu’elle se sent obligée de le faire. Ben oui, il ne faudrait pas reculer devant ses responsabilités.

(Oui, oui, c’est ce qui est écrit. Elle couche par responsabilité. Pas parce qu’elle a envie ou qu’elle ait consentante. Non. Ben non. Non, elle doit juste le faire. Je vous laisse deviner ma tête lors de ce passage malsain au possible. Je rappelle que la contrainte rentre dans la définition juridique du viol… Donc dans cette histoire, on a un personnage féminin qui le risque, nous en avons un second qui subit un rapport sexuel. Je n’ose imaginer la suite. Je pourrais faire un autre « je râle » sur ce début de roman.)

Pour en revenir à la description, nous avons deux auteurs qui représentent des femmes en sexualisant leurs corps. Elles ne sont que courbes, poitrines ou lèvres charnues. Elles ressemblent à ses gravures de mode lisses que l’on trouve dans les magazines qui nous rendent la vie impossible. En fait, les femmes ne sont montrer que sous l’angle de la beauté et souvent sur le même modèle…

Sauf que l’apparence des femmes ne se définit pas que par sa beauté. Son but n’est pas d’attirer le mâle ou de lui donner du plaisir. Non, nos corps peuvent se décrire au travers de notre existence. Nos coupes peuvent coller à nos emplois. Nos ongles se raccourcissent pour les tâches qu’il nous faut accomplir. Nos mains s’abîment si notre travail est physique. Nos mèches peuvent blanchir au milieu de la vingtaine aussi, avant que les rides ne soient venues enrichir une peau trop lisse. Des vergetures, de la cellulite et des cicatrices s’installent sur notre épiderme même lorsqu’on tente de ressembler à ces filles trop minces sur les couvertures. Nos corps ne rentrent pas tous dans les 34 ou 36… Quant aux culottes aux dentelles, elles n’ont rien de confortable.

Et ma liste n’est pas exhaustive. Les femmes ne possèdent pas qu’un physique. Elles en possèdent des milliers, sauf qu’il n’y en a qu’un qui plaise aux hommes. En même temps, la cicatrice ne peut pas être attirante chez une femme… Ses poils sont sales alors que ceux du mâle non. Quant aux apparences atypiques, elles sont charismatiques au masculin. Pas au féminin. 

Pourquoi ? Pourquoi même les livres nous interdisent-ils ce droit ? Pourquoi continuer à sexualiser certaines parties de nos corps ? Pourquoi ne pas représenter ce à quoi nous ressemblons vraiment ?

Si la beauté n’est pas celle que l’on voit dans les magazines, pourquoi est-elle la norme dans le cinéma, la télévision ou la littérature ?

J’en ai assez de ne pas pouvoir m’identifier à ces demoiselles aux courbes impossibles, toujours séduisantes, toujours attirantes. Ne pourrait-on pas avoir un personnage féminin à l’apparence banale, qui ne soit pas forcément au centre de l’attention masculine et qui existe sans donner envie aux hommes de la sauter ? Elle pourrait avoir un autre rôle que celui de l’intérêt romantique. Ou de l’intérêt sexuel. Elle pourrait remplir une mission sans tomber amoureuse du premier venu. Non parce que si les héros le font, les héroïnes aussi peuvent le faire.

Si quelques auteurs passent par là, je voudrais qu’ils songent à diversifier le physique féminin, qu’ils cessent de le décrire comme un objet sexuel et qu’ils lui offrent la même richesse que ceux de leurs homologues masculins.

Bref apprenez à représenter les femmes en tant qu’être humain et non en tant que fantasme.

Encore un Chapitre © 2014